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9 juin
2009
Air France : un 2e syndicat de pilotes
refuse de voler sans nouvelles sondes
Un deuxième syndicat de pilotes d'Air
France,le Spaf (minoritaire) a appelé
ses adhérents à ne pas voler à bord
d'Airbus A330 et A340 qui ne seraient
pas équipés d'au moins deux nouvelles
sondes Pitot, jugeant "impossible" que
tous ces appareils en soient dotés dès
mardi.
Le Spaf a "édicté une consigne syndicale
demandant aux pilotes de s'assurer que
les avions étaient bien équipés de deux
sondes" de mesure de vitesse nouvelles
au moins sur trois, a déclaré à l'AFP
Michel Le-Bras, pilote et membre du
syndicat. Le syndicat Alter
(minoritaire) avait déjà fait de même
lundi soir.
Le Bureau d'enquêtes et d'analyses
(BEA), chargé de l'enquête technique,
avait pointé vendredi "une incohérence
des vitesses mesurées" par ces sondes
dans le cas du vol AF 447 Rio-Paris
disparu le 1er juin.
Selon le syndicat majoritaire SNPL, Air
France s'est engagée mardi à ce que tous
ses longs-courriers A330/A340 décollent
désormais avec "au moins deux nouvelles
sondes".
"Je ne vois pas comment, entre hier et
aujourd'hui, on pourrait équiper 19 A340
et 15 A330 d'une deuxième sonde: avec un
délai aussi court, c'est impossible", a
réagi M. Le-Bras.
"La moitié des avions sont en vol ou en
escale à l'étranger", a-t-il ajouté.
Selon lui, Air France a informé lundi
les pilotes que les A330 et A340
"seraient équipés d'au moins une sonde"
neuve et que seuls neuf avions sur la
totalité de la flotte étaient d'ores et
déjà équipés de deux ou trois sondes de
nouvelle génération.
"Le constructeur Airbus n'est pas exempt
de reproches", a-t-il par ailleurs jugé,
parce qu'il "a constaté que dans un
certain nombre de compagnies du monde,
on avait des problèmes de givrage des
sondes" sans demander un remplacement
obligatoire.
8 juin
2009
Air France : un syndicat de pilotes
refuse de voler sur des A330-340 non
modifiés
Alter, syndicat
minoritaire de pilotes d'Air France, a
appelé lundi le personnel navigant
technique à "refuser tout vol sur des
A330-340 n'ayant pas au moins deux
sondes Pitot modifiées, après la
disparition d'un vol Rio-Paris il y a
une semaine au-dessus de l'Atlantique.
Dans un communiqué, Alter "considère
qu'aucune mesure conservatoire
satisfaisante n'a été prise" et "déplore
que, dans l'attente du remplacement de
tous les Pitot défectueux, la direction
n'ait pas pris la décision d'immobiliser
les A330 et A340 non encore équipés de
nouveaux modèles de Pitot et dont le
remplacement complet n'est prévu que
dans les prochaines semaines".
L'enquête des experts sur la
catastrophe, qui a fait 228 morts,
s'intéresse notamment à une possible
défaillance des sondes Pitot qui servent
à mesurer la vitesse de l'avion.
Sollicitée par l'AFP, une porte-parole
d'Air France a annoncé lundi qu'à "la
date du 8 juin, toute la flotte des A330
et A340 de la compagnie" disposait "d'au
moins une sonde Pitot de la nouvelle
génération".
"Neuf de ces appareils disposent d'au
moins deux sondes Pitot de la nouvelle
génération", a ajouté la direction d'Air
France.
La compagnie dispose actuellement d'une
quinzaine d'A330 et d'une vingtaine
d'A340, selon cette source.
Air France avait fait savoir samedi
qu'elle avait accéléré depuis le 27
avril son programme de remplacement de
sondes anémométriques (Pitot) sur ses
avions A330 et A340 et avait révélé que,
depuis mai 2008, "des incidents de
pertes d'information anémométrique en
vol en croisière" sur des A340 et des
A330 avaient été constatés.
Selon Alter, il y a à bord d'un avion
trois sondes Pitot.
Le syndicat a rassemblé 5,5% des
suffrages du collège du personnel
navigant technique (PNT) lors des
dernières élections au comité
d'établissement des opérations aériennes
du 20 septembre 2007, a précisé la
direction d'Air France
25 mai
2009
Pilotes de lignes : Bussereau s'engage
sur le vote d'un texte
Un projet
proposant une représentativité syndicale
spécifique pour les pilotes "va être
discuté dans les jours à venir par la
Commission des affaires économiques de
l'Assemblée nationale", et, ensuite, "il
viendra à l'Assemblée" a indiqué le
secrétaire d'Etat aux Transports.
Dominique Bussereau, le secrétaire
d'Etat aux Transports, a voulu calmer le
jeu ce vendredi alors que le Syndicat
national des pilotes de lignes (SNPL),
très largement majoritaire, a menacé "de
débrayer tous les week-ends du 10
juillet au 3 août, période de gros
départs et retours de congés" dans
le but d'obtenir un vote du Parlement
leur garantissant une représentation
syndicale spécifique (en mars dernier,
les sénateurs avaient voté contre
l'amendement en leur faveur et
les pilotes redoutent que les députés
adoptent la même ligne de conduite).
Mais la grève envisagé "n'aura
pas de raison d'avoir lieu", a
déclaré vendredi le secrétaire d'Etat
sur les ondes. Elle "n'aura pas de
raison d'avoir lieu puisque nous
trouverons le moyen de faire en sorte
que la demande des pilotes, c'est-à-dire
le vote d'un texte par l'Assemblée
nationale, puisse avoir lieu" a-t-il
expliqué sur BFM.
Un texte, proposant cette
représentativité spécifique "va être
discuté dans les jours à venir par la
Commission des affaires économiques de
l'Assemblée nationale", et ensuite
"il viendra à l'Assemblée", a
indiqué Dominique Bussereau. "Je ne
peux pas vous dire à quel moment ce sera
inscrit à l'ordre du jour. Mais "nous
verrons dès lundi (...) à quel moment
nous pourrons fixer l'examen de ce texte
à l'assemblée nationale", a-t-il
ajouté, en soulignant : "on sait très
bien que dans une compagnie aérienne
rien ne peut fonctionner sans les
pilotes, donc accorder une
représentativité particulière aux
pilotes, ça me parait du bon sens en
terme de sécurité et par rapport au rôle
qu'ils jouent dans l'entreprise"
Bussereau rejette les exigences des
hôtesses et steward
Le secrétaire
d'Etat aux Transports, Dominique
Bussereau, a exclu samedi de répondre
aux exigences de syndicats d'hôtesses et
stewards, qui avaient demandé la veille
d'avoir une représentation syndicale
spécifique, après une demande similaire
des pilotes.
Quatre syndicats d'hôtesses et stewards
ont avancé la même revendication que les
pilotes de ligne qui menacent de faire
grève cet été s'ils n'obtiennent pas
gain de cause.
"Les choses sont différentes pour les
syndicats d'hôtesses, de stewards et de
personnels navigants commerciaux (par
rapport aux pilotes, ndlr) puisque eux
ont déjà affilié leur syndicat à de
grandes centrales syndicales", a déclaré
M. Bussereau à Europe 1.
Le secrétaire d'Etat a tenté vendredi de
rassurer les pilotes de ligne. Il a
déclaré que la grève qu'ils
envisageaient cet été "n'aura pas de
raison d'avoir lieu" affirmant qu'un
vote leur garantissant une
représentation syndicale spécifique aura
lieu à l'Assemblée nationale.
"Le type de responsabilité, de fonction
dans l'entreprise n'est pas le même.
(...) Le gouvernement considère que vu
la position des pilotes, vu leur statut
de cadre ou quasi, vu leur rôle pour la
sécurité, c'est une revendication
légitime", a expliqué samedi le
secrétaire d'Etat.
"Même si leur métier est difficile,
passionnant et très particulier, le
métier de PNC (personnel naviguant
commercial) n'a pas les mêmes
spécificités", a-t-il poursuivi.
"On en a déjà parlé avec eux, la
question me paraît réglée", a conclu M.
Bussereau.
Le Syndicat national des pilotes de
lignes (SNPL, majoritaire) a déposé un
préavis de grève pour tous les week-ends
du 10 juillet au 3 août, s'il n'obtient
pas le vote par le Parlement d'une
disposition aménageant pour les pilotes
la réforme de la représentativité
syndicale entrée en vigueur cette année,
de façon à leur permettre de garder une
représentation spécifique.
Syndicats d'hôtesses et stewards: les
propos de Bussereau "discriminatoires"
Quatre
syndicats d'hôtesses et stewards ont
dénoncé dimanche les "déclarations
discriminatoires" du secrétaire d'Etat
aux Transports, Dominique Bussereau, qui
a exclu samedi de leur accorder une
représentation syndicale spécifique.
La revendication des syndicats CFTC,
SNPNC-FO, Unac-CGC et Unsa aérien
faisait suite à la même demande des
pilotes de ligne qui ont menacé de faire
grève cet été s'ils n'obtenaient pas
gain de cause.
Dominique Bussereau a tenté vendredi de
rassurer les pilotes, en affirmant qu'un
vote leur garantissant une
représentation syndicale spécifique aura
lieu à l'Assemblée nationale. Il a en
revanche estimé samedi que les "choses
sont différentes" pour les hôtesses et
stewards.
Les syndicats estiment dans un
communiqué que les propos de M.
Bussereau sont "discriminatoires" et que
ses positions sont "parfaitement
incompréhensibles".
"Soit le collège global regroupant les
hôtesses, stewards et pilotes est
maintenu, soit il convient de créer deux
collèges distincts", estiment les
syndicats.
"Mais priver plus de 15.000 hôtesses et
stewards d'une représentation spécifique
pour satisfaire la demande des pilotes
nous apparaît totalement inéquitable et
discriminatoire", ajoutent-ils.
"Nous n'accepterons pas la disparition
de notre collège sans réagir", menacent
les syndicats.
En outre, ils "alertent les pouvoirs
publics sur les conséquences néfastes
que pourrait avoir la privation de cette
représentation des personnels navigants
commerciaux pour la sécurité à bord des
aéronefs".
Ils disent espérer rencontrer Dominique
Bussereau "le plus rapidement possible
afin de trouver une solution au problème
soulevé".
17 mai
2009
La Compagnie
aérienne du Mali (CAM) devient Air
Mali
BAMAKO, 17 mai
2009 (AFP)
La
Compagnie aérienne du Mali
(CAM), en "pleine croissance",
change de nom et devient "Air
Mali" pour une meilleure
visibilité dans un contexte de
compétition accrue, a-t-on
appris dimanche auprès de la
direction de la compagnie.
© 2009 AFP
30 avril
2009
Des navigants
d'Air France refusent d'embarquer
pour le Mexique
Un équipage d'Air France et
plusieurs hôtesses et stewards ont
fait valoir leur droit de retrait
depuis samedi pour ne pas embarquer
à bord de vols à destination du
Mexique en raison de la grippe
porcine, a-t-on appris mercredi
auprès de sources concordantes.
Un commandant de bord d'Air France
qui devait partir samedi de
l'aéroport de Roissy à destination
du Mexique a fait valoir son droit
de retrait en raison des risques
sanitaires liés à la grippe porcine.
Ce droit de retrait s'est
automatiquement appliqué à
l'ensemble de l'équipage qui a été
remplacé par un équipage de réserve,
a-t-on appris auprès de deux sources
aéroportuaires concordantes.
Par ailleurs, depuis samedi,
plusieurs hôtesses et stewards de la
compagnie, qui ne peuvent pas faire
valoir un droit de retrait,
contrairement au commandant de bord
mais une "clause de fatigue", ont
fait valoir cette clause prévue par
le code de l'aviation civile pour ne
pas embarquer à destination du
Mexique.
Sollicitée par l'AFP, la direction
d'Air France a indiqué qu'elle ne
ferait "aucun commentaire".
En termes généraux, le Code du
travail autorise un salarié ayant
"un motif raisonnable de penser
qu'il se trouve en situation de
danger grave et imminent pour sa
santé ou sa vie" à arrêter son
travail pour se mettre en sécurité
28 avril
2009
La compagnie aérienne espagnole
Iberia envisage de geler les
salaires de 140 de ses cadres
dirigeants dans l'objectif de
réduire les coûts dans un climat de
récession très profonde. Selon un
porte-parole de la compagnie, cette
décision aurait été prise par
l'équipe de crise d'Iberia afin de
compenser la chute des recettes en
classe affaires et une baisse du
nombre du nombre de touristes
étrangers en Espagne.
Spinetta cumulerait la présidence
d'AF-KLM et d'Areva
L'actuel président du conseil
d'administration d'Air France-KLM
est pressenti pour prendre le siège
de la présidence du conseil de
surveillance d'Areva, selon la
presse. Mais il restera à son poste
chez AF, précise le groupe
Jean Cyril Spinetta sera très
probablement nommé jeudi prochain
président du conseil de surveillance
d'Areva à la place de Frédéric
Lemoine, nommé à la tête de Wendel,
selon Les Échos et Le Figaro.
Jean Cyril Spinetta a "de très
fortes chances d'occuper le poste",
estime Le Figaro. Il sera nommé
"sauf coup de théâtre", selon Les
Echos, lors du prochain conseil de
surveillance et de l'assemblée
générale annuelle des actionnaires
d'Areva qui se tiendront le 30
avril.
Il ne semble pourtant pas renoncer à
sa chère compagnie qu'il dirige
depuis 12 ans. « Qu'il prenne la
présidence du conseil de
surveillance d'Areva ou pas, il
restera président du conseil
d'administration d'Air France-KLM »,
a précisé un porte-parole de la
compagnie
Etats-Unis : les collisions avec
les oiseaux de plus en plus
fréquentes
Les collisions aériennes
impliquant des oiseaux ont plus
que doublé au sein des 13
aéroports américains les plus
importants depuis 2000, selon
des statistiques publiées
aujourd'hui pour la première
fois par la FAA - Federal
Aviation Administration. Au
sommet de cette liste, figure
ainsi l'aéroport international
JF Kennedy qui totalise au moins
30 accidents de ce genre, suivi
de l'aéroport de Sacramento en
Californie, avec 28 depuis le
tout début de la décennie. La
révélation de cette étude,
disponible sur Internet sur le
site du FAA (http://www.faa.gov/)
intervient quelques mois
seulement après le crash d'un
appareil de la compagnie US
Airways dans la baie de l'Hudson
après que des oiseaux sont
entrés en collision&nbs! p; avec
deux de ses moteurs. Le site de
la FAA dévoile ainsi les détails
de plus de 89 000 incidents
intervenus depuis 1990.
Air
France étudie un recours contre
les Etats-Unis, après avoir dû
dérouter un vol
Air France « étudie actuellement
les voies de recours » auprès
des autorités américaines, après
avoir dû dérouter à leur demande
un vol Paris-Mexico samedi
dernier, en raison de la
présence à bord d'un passager
indésirable aux Etats-Unis. Le
vol Paris-Mexico du 18 avril,
qui a décollé de Roissy, a été
interdit de survol (des
Etats-Unis) en raison de la
présence à bord d'une personne
d'une personne figurant sur la
« No Fly List » de la TSA
(Transport Security
Administration), selon un
porte-parole d'Air France à
l'AFP.
Cette « persona
non grata » n'était
autre que le journaliste
franco-colombien Hernando Calvo
Ospina qui « a appris à cette
occasion qu'il figurait sur
cette liste interdisant à un
certain nom! bre de personnes de
se rendre, voire même de
survoler les Etats-Unis », selon
son éditeur, Le Temps des
Cerises.
« L'avion a été informé à
l'approche de l'espace aérien
américain » et « il a fait un
stop en Martinique à
Fort-de-France » au lieu de
traverser les Etats-Unis, a
précisé le porte-parole d'Air
France à l'AFP. Air France,
"comme l'ensemble des compagnies
aériennes", ne transmet ses
listes de passagers aux
autorités américaines que pour
les vols entre la France et les
Etats-Unis. Le transporteur
aérien a, en l'occurrence,
« appliqué la procédure fixée
par les autorités mexicaines »
selon la compagnie. Hernando
Calvo Ospina, qui partait en
reportage au Nicaragua pour le
compte du mensuel le Monde
diplomatique, a été interrogé
par la police mexicaine lors de
son escale à Mexico puis a pu
poursuivre son voyage.
7 avril
200
Air France verse dans le low
cost
Privée de son partenariat avec
TAM, qui s'est rapprochée de
Lufthansa, Air France-KLM devait
se trouver un nouveau partenaire
brésilien. Pour l'occasion, le
groupe a donc décidé de se
tourner vers la compagnie low
cost GOL.
A partir du 1er mai,
ce partenariat permettra aux
passagers titulaires d'une carte
de fidélité d'une des trois
compagnies de cumuler des miles
aussi bien sur les vols opérés
par GOL que par Air France ou
KLM.
L’accord prévoit également la
mise en place de vols en partage
de code en milieu d'année. Air
France apposera ainsi son code
sur les vols de GOL entre Sao
Paulo, Rio de Janeiro et treize
grandes métropoles brésiliennes.
Un accord similaire est en cours
de préparation entre KLM et GOL.
Ce partenariat entre compagnie
traditionnelle et low cost n'est
pas une première dans le monde
de l'aviation. Mais il constitue
une petite révolution chez Air
France-KLM dont le président
Jean-Cyril Spinetta a longtemps
été allergique au modèle à "bas
coût". De plus, il soulève la
cohérence du produit entre les
partenaires européens et
brésiliens.
Air France retrouve un allié en
Amérique du sud
Air
France-KLM a oublié son divorce
d'octobre avec Tam et convole
désormais avec GOL, le second
opérateur sur le pays. Une bonne
nouvelle pour le groupe, enfin.
Les présidents de AF-KLM et de
Gol, la seconde compagnie du
Brésil ont paraphé vendredi un
accord de coopération
commerciale prévoyant des
partages de code entre les deux
compagnies. Ainsi AF pourra
mettre son code sur les vols de
Gol entre Sao Paulo et Rio mais
aussi treize autres villes
brésiliennes, à partir « du
milieu de l'année », selon les
compagnies. De son côté, GOL
bénéficie ainsi d'une ouverture
sur l'Europe et le reste du
monde. les passagers des deux
transporteurs, titulaires d'une
carte de fidélité, pourront
également accumuler des "miles"
en volant à bord des avions de
GOL d' Air France ou de KLM. Cet
accord permet à Air France-KLM
de faire face à sa rivale
allemande Lufthansa, partenaire
du numéro un brésilien de
l'aérien TAM, qui avait
auparavant un partenariat
commercial avec Air France-KLM
avant de lui faire faux bond en
octobre 2008. A cette date, le
transporteur brésilien avait
choisi Star Alliance, menée par
Lufthansa, plantant
littéralement AF-KLM. C'est
logiquement que le groupe
franco-néerlandais s'est
rapproché de GOL, une compagnie
à bas coûts brésilienne, lancée
en 2001, qui a racheté en mars
2007 Varig, ancien fleuron de
l'aviation du pays au bord de la
faillite. A l'issue de cet
accord, Skyteam va conforter une
place de leader en terme de
siège sur les relations Amérique
du Sud-Europe, déjà acquise
aujourd'hui.
L’aéroport Paris-Charles de
Gaulle balise malin
Sur l'aéroport Charles de
Gaulle, les anciennes ampoules à
incandescence des 20 000 feux de
signalisation et de balisage au
sol sont progressivement
remplacées par des diodes
électroluminescentes, ou LED –
Light-Emitting Diode. Cette
nouvelle technologie
d'éclairage offre de multiples
avantages : la durée
d’utilisation de la source
lumineuse est multipliée par 10
et atteint 50 000 heures (contre
5 000 auparavant) ; des coûts de
maintenance réduits (le
remplacement des feux défectueux
est de facto fortement réduit) ;
une faible consommation
d'énergie (Aéroports de Paris
estime une réduction de 30% à
80% des consommations
énergétiques de chaque feu, en
fonction de son implantation -
axe de voie de circulation, bord
de voie de circulation hors sol
ou encastré ; investissements
réduits en régulateurs, câbles
primaires ou encore tableaux de
distribution.
Petite éclaircie sur le marché
des billets d'avion en France
Le nombre
de billets d'avion émis par les
agences de voyages en France a
augmenté de 2,2% en mars par
rapport au même mois de 2008,
après avoir chuté de 10,4% au
cours de janvier et février, a
annoncé vendredi le Syndicat
national des agences de voyages
(Snav).
Selon le Snav, il s'agit de la
première hausse depuis septembre
2008. "Même si ce phénomène doit
être relativisé en raison de la
médiocrité du mois de mars 2007,
il marque une nette inversion de
tendance", commente Jean-Pierre
Mas, président de la commission
Air du Snav, cité dans le
communiqué.
Le volume d'affaire global perçu
par les compagnies aériennes
membres de l'IATA (Association
internationale du transport
aérien) par le biais des agences
de voyages reste toutefois en
baisse sensible en mars
(-11,3%).
Si le nombre de billets d'avions
émis en France a baissé de 6% au
premier trimestre, la chute du
volume d'affaires a été trois
fois plus importante (-17,9%).
Explication: les passagers
privilégient les tarifs les plus
bas et passent de la classe
affaires à la classe économique,
en acceptant de plus en plus la
contrainte de billets non
remboursables. "En quelque
sorte, ils reculent dans
l'avion", estime M. Mas.
Le prix moyen du billet émis en
France a baissé de 14,5% en deux
ans, passant de 386 euros au
premier semestre 2007 à 330
euros au premier trimestre 2009.
20 millions de billets aériens
sont émis chaque année par les
agences de voyages en France,
qui détiennent environ 85% du
marché.
Ces données sont recensées par
le BSP, l'organisme qui
centralise les paiements des
billets aériens émis par les
agences de voyages.
La dégradation de l'activité des
chaînes hôtelières se confirme au
premier trimestre
Les chaînes hôtelières ont
enregistré une baisse de leur
activité pour le deuxième trimestre
consécutif de janvier à mars 2009,
le ralentissement étant
particulièrement vif à Paris et dans
le secteur haut de gamme, selon une
étude publiée lundi par le cabinet
MKG.
Le revenu par chambre disponible (RevPAR)
a diminué de 8,3% au premier
trimestre 2009, après un recul de
4,4% au dernier trimestre 2008,
précise le cabinet.
Dans le détail, les catégories les
plus économiques résistent mieux
(-0,4% pour les 0/1 étoile et -1,9%
pour les 2 étoiles), car la hausse
des prix moyens compense
partiellement la baisse de la
fréquentation.
En revanche, les établissements plus
cotés souffrent notamment de la
baisse de clientèle internationale:
le RevPAR a ainsi diminué de 8,0%
pour les 3 étoiles et de 18,3% pour
les 4 étoiles au premier trimestre
2009.
L'hôtellerie parisienne est la plus
touchée (-19,7% toutes catégories
confondues). Elle "perd du terrain
sur tous les fronts, alors que
l'hôtellerie de province, moins
exposée au niveau international,
limite les conséquences de la crise"
(-1,9%), analyse MKG.
Le cabinet affirme également que
l'hôtellerie française résiste mieux
à la crise que celle des "pays
voisins," qui, à l'exception de
l'Allemagne, enregistrent des
baisses de RevPAR "à deux chiffres".
Pour MKG, cela s'explique par "la
stabilité globale du parc hôtelier"
français, "la structure tarifaire
qui reste parmi les plus
raisonnables d'Europe" et les
"importantes rénovations conduites
par les principaux groupes présents
dans l'hôtellerie économique".
4
avril
2009
Air France mise sur le Brésil
La
compagnie aérienne
française a signé ce
vendredi un accord de
partenariat avec Gol,
une low cost.
brésilienne. Les
explications de notre
envoyée spéciale.
Les flashs crépitent sur un air de bossa nova, au
moment ou Jean Cyril
Spinetta président du
conseil
d'administration d'Air
France KLM et
Constantino de Oliveira
Junior, président de
Gol, le groupe brésilien
qui a racheté Varig,
signe un accord de
partenariat. 2009 est
peut être l'année de la
France au Brésil. C'est
également celle d'Air
France a São Paulo.
Pour Air France, cette
signature est
primordiale. Elle permet
en effet à la compagnie
franco-néerlandaise de
se développer encore
davantage en Amérique du
Sud, ou elle est déjà
leader avec 16% du
marché. Et de ce point
de vue, le Brésil en est
la meilleure porte d
entrée, "avec un
gigantesque potentiel
dans CE pays", affirme
Jean Cyril Spinetta, qui
estime que le pays de
Lula, puissance
économique et
touristique, avec des
villes importantes comme
Belém, Recife ou Manaus
est une priorité pour
Air France et un vrai
relais de croissance.
Le
groupe
franco-néerlandais
compte bien y faire la
course en tête. Un
marché certes touché par
la crise mais où la
croissance du trafic,
après avoir atteint 25%
par an, continue au
rythme de 5%. Surtout,
le Brésil a toujours
été et reste un
excellent marché pour
les compagnies
aériennes, puisque les
ventes en classes
affaires y sont plus
élevées qu'ailleurs (34%
du total sur le Brésil
pour Air France).
L'Amérique latine est
d'ailleurs la seule
région où la compagnie
nationale n'a pas
réduit son offre et
compte bien l'augmenter
(elle l'a déjà augmentée
de 55% en 5 ans).
Air France se devait
aussi de contrer sa
rivale Lufthansa, qui
lui a "volé" la
compagnie brésilienne
TAM avec qui elle avait
des accords. Car la
concurrence, à l'avenir
se fera non seulement en
Asie et aux États-unis
mais également en
Amérique Du Sud.
Le
plus curieux dans cet
accord est que Gol est
au départ une compagnie
low cost., un type de
transporteur longtemps
villipendé par Spinetta.
Mais avec une qualité
égale à celle de la TAM.
De plus, les vols entre
l'Europe et le Brésil
seront tous opérés par
AF KLM tandis que les
vols intérieurs entre
les pays du Mercosur
seront réalisés par Gol
et Varig, qui reste une
marque phare adulée par
les Brésiliens.
Aujourd'hui pour Gol,
inconnu du grand public,
c'est la fête.
Constantino de Oliveira
affiche sa fierté d
avoir rejoint le gotha
des compagnies
mondiales. Un
partenariat qui va
sûrement aboutir à
l'entrée de Gol Varig
dans l'alliance Skyteam.
Alors ce vendredi, comme
on dit au Brésil "tudo
Bem" ("tout va bien")...
3 mars
2009
British Airways prive ses dirigeants
de bonus
Dans une lettre interne
hebdomadaire, le directeur général
de la compagnie aérienne britannique
British Airways, Willie Walsh, a
fait savoir que le transporteur ne
verserait aucun bonus cette année à
sa direction : «
Dans la mesure où la compagnie table
sur une perte d'exploitation de près
de 150 millions de livres, nous ne
verserons pas de bonus au management
cette année » a-t-il
ainsi déclaré. Willie Walsh a
également rappelé que la direction
avait renoncé à ses bonus au cours
de l'exercice 2006-2007 alors que BA
avait pourtant réalisé un bénéfice
substantiel : «les
bonus des managers n'avaient pas été
versés parce que la marge
d'exploitation était ressortie
légèrement en retrait par rapport
aux attentes ». a-t! -il
ainsi déclaré.
2 mars
2009
Air France : huit syndicats
appellent à la grève le 19 mars
Huit syndicats
d'Air France appellent vendredi les
salariés de la compagnie à faire
grève le 19 mars, à l'occasion de la
journée d'action
interprofessionnelle en France,
ont-ils annoncé vendredi dans un
communiqué.
Pour leur
part, les syndicats des contrôleurs
aériens de la direction générale de
l'aviation civile (DGAC) n'ont pas
encore indiqué s'ils
appelleraient
à faire grève le 19 mars.
Le 29 janvier,
lors de la dernière journée d'action
interprofessionnelle, en raison de
la grève d'une partie des
aiguilleurs du ciel, de nombreux
vols avaient été annulés ou retardés
et l'aéroport du Bourget avait été
fermé.
Les
organisations syndicales d'Air
France - CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT,
UGICT-CGT, FO, CI.FO et Unsa Aérien
- "invitent l'ensemble des salariés
d'Air France à une nouvelle journée
de grève et de mobilisation en
métropole et dans les départements
d'Outre Mer".
Les syndicats
entendent ainsi défendre l'emploi,
les salaires et la protection
sociale et lutter contre la
précarité, selon le communiqué.
Des
toilettes payantes chez Ryan air
Le PDG de
la compagnie à bas coûts
envisage de faire payer l'usage
des toilettes à bord de ses
avions.
Dernière
trouvaille de Michael O'Leary,
le PDG de la compagnie à bas
prix irlandaise Ryan air : faire
payer l'usage des toilettes bord
de ses avions au prix d'une
livre (1,12 euro). Le projet est
à l'étude a déclaré le bouillant
et provocateur PDG sur la BBC
aujourd'hui. « "Nous cherchons
toujours des solutions pour
rendre le voyage aérien moins
onéreux. Nous faisons tout notre
possible pour trouver des
revenus nous permettant de
continuer à baisser les tarifs",
a-t-il justifié.
"On dirait
que Ryan air est prêt à tout
pour faire du fric facile et,
une fois de plus, fait passer le
profit avant le confort de ses
passagers",
s'est
indignée Rochelle Turner, une
responsable du magazine de
loisirs Which!
Que
faut-il penser de ses
déclarations ? Tout d'abord
qu'il s'agit une nouvelle fois
d'un superbe coup de pub à
moindre frais dont Michael
O'Leary est coutumier : Balancer
un truc énorme que reprennent
tous les sites Internet,
journaux (et nous les premiers)
radio ou télévision. Un jour X
millions de billets à un euros,
le lendemain une menace de
plainte contre un concurrent, le
surlendemain une déclaration
agressive et dénigrante contre
un concurrent, le surlendemain
une publicité à propos de
l'épouse du chef de l'État
français....
La liste
et longue. Et çà marche. Même
lors des cas extrêmes ou la
compagnie est attaquée en
justice et perd ses procès, les
sommes à payer sont ridicules en
regard de la valorisation
publicitaire dudit coup d'éclat.
Résultat,
la notoriété de Ryan air, comme
celle d'EasyJet, est énorme
Supérieure et de très loin en
France à celle de la low-cost
d'Air France ... Transavia, une
marque que peu connaît.
Reste que,
cette histoire de sanisette
volante va peut être plus loin
que la seule volonté de faire de
la pub. Ryan air a déjà
pratiquement tout fait pour
disposer d'une structure de
coûts extrêmement bas. Et œuvre
désormais à augmenter les
revenus annexes. Après le
paiement des boissons à bord des
avions dès l'origine, il y a eu
ces dernières années une
multiplication des prestations
devenues payantes. Bagages à
mains, téléphone demain...
Il
reste à espérer pour Michael
O'Leary que les passagers ne se
mettent pas à renoncer à se
payer un verre à bord pour ne
avoir ensuite à financer l'usage
des toilettes. Sauf s'il se
lance sur le long-courrier, où
il sera difficile de rester huit
heures sans boire ni manger...et
donc d'aller au petit coin.
8 mois fermes pour l'ex-PDG d'Air
Lib
La cour
d'appel de Paris a confirmé, ce
matin, la condamnation à 4 ans de
prison dont 18 mois ferme de
Jean-Charles Corbet. L'ancien PDG
d'Air Lib devra également verser 3
M€ de dommages et intérêts.
Jean-Charles
Corbet avait été condamné en
première instance pour avoir
détourné 15 M€ et provoqué, en 2003,
la faillite de la compagnie.
Mais il n'est
pas encore près de dormir en prison.
Il a déjà a annoncé qu'il se
pourvoyait en cassation.
ADP augmente les redevances
aéroportuaires de 5,5%
éroports
de Paris (ADP) va augmenter,
cette année, ses redevances
aéroportuaires principales de
5,5%. Les redevances accessoires
seront pour leur part en hausse
de 5,3%. Approuvée par l'État,
cette nouvelle tarification
entrera en vigueur dès le 1er
avril prochain.
Les redevances
principales concernent : la taxe
passager, la taxe d'atterrissage et
celle de stationnement. Les
redevances accessoires portent sur
les comptoirs d'enregistrements, la
mise à disposition des installations
de dégivrage des avions et de
fourniture d'électricité aux
appareils, le tri des bagages.
Dans un
premier temps, ADP avait envisagé de
remonter les redevances
aéroportuaires de 6,9%, suscitant un
tollé notamment des compagnies
aériennes.
27 février
2009
Air Lib: la peine de prison ferme de
Jean-Charles Corbet confirmée en
appel
PARIS, 27 fév 2009 (AFP)
L'ancien PDG d'Air Lib,
Jean-Charles Corbet, a vu
vendredi confirmée en appel sa
condamnation à 18 mois de prison
ferme pour avoir détourné 15
millions d'euros et provoqué la
faillite de la compagnie en
2003, une décision qu'il entend
contester devant la Cour de
cassation.
© 2009 AFP
20 février
2009
Corsairfly : un syndicat de pilotes
appelle à la grève ce week-end
Le Syndicat National des Pilotes de
Ligne (SNPL) appelle les pilotes de
Corsairfly à la grève du vendredi 20
février au dimanche 22 février. Mais
le mouvement ne devrait pas nuire au
programme de vol.
Le SNPL est très minoritaire, son
appel à la grève "ne
provoquera aucune perturbation et
les vols seront normalement opérés",
assure une porte parole de la
compagnie.
Le syndicat veut protester contre la
régression des conditions de travail
des pilotes liée à la mise en place
de l'aménagement du temps de
travail, conformément à une
directive européenne.
14 février
2009
easyJet a démarré aujourd’hui sa
desserte entre Paris CDG et Bastia
C'est aujourd'hui que la compagnie
aérienne britannique à bas coûts
easyJet a démarré sa desserte de
Bastia depuis l'aéroport de Paris
CDG. Actuellement, la ligne Paris
Orly Bastia est desservie uniquement
par Air France en partenariat avec
la compagnie Corse Méditerranée
(CCM). La direction d'easyJet attend
beaucoup de cette desserte, avec un
objectif de taux de remplissage de
85% dès le mois de mars, qui devrait
se transformer en un taux de 90% à
100% en juillet et en août. Lors
d'un Conseil des ministres
décentralisé à Ajaccio fin octobre
2007, Nicolas Sarkozy avait exprimé
le souhait de faire de la place aux
compagnies aériennes à bas prix à
destination de la Corse. « Je
ne comprends pas pourquoi l'ensemble
du territoire français peut
aujourd'hui trouver des vols à
trente euros ! sur des compagnies à
bas coût, sauf la Corse »,
avait-il déclaré. Pour l'été 2008,
easyJet avait déjà assuré les
liaisons Londres Bastia, Londres
Ajaccio et Genève Ajaccio. Une ligne
supplémentaire entre Bastia et Lyon
avait également débuté le 12
décembre dernier, offrant trois
vols hebdomadaires à destination de
la capitale rhônalpine.
13 février
2009
Coupes claires chez Air France
Avec un plan de suppression de 1000
à 1200 postes qui est en
préparation, Air France doit
l’annoncer aujourd’hui selon
Aujourd’hui en France. Pas de
licenciements secs mais des départs
volontaires. Quelque 450 salariés
âgés de 60 à 65 ans seraient
potentiellement concernés. Parmi les
sujets d’inquiétude, l’effondrement
du nombre des réservations passées
par les entreprises pour les mois
qui viennent et la concurrence
acharnée des compagnies low cost,
mais aussi du TGV.
Air France investit dans son
image.......

© Air France |
Air
France
change
son
image de
marque.
La
compagnie
française
a
redessiné
son logo
– avec
l’agence
Brandimage
– et a
dévoilé
sa
nouvelle
identité
visuelle
le 11
février.
Celle-ci
ne se
place
pas en
rupture
avec
l’image
qu’Air
France
affichait
dans le
monde
depuis
1975 :
la
livrée
tricolore
est
conservée
et le
code
barre
reste
présent
sur
l’empennage,
quoique
redessiné.
Le code
barre a
cependant
disparu
de sous
le nom
de la
compagnie.
Celui-ci
se
présente
maintenant
en un
seul
mot,
toujours
en bleu
marine,
couleur
forte de
l’identité
d’Air
France.
Le logo
qui
l’accompagne
est
celui
porté
par
CityJet
depuis
qu’a été
lancé le
partenariat
CityJet
for Air
France,
c’est-à-dire
une
barre
rouge
large et
oblique
arrondie
à la
base. La
police a
également
été
affinée
pour un
effet
plus
élégant
et plus
moderne.

© Air France |
Quant au
code
barre,
symbole
d’Air
France,
il n’a
pas été
abandonné
et
conservera
sa place
sur
l’empennage
des
appareils.
Il passe
toutefois
de cinq
à quatre
barres
stylisées
de façon
à
ressembler
au
nouveau
logo,
avec le
même
arrondi
à la
base.
Ainsi,
le rouge
paraît
plus
présent.
Désireuse
de ne
pas
occasionner
plus de
dépenses
en ces
temps de
crise,
la
compagnie
a décidé
de
repeindre
ses
appareils
progressivement,
au fur
et à
mesure
des
livraisons
et des
passages
en
maintenance.
Le
premier
Airbus
A380 de
la
compagnie
devrait
voler
sous les
nouvelles
couleurs
d'ici
peu.
|
|
Vendée Globe: Armel Le Cleac'h
arrive 2e avec un bateau à bout de
souffle
Il y a 1 jour
LES SABLES
D'OLONNE (AFP) — Armel Le Cleac'h (Brit
Air), benjamin des 11 rescapés du 6e
Vendée Globe, a franchi samedi matin
en deuxième position la ligne
d'arrivée sous le soleil des
Sables-d'Olonne après une fin de
course éprouvante qui a mis à mal
son bateau.
"Je ne
réalise pas encore ma performance
mais je suis très fier d'avoir fait
mon tour du monde déjà, d'être
arrivé au bout", a déclaré à son
arrivée le skipper qui s'était fixé
comme objectif de finir cette course
durant laquelle les abandons se sont
multipliés, ce qui lui a permis
d'atteindre peu à peu le devant du
classement.
Armel Le
Cléac'h est arrivé samedi à 09H41
après 89 jours, 20 heures 35 minutes
et 45 secondes de course (au
classement officiel 89 jours, 9
heures 39 minutes et 35 secondes)
après avoir parcouru 27.233 milles
(50.435 km) à une moyenne de 12,69
noeuds (23 km/h).
Il
a déjà annoncé le renouvellement de
son contrat d'un an avec Brit Air et
sa participation en 2009 à la
Solitaire du Figaro et à la Transat
Jacques Vabre.
Menace de grève à Air France :
réunion des syndicats jeudi
L'intersyndicale d'Air France, qui a
menacé de faire grève à la suite de
l'augmentation du prix des billets à
tarifs réduits pour les salariés du
groupe, doit se réunir jeudi pour
décider si elle maintient son mot
d'ordre, après avoir rencontré la
direction mercredi.
La grande majorité des syndicats
d'Air France, qui composent
l'intersyndicale, menacent depuis le
2 février de faire grève à partir du
26 février en raison de
l'augmentation au 1er janvier du
prix de certains billets à prix
réduit dont bénéficient les 70.000
salariés, les "R1" réservables à
l'avance.
L'intersyndicale, qui s'est réuni
mercredi avec la direction des
ressources humaines de la compagnie,
doit se concerter jeudi pour décider
du maintien ou du retrait du préavis
de grève reconductible déposé pour
le 26 février, a-t-on appris jeudi
auprès de plusieurs sources
syndicales concordantes.
Selon ces sources, les syndicats ne
sont pas d'accord entre eux.
Certains estiment qu'ils ont obtenu
des gestes suffisamment forts de la
direction pour ne pas aller au
conflit, d'autres, qui semblent
minoritaires, seraient favorables au
maintien du préavis de grève pour
obtenir plus de la direction.
Un porte-parole d'Air France a
confirmé que la direction de la
compagnie avait rencontré les
syndicats mercredi au sujet de
l'augmentation des tarifs des
billets à prix réduit sans faire
d'autres commentaires
Corsairfly propose des offres de
lancement pour Nantes Québec
Corsairfly lance une nouvelle ligne
hebdomadaire entre Nantes et Québec
du 13 juin au 5 septembre 2009.
Les vols aller seront opérés de jour
(départ 13h00 arrivée 14h25) et les
vols retour seront effectués de nuit
(départ 16h25 arrivée 4h45) en
Airbus A330 d’une capacité de 323
sièges, dont 18 en classe Grand
Large. A cette occasion, la
compagnie lance un tarif
promotionnel, soit 1.300 sièges à
599 euros TTC. Ce tarif est valable
pour des départs en haute saison,
soit du 4 juillet au 4 septembre
inclus. Il s’applique pour des
billets achetés entre le 3 février
et le 18 mars. D’autre part,
Corsairfly propose un tarif de
lancement pour des départs sur les
trois premiers vols soit les 13, 20
et 27 juin à 383 euros TTC A/R
(période de vente jusqu'au 18
février)
Martinique : appel à la grève
générale
Alors que les stations-service ont
réouvert en Guadeloupe, 12 syndicats
de la Martinique ont lancé un appel
à la grève générale pour le jeudi 5
février 2009. Au coeur des
revendications : l'amélioration des
conditions de vie et de travail.
Jeudi noir sur les rails
La SNCF prévoit un trafic fortement
perturbé jeudi 29 janvier, jour de grève
nationale annoncée par les syndicats.
Seulement 50 % des TGV devraient
circuler sur les réseaux Atlantique et
Sud - Est. 65% du trafic devrait être
assuré sur le réseau TGV nord alors que
tous les trains devraient être maintenus
sur le TGV Est Européen.
Par ailleurs, le trafic Lyria sera
également perturbé avec seulement 35%
des trains annoncés maintenus sur la
ligne Paris Est-Bâle-Zurich et 50% sur
les lignes Paris-Lyon-Lausanne,
Parys-Lyon-Berne et Paris Genève ainsi
que sur le Paris-Turin-Milan opéré par
Artésia.
Les Thalys, Eurostar et Alleo ne
devraient pas être affectés par le
mouvement.
29 janvier 2009- Appel des Unions
locales et organisations syndicales
locales de l’aéroport de Roissy : CGT,
FO, CFDT, CFTC, SUD aérien, CFE-CGC et
UNSA
Ceci est un communiqué commun :
Les Unions locales et Organisations
syndicales locales de l’aéroport de
Roissy : CGT, FO, CFDT, CFTC, SUD
aérien, CFE-CGC et UNSA s’associent
pleinement à la décision unitaire d’agir
le 29 janvier 2009. Elles appellent
l’ensemble des salariés à participer à
cette journée interprofessionnelle de
grève et de manifestations autour des
revendications suivantes :
La
défense de l’emploi par l’arrêt des
réductions d’effectif, du gel des
embauches comme à FedEx, ADP, Air
France, des plans de licenciements
collectifs comme à Swissport, United
Airlines…
A
lutter contre la précarité et les
déréglementations économiques et
sociales par l’arrêt du recours aux
emplois précaires sous toutes ses formes
(CDD, intérim, contrat de
professionnalisation). L’arrêt de
l’éclatement des marchés de
sous-traitance qui précarise les
salariés. La reprise à 100% des
personnels dans le cadre des transferts
d’activités liés aux pertes de marchés ;
Pour
l’augmentation générale des salaires,
des retraites et des pensions, seule
solution pour assurer la progression du
pouvoir d’achat ;
Pour
la défense de la sécurité sociale, le
maintien et le renforcement du système
de retraite par répartition et la
possibilité pour tous du départ à la
retraite à 60 ans ;
Pour
l’arrêt des privatisations ;
Contre
la remise en cause du code du travail,
des conventions collectives et des
statuts ;
Pour
l’arrêt de toutes les atteintes aux
libertés individuelles et syndicales.
Pour l’arrêt de l’utilisation des
politiques sécuritaires pour faire du
« nettoyage social » aux travers du
retrait des badges, prétexte aux
licenciements abusifs ;
Pour
l’arrêt de toutes les politiques
patronales ayant pour but de dégrader
les conditions de travail (harcèlements,
stress, intimidations, pressions, … ) ;
Alors que des milliards d’euros sont
distribués aux banques et à certaines
entreprises, ne laissons pas le
gouvernement et les patrons utiliser la
crise financière comme prétexte pour
nous imposer des sacrifices. Exigeons
ensemble une amélioration de nos
salaires, de nos conditions de vie et de
travail.
Les Unions locales et Organisations
syndicales locales FO, CGT, CFDT, CFTC,
SUD aérien, CFE-CGC et UNSA de
l’aéroport de Roissy appellent leurs
syndicats, sections syndicales dans
toutes les entreprises à se réunir dans
l’unité la plus large avec les salariés
pour définir les revendications et les
modalités d’actions.
Elles appellent l’ensemble des salariés
de Roissy :
à
une action de plate forme en se
rassemblant massivement le 29 janvier à
partir de 10h30 à la gare RER 1 (côté
taxi) ;
à
la manifestation de Paris à 14H00 de la
place de la Bastille à St-Augustin (des
cars seront disponibles à Roissy).
Les Unions locales et Organisations
syndicales locales CGT, FO, CFDT, CFTC,
SUD aérien, CGC et UNSA de l’aéroport de
Roissy ont décidé d’une nouvelle
rencontre à l’issue du 29 janvier afin
de lui donner des suites.
TOUS ENSEMBLE DANS L’UNITE, IMPOSONS NOS
REVENDICATIONS !
Air France-KLM dans la lorgnette de
l'AMF pour son erreur de communication
financière
Le président de l'Autorité des marchés
financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, a
indiqué jeudi "suivre l'affaire" d'un
éventuel non respect des règles de
communication financière par le groupe
Air France-KLM sur sur l'annonce d'un
avertissement sur résultat.
"Nous suivons cette affaire", a déclaré
M. Jouyet sans plus de précision, lors
d'une conférence de presse à l'occasion
de la publication du rapport 2008 de
l'AMF sur les agences de notation.
Interrogée par l'AFP, l'AMF n'a pas
souhaité faire de commentaires
supplémentaires.
Le groupe franco-néerlandais Air
France-KLM a informé dès lundi des
analystes qu'elle revoyait à la baisse
ses estimations de résultats pour le
troisième trimestre, soit un jour avant
la publication par communiqué de presse
de cette information, a appris mercredi
l'AFP auprès d'un analyste.
Lundi matin, le courtier Raymond James
avait émis une note au sujet de cet
avertissement sur résultat. Le titre Air
France-KLM avait perdu ce jour 7,93% à
la Bourse de Paris dans un marché en
baisse de 0,90%.
Le règlement général de l'AMF stipule
que toute société cotée doit, dès que
possible, porter à la connaissance du
public toute information privilégiée qui
la concerne directement.
L'information est publiée par le biais
d'un communiqué dont la diffusion doit
être effective et intégrale,
c'est-à-dire accessible à tout le monde
et dans les meilleurs délais, indique en
substance le règlement
Corsairfly brade 20 000 sièges en
2009, 50 000 en 2010
Avant même de signer hier après-midi
à Paris sa charte d’engagement
volontaire pour faire baisser les
prix des billets d’avion sur
l’outre-mer, Corsairfly a précisé
les grandes lignes de son dispositif
que nous dévoilions dans notre
édition d’hier
. Ce n’est qu’en 2010 que la
compagnie du groupe TUI mettra à
disposition 15 % de sa capacité
globale, tous segments confondus, au
tarif le plus bas, applicable hors
promotions, sur la période de haute
saison du 15 juin au 15 septembre,
soit près de 50 000 sièges pour
l’ensemble des DOM. En attendant,
elle s’engage sur plus de 20 000
sièges, d’ores et déjà en vente,
pour l’hiver austral 2009, à tarifs
promotionnels. Des facilités de
paiement, et des tarifications
particulières seront mises en place
et destinées aux personnes les plus
défavorisées. En matière de
flexibilité, Corsairfly acceptera,
sous certaines conditions, les
changements de réservation
intervenants avant le départ, et ce,
sans aucune pénalité
Il reste aujourd'hui à Alitalia à
approuver à son tour l'entrée d'Air
France-KLM comme partenaire
international, avec 25 % du capital. La
nouvelle compagnie italienne doit
démarrer demain matin.
Malgré l'accord passé avec Air
France-KLM, le démarrage de la nouvelle
Alitalia demain matin doit encore
affronter quelques obstacles.

C'est à 6 h 10 demain matin avec un vol
Rome Londres que devrait démarrer la
nouvelle compagnie aérienne Alitalia,
née de la reprise de la compagnie en
liquidation par un groupe
d'entrepreneurs italiens, auxquels s'est
joint la compagnie Air France-KLM comme
partenaire international. Vendredi, le
conseil d'administration de la compagnie
aérienne franco-néerlandaise a en effet
approuvé le projet de prendre
25 %
de la
compagnie transalpine pour un prix
d'environ
310 millions d'euros.
Aujourd'hui même, le conseil
d'administration d'Alitalia doit, à son
tour, approuver l'entrée d'Air France à
son capital. Une conclusion qui n'aura
pas été sans mal, tant les forces
politiques ont pesé en faveur de
l'entrée d'un autre partenaire,
Lufthansa. Silvio Berlusconi lui-même,
et surtout la Ligue du Nord souhaitaient
cette conclusion dans l'espoir de
renforcer le rôle de l'aéroport de Mal
pensa (voir ci-dessous), près de Milan,
dont Air France n'a jamais caché qu'il
le trouvait peu adapté à l'exploitation
rationnelle d'un réseau.
Mais l'affaire est désormais entendue :
«
Air France s'est mise en avant de
manière plus décisive que les autres
compagnies, mais personne n'a jamais
fermé la porte à Lufthansa »,
a déclaré samedi le chef du
gouvernement italien. Quant à la Ligue,
si elle regrette ce choix, elle mise sur
un amendement de dernière minute au plan
anti-crise en cours de discussion au
Parlement, qui prévoit une relance de
l'aéroport du nord de l'Italie.
Malgré l'accord passé avec Air
France-KLM, le démarrage de la nouvelle
Alitalia demain matin doit encore
affronter quelques obstacles. Les
syndicats de salariés sont en effet
mécontents du déroulement des embauches
de la nouvelle société et, après des
mouvements qui ont entraîné l'annulation
de 135 vols à Rome Fiumicino vendredi
dernier, menacent de lancer de nouvelles
grèves. Une réunion doit avoir lieu dès
ce matin entre le management de la
compagnie et les partenaires sociaux.
Prodi : l'accord est « humiliant »
Parmi les nombreuses réactions
politiques, celle de Romano Prodi est
significative, puisque l'ex-chef du
gouvernement avait promu un rachat de la
compagnie aérienne italienne par Air
France qui a capoté lorsque, en pleine
campagne électorale, Silvio Berlusconi
s'est prononcé pour une solution
nationale.
Selon le porte-parole de Romano Prodi,
le nouvel accord est
«
humiliant » :
«
L'accord avec Air France du gouvernement
Prodi prévoyait le paiement de 1
milliard d'euros avec l'engagement de
reprendre les dettes de la compagnie et
de faire 5 milliards d'investissements
et d'augmentation de capital dans la
phase suivante. Avec l'accord actuel,
les Italiens auront sur les épaules 2
milliards de dettes et les règlement des
allocations pour les 5.000 suppressions
de postes. » Pour Air France,
par contraste, le ticket d'entrée sur un
marché réputé rentable est devenu bien
peu élevé.
Aéroports bretons : 4,6 millions de
passagers
• Nantes Atlantique dopé par
l'international.
Avec2 731 454 passagers embarqués en
2008, soit 135 000 de plus qu'en
2007, le principal aéroport de
l'Ouest confirme sa place de 6e
aéroport régional français. Cette
belle progression cache deux
tendances contraires. Le trafic
national a reculé de 2,6 % du fait
de la fermeture de la liaison vers
Brest et des difficultés économiques
du dernier trimestre. En revanche,
le trafic international a connu un
envol de 26,7 %, grâce notamment aux
nouvelles lignes vers Liverpool
(Ryan air), Amsterdam (Air
France-KLM), Genève (EasyJet), Tunis
ou Marrakech. Sans oublier le succès
des vols vacances vers le soleil.
• Brest Bretagne poursuit
son envolée. La
nouvelle aérogare, inaugurée il y a
treize mois, a accueilli 874 747
passagers (13 000
de plus si on compte les militaires)
soit près de 27 000 de plus qu'en
2007. Avec 38 destinations à son
catalogue dont 17 lignes régulières
vers les principales villes de
France et du Royaume-Uni, et des
vols vacances vers une dizaine de
pays, l'aéroport du Ponant continue
de bénéficier de vents portants. À
lui seul, il représente près de 45 %
du trafic passagers des aéroports de
la Bretagne administrative.
• Activité contrastée à
Rennes. Après trois
années de fort développement (+ 8 %
en 2005, + 14,2 % en 2006 et +15,3 %
en 2007), le trafic passagers a
diminué de 7,2 % en 2008 pour
atteindre 496 231
voyageurs. La faute à l'interruption
de la liaison Rennes Orly depuis
avril, entraînant la perte de 38 000
passagers. Le trafic national chute
ainsi de 12,8 %. Une baisse que ne
compense pas l'expansion du trafic
international (+ 15,8 %), qui
progresse notamment grâce au succès
de la nouvelle ligne Rennes Madrid
lancée en février par Ibérien. Le
fret, en revanche, se porte bien.
Avec 14 495 tonnes de marchandises
transportées, l'activité de la
plate-forme de Rennes est en hausse
de 15,6 % en 2008, ce qui la situe
au 9e rang dans le
classement des aéroports de fret
français, hors Paris.
• Un reflux à Quimper.
117 698
passagers ont emprunté la ligne
Paris Quimper (Brit Air). Soit une
baisse de 11,21 %
imputable essentiellement à un
changement d'avion (un CRJ 70 places
remplaçant un Fokker 100 places sur
la quasi-totalité des rotations).
Avec la liaison saisonnière Quimper
Corse, on arrive à 120 483
passagers.
• Dinard
affiche une belle progression grâce
à l'ouverture d'une ligne
supplémentaire low-cost Dinard
Birmingham.
• Lorient
avait connu l'an dernier et net
fléchissement (moins 4 %)
et reprend une partie de son marché.
samedi 10
janvier 2009
Air France-KLM :
trafic passagers en hausse de 1,3% !!
L'exception
française se poursuit dans le secteur
aérien. Tandis que les majors font profil
bas et courbent le dos en attendant que
l'orage passe (?), Air France-KLM poursuit
son insolente progression. En attendant de
prendre une participation significative (300
Mie ?) dans le capital de l'ex-Alitalia qui
pourrait être annoncé dès ce lundi.
Au cours du
mois de décembre 2008, le trafic du
groupe Air France-KLM a progressé de
1,3%, soutenu
par le trafic loisirs.
Les capacités étant en augmentation
de 0,9%, le coefficient d’occupation
a légèrement progressé à 78,9% (+0,3
point). Le trafic long-courrier
continue à résister avec une hausse
de 1,6%. Le groupe a transporté 5,8
millions de passagers (+0,2%).
Sur le réseau Amériques, le trafic a
bien progressé (+4,1%) pour des
capacités en hausse de 2,9%.
Le coefficient d'occupation a gagné
0,9 point à 84,0%.
Le réseau Asie a enregistré une
hausse du trafic et des capacités de
0,4%.
En conséquence, le coefficient
d’occupation est resté stable à
82,2%. Sur le réseau Afrique et
Moyen-Orient, le trafic a augmenté
de 2,7% et les capacités de 1,6%,
permettant ainsi au coefficient
d’occupation de progresser de 0,9
point à 80,0%.
Seul le réseau Caraïbes & Océan
Indien a connu une baisse de 3,7% du
trafic et de 1,6% des capacités. Le
coefficient d’occupation est en
retrait de 1,9 point mais reste au
niveau élevé de 81,7%. Enfin, sur le
réseau européen, le trafic est
stable (+0,1%) pour des capacités en
baisse de 0,3%, entraînant une
progression de 0,3 point du
coefficient d’occupation à 66,1%.
Air
France et Alitalia pourraient formaliser
vendredi leur accord
C'est
ce que rapporte l'agence Reuters, qui cite des
sources proches de la situation. Selon l'AFP,
les deux transporteurs devraient tenir vendredi
(9 janvier) un conseil d'administration sur la
question.
L'accord
prévoyant une prise de participation d'environ
25% d'Air France-KLM dans Alitalia est "tout
près d'être conclu" et les deux compagnies vont
se retrouver vendredi pour le formaliser. C'est
ce qu'a annoncé mercredi l'agence Reuters,
citant une "source proche de la situation". Une
autre source a indiqué à l'agence britannique
que les discussions se poursuivent. A moins d'un
retournement de dernière minute, la compagnie
française devrait donc l'emporter dans la lutte
qui l'oppose à sa concurrente allemande
Lufthansa, alors que celle-ci avait pourtant les
faveurs du Président du conseil Silvio
Berlusconi.
De son côté,
l'agence AFP, citant une "source proche du
dossier" a indiqué que le transporteur
franco-néerlandais doit tenir un conseil
d'administration vendredi sur l'opération. Ni
Air France-KLM ni la banque d'affaires
franco-américaine Lazard -qui conseille la
compagnie sur ce dossier- n'ont fait de
commentaire à ce sujet. "Les équipes d'Air
France-KLM continuent de travailler sur le
dossier", a répété une porte-parole du groupe.
Selon une source proche du dossier, la Cai
(Compagnie aérienne italienne), l'alliance des
repreneurs d'Alitalia, devait également tenir un
conseil d'administration vendredi.
La nouvelle
Alitalia, qui conserve son nom historique, doit
décoller le 13 janvier. Elle est issue de la
reprise par un consortium de grands patrons
italiens des activités de transports de
passagers d'Alitalia, fusionnées avec Air One,
la deuxième compagnie de la Péninsule.
Depuis
plusieurs mois, Air France-KLM et Lufthansa
étaient en concurrence pour prendre 25%
d'Alitalia, sauvée de la faillite en 2008 grâce
à l'intervention d'un consortium d'industriel
baptisé CAI. Comme l'ont révélé lundi Les Echos,
le transporteur franco-néerlandais pourrait
débourser jusqu'à 300 millions d'euros, soit
davantage que les 250 millions d'euros
initialement évoqués.
CAI souhaitait
vivement qu'un partenaire étranger vienne
l'épauler pour relancer Alitalia sous une forme
allégée. Silvio Berlusconi et ses alliés de la
Ligue du Nord s'étaient prononcés en faveur de
Lufthansa, espérant ainsi préserver de nombreux
emplois à l'aéroport de Milan. La compagnie
allemande prévoyait en effet de lui conserver le
rôle crucial qu'il joue actuellement tandis
qu'Air France-KLM avait indiqué vouloir
privilégier l'aéroport de Rome.
ADP dans le collimateur du ministère des
Transports
La réaction du
secrétaire d'État aux Transports ne s'est pas
fait attendre. Dominique Bussereau a demandé
"une enquête
administrative immédiate sur les
dysfonctionnements inacceptables ayant affectés
les passagers" de
Roissy-CDG lundi et mardi en raison des
intempéries, annonce-t-il aujourd'hui dans un
communiqué.
Les premiers résultats de l'enquête confiée à la
Direction Générale de l'aviation Civile (DGAC)
devraient lui être communiqués avant la fin de
la semaine.
Lundi, en raison de la neige, de nombreux vols
ont dû être annulés. Air France a dû ainsi
suspendre 120 vols sur 400 programmés. 3 000
passagers ont dû être hébergés dans les hôtels
alentours, 1 500 autres restant coincés en zone
de transit. Le trafic n'est revenu à la normale
que le lendemain en fin de journée.
Air France se rapproche d'Alitalia
Pierre-Henri Gourgeon
intronisé directeur général d'Air France depuis
le 1er janvier pourrait conclure l'alliance avec
Alitalia dans quelques jours.
Le nouveau directeur général d'Air France,
Pierre-Henri Gourgeon va peut-être inaugurer son
mandat avec l'alliance d'AF-KLM et Alitalia.
Selon le journal italien MF, les deux groupes
pourraient conclurent un accord autour du 10
janvier, déjà approuvé sur le principe par les
deux parties dès Noël, selon le journal. Air
France prendrait un participation de 25 % dans
Alitalia, pour 250 ME à 310 ME, selon les
sources. Depuis quelques jours, Alitalia
regroupe officiellement les deux transporteurs
italiens, Alitalia ancienne mouture et Air One,
conformément au plan de relance adopté par la
Cai (Compagnie aérienne italienne), un pool
d'entrepreneurs qui ont décidé de sauver le
transporteur national. Désormais, on ne parlera
plus que d'Alitalia pour désigner le possible
futur partenaire d'Air France. L'alliance entre
les deux compagnies marquera ainsi la fin d'un
feuilleton à rebondissements qui dure depuis des
mois, au cours duquel Lufthansa n'a pas dit son
dernier mot
revue au 18/12/08
Transavia permet l'enregistrement en ligne
Ce nouveau
service concerne les vols au départ de Paris Orly
Sud dont les billets ont été réservés sur le site de
la compagnie ou auprès du centre d'appel
téléphonique.
Il est désormais possible de s'enregistrer sur le
site internet transavia.com. Gratuit, ce service
permet aux passagers de choisir leur siège et
d'imprimer leur carte d'embarquement. Il est
disponible entre 24 h et 3 h avant l'heure limite
d'enregistrement.
Les passagers voyageant avec des bagages enregistrés
peuvent les déposer au point de remise de Transavia
à l'aéroport.
British Airways et Qantas échouent dans leurs
discussions de fusion
Les deux compagnies aériennes, qui avaient
officialisé leur projet début décembre, n'ont
pas été en mesure de s'entendre sur "les
éléments clés d'une fusion à ce stade".
La consolidation en cours dans le secteur aérien
marque une pause. British Airways et sa
concurrente australienne Qantas, qui avaient
confirmé le 2 décembre discuter fusion, ont
annoncé jeudi que leurs négociations se sont
soldées par un échec. "En
dépit des bénéfices à long terme potentiels pour
British Airways et Qantas, les compagnies n'ont
pas été en mesure de s'entendre sur les éléments
clés d'une fusion à ce stade", ont
annoncé les deux compagnies aériennes dans un
communiqué commun.
"British
Airways et Qantas vont continuer à travailler
ensemble dans le cadre de leur activité commune
entre le Royaume-Uni et l'Australie, et en tant
que membres de l'alliance commerciale Oneworld",
ont ajouté les deux compagnies, sans s'étendre
sur les motifs de leur désaccord.
British Airways comptait profiter d'un
assouplissement de la législation australienne
sur les investissements étrangers pour resserrer
les liens avec sa partenaire australienne, dont
elle avait été actionnaire à hauteur de 25%
entre 1993 et 2004. Les deux compagnies avaient
envisagé une alliance assortie d'une prise de
participation croisée, British Airways montant à
49% du capital de sa consœur. Les deux
compagnies, contrôlées par un holding commun,
auraient conservé leur autonomie.
British Airways reproduisait ainsi le schéma
déjà proposé à Iberia. Cette dernière, qui
travaille depuis plusieurs mois à un projet de
mariage avec sa consœur britannique, a pris
ombrage du projet de fusion parallèle avec
Qantas, s'inquiétant des difficultés à mener
deux fusions en même temps. Selon le Financial
Times du 4 décembre, Fernando Conte, le
président d'Iberia, aurait même lancé un
ultimatum à British Airways à ce sujet.
L'épisode Qantas mis à part, force est de
constater que, près de cinq mois après avoir été
approuvé par les conseils d'administration des
deux compagnies, le projet de mariage de British
Airways et d'Iberia piétine. Les négociations
butent sur la répartition des parts au sein du
futur ensemble : British Airways réclame la
majorité, tandis qu'Iberia souligne que la
récente baisse du cours de bourse de sa promise
rapproche la valorisation des deux
entreprises. Ces dernières n'espèrent pas sortir
des négociations avant le printemps prochain,
avait indiqué fin novembre le directeur
commercial d'Iberia.
MARTINAIR détenue à 100% par KLM
Après accord de la Commission européenne, le
groupe maritime et pétrolier danois AP
Moeller-Maersk a vendu sa participation de 50 %
qu'il détenait dans la compagnie néerlandaise
Martinair à KLM (groupe Air France KLM), déjà
propriétaire de l'autre moitié du capital. La
cession sera effective le 31 décembre.
Air Lib : le parquet requiert la confirmation de
la peine de l'ex-PDG
Le parquet général de Paris a demandé mercredi
la confirmation de la condamnation à 4 ans de
prison, dont 18 mois ferme, qui avait été
infligée en septembre 2007 à Jean-Charles
Corbet, ancien PDG d'Air Lib, rejugé pour avoir
provoqué la faillite de la compagnie aérienne.
M. Corbet, rejugé depuis le 10 octobre à Paris,
avait fait appel de sa condamnation prononcée le
25 septembre 2007 par le tribunal correctionnel
pour avoir détourné 15 millions d'euros, soit
10% de la somme versée par Swissair, l'ancienne
maison mère, pour redresser Air Lib.
Le début de l'affaire remonte à l'été 2001. Le
27 juillet, Jean-Charles Corbet et sa holding
personnelle Holco avaient été désignés par le
tribunal de commerce de Créteil pour reprendre
les rênes d'Air Lib, alors la deuxième compagnie
aérienne française.
Dix-huit mois plus tard, la compagnie avait été
placée en liquidation, provoquant le
licenciement collectif de 3.200 salariés.
Le nouveau procès doit se terminer vendredi
devant la cour d'appel de Paris qui mettra son
arrêt en délibéré.
Mercredi l'avocat général Denys Millet a requis
la confirmation des peines infligées en première
instance à M. Corbet (4 ans dont 18 ferme et
300.000 euros d'amende) ainsi qu'à l'ancien
avocat de Holco Yves Leonzi (3 ans dont 18 mois
ferme et 300.000 euros) et au pilote et
syndicaliste Christian Paris (8 mois avec
sursis), rejugés à ses côtés.
M. Millet a par ailleurs demandé que soit portée
de deux à quatre ans la durée d'interdiction
d'exercer la profession d'avocat pour M. Leonzi.
revue au 17/12/08
Air Caraïbes met fin au monopole d'Air France
sur Paris Cayenne
La compagnie inaugure aujourd'hui un vol direct
entre Paris et la Guyane. Cette liaison était la
dernière sur les DOM assurée en situation de
monopole par le transporteur national.

Avec le décollage aujourd'hui à Paris Orly de
l'Airbus A330-300 aux couleurs d'Air Caraïbes
vers Cayenne prend fin le monopole d'Air France
sur les départements d'outre-mer. La Guyane
était en effet le dernier des quatre DOM où le
transporteur national demeurait sans concurrent
sur les liaisons avec la métropole. En
Martinique et en Guadeloupe, il cohabite déjà
avec Corsair et Air Caraïbes, et à La Réunion
avec Air Austral et Corsair.
Ce quatrième gros-porteur d'Air Caraïbes (364
sièges), fraîchement sorti des usines Airbus,
assurera la liaison directe trois fois par
semaine avec l'aéroport de Cayenne Rochambeau.
L'objectif annoncé par Jean-Paul Dubreuil, PDG
du groupe vendéen, maison mère de la compagnie
aérienne qu'il dirige également, est de
conquérir 20 % d'un marché estimé à quelque
200.000 passagers par an, puis de monter en
puissance progressivement, comme il l'avait fait
à partir de 2003 en lançant des vols
transatlantiques directs sur la Guadeloupe et la
Martinique.
Aujourd'hui l'outsider, né en 2000 de la fusion
d'Air Guadeloupe, Air Martinique, Air
Saint-Martin et Air Saint Barth, détient un
quart du trafic entre la métropole et les
Antilles, au coude à coude avec Corsair mais
encore loin derrière Air France.
Trafic en progression
Sur un trafic total de 1 million de passagers en
2007 (en augmentation de 15 % sur 2006), la
moitié est réalisée sur les lignes
transatlantiques (+ 25 %), qui assurent à elles
seules les trois quarts du chiffre d'affaires.
Lequel a progressé de 19 % (227 millions
d'euros) avec un résultat net en hausse de 66 %,
à 6,8 millions d'euros, en 2007.
Pour 2008, la compagnie table sur une hausse de
3 % de son activité, en intégrant d'ores et déjà
pour les trois à quatre prochaines années une
exploitation déficitaire sur la nouvelle ligne.
La défiscalisation confirmée en septembre
dernier sur l'A330-3000 (à hauteur de 40 %, au
prorata de son utilisation sur la Guyane) ainsi
que les exonérations de charges accordées par la
Guyane devraient permettre à Air Caraïbes (875
salariés) d'encaisser sans trop de mal les
importants coûts de démarrage de la ligne pour
laquelle une centaine de personnes, à majorité
guyanaises, ont été recrutées.
Air Caraïbes pourrait, en s'appuyant à la fois
sur ses lignes trans- atlantiques et sur son
réseau régional (l'archipel antillais de
Sainte-Lucie à Saint-Martin, Saint-Domingue,
Cuba, Costa Rica, Panama) faire plus tard de
Rochambeau une porte ouvrant sur l'Amérique du
Sud.
Mais si les ambitions de Jean-Paul Dubreuil ont
été jusqu'alors pas trop mal servies par la
volonté parallèle du gouvernement d'ouvrir
davantage la concurrence sur les liaisons entre
la métropole et les territoires ultramarins, il
est peu probable qu'Air France reste les bras
croisés dans cette région face à cette jeune
compagnie. Déjà, l'année dernière, peu de temps
avant qu'Air Caraïbes ne reçoive le soutien
public du président de la République sur la
ligne Paris-Cayenne, le transporteur national
avait été autorisé à exploiter de nouvelles
lignes sur l'Arc antillais, directement
concurrentes d'Air Caraïbes, qui a alors dû
réduire quelque peu la voilure.
Lufthansa veut bâtir une nouvelle stratégie «
modulaire » européen
Après l'invention du « hub and spoke » par Delta
en 1955, du modèle « low cost. » par Southwest
Airlines en 1971 et du « double-hub » par Air
France-KLM en 2003, voici venu le temps du
système « multi hub modulaire » de Lufthansa.
C'est du moins ce qu'espère son PDG, Wolfgang
Mayrhuber, dont les acquisitions successives
remodèlent la carte du ciel européen.
« Notre concept
modulaire est différent du système de hub
classique. C'est une meilleure solution à la
fragmentation du marché européen »,
a-t-il expliqué en fin de semaine dernière, en
marge d'une réunion de la Star Alliance à
Chicago, en réponse aux interrogations suscitées
par sa soudaine frénésie d'achats.
Après Swiss en 2005 et 19 % de l'américain
JetBlue fin 2007, le patron autrichien de la
compagnie allemande a engagé depuis le début de
l'année la reprise du belge Brussels Airlines,
du britannique BMI, d'Austrian Airlines et de la
compagnie allemande à bas coûts Germanwings,
auxquels s'ajoute la création d'une nouvelle
filiale en Italie au printemps prochain
parallèlement à un projet d'alliance avec
Alitalia et à des discussions avec le scandinave
SAS et le britannique Virgin Atlantic.
Multitude de hubs
Cette stratégie permettra à Lufthansa de ravir
le titre de numéro un européen à Air France-KLM
dès l'an prochain, mais elle déconcerte plus
d'un observateur. Jusqu'à présent, le modèle
éprouvé du transport aérien repose en effet sur
la concentration des vols sur un ou deux grands
aéroports, afin de maximiser les correspondances
tout en optimisant l'utilisation des moyens.
Mais, avec ses acquisitions, le groupe rompt
avec la logique de concentration. Outre ses 3
hubs actuels de Francfort, Munich et Zurich,
Lufthansa se retrouve en effet avec 2 mini hubs
à Bruxelles et Vienne, et 2 autres potentiels à
Londres Heathrow et Milan-Malpensa. Et peut-être
bientôt Copenhague et Stockholm. Une dispersion
qui n'est pas sans rappeler la triste expérience
de Swissair, qui avait multiplié les prises de
participation à travers l'Europe avant de faire
faillite en 2002. Mais Wolfgang Mayrhuber veut
croire en son nouveau modèle.
« Trop
d'intégration est contre-productive. Chaque
marché européen conserve en effet des
spécificités », explique ainsi le
patron de Lufthansa.
Dans ce modèle, chaque compagnie conserverait
ainsi ses spécialités - l'Afrique pour Brussels
Airlines, l'Europe centrale et de l'Est pour
Austrian et les vols transcontinentaux pour
Lufthansa -, le groupe se chargeant des
arbitrages et des achats communs. Mais, si
Lufthansa a les moyens de ses ambitions, il
n'est pas épargné par la crise économique. Son
bénéfice net a chuté de 74,6 % au troisième
trimestre, l'obligeant à abaisser son objectif
de résultat pour 2008 à 1,1 milliard d'euros,
contre 1,38 milliard précédemment. Et 2009, qui
sera la dernière année de mandat de Wolfgang
Mayrhuber à la tête de Lufthansa, s'annonce plus
difficile.
Air France-KLM porte plainte dans le dossier de
rachat d’Austrian Airlines
Le transporteur franco-néerlandais a annoncé
aujourd'hui avoir déposé plainte auprès de la
commission européenne en ce qui concerne les
conditions dans lesquelles le numéro un allemand
Lufthansa s'est porté acquéreur de la compagnie
nationale autrichienne Austrian Airlines. Selon
le transporteur qui était également candidat à
l'acquisition de la compagnie autrichienne, « l'accord
conclu le 5 décembre 2008 entre les
autorités autrichiennes et la compagnie
Lufthansa n'est pas conforme aux conditions qui
avaient été imposées à Air France-KLM durant le
processus de sélection d'un investisseur
stratégique. Cet accord est notamment
conditionné à une annulation, par l'État
autrichien, de la dette d'Austrian Airlines
à hauteur de 500 millions d'euros et repose sur
un prix offert par action considérablement
minorépar
rapport à celui proposéaux
autres actionnaires,
poursuit la compagnie dans un communiqué.
A l'occasion d'un entretien avec l'édition
germanique du FT, Pierre-Henri Gourgeon avait
déjà estimé il y a quelques semaines que
Lufthansa avait été favorisée dans la
privatisation d'Austrian Airlines.
La reprise d’Alitalia par la CAI est désormais
officielle
Ça y est : le consortium d'investisseurs italien
sous la houlette de la CAI reprend la compagnie
aérienne italienne Alitalia pour 427 millions
d'euros. La vente des actifs a été signée
aujourd'hui par le commissaire extraordinaire
Augusto Fantozzi. Reste donc à la compagnie
aérienne italienne à se choisir un partenaire
étranger. A l'occasion d'une conférence de
presse à Rome, le président de la nouvelle
Alitalia, Roberto Colannino, a mentionné les
noms de Air France KLM, Lufthansa, British
Airways au rang des partenaires potentiels.
Selon le quotidien économique Il Sole 24 Ore
dans son édition de jeudi, Air France KLM
devrait faire l'acquisition de 25% de la
nouvelle Alitalia.
Le mois dernier, Alitalia a indiqué qu'elle
s'attendait à clore son exercice 2008 avec des
pertes d'exploitation supérieures à 1 Mds
d'euros comparé à 203 millions d'euros en 2007.
China Southern et China Eastern recapitalisées
Les maisons mères de China Southern Airlines et
China Eastern Airlines vont renflouer les deux
compagnies à l'aide d'aides publiques. Les fonds
levés, qui doivent permettre de rembourser des
emprunts, vont également avoir pour conséquence
de renforcer le contrôle gouvernemental sur les
deux compagnies et diluer les parts des
actionnaires minoritaires.
L'initiative, bien que saluée unanimement, ne
semble pas pour autant suffisante à adresser les
maux des compagnies aériennes chinoises. Un
consensus des analystes table cette année sur
des pertes cumulées de 800 millions de dollars
pour les trois principales compagnies. Le
gouvernement chinois a cependant déjà pris les
devants pour limiter la surcapacité en
interdisant tout nouvel entrant dans l'industrie
jusqu'en 2012 et exhorte aussi les compagnies
existantes à annuler toute nouvelle commande :
un total de 180 nouveaux avions sont
actuellement en commande pour 2009.
Brussels Airlines va rejoindre Star Alliance
A l'occasion de la réunion annuelle du conseil
d'administration à Chicago, les présidents des
compagnies aériennes membres de Star Alliance
ont voté en faveur de l'intégration du
transporteur belge Brussels Airlines. Ce
dernier exploite une flotte de 45 appareils et
opère quelque 300 vols quotidiens vers 55
aéroports européens et 15 destinations
africaines. Brussels Airlines sera parrainé par
Lufthansa pour son intégration.
Aer Lingus se cherche un actionnaire
Tout sauf Ryan air ! C'est un peu le sens de la
quête de la compagnie traditionnelle irlandaise
Aer Lingus. A l'occasion d'un entretien avec le
Irish Times, Colm Barrington, président d'Aer
Lingus a indiqué que sa compagnie recherchait un
investisseur pour prendre une participation
majoritaire à l'amiable avec elle. De ce point
de vue, « Air France-KLM serait une bien
meilleure option que Ryan air », selon le
dirigeant. Barrington déclare aussi qu'il ne
voit pas de partenaire parfait pour Aer Lingus,
déficitaire. Il ajoute qu'Aer Lingus envisagera
une émission d'actions nouvelles pour diluer la
participation de Ryan air dans la compagnie
aérienne, qui atteint presque 30%. Si les cours
pétroliers se maintiennent sous les 50 dollars
le baril, il ne sera pas nécessaire d'appliquer
une surcharge carburant, a-t-il aussi conclu.
Jet Airways a conclu un accord de partenariat
avec Emirates Airline
La compagnie aérienne indienne privée Jet
Airways a conclu un accord de partenariat avec
Emirates Airlines au sujet de leurs programmes
de fidélisation et d'accords de partage de code.
A partir du 15 décembre prochain, les deux
compagnies aériennes vont lancer un programme de
fidélisation commun permettant aux membres
JetPrivilege de Jet Airways de gagner et
échanger des miles sur le réseau international
d'Emirates, à l'exception des vols reliant
l'Inde et Dubaï. De la même manière, les membres
Skywards d'Emirates pourront gagner et échanger
des miles sur le réseau domestique de Jet
Airways. Ce même jour, Les deux transporteurs
mettront en place un accord de partage de code
sur les vols au départ de Mumbai et Delhi à
destination de Dubaï

Le "système
Ryanair",
qui consiste à profiter de subventions
publiques pour proposer des billets à prix
réduit, a du plomb dans l’aide depuis la
récente mise en examen de deux cadres de la
compagnie low-cost. Le début de la fin d'un
modèle économique atypique?
L'Irlandais vient
de relancer son
OPA sur son concurrent
local, Aer
Lingus. Histoire de rassurer les
investisseurs sur la santé de sa boîte.
Pourtant, si l’on
regarde de près, la nouvelle offre est
inférieure de moitié à celle de l'an dernier
et les agences boursières ont déclassé une
action qui dégringole depuis un an en demi,
passant de 6,6 euros
en avril 2007 à 2,76 euros
le 2 décembre.
Surtout, les médias
s’intéressent moins à
la mise en examen,
début novembre en Belgique,
de deux cadres supérieurs de Ryanair pour
leur implication dans un savant montage de
sociétés écran off-shore.
Un événement qui
pourrait marquer la descente aux enfers du
juteux business qui a rendu son PDG, Michael
O'Leary, 400 fois millionnaire en euros en
17 ans. Car si les épisodes judiciaires
visant les méthodes de la compagnie
irlandaise foisonnent, celui-ci est le
premier à mettre ouvertement en cause deux
personnalités de la haute direction.
Sont
dans le collimateur
des juges belges,
trois cadres de l'aéroport de Charleroi (dit
"Brussels South"), l'un des plus généreux
pourvoyeurs de Ryanair en subventions de
toute nature.
Des
liaisons suspendues
Un vent de panique
s'est donc mis à souffler sur les autres
aéroports ayant multiplié les amabilités à
l'endroit de Michael O'Leary, d'autant que
la plupart sont liés par contrat avec
Ryanair pour dix ans, quand ce n'est pas
quinze. A Valencia, en Espagne, les
autorités locales ont immédiatement décidé
de ne pas renouveler leurs "plans marketing"
avec le transporteur low-cost. Résultat:
Ryanair a fermé sans préavis toutes ses
liaisons avec Valencia.
Idem à
Fuerteventura, aux Canaries, où l’Irlandais
a
menacé de fermer
ses lignes si l’aéroport dénonçait son
"accord commercial de promotion".
Pour Charleroi,
c'est plus délicat, vu que Ryanair y a
installé un véritable hub, engloutissant
quelque 250 millions d'argent public.
Toutefois, la compagnie a ouvert quelques
lignes au départ de Lille, voisine de 80
kilomètres... Histoire de mettre la pression
sur les Belges au cas où l’on persisterait à
lui faire des tracasseries juridiques.
Une méthode
mise en lumière
Voilà mis à jour le
"système Ryanair": la compagnie menace de
tout plaquer si on lui résiste, quitte à
laisser en plan des sites où les pouvoirs
locaux, alléchés par la perspective d'un
développement économique et touristique, ont
lourdement investi dans les infrastructures
et les aides –marketing et autres.
Ainsi, à Charleroi,
dès qu'une grève ou une taxation des voyages
aériens s'annonce, on brandit sur le champ
le spectre d'un départ vers des cieux plus
cléments et celui des nombreuses pertes
d'emplois subséquentes. Les choses
s'arrangent alors très vite, quitte à ce que
le gouvernement belge soit
forcé d’assumer une
piteuse volte-face.
De son coté, la
Commission européenne autorise la subvention
à l'ouverture de nouvelles liaisons, à
hauteur de 250000 à 300000 euros par
nouvelle ligne ouverte sur une durée
maximale de deux ou trois ans, selon les
cas. Puis les aéroports locaux ajoutent au
pot (marketing et ristournes en tous
genres), quitte à avoir à le regretter.
Ainsi, l’aéroport basque de Vitoria avait
offert quelque 6 millions d'euros à Ryanair
avant que la compagnie ne ferme sa ligne
vers Londres Stansted, deux ans après son
lancement.
Mi-octobre, c'est
Toulon qui, trois ans exactement après avoir
accueilli (et financé) une rotation
régulière avec Londres,
voit les avions à la
lyre lui dire bye bye
sous prétexte de crise économique. Comme par
hasard, exactement à l'expiration de la
légalité des aides reçues.
Des
enquêtes en cours
La Commission
européenne a, de son coté,
lancé des "enquêtes
formelles" sur
une kyrielle d'aéroports européens (dont Pau
Béarn) englués dans le même système.
Et la Cour des
comptes, dans un rapport rendu en juillet
dernier, a stigmatisé les tombereaux
d'argent public "investis" à perte par les
Chambres de commerce dans les aéroports où
l'on déroule le tapis rouge à Ryanair. Voilà
qui ne fait rien pour rassurer d’éventuels
candidats et
pourrait signer la
chute de tout un système.
Justement, on
observe que les profits de Ryanair ont chuté
de 47% au premier semestre 2008, alors même
que la compagnie annonce des fréquentations
record. Comme si les robinets à subsides
étaient en train de se tarir soudain,
obligeant les compagnies low-cost à
augmenter les coûts annexes facturés aux
voyageurs...
Des frais annexes
qui multiplient le prix annoncé par trois ou
quatre, selon les cas. Et qui, en hausse de
28% en 2007,
représentent désormais
quelque 18% des revenus des la firme.
C'est ainsi que O'Leary peut se vanter d'un
chiffre d'affaires en hausse, alors que ses
profits, eux, dégringolent. Tant que la
presse relaie docilement, pourquoi s'en
priver?
Action en
chute libre
O'Leary n'est pas à
un paradoxe près lorsqu'il
s'est réjoui
ouvertement de la crise financière
qui va, a-t-il dit, favoriser son business.
Mais ce chantre de la libre concurrence gros
consommateur de subventions publiques n'a
pas de mots assez durs pour réclamer que
l'on "vire tous ces p... de fonctionnaires".
Quant à lui-même,
il s'est acheté une licence de taxi pour
pouvoir rouler à son aise dans les couloirs
de bus à Londres. A un journaliste qui lui
demandait s'il trouvait ça bien civique, le
redoutable irlandais a eu cette réponse
cinglante:
"La dernière fois
que j'ai vérifié, nous étions en
démocratie. Je fais donc ce que je veux
de mon argent."
Ryan air refait une offre sur Aer Lingus
Ryan air ne renonce
décidemment jamais. Après avoir échoué l'année
dernière à prendre le contrôle de sa principale
concurrente Aer Lingus, la voici de nouveau partie à
l'assaut de sa compatriote avec une dote cette fois
de 748 millions d'euros pour le rachat de la
totalité du capital de la compagnie. Plus
précisément, Ryan air, qui possède déjà 29,82% de
Aer Lingus, propose 1,40 euros par action Aer
Lingus totalement en numéraires.
Ryan air propose de fusionner
les deux compagnies en « un
groupe irlandais solide de propriété commune ».
« Comme pour
d'autres fusions en Europe telles que Air France/KLM
et Lufthansa/Swiss, les deux compagnies opéreront en
tant qu'entités séparées, avec des marques
distinctes, préservant ainsi les m! eilleures
caractéristiques de chacune, comme les tarifs bas et
la ponctualité élevée de Ryan air, et la culture de
service et les opérations long courrier d'Aer
Lingus », explique le communiqué publié
ce matin par la compagnie.
L'année dernière, Ryan air
avait échoué à racheter Aer Lingus, en raison de
l'opposition du gouvernement irlandais mais aussi
celle des membres de l'équipage d'Aer Lingus, qui
avaient diabolisé le personnage de Michael O'Leary,
directeur général de Ryan air. La commission
européenne avait finalement opposé son veto au
rapprochement entre les deux entités irlandaises.
Mais en ces temps de crise exceptionnels, ce qui
était encore impossible il y a six mois- à l'image
du rapprochement des deux géants bancaires Hbos et
Lloyds TSB - apparaît désormais beaucoup plus
envisageable. Durant ce laps de temps, le nouveau
gouvernement de Dublin, qui possède 25% du capital
d'Aer Lingus, a multiplié ses besoins de liquidités.
A l'image aussi des fonds de pension d'Aer Lingus,
qui contrôlent près de 20% de la compagnie et qui
ont pâti de l'effondrement des marchés boursiers
sur lesquels ils restent fortement indexés. A
l'inverse de la première tentative, cette nouvelle
offre pourrait bien se conclure par un rachat
effectif.
Alitalia devrait décoller le 12 décembre
Après un petit retard à
l'allumage, la nouvelle compagnie aérienne italienne
Alitalia, sous la houlette du consortium
d'investisseurs réunis au sein de la CAI, devrait
prendre son envol le 12 décembre prochain. C'est en
effet ce qu'indique aujourd'hui un communiqué
distribué à la Consob, la bourse de Milan. Le
commissaire extraordinaire d'Alitalia a accepté la
semaine dernière l'offre de rachat de la compagnie
par la CAI pour 1,052 milliard d'euros, à la suite
du feu vert du gouvernement, mettant un point final
à un processus de reprise qui a duré des mois et
connu de nombreux rebondissements.
Ne reste donc plus à la
compagnie qu'à se choisir un partenaire étranger qui
prendra 20% de la nouvelle compagnie. Toujours sur
les rangs Air-France KLM et Lufthansa, qui a
annoncé la semaine dernière son intention de lancer
sa propre compagnie sur le territoire italien dès
l'an prochain.
Air Lib: le procès en appel de Jean-Charles Corbet
débutera le 10 décembre
Le procès en appel de l'ancien PDG d'Air Lib,
Jean-Charles Corbet, condamné à 18 mois ferme pour
avoir détourné des millions d'euros et provoqué la
faillite de la compagnie, débutera finalement le 10
décembre prochain, et non le 3 comme initialement
prévu et se tiendra jusqu'au 19 décembre devant la
9e chambre de la cour d'appel de Paris. Pour
mémoire,
le 25 septembre 2007, la 12e chambre du tribunal
correctionnel de Paris avait condamné Jean-Charles
Corbet à quatre ans de prison, dont un et demi
ferme, et à 300.000 euros d'amende.
L'ex-PDG avait aussi été condamné à verser plusieurs
millions d'euros de dommages-intérêts aux
mandataires-liquidateurs d'AOM-Air Liberté, l'ancien
nom d'Air Lib.
Etude : l’hôtellerie hexagonale rattrapée par la
crise
Si le mois de septembre
avait donné des signes avant-coureur de crise en
France, le mois d'octobre a confirmé cette
mauvaise tendance. C'est en effet ce qu'a
constaté le cabinet d'études Deloitte à
l'occasion de la publication de ses statistiques
mensuelles.
A Paris, si les chiffre
d'affaires de l'hôtellerie 3 étoiles et haut de
gamme sont en recul, l'affaissement le plus
significatif s'est opéré au sein des
établissements 4 étoiles dont le CA est en recul
de 16%. Aucune famille ne serait épargnée
puisque même les hôtels 4 étoiles supérieur
enregistrent un CA hébergement en berne (-15%)
selon Deloitte.
Seule l'hôtellerie 2
étoiles semble parvenir à tirer son épingle du
jeu, avec une légère progression de son CA à 80
euros la recette moyenne par chambre louée
comparé à 79 euros une année auparavant.
Le visage de l'hôtellerie
hexagonale en province semble beaucoup plus
contrastée : les taux d'occupation seraient
ainsi en baisse : modérée pour les
établissements milieu de gamme ( -1%), la chute
serait plus marquée pour les 4 étoiles (-7%). En
revanche, signale l'étude, l'hôtellerie milieu
de gamme continue d'enregistrer une croissance
de son CA hébergement, en raison de
l'augmentation des prix moyens. A la différence
de l'hôtellerie haut de gamme dont le prix moyen
s'affiche en recul de 2% en octobre.
L'hôtellerie hexagonale
dans son ensemble semble avoir souffert de la
désaffection de la clientèle affaires, en
particulier au sein des hôtels
traditionnellement fréquentés par une clientèle
anglo-saxon! ne, très touchée par la crise. « Avec
le prolongement probable de la crise, nombre
d'hôtels risquent de voir disparaître la
croissance enregistrée au premier semestre,
avant d'engager une année 2009 déterminante. »
conclut l'étude.
Le Sénat adopte le relèvement de l’âge limite
des pilotes en France
Au centre de la grève des pilotes d'Air France
qui s'est achevée hier soir, le relèvement de 60
à 65 ans de l'âge limite d'activité en vol des
pilotes en France a été adopté par le Sénat
cette nuit. Ce relèvement avait été introduit
dans le projet de loi de financement de la
Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009 lors de sa
première lecture à l'Assemblée nationale. Les
pilotes n'ont finalement pas obtenu le retrait
de l'article comme ils le demandaient mais le
gouvernement l'a largement amendé et la majorité
sénatoriale a entériné ces changements.
Cet amendement « garantit aux pilotes la
possibilité de pouvoir cesser leur activité
comme aujourd'hui à 60 ans » et celle, « sur la
base du volontariat, de poursuivre leur carrière
entre 60 et 65 ans, avec la garantie de pouvoir,
à tout moment, cesser leur activité aux mêmes
conditions financières qu'actuellement ».
Le nombre de passagers aériens a décliné de 4,4%
en septembre
Le nombre de passagers aériens a continué à
décliner en septembre à hauteur de 4,4% selon
des chiffres du IATA - International Air
Transport Association. Le nombre de passagers en
classe économique a reculé de 4% en septembre,
après un recul de 0,1% en août.
Les billets en première classe et classe
affaires ont également reculé de 8% en septembre
sur une année, conséquence du ralentissement
économique particulièrement visible à la fois en
Europe, au Japon et aux États-unis.
L'organisation du transport aérien international
a également indiqué que la confiance dans le
secteur économique avait encore plus reculé en
octobre qu'en septembre, ce qui laissait
envisager des déclins substantiels à venir en
matière de voyages d'affaires.
Le résultat d'exploitation d'Air France-KLM en
baisse de 44,1%
PARIS (Reuters) - Air France-KLM a publié un
résultat d'exploitation de son deuxième
trimestre 2008-2009 en baisse de 44,1%, pénalisé
par le ralentissement économique mondial, la
volatilité du pétrole et la fluctuation des taux
de change, et prévoit désormais un bénéfice
opérationnel "nettement positif" sur l'exercice
alors qu'il espérait atteindre précédemment un
milliard d'euros.
Sur la période juillet septembre, le bénéfice
d'exploitation s'est établi à 405 millions
d'euros. Le résultat net retraité des éléments
non récurrents a reculé de 49,1% à 244 millions
pour un chiffre d'affaires en hausse de 3,2% à
6,69 milliards.
"Le résultat du trimestre est bon dans un
contexte difficile, nous résistons mieux que nos
concurrents à la crise grâce à la force de nos
hubs (plates-formes de correspondances, ndlr)",
a déclaré Pierre-Henri Gourgeon, directeur
général délégué de la compagnie aérienne
franco-néerlandaise, au cours d'un point presse.
Les analystes du consensus Reuters Estimates,
arrêté au 19 novembre, anticipaient en moyenne
un chiffre d'affaires de 6,61 milliards d'euros,
un résultat opérationnel de 378,8 millions et un
résultat net de 258 millions.
Dans un communiqué, le groupe précise prévoir un
résultat opérationnel "nettement positif" pour
l'exercice en cours.
AF-KLM avait prévenu le 24 octobre que son
objectif de résultat opérationnel 2008-2009,
fixé en début d'exercice à un milliard d'euros,
serait "très difficile à atteindre" compte tenu
de la dégradation généralisée du contexte
économique mondial.
La compagnie souligne jeudi que sa situation
financière reste saine dans le contexte actuel,
avec une trésorerie de 4,4 milliards d'euros à
fin septembre, niveau comparable à celui du 31
mars.
Pierre-Henri Gourgeon, qui succédera au PDG Jean
Cyril Spinetta le 1er janvier prochain, a ajouté
que l'impact de la récente grève des pilotes,
suivie à 35%, était évalué entre 40 et 50
millions d'euros. L'estimation initiale était de
100 millions d'euros.
Les pilotes d'Air France se sont mis en grève du
14 au 17 novembre pour protester contre le
relèvement de l'âge limite de leur départ à la
retraite de 60 à 65 ans.
Air France KLM aurait été choisie comme
partenaire d’Alitalia, selon Il Sole 24 Ore
Selon le quotidien économique italien Il Sole 24
ore, plus de doute possible : c'est bien la
compagnie aérienne franco-néerlandaise qui a été
choisie comme partenaire par les repreneurs
d'Alitalia réunis sous l'égide de la CAI.
Air-France-KLM débourserait ainsi 200 millions
d'euros pour prendre une part de 20% dans la
compagnie transalpine. Le quotidien rajoute que
le numéro un allemand Lufthansa serait encore en
course « sur le papier » bien que les dés
soient jetés.
Selon Il Sole, Air France « fera tout de suite
l'acquisition d'environ 20% de la nouvelle
Alitalia. Le montant prévu est d'environ 200
millions d'euros, avec une augmentation de
capital réservée ». Ce montant s'ajoutera au 1,1
milliard des actionnaires de la Compagnie
aérienne italienne (Cai), qui compose le!
capital de la nouvelle compagnie.
D'après Il Sole, le fait qu'Air France-KLM ait
engagé comme conseil la banque d'affaires
Mediobanca prouve aussi que la compagnie
franco-néerlandaise va emporter la mise.
"Mediobanca a été enrôlée par Paris pour mettre
le tampon de la victoire sur le dossier
Alitalia", assure le quotidien. Questionné sur
ce point, Jean Cyril Spinetta, Pdg d'Air France
KLM a indiqué que « c'était aux repreneurs
d'Alitalia, de faire part de leur décision ».
Air
France-KLM : trafic passagers en hausse de 9% en
octobre
Le groupe franco-néerlandais Air France-KLM a
enregistré une hausse de 9% de son trafic
passagers (passager kilomètre transporté) pour
une offre en augmentation de 8% en octobre,
a-t-il annoncé lundi dans un communiqué.
Le coefficient d'occupation s'établit en hausse
de 0,7 point, à 81,3%, précise le groupe, qui a
transporté en octobre 6,6 millions de passagers
(+5,7%)
Air
France va imposer 50 euros de plus pour les
meilleures places en classe éco
Air France a décidé d'instaurer un supplément de
50 euros en classe économique pour les sièges
situés près des issues de secours des avions,
plus confortables, sur les vols longs courriers,
selon une information recueillie par l'AFP
auprès d'un porte-parole de la compagnie.
La compagnie aérienne française a déjà mis en
place cette mesure sur ses vols à destination de
l'Amérique du Nord et du Canada depuis la
mi-septembre, a précisé la porte-parole,
confirmant une information du Parisien. Elle
sera étendue
« au fil des
mois » aux autres destinations longue
distance.
Les passagers qui effectuent leurs achats sur
internet auront la possibilité, à raison d'un
supplément de 50 euros par personne, de réserver
un siège en classe économique situé près d'une
issue de secours, qui dispose
"d'un plus
grand confort", a expliqué la
porte-parole.
Un avion dispose de six places de ce type en
moyenne en classe économique. Le supplément ne
s'appliquera pas aux passagers disposant des
cartes de fidélité Flying Blue et Gold Platinum,
selon la porte-parole.
BA prévoit un léger bénéfice d’exploitation pour
2008-2009
BA fait moins pire que prévu. La compagnie
aérienne britannique a en effet publié
aujourd'hui une perte nette de 42 millions de
livres (53 millions d'euros) au premier semestre
clos au 30 septembre contre 493 millions de
livres de bénéfice (605 millions d'euros) au
premier semestre 2007, pour un chiffre
d'affaires en hausse de 6,4%, à 4,75 milliards
de livres. Les analystes avaient tablé sur un
chiffre d'affaires de 4,574 milliards de livres
d'où la progression de l'action BA à la bourse
de Londres aujourd'hui qui prenait plus de 13% à
la mi-journée.
Forte de cette performance, la compagnie, qui
visait l'équilibre opérationnel pour l'exercice
en cours clos fin mars, table désormais sur un
léger bénéfice d'exploitation. BA a également
revu à la hausse (de +3%! à +4% "au moins"), sa
prévision de chiffre d'affaires pour cet
exercice.
A l'image de ses paires, la compagnie aérienne
envisage une réduction de capacité à hauteur
d'1% sur son programme estival, « sans pour
autant compromettre son réseau ». Cette
initiative va également s'accompagner d'une
révision à la baisse des capitaux
d'investissement de la compagnie : de 650
millions de livres prévus initialement, ce
montant doit désormais atteindre 550 millions de
livres. Enfin, BA a maintenu son estimation de
dépenses carburant inchangée à 3 Mds de livres
pour la totalité de l'exercice en cours, et cela
malgré la baisse des cours du pétrole.
Plombée par de mauvais trimestriels, Air Canada
va encore réduire sa capacité
Mauvais troisième trimestre pour Air Canada. La
compagnie aérienne a publié une perte nette de
132 millions de dollars canadiens (110 millions
de dollars américains) alors que le groupe avait
publié un bénéfice de 273 millions de dollars
une année auparavant. Les raisons invoquées sont
de deux ordres : la compagnie a ainsi été
plombée par une perte nette hors trésorerie de
93 millions de dollars canadiens liées à ses
contrats de couverture carburant et une perte
nette de 87 millions de dollars liés aux effets
de change. Même son bénéfice d'exploitation
ressort divisé par trois en une année à 112
millions de dollars.
Conséquence de ces mauvais trimestriels, la
compagnie aérienne a revu à la baisse ses
prévisions de capacité : celle-ci devrait
baisser de 1%! à 1,5% par rapport à 2007 et de 7
à 8% sur le seul quatrième trimestre. Cette
tendance devrait également se poursuivre en
2009, avec une réduction attendue de l'ordre de
7 à 8% au premier trimestre comparé au premier
trimestre 2008.
Les factures pleuvent sur le passager aérien
Claironnant leur différence face aux compagnies
à bas coûts qui surfacturent le moindre service
additionnel mais adoptant, parfois en catimini,
certaines des pratiques en vigueur chez les «
low cost », les compagnies aériennes
traditionnelles multiplient des initiatives
visant à faire passer le consommateur à la
caisse pour un oui ou pour un non. Dernier
exemple en date : Air France a confirmé vendredi
une information de la chaîne de télévision
France 2 selon laquelle, depuis septembre et sur
ses vols transatlantiques, les passagers en
classe économique qui veulent réserver des
sièges proches des issues de secours - ceux qui
permettent aux grands d'étendre leurs jambes -
paient leur trajet 50 euros de plus.
Jusqu'à présent, la règle était plutôt
d'attribuer les meilleurs sièges à ceux ayant
réservé les premiers mais ce ne sera bientôt
plus qu'un souvenir : une porte-parole d'Air
France a indiqué vendredi à l'AFP que cette
surfacturation sera étendue
« au fil des
mois » aux autres destinations
long-courriers.
Quelques jours avant cette révélation, la
compagnie française, qui s'enorgueillit dans ses
publicités de « faire du ciel le plus bel
endroit de la terre », et sa consoeur
néerlandaise KLM avaient décidé que les
détenteurs de la carte de fidélité Ivory du
programme Flying Blue devront, à partir d'avril
2009, voyager au moins une fois tous les vingt
mois - contre trente-six mois auparavant - s'ils
veulent prolonger la durée de vie de leurs miles
accumulés. Soit seize mois effacés d'un coup
dans le but d'alléger le passif du bilan, qui
comptait sur le dernier exercice fiscal pour
près de 2,3 milliards d'euros de billets émis et
non utilisés.
Des prix « de plus en plus opaques »
Certes, les compagnies traditionnelles, qui
répercutaient déjà les surcharges carburants
sans états d'âme, n'ont pas encore osé imiter la
« low cost » easyJet, qui débite carrément 7,5
euros supplémentaires pour tout paiement par
carte de crédit autre que Carte Bleue et Visa
Electron alors qu'elle n'accepte ni les chèques
ni les espèces. Ou son homologue américaine
JetBlue qui vend 7 dollars l'oreiller de voyage.
Mais pour le reste... L'été dernier, la plupart
des grands transporteurs américains ont
introduit des surcharges de 15 à 20 dollars pour
le second bagage enregistré sur un vol
domestique, certains faisant même payer le
premier. US Airways a annoncé que le verre d'eau
serait facturé 2 dollars et le café 1 dollar. La
palme revient à United Airlines, qui entendait
facturer 9 dollars le repas et 6 dollars le
snack sur ses vols transatlantiques en classe
économique à partir du 1er octobre avant de
faire machine arrière devant le tollé.
Président de la commission air au Syndicat
national des agences de voyages (Snav),
Jean-Pierre Mas s'insurge contre cette stratégie
consistant à transférer le maximum de coûts sur
le client. «
Plus il y a de suppléments, moins il y a de
lisibilité des prix pour les passagers et plus
c'est nocif, dit-il.
En rendant
leurs prix de plus en plus opaques, les
compagnies provoquent l'hostilité des passagers.
»
7 NOV 2008
La
question de l'âge de la retraite aiguise les
craintes pour l'emploi chez Air France
Les syndicats de personnels de cabine ont
reporté leur menace de grève à début décembre,
afin de protester contre un projet de loi visant
à reculer de 55 à 65 ans l'âge de cessation
d'activité.
L'épineuse question de l'âge de départ à la
retraite des personnels navigants des compagnies
aériennes ne perturbera pas les vols. Du moins
pas dans l'immédiat. Les huit syndicats de
navigants d'Air France qui avaient appelé à la
grève pour cette semaine (CFDT, CFTC, FO, SNPNC,
SUD aérien, CGT, Unac et Unsa) ont décidé samedi
de reporter le mouvement aux 5, 6, 7, 8 et 9
décembre. Les organisations seront reçues
aujourd'hui au ministère des Transports.
A l'origine du conflit, un amendement adopté
tard vendredi soir par l'ensemble des députés
sur proposition de la commission des Affaires
sociales dans le cadre du projet de loi de
financement de la Sécurité sociale (PLFSS), et
qui propose de reculer à 65 ans l'âge de
cessation d'activité pour les pilotes et les
personnels de cabine, au lieu de 60 ans pour les
premiers et 55 ans pour les seconds. Présentée
comme une simple possibilité offerte aux
salariés qui en feraient le choix, cette mesure
pourrait entrer en vigueur dès janvier 2009 !
Même si la menace de grève s'éloigne pour le
moment, les organisations syndicales ne
désarment pas sur ce dossier, qui suscite non
seulement l'opposition de tous les syndicats de
navigants (à l'exception de deux associations
très minoritaires), mais aussi celle, plus
feutrée, de la direction. Les représentants des
salariés veulent
« mettre la
pression sur les sénateurs », qui
doivent désormais se prononcer sur l'amendement,
et sur la commission mixte paritaire
Sénat-Assemblée nationale, qui aura lieu fin
novembre. D'autre part, le principal syndicat
des pilotes (SNPL) n'a pas encore précisé la
suite qu'il comptait donner à son propre appel à
la grève dans toutes les compagnies aériennes du
14 au 17 novembre.
Tarissement de l'embauche
Outre l'argument habituel de la sécurité des
vols, le recul de l'âge de la retraite suscite
des craintes pour l'emploi, déjà menacé par la
dégradation de la situation économique. Comme
l'ont récemment souligné des responsables d'Air
France, lors du dernier comité d'entreprise, le
recul de l'âge de la retraite de 60,5 à 62 ans
ferait passer la capacité d'embauche annuelle de
la compagnie de 1.500 personnes à 250. Un
passage à 65 ans se traduirait donc par un
tarissement de l'embauche. Et ce alors que la
compagnie a déjà revu à la baisse ses prévisions
de recrutement sur trois ans, ce qui devrait se
traduire par une diminution des effectifs d'ici
à 2011. Le maintien en poste des plus de 60 ans
serait également un frein pour la réduction des
coûts, alors que la compagnie prévoit
d'économiser 400 millions d'euros par an. Et ce
serait aussi un frein pour la carrière des
navigants, dont l'avancement se fait
essentiellement à l'ancienneté. Autant de
sources potentielles de tension sociale que
personne ne semble vouloir risquer. D'autant
que, contrairement à d'autres régimes spéciaux,
la caisse de retraite des navigants, récemment
réformée, est financièrement équilibrée.
Aérien : le plan d'économie d'Air France
inquiète l'Union des aéroports français
Selon l'UAF, nombre de villes, tant en province
que dans les départements et territoires
d'outre-mer, vont faire les frais des mesures
d'économie annoncées par la compagnie pour la
saison d'hiver.
Le trafic aérien français a enregistré son
premier déclin mensuel depuis 2003, avec une
baisse de 3% en septembre comparé au même mois
de l'an passé, rappelle mardi dans un communiqué
l'Union des Aéroports Français (UAF).
L'UAF qui regroupe 126 membres qui exploitent
près de 154 aéroports en France métropolitaine
et outre mer _ soit la totalité du trafic
commercial français _ souligne que, pour la
saison d'hiver, des allègements de fréquences et
suppressions de lignes sont maintenant annoncés,
notamment par la compagnie Air France, au départ
d'aéroports régionaux (notamment sur Roissy
Charles de Gaulle).
" Si l'on
peut comprendre une décision d'entreprise du
groupe Air France en raison de la
rentabilité d'une liaison, regrette cependant
qu'aucune autre compagnie française ne se montre
susceptible de reprendre l'exploitation de
certaines de ces lignes délaissées, qui
pourraient pourtant s'avérer rentables
", souligne-t-elle.
Chez Air France -KLM, nul ne contestera la
réalité d'une telle réduction de la voilure. En
effet, pénalisée comme toutes les autres
compagnies aériennes, par le recul du trafic
aérien tant sur les vols domestiques qu'à
l'international, Air France-KLM ne pense plus
pouvoir atteindre son objectif de 1 milliards
d'euros de résultats d'exploitation pour
l'exercice 2008-2009.
Mais pour l'UAF, la desserte des régions de
France, qui participe de l'esprit de
l'aménagement du territoire, "
doit demeurer
une préoccupation, pour ne pas dire une priorité
" afin de "
relier certaines régions françaises qui ne le
sont pas, ou qui ne le sont plus, au reste du
monde ".
Ryan air voit ses bénéfices semestriels fondre
de 47%
L'absence de politique de couverture carburant a
pénalisé la compagnie aérienne irlandaise à bas
coûts au cours du premier semestre de son
exercice 2008-2009. Ryan air a fait état
aujourd'hui d'une baisse de 47% de son bénéfice
semestriel à 214,6 millions d'euros tandis que
son CA progressait sur la même période de 6,5% à
1,811 Mds d'euros. Malgré cette large diminution
des profits, la compagnie maintient un objectif
de résultat stable pour l'ensemble de l'exercice
2008-2009, estimant que la baisse des tarifs au
second semestre estimés entre 15 et 20% devrait
être compensée par celles des coûts du
carburant.
« Si les prix pétroliers restent
approximativement à 80 dollars le baril l'an
prochain, nos bénéfices rebondiront fortement »,
a expliqué le directeur général de la compagnie
aérienne irlandaise, Michael O'Leary, dans un
communiqué.
La compagnie envisage d'ajouter 33 nouveaux
appareils à sa flotte dans les six à sept
prochains mois, l'objectif étant d'atteindre les
67-68 millions de passagers l'an prochain, soit
une hausse de 8-10 millions par rapport à cette
année.
Ryan air espère aussi se placer au rang des
bénéficiaires de la récession qui se profile en
Europe.
« Chaque fois qu'il y a récession - et il va y
avoir une récession importante en Europe -, Ryan
air croît plus rapidement et devient plus
profitable", dit-il.
"La demande
pour des vols moins chers va augmenter, y
compris auprès des hommes d'affaires qui
représentent déjà 45 % de la clientèle »
estimait Michael O&! #39;Leary dans un
entretien paru aujourd'hui dans le magazine
allemand « Tagesspielgel ».
… et réitère son projet de lancement d’une
compagnie transatlantique
Michael O'Leary a profité de la publication des
résultats semestriels de Ryan air pour confirmer
son intention de lancer au cours des deux à
trois prochaines années une compagnie
transatlantique en direction des États-unis. Il
a souligné, qu'un tel lancement,
qui se ferait éventuellement via une
compagnie séparée de laquelle Ryan air serait
actionnaire, nécessiterait l'acquisition de 50 à
60 avions long-courriers à bas prix. Dans le
cas où le lancement pourrait se faire, il ne
serait effectif qu'environ douze à dix-huit mois
après l'acquisition des appareils, soit d'ici à
deux ou trois ans au plus tôt, selon lui.
Michael O'Leary a estimé que quatre ou cinq
appareils pourraient voler depuis huit à dix des
bases existantes de Ryan air à travers l'Europe,
comme Londres, Dublin, Rome! et Francfort, vers
à peu près le même nombre de grandes villes
américaines, à des prix pouvant s'échelonner de
10 euros le trajet à environ 1500 euros pour la
classe affaires. Le directeur général a reconnu
que le trafic ne pourrait se faire que vers des
« aéroports secondaires » américains. A New York
par exemple, il a observé que l'aéroport
new-yorkais "JKF n'a pas besoin" de Ryan air,
mais il n'a pas exclu une base à Newark.
Alitalia sauvée de la faillite
Il s'en est fallu de peu pour que la compagnie
aérienne italienne se déclare en faillite. A
quelques heures de l'ultimatum vendredi soir, la
Compagnie aérienne italienne (Cai), consortium
réunissant un certain nombre de grands patrons
italiens, a finalement annoncé qu'elle avait
décidé de présenter son offre définitive de
reprise, malgré le blocage de certains
syndicats. La Cai a également confirmé qu'elle
était prête à investir un milliard d'euros pour
relancer la compagnie en grande difficulté. Mais
elle a tout de même répété que son offre restait
« conditionnée à une décision » de la Commission
européenne qui doit encore décider si le prêt
relais de 300 millions d'euros accordé par le
gouvernement à Alitalia est ou non une aide
d'État illégale.
Le consortium d'investisseurs doit également
encore décider d'une alliance avec une compagnie
étrangère, Air France et Lufthansa étant
favorites.
Première baisse du nombre de passagers aériens
depuis 2003
Les dernières statistiques publiées par
l'association internationale du transport aérien
ce matin sont alarmantes. En septembre, le
trafic aurait ainsi baissé de 2,9% sur une
année, soit le premier recul depuis 2003, date
de l'épidémie de SARS - pneumonie atypique. Les
résultats pour le fret sont encore plus
inquiétants, avec une baisse de 7,7% sur une
année. « La
détérioration du trafic est particulièrement
rapide et étendue », a ainsi commenté
par voie de communiqué le directeur de l'IATA,
Giovanni Bisignani. « Même
la bonne nouvelle de la réduction de moitié du
prix du pétrole depuis le pic de juillet ne
suffit pas à contrebalancer la chute de la
demande », a-t-il ajouté. Face à
cette détérioration, l'organisme envisage la
possibilité de réviser une nouvelle fois à la
baisse ses prévisions de résultats pour les
compagnies aériennes dans le monde : jusqu'à
présent, ses pronostics tablaient sur des pertes
de 5,2 Mds de dollars cette année.
Air-France-KLM lance un avertissement sur
résultat
Air-France-KLM n'échappe pas au ralentissement
économique. Dans un communiqué publié ce matin,
le groupe a lancé un avertissement sur ses
résultats : Air-France-KLM indique ainsi, que
compte tenu de la conjoncture, il lui sera
difficile d'atteindre son objectif de résultat
d'exploitation d'un milliard d'euros pour
l'exercice en cours.
« Néanmoins »,
poursuit la compagnie aérienne, « ce
résultat devrait rester largement positif si les
conditions actuelles de marché ne se dégradent
pas davantage ».
Pour affronter ces difficultés, le transporteur
a décidé de mettre en place un nouveau plan
d'économies supplémentaires « dont
les premières estimations s'élèvent entre 700 et
800 millions d'économies complémentaires
cumulées à horizon 2011-12 et entre 1,1 et 1,2
milliards en 2013-14 ». Le groupe a
également décidé de limiter l'augmentation de
ses capacités entre 1% et 2% à l'hiver 2008 et à
l'été 2009. « En ce qui concerne les années
ultérieures », le transporteur
franco-néerlandais indique qu'il « adaptera
l'évolution de son offre en fonction des
conditions de marché ».
Air France a le feu vert des Britanniques pour
la reprise de VLM Airlines
L’autorité de la concurrence au Royaume-Uni
(OFT) vient d’annoncer qu’il autorisait
l’acquisition de la compagnie VLM Airlines par
le groupe Air France-KLM.
VLM Airlines était auparavant une filiale de la
société néerlandaise Panta Holdings B.V. VLM
Airlines est un des principaux transporteurs
régionaux européens. Sa clientèle voyage
essentiellement pour affaires. La compagnie
exploite à l’heure actuelle une flotte de Fokker
50, essentiellement au départ de son hub de
London City. Le feu vert de l’OFT ouvre la
perspective d’une coopération étroite entre VLM
Airlines et le transporteur régional City Jet,
filiale à 100 % d’Air France et qui opère déjà à
London City.
Sévères turbulences en vue pour les compagnies
aériennes
Air France-KLM confirme qu’elle ne tiendra pas
ses objectifs. Après un très mauvais mois de
septembre, c’est tout le secteur qui s’enfonce
dans la crise.
Il n’y aura pas de miracle. La crise mondiale
entraînant une diminution des échanges, il
fallait s’attendre à ce que, tôt ou tard, les
compagnies aériennes tirent la sonnette
d’alarme. Le fret a été touché dès septembre.
Mais la morosité gagne maintenant le transport
de passagers malgré la baisse des prix du
kérosène et du baril de pétrole qui a apporté un
ballon d’oxygène.
Air France-KLM, dont l’activité cargo a baissé
de 12 % en septembre, rencontre les premières
turbulences dans son activité passagers. La
compagnie a précisé vendredi que, « compte tenu
de la conjoncture économique », il lui serait
« très difficile » d’atteindre ses prévisions de
résultat. Elle a confirmé qu’elle allait
« mettre en œuvre un plan d’économies
supplémentaires » et « réduire son plan
d’investissement ». Son objectif est
d’économiser 700 à 800 millions d’euros d’ici à
2011 et 1,1 milliard d’euros d’ici à 2013. La
sérénité reste néanmoins de mise chez Air
France-KLM, car il y a plus mal loti. Plusieurs
compagnies américaines en sont à immobiliser des
appareils et à supprimer des emplois.
Nouvelles faillites
Les perspectives pour le secteur, à l’échelle
mondiale, ne sont pas vraiment pas bonnes. « La
détérioration du trafic est particulièrement
rapide et étendue, s’est alarmé Giovanni
Bisignani, directeur de l’Association
internationale du transport aérien (IATA) qui
réunit toutes les grandes compagnies. C’est la
première fois que nous avons une récession de
cette taille, mondiale. » L’association, qui
prévoyait déjà des pertes de 5,2 milliards de
dollars cette année pour le transport aérien,
n’exclut pas de se montrer plus pessimiste
encore.
Le trafic de passagers a baissé de 2,9 % en
septembre, une première depuis l’épidémie de
pneumonie atypique (sras) en 2003. En septembre,
touristes et hommes d’affaires ont boudé l’avion
dans toutes les régions du monde, sauf en
Amérique latine. La contraction brutale du
commerce mondial a particulièrement touché la
région Asie Pacifique, avec une dégringolade de
6,8 % du trafic passagers. L’Europe et
l’Amérique du Nord souffrent également, mais
dans une moindre mesure.
Pour le trafic international cargo, le recul de
septembre est encore plus marqué que celui des
passagers : - 7,7 %. C’est sa pire chute depuis
2001, année de l’éclatement de la bulle Internet
et des attentats du 11 Septembre. Là encore,
l’Asie Pacifique tire les chiffres vers le bas
avec un plongeon de 10,6 %.
Du coup, de nouvelles faillites de compagnies
aériennes pourraient être annoncées. L’IATA
rappelle ainsi que 30 compagnies aériennes ont
déjà fait faillite sur les neuf premiers mois de
l’année et que 20 autres sont dans une
« situation préoccupante ». Ces turbulences
pourraient donner un nouveau coup d’accélérateur
au mouvement de concentration déjà engagé dans
le secteur.
Ryan air annonce la fermeture de sa base de
Valence en Espagne
Ryan air claque la porte à Valence. La compagnie
aérienne irlandaise à bas coûts a en effet
annoncé aujourd'hui par voie de communiqué sa
décision de fermer sa base de Valence en Espagne
suite à un différend avec les autorités
régionales. La compagnie a regretté dans un
communiqué l'attitude des autorités régionales
de Valence, qui refusent selon la compagnie
irlandaise, de promouvoir ses services, alors
qu'elles le feraient pour d'autres compagnies
aériennes apportant pourtant beaucoup moins de
trafic à la région. Ryan air a rappelé qu'elle
avait prévu que cette base accueille autour de
1,5 million de passagers cette année, soit le
quart du trafic total de l'aéroport de Valence.
British Airways : 1/3 des cadres ont accepté le
plan de départs volontaires
450
cadres ont finalement accepté le plan de départs
volontaires offert par la compagnie aérienne
britannique British Airways. Cette proposition
avait été ouverte à 1400 cadres il y a deux
semaines et les départs sont attendus pour la
fin de l'année. Selon un porte-parole qui se
confiait à l'agence de presse Dow Jones, ce
chiffre est conforme aux attentes de la
compagnie aérienne mais la direction du
transporteur doit encore évaluer le montant des
économies de coûts générées par cette
initiative. BA a décidé de proposer ce plan
afin de réduire ses coûts dans un environnement
économique difficile. Selon le transporteur, sa
masse salariale constitue à l'heure actuelle son
deuxième poste de coûts, après les frais en
carburant.
Alitalia: les repreneurs étendent leur offre
jusqu'à fin octobre
La validité de l'offre de reprise des activités
de transport de passagers d'Alitalia par les
grands patrons italiens est prolongée jusqu'au
31 octobre. C'est en effet ce qu'a annoncé
aujourd'hui l'alliance des repreneurs réunis
sous l'égide de la Compagnie aérienne italienne
(CAI), qui avait auparavant fixé une date limite
au 15 octobre.
Le 28 octobre prochain, les actionnaires de la
Cai doivent donc se retrouver pour une assemblée
générale afin de changer les statuts de la
société et approuver l'augmentation de son
capital afin qu'elle puisse procéder au rachat
d'Alitalia. La Cai déposera ensuite une offre
formelle de reprise auprès du commissaire
extraordinaire chargé de gérer la compagnie.
Air France remanie sa desserte transatlantique
au départ de Londres
La crise financière et économique n'en finit pas
de peser sur les compagnies aériennes. Dernière
annonce en date : Air France a annoncé
aujourd'hui l'interruption de sa desserte Los
Angeles au départ de Londres Heathrow à compter
du programme d'hiver 2008-2009. « Les ressources
ainsi dégagées (avions, slots) permettront de
renforcer la ligne Londres Heathrow-New York
JFK, dont la fréquence des vols passera de deux
à trois quotidiens à l'été 2009, deux étant
exploités par Delta et un par Air France »
annonce la compagnie dans un communiqué publié
aujourd'hui.
Iberia monte à 7,3% dans le capital de British
Airways
Iberia et British Airways ont fait aujourd'hui
un pas supplémentaire vers leur fusion. La
compagnie espagnole a en effet déclaré avoir
porté à 7,3% sa participation dans sa
concurrente British Airways. Annoncé fin
juillet, le projet de rapprochement entre les
deux compagnies devrait néanmoins prendre plus
de temps que prévu en raison des turbulences
actuelles constatées par le secteur du transport
aérien, selon des propos tenus en début de
semaine par Willie Walsh, directeur général de
BA. Il n'empêche : cette fusion devrait
permettre de produire à terme de larges
économies d'échelle. Une étude citée par les
syndicats de pilotes espagnols - SE LA - et
britanniques - Balpa - évalue à 792 millions
d'euros les économies annuelles réalisées à
partir de 2014. La première année suivant la
fusion, en 2010, les économies obtenues seraient
deux fois moindres, à 415 millions d'euros.
Lufthansa confirme ses prévisions pour 2008
La Lufthansa confirme sa prévision de stabilité
de son bénéfice d'exploitation sur l'exercice
2008.
Le groupe a ajouté qu'il n'estimait pas
nécessaire de prendre de nouvelles mesures de
réduction des coûts.
Le titre Lufthansa perdait 3% en milieu de
journée, une baisse cependant moins marquée que
celle de l'indice Dax de la Bourse de Francfort
(-4,3%).
Ryanair réitère son désir de lancer une
compagnie transatlantique
Qui a dit que le
crédit crunch
était mauvais pour les affaires ? Sans doute pas
Michael O'Leary. Le tempétueux directeur général
de la compagnie aérienne irlandaise Ryanair a
réitéré aujourd'hui au quotidien britannique
Daily Mail son souhait de lancer une compagnie
aérienne transatlantique offrant des tarifs à
partir de 10 livres. A l'occasion d'une
intervention à la Chambre de Commerce de
Londres, le transporteur a indiqué qu'il
envisageait de créer une compagnie à bas coûts
spécialisée dans le long-courrier, une
opportunité rendue possible par la vague de
faillites des compagnies aériennes rendant ainsi
la flotte moins chère.
Selon les projets initiaux, cette nouvelle
compagnie devrait voler à destination d'un
certains nombre d'aéroports amé! ricains en
partance de Londres-Stansted et Prestwick. Sans
préciser une date de lancement possible,
l'opérateur a néanmoins prévenu que ce ne serait
pas long. Se livrant au petit jeu des
prévisions, le directeur général a également
laissé entendre que deux compagnies aériennes
européennes supplémentaires disparaîtraient
d'ici la fin de l'année tandis que la crise
financière devrait durer au moins cinq ans.
Les
pilotes d’United exigent une réduction des
émoluments de leur directeur général
Le syndicat des pilotes de la compagnie aérienne
américaine United Airlines a demandé au conseil
d'administration du transporteur United Airlines
de procéder à une réduction des émoluments de
Glenn Tilton, directeur général de la compagnie.
Motif : à une période où la plupart des salariés
se serrent la ceinture, l'ALPA estime légitime
que le patron de la compagnie se montre
solidaire de ses salariés.
Car, selon l'ALPA, Glenn Tilton serait
actuellement le patron d'une compagnie aérienne
américaine le mieux payé, avec un package global
- salaires, bonus et participations compris-
atteignant 10,3 millions de dollars par an. A
titre de comparaison, le directeur d'American
Airlines ne gagne « que » 4,6 millions de
dollars, celui de Southwest 1,3 millions tandis
que le CEO de JetBlue empoche 514&! nbsp;000
dollars par an. « Les
syndicats de pilotes pensent qu'il n'existe
aucune raison pour que le plus mauvais patron
d'une compagnie aérienne soit le plus
récompensé. United Airlines a perdu plus
d'argent cette année que près de la moitié de
ses concurrentes américaines réunies »
estime le syndicat dans un communiqué.
Alitalia
: après l'accord syndical, l'épreuve de l'Europe
A quelques heures à peine de la fin du délai
prévu par l'Enac, l'autorité italienne de
l'aviation civile, pour suspendre la licence de
vol d'Alitalia, les signatures des neuf
syndicats concernés ont enfin été apposées au
bas de l'accord avec la Compagnie aérienne
italienne (CAI). Hier vers 14 heures, les
représentants de Avia (personnel navigant
commercial) et de SDL (personnel à terre) ont en
effet accepté l'accord. Pour la plus grande
satisfaction du chef du gouvernement, Silvio
Berlusconi. Les représentants des hôtesses et
stewards ont cependant souligné qu'il y aurait
encore un référendum auprès de leurs mandants,
et que le licenciement de 1.500 d'entre eux
était « un
prix très élevé à payer».
La CAI, fondée par une quinzaine de chefs
d'entreprise italiens emmenés par Roberto
Colaninno, va devoir désormais accélérer le
processus afin d'appliquer son plan de reprise
des actifs d'Alitalia et d'Air One. Les
actionnaires de CAI devraient, pour ce faire, se
réunir d'ici à quelques jours. Objectif : faire
démarrer la nouvelle compagnie dès le 1er
novembre. Parallèlement, le dossier doit obtenir
sa licence de vol de l'Enac et le feu vert de
Bruxelles. Deux commissaires sont impliqués :
celui des Transports, Antonio Tajani, et celui
de la Concurrence, Nelly Kroos. L'Union
européenne pose trois conditions pour que le
sauvetage ne soit pas assimilé à une aide d'Etat
: il doit y avoir discontinuité de l'entreprise,
transparence et vente des actifs au prix du
marché. Si Bruxelles ne reconnaissait pas la
discontinuité entre les deux sociétés, la CAI
devrait reprendre les dettes d'Alitalia. Elle ne
pourrait en outre bénéficier des aides prévues
par l'Etat en cas d'embauche de personnes
relevant de la Caisse d'intégration pour la
reprise des 12.500 salariés qu'elle compte
engager.
C'est également à la CAI qu'incombera de choisir
un partenaire international, comme l'a rappelé
hier Silvio Berlusconi. Ils sont deux sur la
ligne de départ : Air France-KLM et Lufthansa.
Et suivent très attentivement la situation,
comme l'a répété hier le porte-parole de la
compagnie allemande. L'administrateur délégué de
CAI, Rocco Sabelli, a expliqué dans une
interview au « Messagero » de dimanche que la
négociation sera rapide, mais qu'il ne s'était
pas fixé de date pour le terme des discussions.
Air France : Jean Cyril Spinetta passe le relais
à Pierre-Henri Gourgeon
Le PDG d'Air France-KLM se donne le temps de
préparer sa succession en confiant à l'actuel
numéro deux du groupe la présidence de la
compagnie Air France, tout en conservant les
rênes du holding.
Une page est sur le point de se tourner chez Air
France. Après onze ans aux commandes de la
compagnie aérienne, Jean Cyril Spinetta
s'apprête en effet à passer le manche à son
numéro deux, Pierre-Henri Gourgeon, tout en
conservant la présidence du holding Air
France-KLM. L'information dévoilée par « La
Tribune » devait être annoncée hier soir aux
administrateurs représentants du personnel,
avant d'être entérinée demain en conseil
d'administration.
Jean Cyril Spinetta, qui fêtera ses
soixante-cinq ans le 4 octobre, abandonnera au
1er janvier 2009 la gestion au quotidien d'Air
France pour se limiter aux grandes questions
stratégiques, à l'instar de Léo van Wijk,
l'ancien PDG de KLM, devenu vice-président d'Air
France-KLM après avoir laissé le pilotage de la
compagnie néerlandaise à Peter Hartman. Son
mandat de PDG du holding Air France-KLM lui
permet de rester jusqu'en 2010, avec la
possibilité d'être prolongé jusqu'à la limite
d'âge de soixante-dix ans, en 2013.
Mais ce partage des tâches est aussi pour Jean
Cyril Spinetta une façon d'organiser sa
succession, en favorisant une solution de
continuité, face aux ambitions concurrentes, en
interne et à l'extérieur.
Un poste convoité
Cette première étape n'aura pas été franchie
sans peine, le choix de Pierre-Henri Gourgeon
étant loin de faire l'unanimité pour un poste
aussi convoité que celui de PDG d'Air France.
Engagée avant l'été au plus haut niveau de
l'État, la réflexion aurait fait l'objet d'au
moins deux réunions à l'Élysée.
Bien que devenu minoritaire, avec 15,7 % du
capital, l'État reste le principal actionnaire
du groupe. Outre les candidatures externes,
comme celle, démentie depuis, du directeur de
cabinet de Christine Lagarde, Stéphane Richard,
ou de l'ancien ministre Thierry Breton, le choix
de Pierre-Henri Gourgeon risquait d'aiguiser les
rivalités entre directeurs généraux adjoints.
C'est probablement pour éviter une telle guerre
des chefs que le poste de directeur général
délégué d'Air France devrait disparaître. Reste
qu'à soixante-deux ans, Pierre-Henri Gourgeon ne
représente peut-être qu'une solution d'attente
dans l'esprit de certains, la prochaine échéance
étant 2010 et la fin du mandat de Jean Cyril
Spinetta, qui correspondra à l'âge de la
retraite pour son bras droit.
Alitalia : offre de dernière minute d'une
compagnie vénézuélienne
L'éventuel arrêt des vols de la compagnie
italienne devrait intervenir au plus tard mardi
prochain. Silvio Berlusconi se dit convaincu
qu'une solution italienne est toujours possible.
La compagnie Aserca Airlines ferait une
proposition.
Faute de nouveau plan de sauvetage d'ici à
demain, Alitalia devrait perdre sa licence, au
plus tard mardi. Silvio Berlusconi, interrogé
par l'agence Ansa, s'est dit convaincu qu'une
solution italienne était toujours possible. Dans
la soirée la compagnie aérienne vénézuélienne,
Aserca Airlines a déclaré qu'elle « avait
l'intention de déposer une offre pour la cession
de tout ou partie d'Alitalia ». Pourtant, hier
tous les transporteurs avaient pris leurs
dispositions pour pallier une défaillance de la
compagnie. A commencer par Air France, d'autant
plus concernée que ses vols sur Rome et Milan
sont exploités en partage de code avec Alitalia.
La compagnie prévoit de mettre en place des vols
supplémentaires. Toutefois, il n'est pas sûr que
tous les passagers des lignes franco-italiennes
puissent se rabattre sur les vols d'Air France.
Si les détenteurs d'un billet Air France pour un
vol Alitalia devraient être protégés, ceux
voyageant avec un titre Alitalia sur un vol Air
France sont moins assurés de pouvoir partir. Le
cas le plus délicat étant celui des passagers
détenteurs d'un document de voyage Alitalia pour
un vol en partage de code assuré par Alitalia. A
priori, rien n'obligerait Air France à les
prendre en charge, sachant que le prix du voyage
aura été encaissé par Alitalia.
Dépôt de sécurité
De même, les passagers ayant acheté leur billet
via une agence de voyages agréée par l'IATA
(association du transport aérien international)
seraient a priori un peu moins exposés que ceux
ayant acheté le billet directement auprès
d'Alitalia, sur son site Internet ou à ses
guichets. Non pas que l'agence de voyages soit
une garantie. En tant que simple mandataire des
compagnies, une agence n'a pas à rembourser les
sommes encaissées par les compagnies, sauf si le
billet d'avion est inclus dans un forfait. Mais
l'IATA, qui fait office de chambre de
compensation, a anticipé une éventuelle faillite
d'Alitalia, en exigeant en août de la compagnie
italienne le versement d'un dépôt de sécurité en
contrepartie de son maintien dans le système.
La fusion British Airways-Iberia finalisée en
mars 2009
British Airways s'attend à ce que sa fusion avec
la compagnie aérienne espagnole Iberia soit
finalisée d'ici mars 2009, déclare le président
du transporteur aérien britannique.
"Je pense que nous devrions boucler l'opération
d'ici mars", a déclaré Martin Broughton.
British Airways et Iberia veulent fusionner dans
une structure de holding, au sein de laquelle
chaque entité continuerait à exister séparément.
Les actionnaires de BA détiendront cependant une
plus grande partie du capital du nouvel
ensemble.
Broughton a ajouté que les tarifs des billets
aériens devraient en général augmenter de 10%
pour refléter les difficultés rencontrées par le
secteur du transport aérien.
"Ce n'est vraiment pas un gros montant", une
hausse de prix de 10% au maximum est nécessaire,
a-t-il expliqué. "Les consommateurs doivent
payer un prix rationnel".
Étude : les low cost. devraient poursuivre leur
offensive sur le marché français
Dans une étude réalisée par le cabinet Oliver
Wyman en partenariat avec Odit France ("Alliances
aériennes et compagnies low cost. en France 2004
- 2008"), on apprend que les
compagnies à bas coûts continueront à cibler la
France et qu'elles relieront plus de leurs bases
aux aéroports français. En dépit d'un climat
économique incertain, « elles continueront à
mettre en avant des tarifs très attractifs »
signale un communiqué publié aujourd'hui.
Le rapport, qui fait suite à une autre étude
publiée par Odit France en juillet 2008 sur le
thème du transport aérien et du développement
touristique, met en évidence la forte
complémentarité des deux modèles économiques -
compagnies traditionnelle et
low cost !
: le rapport signale en effet qu'en 2008, les
transporteurs traditionnels ont offert 1500
liaisons hebdomadaires entre leurs hubs
européens et les aéroports régionaux français.
De leur côté, les low cost ont assuré 1100 vols
internationaux vers des aéroports desservant les
régions hexagonales, soit près de deux fois plus
qu'en 2004. «
La croissance
des low cost est fortement liée au phénomène de
'floridisation' de l'Europe » signale dans un
communiqué Olivier Fainsilber,
partner au sein
de la pratique Aviation chez Oliver Wyman, « En
effet les Nord-européens se rendent vers le Sud
ensoleillé non plus juste pour des vacances
occasionnelles, mais y ont de plus en plus des
résidences secondaires. Grâce aux low cost ils
s'y rendent plus souvent et y reçoivent ! leurs
proches et amis qui eux aussi prennent
l'avion ».
Transition en vue à la tête d'Air France
Jean Cyril Spinetta, à la
fois PDG d'Air France-KLM et d'Air France,
pourrait, selon des sources internes et
ministérielles, annoncer prochainement qu'il
quitte la présidence de la compagnie française.
Il se concentrerait alors sur celle du holding
Air France-KLM, dont le mandat court jusqu'en
2010 avec la possibilité de le prolonger jusqu'à
la limite d'âge de 70 ans, en 2013. 62 ans,
Pierre-Henri Gourgeon, directeur général délégué
d'Air France et d'Air France-KLM, prendrait les
rênes d'Air France. Cette organisation pourrait
se mettre en place le 1er janvier 2009.
Alitalia remis en vente, le syndicat de pilotes
prêt à participer
Le délai de grâce touche à sa fin pour Alitalia
: après le retrait de l'offre de la CAI,
formellement réitérée hier soir par le groupe
d'entrepreneurs italiens, la compagnie aérienne
italienne pourrait se voir privée de sa licence
de vol dans deux ou trois jours.
« Le
commissaire extraordinaire doit présenter à
l'Enac [NDLR : l'administration de
l'aviation civile italienne]
un plan avant jeudi pour éviter la révocation ou
la suspension de sa licence de vol »,
a déclaré le président de l'Enac, après sa
rencontre avec le commissaire Fantozzi. Dans le
même temps, ce dernier a publié un appel
d'offres, qui paraît aussi ce matin dans la
presse italienne et le « Financial Times », en
vue de céder
« tout ou
partie des activités de la société »
(....) alors que
« l'unique
offre significative parvenue et sur laquelle
avait commencé la négociation a été retirée ».
Le commissaire Fantozzi précise que les offres
devront lui parvenir avant midi le 30 septembre.
Parallèlement, les pilotes et personnels
navigants commerciaux, qui avaient refusé de
signer l'accord avec CAI et entraîné ainsi le
retrait de l'offre, se sont déclarés prêts à
entrer dans un consortium d'actionnaires. Les
quatre syndicats autonomes (Anpac, UP, Avia et
SDL) se proposent de consacrer le montant de
leurs fonds de pension, soit 340 millions
d'euros à cette participation. Le
« front du non
» a annoncé avoir eu des contacts
« à 360 degrés
» aussi bien avec des sociétés
italiennes qu'avec des compagnies aériennes
étrangères. Et de citer Lufthansa et Air
France-KLM. Cette tentative de recréer un
consortium est aussi une manière de critiquer le
projet mis au point par Intesa Sanpaolo pour la
CAI : « Le
projet CAI est trop petit, donc l'offre est trop
restreinte. Nous voulons donner vie à un projet
plus grand, auquel nous voulons contribuer, ce
qui prouve que nous y croyons à fond »,
a déclaré le président de l'Union des pilotes.
Partie politique à haut risque
Face à cette proposition, les ministres du
gouvernement Berlusconi répètent que le temps
presse et qu'il n'existe pas d'autre offre que
celle de CAI. Il se joue en fait une partie
politique à haut risque : il s'agit pour la
droite de montrer sa détermination à faire céder
les syndicats autonomes, tandis que la gauche se
divise entre ceux qui cherchent une solution
pour la survie de la compagnie et ceux qui
soutiennent les syndicats maximalistes. Pour
l'heure, la seule proposition est celle de la
société suisse AMA, qui a formulé une
manifestation d'intérêt pour l'achat ou la
location de 30 avions, en vue de transporter des
passagers depuis Malpensa (Milan) ou Fiumicino
(Rome) vers les pays d'Europe de l'Est. En
attendant, les Italiens désertent les avions
d'Alitalia, si bien que le prix des billets est
en chute libre. Il faut dire qu'en cas d'arrêt
des opérations, ils ne seront remboursés que si
le vol fait partie d'un package. Les vols secs,
eux, seront à passer par pertes et profits.
Combien vaut la compagnie aérienne SAS ?
Dans un article publié ce matin, le quotidien
financier américain Wall Street Journal se
demande combien coûte actuellement la compagnie
aérienne scandinave SAS. Un exercice a priori
difficile. La compagnie a en effet été durement
frappée ces derniers mois par le ralentissement
économique et la hausse des prix du carburant.
Par ailleurs, la débâcle des marchés financiers
a lourdement impacté la capitalisation boursière
de SAS qui atteint aujourd'hui 1,39 Mds de
dollars. Et pour aggraver encore les choses :
les trois derniers trimestres de la compagnie
sont ressortis dans le rouge.
La finalisation d'une transaction dépend aussi
grandement de l'accord de syndicats, soit 37 au
total, ce qui devrait rendre les négociations
particulièrement complexes. Si la fusion
aboutit, le feu vert devra être donné à la fois
par les gouvernements de Suède, Norvège et
Danemark, qui possèdent une participation de 50%
dans la compagnie. Enfin, relate l'article, se
pose aussi la question des participations de SAS
dans différentes compagnies aériennes : le
transporteur dispose ainsi d'une participation
de 20% dans la compagnie aérienne britannique
British Midland Airways et 47% du capital de
airBaltic. Il possède aussi la compagnie
finlandaise Blue1, la norvégienne Widero et
l'espagnole Spanair.
Pour mémoire, la compagnie a confirmé le 12
septembre dernier qu'elle « évaluait
actuellement différentes possibilités
structurelles pour le groupe et que des
négociations étaient actuellement menées dans ce
sens.
Crash en
Sibérie : 88 morts, dont un Français
Un Boeing-737 de
la compagnie russe Aeroflot s'est écrasé cette nuit
près de Perm. 21 étrangers comptent parmi les
victimes.

Une pièce du fuselage de l'avion qui s'est
écrasé près de Perm, en Russie (AP)
Un
Boeing-737 de la compagnie russe Aeroflot s'est
écrasé dimanche 14 septembre dans le centre de
la Russie, à Perm (Sibérie), causant la mort des
88 personnes qui se trouvaient à bord, dont un
Français, ont annoncé les services de secours.
Le Boeing-737 reliant Moscou à Perm en Sibérie
est tombé dans une zone inhabitée vers 3h40
locales (23h40 GMT samedi) dimanche, alors qu'il
était en phase d'approche sur Perm (1.200 km à
l'est de Moscou), a précisé la porte-parole du
ministère des situations d'urgence, Irina
Andrianova.
Il y avait 82 passagers à bord, dont sept
enfants, et six membres d'équipage, a-t-elle
précisé.
Il n'y a pas de morts à déplorer au sol, selon
la même source, et rien ne permet de penser que
l'accident soit lié à un attentat.
Dans un communiqué, Aaeroflot a indiqué que 21
étrangers, dont un Français, des Allemands et
des Américains, ont trouvé la mort dans
l'accident.
Enquête
Selon le responsable des secours de Perm, Valeri
Tivounov, l'avion s'est écrasé sur une voie de
chemin de fer, à quelques dizaines de mètres
d'un immeuble d'habitations.
La porte-parole de la compagnie Aeroflot Irina
Danenberg a précisé à la télévision russe que
l'appareil se trouvait à 1.100 mètres du sol
quand le contact a été rompu avec la tour de
contrôle.
Les enquêteurs recherchent la cause de
l'accident.
La Russie et les anciennes républiques
soviétiques ont les pires résultats mondiaux en
matière de sécurité aérienne, d'après l'autorité
internationale des transports (IATA).
Des experts ont critiqué le manque de contrôle
public, le mauvais entraînement des pilotes et
les recherches d'économies au détriment de la
sécurité. (avec AP)
Accor lance Al Club
Fidéliser les clients en hôtellerie relève de
l'exploit ! En particulier sur le marché
européen. Qu'à cela ne tienne : Accor y croit et
joue la simplicité. Histoire de séduire
davantage les clients, plus zappeurs que jamais.
A cet effet, le groupe lance - dès le 15
septembre - prochain un nouveau programme de
fidélisation mondial et multimarques. Géré à
100% sur Internet et entièrement gratuit, ce
programme, baptisé « AI Club », est
utilisable dans 2 000 établissements répartis
dans 90 pays. Il concerne les marques de luxe -
Sofitel - ainsi que Pullman, MGallery, Novotel,
Mercure, Suithotel, Ibis et All Seasons.
Concrètement, les dépenses - hébergement,
restauration, minibar... - effectuées dans les
hôtels du groupe génèrent des points
convertibles en chèques cadeaux. Ces chèques
sont utilisables 365 jours par an dans les
adresses du 4ème groupe mondial ainsi qu'auprès
d'un certain nombre de partenaires : Club Med
et Europcar.
«Nous
recherchons d'autres partenaires, notamment une
carte de crédit », a indiqué Gilles
Pélisson, directeur général d'Accor. Et
d'ajouter, «actuellement
en discussion avec le Groupe Lucien Barrière,
celui-ci devrait nous rejoindre au début 2009. »
En attendant, les clients ont d'ores
et déjà la possibilité de convertir leurs points
en miles auprès des compagnies aériennes comme
Air France, KLM, British Airways, Delta
Airlines, Thaï Airways...
Ambitieux, ce programme table sur 5 millions de
porteurs actifs d'ici trois ans. De quoi gagner
quelques points d'occupation supplémentaire au
moment où! la conjoncture économique
s'assombrit. D'autant plus vite que selon le
nombre de nuits effectuées ou le nombre de
points gagnés en douze mois, le client verra son
statut évoluer rapidement. Notons par ailleurs
que ces points sont acquis à vie dès lors que
vous passez une nuit par an dans un hôtel
participant.
Autre information : Accor a créé parallèlement à
ce programme une carte d'abonnement - Accor
Favorite Guest - payante (220 euros) qui offre
des avantages préférentiels aux porteurs.
Alitalia : les syndicats divisés sur le plan de
la dernière chance
Un accord partiel a été trouvé ce week-end entre
les repreneurs et quatre des neuf syndicats
d'Alitalia. Accord immédiatement dénoncé par les
organisations qui n'ont pas pris part aux
négociations.
Alitalia va-t-elle être déclarée définitivement
en faille, ou un accord de la dernière chance
va-t-il enfin émerger des nombreux contacts
menés ce week end entre syndicats, repreneurs et
représentants du gouvernement italien ? Lundi
matin, la question n'était toujours pas tranchée
tant le dossier apparaît toujours
aussi difficile à déminer.
Après la rupture des négociations,
le 12 septembre dernier, entre les responsables
de la future Compagnie aérienne italienne (CAI)
et les syndicats d'Alitalia, c'est le ministre
du travail italien, Maurizio Sacconi, qui, en
convoquant deux réunions samedi dernier, a
permis de renouer les fils du dialogue entre les
industriels repreneurs et quatre des neuf
syndicats représentatifs des personnels
d'Alitalia. Un accord partiel a même pu être
trouvé; ce qui a fait dire au ministre de Silvio
Berlusconi : " L'effort
a été intense mais l'accord représente une
avancée importante pour l'acceptation du plan
industriel".
Reste que l'accord trouvé ne porte que sur le
plan industriel ne dit rien de l'autre grand
sujet de discorde _ les nouveaux contrats de
travail proposés aux personnels repris _ et que
l'accord sur le plan industriel a été
immédiatement dénoncé par les cinq syndicats qui
n'ont pas pris part aux discussions. Bref, lundi
matin, la survie d'Alitalia n'était toujours pas
acquise.
BA
et EasyJet réduisent leurs effectifs
La compagnie aérienne British Airways a confirmé
aujourd'hui par le biais d'un porte-parole qu'un
plan de départs volontaires avait été offert aux
managers du transporteur. La représentante de BA
n'a cependant pas voulu confirmer le chiffre de
1400 - soit 3% de l'ensemble de la force de
travail de BA - qui a circulé aujourd'hui dans
certains médias britanniques. Ces informations
soulignaient que ces licenciements permettraient
à la compagnie d'économiser l'équivalent de 170
millions de livres supplémentaires.
Au même moment, easyJet annonçait qu'entre 50 et
60 postes de direction et d'administration
seraient éliminés au siège de la compagnie à
l'aéroport de Londres-Luton : «
L'industrie
aérienne fait face actuellement à un défi sans
précédent en raison des prix du pétrole élevés.
Nous pensons que l'ensemble du secteur fera face
à un hiver sanglant, avec un nombre de victimes
considérables » a indiqué le
transporteur dans un communiqué.
Dépôt de bilan du troisième voyagiste
britannique
XL Leisure Group annonce l'arrêt de ses
activités. La direction doute de la
possibilité d'un redressement.
Le ralentissement économique rattrape aussi
les entreprises anglaise. Le troisième
voyagiste britannique (derrière les grands
TUI et Thomas Cook) XL Leisure Group a
annoncé ce vendredi via un communiqué
diffusé sur Internet qu'il déposait son
bilan et suspend tous ses vols.
Il y indique précisément que les sociétés du
groupe XL Leisure "se sont placées sous
administration après avoir souffert de la
volatilité des prix du carburant et du
ralentissement économique, et n'ont pas été
en mesure d'obtenir des financements
supplémentaires. Les administrateurs ne
peuvent maintenir l'activité et par
conséquent, tous les vols opérés par les
entreprises (du groupe) ont été
immédiatement annulés.
Et du dépôt de bilan, XL pourrait bien
passer à la liquidation puisqu'il indique :
"pour l'avenir, il est improbable que les
administrateurs soient en mesure de relancer
l'activité. Tous les passagers qui n'ont pas
encore commencé leur voyage feraient mieux
de procéder à des arrangements alternatifs".
XL France survit à sa maison-mère
Alors que XL Leisure Group, troisième
tour-opérateur britannique, a cessé ses
activités vendredi, Laurent Magnin, PDG de
XL Airways France, la filiale française du
groupe, assure que sa compagnie est
indépendante du groupe britannique et
dispose de toutes les ressources pour lui
survivre.
XL leisure Group, troisième tour-opérateur
britannique, a annoncé son placement sous
administration judiciaire et la cessation de
ses activités, vendredi 12 septembre.
Quelques heures après, la filiale française
du groupe, XL Airways France (700 salariés),
et la filiale allemande, ont annoncé leur
acquisition par un nouvel actionnaire, le
fond d'investissement irlandais,
Straumur-Burdaras. Le rachat a pris effet
immédiatement et les plans de vols ne seront
pas modifiés. « Nous avions pris nos
précaution. Nous avons toujours refusé le
transfert en Grande-Bretagne de nos
structures opérationnelles, de notre
maintenance et de nos capitaux. Notre
compagnie est saine et indépendante de la
maison-mère britannique. Nous avons
également une flotte indépendante des
britanniques » assure Laurent Magnin, PDG
d'XL France. La compagnie française dispose
actuellement d'une trésorerie de 20 M€, et
annoncera au 31 octobre des résultats
bénéficiaires. La compagnie a réalisé cette
année un chiffre d'affaires de 250 M€ et de
295M€, en incluant les activités de
tour-operating. A titre de comparaison, la
compagnie réalisait un chiffre d'affaires de
170 M€, il y a deux ans, lorsqu'elle
s'appelait encore Star Airlines.
« Nous avons un modèle économique différent
des Britanniques. Nous travaillons à 90%
avec des tour-opérateurs, externes au
groupe, comme Thomas Cook, Look Voyages,
Vacances Transat, Marsans, Nouvelles
Frontières. Nous sommes donc moins exposés
au risque du marché, car nous avons une
grande souplesse dans l'utilisation de notre
flotte. Au contraire, en Grande-Bretagne, XL
Group avait une structure verticale. Il
commercialisait ses vols via ses propres TO
et en B to C essentiellement. Lorsque ses TO
se sont trouvés en difficulté sur certains
axes, notamment en raison des hausses
carburant, ils n'ont pas pu réduire leurs
plans de vols, car c'étaient leurs propres
avions. C'est l'activité tour-operating qui
a contribué à déstabiliser le groupe »
explique Laurent Magnin. XL Airways Group a
également été victime de l'échec de son plan
de Management Buy Out (MBO) sur trois ans.
Ce processus de rachat de l'entreprise par
ses dirigeants a échoué, en raison de la
frilosité des investisseurs.
Northwest Airlines tombe dans le rouge
Northwest Airlines est la dernière compagnie
aérienne américaine en date à publier des pertes
au cours du second trimestre de son exercice. La
compagnie aérienne, qui a l'intention de
fusionner avec Delta Airlines d'ici la fin de
cette année, a accusé une perte nette de 377
millions de dollars comparé à un gain de 2,15
Mds de dollars à la même période l'année
dernière. Son résultat d'exploitation est en
revanche ressorti en hausse de 12% à 3,58 Mds de
dollars.
Le 10 juillet dernier, Northwest Airlines avait
déjà annoncé son intention de supprimer 2.500
emplois afin de faire face à la hausse des prix
du carburant. Toutes les formes de départs,
volontaires ou non devaient être explorées par
la compagnie aérienne. Northwest avait également
annoncé la mise en place! de nouvelles
surfacturations, une décision faisant suite à
l'annonce le mois dernier de sa volonté de
réduire de 8,5% à 9,5% ses capacités sur ses
vols intérieurs.
La baisse des prix du
pétrole dope l’action des compagnies aériennes
Le recul sensible du prix du carburant durant
ces deux dernières semaines est une bonne
nouvelle pour les compagnies aériennes : après
avoir atteint 148 dollars, le prix du baril
flirte actuellement avec les 129 dollars. Selon
une note publiée ce matin par le courtier
britannique Collins Stewart, le point de
rentabilité est atteint pour les compagnies
aériennes dès lors que le prix du pétrole se
trouve entre 120 et 125 dollars. «S'il
redescend à 100 dollars, et conformément à nos
pronostics techniques, les principaux opérateurs
du secteur renoueront avec la rentabilité et,
avec l'aide des réductions de capacité, ils
pourront même engranger quelques retours....Et
cela, avant même que le second critère de
rentabilité rentre en ligne de compte - le cycle
économique - qui est clairement entrain de
décliner » peut-on lire dans cette
note. Le recul des prix du carburant a
également un impact non négligeable sur le prix
de l'action de ces compagnies aériennes : « Si
le prix du pétrole continue de baisser, le
montant des actions des compagnies aériennes va
en bénéficier. Si l'on s'en tient aux
couvertures carburant et aux sensibilités de
chacun, Ryanair serait la plus favorablement
impactée, suivie par Aer Lingus et Iberia, puis
British Airways et easyJet ».
Le gouvernement veut attirer les low cost. en
France
Hervé
Novelli, secrétaire d’État au Tourisme, vient de
recevoir les conclusions d’un rapport qui
préconise l'augmentation des dessertes low cost.
en France pour développer le tourisme hexagonal.
La principale conclusion de ce rapport réalisé
par l'Odit France, est que la France a besoin
des "deux types de dessertes aériennes,
traditionnelle et low cost., pour profiter de
tout le potentiel de la demande mondiale".
D'autant que "les revenus des clients aériens
sont élevés, supérieurs à 3.500 euros en moyenne
(revenus mensuels nets des ménages)". Selon l'Expansion.com,
la part des compagnies à bas coûts dans
l'activité des aéroports français n'a été que de
15,7% l’an dernier, alors qu’elle représente
environ un quart des vols réguliers en Europe.
Pour attirer les compagnies à bas coûts, le
gouvernement veut donc s'attaquer au niveau trop
élevé des taxes aéroportuaires par "la maîtrise
des coûts de traitement au sol". Le journal
économique précise en outre que selon "les
calculs de Ryan air, les charges pour un billet
de 44 euros sont de 25 euros sur un aéroport
français, contre 7 euros sur l'ensemble de son
réseau". Autres freins, toujours selon ce
rapport : le monopole d'Air France et le manque
de slots. L'analyse est pertinente, reste à voir
la mise en oeuvre.
La France a besoin de compagnies traditionnelles
et de low cost.
La France a autant besoin de dessertes
traditionnelles que de
low cost., «au
risque de ne pas profiter de tout le potentiel
de la demande mondiale». C'est en
substance l'une des conclusions à laquelle a
abouti ODIT France dans un rapport consacré au
transport aérien et au développement touristique
et commandé par le secrétariat d'état au
tourisme. Selon cette étude, l'impact économique
des deux types de compagnies sur les territoires
- en-dehors de l'Île-de-France- se répartit avec
un chiffre global minimum de 9 à 10 milliards
d'euros de retombées directes, indirectes et
induites, ce qui, selon ODIT France, représente
100 000 emplois.
L'étude recommande à la France de renforcer
toutes les catégories de dessertes.
« Compte!
tenu de son offre,
elle a besoin de l'accès long
courrier en profitant de liaisons fréquentes
vers les principaux hubs européens
(Paris, Londres, Amsterdam,
Francfort), sans lesquels seule Paris
profiterait de la croissance des pays émergents.
C'est le rôle d'Air France et des autres grandes
compagnies internationales » souligne
ainsi un communiqué du secrétariat au tourisme.
« Tout
autant, nos territoires qui sont dans la
compétition européenne, doivent être desservis
de la même façon que les territoires concurrents
en Europe. Pour être attractifs aux compagnies
et aux low cost. en particulier, les coûts de
touchée sont le facteur clé. Et surtout, le
territoire doit avoir ou développer une offre
compatible avec les attentes des touristes
aériens».
L'étude signa! le aussi que les revenus des
clients aériens des deux types de compagnie sont
élevés, supérieurs à 3500 euros en moyenne -
revenus mensuels nets des ménages - avec un
différentiel de 10 à 20% entre les clients des
deux types de compagnies, allant même jusqu'à
38% à Nice. Enfin, l'offre touristique et sa
diversification doivent, selon l'étude, faire
l'objet de développement prioritaire pour rendre
les territoires attractifs à la clientèle et
donc aux compagnies aériennes.
AIR
FRANCE -KLM va réduire la voilure cet hiver...!
Air France-KLM enregistre un bon niveau de
réservation cet été mais des inquiétudes pèsent sur
l'hiver en raison du niveau des surcharges
carburant, de la faiblesse du dollar et du
ralentissement de l'activité économique dans
certains pays. Le groupe aérien dévoilera donc en
septembre un programme hiver moins ambitieux
qu'initialement prévu.
"Chaque fois que nous relevons nos surcharges
carburant, nous sommes inquiets de l'impact sur le
trafic", déclare Christian Boireau, directeur
général d'Air France en charge du commercial France.
"Nous ne répercutons toutefois qu'une partie du
surcoût lié à la hausse des carburants car notre
surcharge est actuellement basée sur un cours du
baril à 120 dollars alors que celui-ci dépasse déjà
les 140 dollars". Ce sont les passagers de la classe
économique qui se montrent le plus sensibles à ces
augmentations mais les entreprises, selon Christian
Boireau, pourraient être tentées de prendre bientôt
certaines mesures d'économie concernant le voyage de
leurs salariés en classe affaires. Ce phénomène a
déjà été observé lors de la crise post-11 septembre
2001. Ces inquiétudes, plus les incertitudes
concernant l'économie mondiale et l'effet du dollar
faible, qui commence à dissuader les Américains de
venir en Europe, rendent le groupe aérien prudent
pour la prochaine saison hiver. "Nous ne mettrons
pas en place toute l'offre que nous avions prévue".
Ce programme moins ambitieux sera dévoilé en
septembre prochain. D'ores et déjà la compagnie
envisage de supprimer certaines lignes non rentables
et de suspendre certains vols long-courriers lors de
périodes creuses, en novembre notamment. Dans ce
contexte, il n'est plus exclu de laisser des avions
au sol plutôt que de les remplir avec des tarifs
promotionnels. Des allègements du réseau seront
également opérés sur la Métropole. "Les compagnies
américaines sont en situation de survie annonçant
des baisses de capacité jusqu'à 13 ou 14%. Nous
allons vivre le même choc en Europe avec un
décalage. Nous étudions aujourd'hui les mesures qui
nous permettront d'être encore là dans deux ans". A
cette date, Air France ne devrait en effet plus
bénéficier de l'effet amortisseur de ces couvertures
carburant, qui couvrent actuellement 75% à 80% de
ses besoins.
British Airways rachète L'Avion
Le montant de l'acquisition s'élève à 68 millions
d'euros. Le transporteur britannique va fusionner
L'Avion avec sa propre filiale transatlantique
opérant depuis Paris, Open Skies.
La grande compagnie aérienne britannique British
Airways annonce ce mercredi qu'elle fait
l'acquisition l'achat de la petite française
L'Avion.
Le montant de l'acquisition s'élève à 68 millions
d'euros. Le transporteur britannique précise qu'il
va fusionner L'Avion avec sa propre filiale
transatlantique opérant depuis Paris, OpenSkies,
dont elle fait en ce moment la publicité sur les
taxis parisiens.
Lancé il ya quelques années, le concept L'Avion est
assez original (même s'il existait déjà dans
d'autres pays) : proposer des vols en classe
affaires ("business class") entre Paris et New York
sur un avion, un Boeing 757, uniquement équipé
business, avec des prix inférieurs à ceux de la
concurrence.
Le projet a été lancé par Marc Rochet, grand
spécialiste du transport aérien français et qui
connait bien British Airways puisqu'il était aux
commandes du pôle TAT - Air Liberté quand ce dernier
a été repris par le transporteur britannique.
Aviation
civile: VINCI-KEOLIS au pied du
mur à Clermont-Ferrand
Depuis le 1er janvier de cette année,
Vinci-Kéolis est le nouveau gestionnaire délégué de
l'aéroport Clermont-Ferrand Auvergne.
La direction générale de l'aéroport a été confiée à
Xavier Delaunay, qui était
jusque-là directeur général en charge de
l'exploitation des trois aéroports que gère Vinci au
Cambodge.
Défi.
Après Grenoble et Chambéry, c'est
un défi d'une nouvelle nature que doit relever
le groupement. A la différence de ses
deux aéroports alpins positionnés sur un
marché spécifique, en l'occurrence celui
des sports d'hiver, la plate-forme auvergnate
apparaît plus classique avec un trafic reposant sur le
régulier et une activité
charter saisonnière. Elle est également
située dans une région dont l'attractivité
touristique est moindre. En fait la problèmatique
réside, à court terme, dans l'adaptation des moyens
humains et des infrastructures dimensionnées pour les
besoins du Hub de Regional Airlines qui n'est plus
aujourd'hui que l'ombre de lui-même.
Depuis la prise de contrôle de la compagnie
régionale par Air France, en 2000, la
plate-forme de correspondances a perdu la plupart de ses
lignes. En l'espace de quelques années, le trafic de
l'aéroport a quasiment été divisé par deux pour
atteindre, en 2007, 555000 passagers. Les effectifs qui
comptent environ 170 salariés sont restés inchangés.
Infrastructures surdimensionnées
En l'état actuel de l'activité,
les nouvelles infrastructures mises en
service en 2000 pour répondre aux attentes
spécifiques du hub de Régional Airlines ne
sont pas non plus adaptées à la nature du
trafic actuel. Elles sont à la fois surdimensionnées
(capacité de 2 millions de passagers)
et beaucoup trop étirées. Le nouveau gestionnaire est
confronté à
un enjeu de qualité de service. "Nous
devons aller vers une croissance durable
qui permette d'être positif financièrement,
de traduire la politique du territoire et
d'éviter les grandes
fluctuations de trafic",
résume Nicolas Notebaert, directeur du
développement de Vinci concessions et président de la société de gestion de l'aéroport Clermont-Ferrand. Une stratégie qui
a réussi dans les Alpes. "Outre la consolidation
de notre partenariat avec Air
France, nous
envisageons deux pistes de
développement, d'une
part le low cost.,
d'autre part le
charter."
Les efforts du précédent
gestionnaire pour attirer une compagnie
à bas coût ont été vains. Ryanair a fait un essai qui ne
s'est pas révélé concluant.
Objectif.
Vinci-Kéolis entend tirer parti de
sa connaissance du marché acquise à travers
Grenoble et Chambéry pour faire
décoller le trafic low-cost, mais aussi pour
renforcer le charter, à Clermont-Ferrand."Nos
responsables marketing travaillent
indifféremment sur tous nos aéroports,
souligne Nicolas Notebaert. Notre objectif
est d'arriver à 800.000 passagers dans
sept ans, au terme de notre contrat."
Air France-KLM a gagné 1,61 %
vendredi, à 20,24 euros.
Le groupe aérien européen publiera jeudi, avant l'ouverture,
ses comptes annuels pour l'exercice 2007-2008 (clos au 31
mars). Il avait confirmé le 14 février son objectif d'un
retour sur capitaux employés de 7 % après impôt, lors de la
publication de ses comptes pour le troisième trimestre. Il
avait également fait état d'une hausse de 52,3 % du résultat
net part du groupe en cumul sur neuf mois par rapport au
montant de la même période de 2006-2007, pour un chiffre
d'affaires en augmentation de 4,1 %.
Alitalia: pour Veltroni, Berlusconi a commis "une grave
erreur" en rejetant Air France-KLM
Le leader de l'opposition constate qu'après que le groupe
franco-néerlandais a jeté l'éponge, aucun candidat à la
reprise ne s'est manifesté.
Le Premier ministre italien, Silvio Berlusconi, a commis une
"grave erreur" en repoussant l'offre d'Air France- KLM pour
la reprise de la compagnie aérienne Alitalia, a estimé
aujourd'hui le leader de l’opposition, Walter Veltroni.
"Évincer Air France en
annonçant l'arrivée d'un groupe d'investisseurs, jamais été
identifiés, a été une grave erreur. Maintenant, j'espère
seulement qu'on pourra trouver une solution qui permette la
survie de la compagnie étendard et des milliers d'emplois",
a déclaré M.Veltroni, chef du principal parti d'opposition,
le Parti Démocrate, à l'issue d'un tête-à-tête avec Silvio
Berlusconi, à Rome.
M. Berlusconi, qui est devenu Premier ministre pour la
troisième fois en remportant les élections nationales, le 14
avril dernier, s'était engagé à trouver un repreneur pour
Alitalia, compagnie au bord de la faillite. Air France-KLM a
rompu les négociations le mois dernier après que Silvio
Berlusconi a manifesté son opposition à cette offre durant
la campagne électorale. Depuis, aucun candidat ne s'est
manifesté.
Romano Prodi, qui dirigeait le précédent gouvernement
transalpin, avait approuvé le 22 avril dernier un soi-disant
prêt de 300 millions d'euros à Alitalia, le temps que son
successeur trouve des repreneurs pour la compagnie nationale
qui perd 1 million d'euros par jour. L'Union européenne a
donné jusqu'au 30 mai à l'Italie pour apporter la preuve que
ce prêt ne constitue pas une aide d'état.
British Airways s'attend à un début
d'exercice 2008-2009 "particulièrement difficile"
La compagnie aérienne britannique subit les conséquences du
ralentissement économique et de la flambée persistante des
prix du carburant. Avec un bénéfice net annuel plus que
doublé, elle versera son premier dividende depuis 2001.
British Airways s'attend à des mois "particulièrement
difficiles". Comme beaucoup de ses homologues
dans le monde, la compagnie aérienne britannique subit en
effet de plein fouet la flambée des prix du kérosène et le
ralentissement économique. Elle précise dans un communiqué
que, "sur la base d'un
prix du pétrole à 120 dollars par baril, nos coûts de
carburant augmenteraient d'environ 1 milliard de livres (2
milliards de dollars) cette année". La compagnie
a affiné son chiffrage et estime désormais à 16 millions de
livres le coût supplémentaire pour elle d'une variation de 1
dollar du prix du baril. Les déboires du nouveau terminal T5
d'Heathrow, dont l'entrée en service le 27 mars a tourné au
fiasco, ont également affecté British Airways.
La compagnie a pourtant enregistré un exercice 2007-2008 de
bonne tenue. Son chiffre d'affaires a progressé de 3,1% sur
un an, à 8,8 milliards de livres. Son taux de marge
opérationnelle a atteint le niveau "record"
de 10%, soit 3,1 points de plus que lors de l'exercice
2006-2007. Son résultat avant impôts a progressé au même
rythme, atteignant 883 millions de livres. Le bénéfice net,
lui, a été multiplié par 2,3 sur la période, à 680 millions
de livres.
Willie Walsh, le directeur général de British Airways, n'a
pas caché sa satisfaction, saluant des "résultats
remarquables, en dépit de la hausse des prix des carburants
et du ralentissement économique des six derniers mois".
Les actionnaires et les salariés devraient également être
satisfaits. Les premiers vont, pour la première depuis 2001,
recevoir un dividende, dont le montant a été fixé à 5 pence
par action. Les seconds se partageront quelque 35 millions
de livres de primes.
Vente de billets d'avion sur Internet : Bruxelles veut mettre
fin aux abus
La commissaire européenne à la Protection des consommateurs,
Meglena Kuneva, a indiqué hier qu'elle se réservait le droit de
légiférer si les sites Internet vendant des billets d'avion en
Europe n'avaient pas mis fin aux abus dont ils se rendent
coupables vis-à-vis des consommateurs d'ici au 1er mai 2009.
« Il n'est pas acceptable que
les consommateurs se fassent plumer », s'est-elle
insurgée en présentant à la presse une enquête sur les offres
proposées sur leurs sites Internet par les compagnies aériennes
et les voyagistes.
Prix trompeur, clause illégale...
Bruxelles, qui a décidé de s'attaquer au problème, fin 2007, a
constaté qu'un site sur trois, soit 137 sur 386 passés au crible
dans 13 pays de l'Union, induisaient en erreur les consommateurs
: 58 % des sites pratiquent un prix trompeur, 49 % proposent un
contrat dont les clauses présentent des irrégularités et 15 %
mettent en avant des offres qui ne sont en réalité pas
disponibles. Sous la pression de la Commission, plus de la
moitié des sites visés ont déjà corrigé ces abus. Mais seulement
12 % d'entre eux ont mis fin à ces pratiques dans les cas
transnationaux, où les autorités du pays du consommateur doivent
demander l'appui de celles du pays où est basée la compagnie
aérienne, le site de comparaison de tarifs, l'agence de voyages
ou le voyagiste mis en cause.
Le trafic aérien se tasse en France au 1er trimestre
La croissance du trafic aérien a ralenti au premier trimestre.
C'est ce qui ressort des derniers chiffres relatifs à l'activité
en France publiés par la DGAC.
Ainsi, avec 26,9 millions de passagers transportés, soit une
croissance de 3,5%, et "en dépit d'une journée supplémentaire
cette année au mois de février", l'évolution est plus contenue
qu'au cours du 1er trimestre 2007 (+8%). Des résultats que la
DGAC explique par une progression "plus modérée" du trafic
international (+5,8% en 2008 contre +9,5% en 2007). Mais aussi
un recul du trafic intérieur métropolitain (-4,6% contre + 3,6%
l'année dernière), tiré vers le bas par les faibles performances
des liaisons radiales. Sans oublié "un ralentissement global du
trafic vers les Dom (+3,3% début 2008 contre +6,6% au premier
trimestre 2007). On notera que les résultats des Dom sont
contrastés. Les liaisons vers la Réunion ont retrouvé, avec une
croissance de +12,9%, leurs niveaux du 1er trimestre 2004
précédant la crise du chikungunya. Celles vers la Guadeloupe
"restent positives" mais ralentissent fortement (+2,7% cette
année contre +10,5% l'année dernière). De son côté, la
Martinique passe en négatif (avec -2,3% contre +3,3% il y a un
an) alors que la Guyane poursuit une progression qualifiée de
"constante" (+2,1% en 2008 contre +2,5% en 2007).
Air France : Tarom devient compagnie associée de SkyTeam
Air France a annoncé l'arrivée de la compagnie roumaine Tarom au
sein de l'alliance SkyTeam en qualité de compagnie associée.
La compagnie aérienne tricolore indique que dans le cadre des
procédures habituelles d'adhésion, Tarom devra répondre à un
certain nombre de conditions préalables, notamment dans les
domaines des opérations, des technologies et des produits, afin
que ses standards de qualité de service et de performances
opérationnelles correspondent à ceux des compagnies de SkyTeam.
Une fois ces conditions satisfaites, Tarom recevra l'agrément
formel du Comité directeur (Governing Board) de SkyTeam et
deviendra la quatrième compagnie associée de l'alliance, après
Air Europa (Espagne), Copa Airlines (Panama) et Kenya Airways.
Alitalia : Bruxelles met en garde l'Italie contre la tentation
de renationaliser
Le bras de fer entre la commission européenne et le leader de la
droite italienne Silvio Berlusconi se poursuit. Face aux menaces
de renationalisation du futur premier ministre, l'entité
européenne a annoncé qu'elle refuserait toute nouvelle aide
d'état accordée à Alitalia, quel que soit l'instrument utilisé.
« Alitalia ne peut plus
recevoir d'aide d'Etat, quelle que soit sa forme et ce jusqu'en
2011 », a rappelé Benoît Le Bret, directeur de
cabinet du commissaire européen aux Transports Jacques Barrot.
« Si par un biais ou un
autre, avec un instrument ou un autre, il y a intention de
donner une aide d'Etat, elle sera déclarée illégale »,
a-t-il averti.
« La Commission européenne a déjà sauvé Alitalia en 2006 en lui
permettant de trouver des financements jusqu'à ce jour grâce à
une recapitalisation sans aide d'Etat »,
a-t-il souligné. "Dès lors
qu'il y a une aide d'Etat, elle est illégale, car incompatible
avec les règles. Ce principe s'applique à toutes les
compagnies », a-t-il insisté.
EasyJet limite les dégâts au premier semestre malgré de fortes
pertes
La deuxième compagnie aérienne à bas coûts européenne a
enregistré une perte nette de 43,3 millions de livres d'octobre
à fin mars. Avec un chiffre d'affaires en hausse de 24 %, à 892
millions de livres, elle devrait toutefois maintenir sa
rentabilité sur l'ensemble de l'exercice.
La hausse du prix du pétrole et les coûts liés au rachat de GB
Airways ont multiplié par près de 4 les pertes d'easyJet sur le
premier semestre de son exercice 2007-2008, clos fin mars. La
deuxième compagnie à bas coûts européenne a annoncé mercredi une
perte nette de 43,3 millions de livres (55 millions d'euros)
contre 12,7 millions au premier semestre un an plus tôt. Le
chiffre d'affaires a toutefois progressé de 24 %, à 892 millions
de livres (1,131 milliard d'euros).
Ces mauvais résultats étaient attendus, après l'avertissement
lancé en mars dernier par la « low cost » britannique. Son PDG,
Andrew Harrison, avait annoncé que la compagnie n'atteindrait
pas son objectif de hausse de 20 % du bénéfice net sur
l'exercice en cours, du fait d'un surcoût pétrolier estimé à
environ 45 millions de livres.
Hausse du nombre de passagers
En 2007, easyJet avait annoncé un bénéfice net avant impôt de
201,9 millions de livres. Malgré ces pertes au premier semestre,
la compagnie aérienne, qui réalise habituellement l'essentiel de
ses bénéfices sur la deuxième partie de son exercice, devrait
être en mesure de produire un résultat à peu près équivalent
cette année. D'où la relative mansuétude de la Bourse de
Londres, où le titre easyJet, qui avait fortement reculé mardi,
a clôturé vendredi en baisse de 1,96 %, à 300,75 pence.
La baisse du taux de remplissage, constatée depuis plusieurs
mois, semble notamment enrayée. A coup de tarifs promotionnels,
le transporteur aérien est parvenu à faire remonter ce taux de
78,9 % en décembre à 81 % sur l'ensemble du semestre, avec une
augmentation de 15 % du nombre de ses passagers.
« Nous ne voyons aucun signe de ralentissement de la demande de
voyage en avion »,
a affirmé Andrew
Harrison. La compagnie table sur le développement de ses deux
nouvelles bases de Roissy-CDG et Milan Malpensa pour tirer la
croissance. Ses recettes annexes, qui ont presque doublé à 141
millions de livres au premier semestre (avec l'application d'un
supplément tarifaire sur les bagages enregistrés), devraient
également continuer à grossir.
Par ailleurs, elle prévoit que l'intégration de GB Airways
génère 20 millions de livres de synergies. A comparer aux 9,1
millions de livres déboursés pour le rachat, en octobre dernier.
Enfin, par mesure d'économies, easyJet entend accélérer le
remplacement de ses Boeing 737 les plus anciens par des Airbus
A320.
Alitalia : Air France-KLM jette l'éponge!
La compagnie franco-néerlandaise renonce définitivement au
rachat de l'italienne et retire son offre. L'arrivée au pouvoir
en Italie de Berlusconi semble avoir précipité cette décision.
Air France-KLM se retire définitivement de la course au rachat
d'Alitalia. Dans un communiqué publié hier soir, la compagnie
franco-néerlandaise a annoncé avoir indiqué à son homologue
italien "que les engagements
contractuels pris le 14 mars dernier en vue du lancement d'une
offre publique d'échange sur Alitalia n'étaient plus valides".
Elle estime que "les
conditions suspensives qui devaient être préalablement
satisfaites avant tout lancement d'une offre" n'ont
"pas été remplies".
Air France-KLM entend, avec cette annonce,
"clarifier la situation
juridique" née de l'interruption des négociations
entre les deux compagnies depuis le 2 avril. Le groupe dirigé
par Jean-Cyril Spinetta avait alors rejeté la proposition des
syndicats italiens, qui lui demandaient de conserver l'ensemble
des activités de la compagnie. Cinq jours plus tard, la
compagnie n'avait toutefois pas fermé la porte à une poursuite
du processus, tout en réaffirmant que son projet était à prendre
ou à laisser.
Du côté d'Air France-KLM, on indiquait hier soir que ce "non"
définitif à la reprise d'Alitalia avait été motivé par la
nouvelle poussée des prix du pétrole. Difficile toutefois de ne
pas y voir aussi un effet de l'arrivée au pouvoir en Italie de
Silvio Berlusconi : même s'il n'excluait plus totalement ces
derniers jours la solution du groupe franco-néerlandais, le "
Cavaliere " avait été un critique virulent du projet d'Air
France-KLM durant la campagne.
Selon l'agence Ansa, un Conseil des ministres devrait se tenir
dans les prochaines 48 heures pour examiner les conséquences du
retrait de l'offre du groupe franco-néerlandais, alors que la
compagnie italienne est au bord de la faillite. Après le retrait
d'Air France-KLM, les discussions pour la reprise d'Alitalia
pourraient se faire avec Aeroflot.
Silvio Berlusconi a en effet obtenu vendredi du président
Vladimir Poutine une reprise des contacts avec la compagnie
russe. Le futur président du conseil italien a toutefois indiqué
que ces discussions ne pourraient se dérouler qu'une fois
achevés les contacts avec Air France-KLM. Aeroflot s'était
retirée en novembre de la course pour la privatisation
d'Alitalia, en déplorant un manque d'informations et des
conditions de vente insatisfaisantes.
Les inquiétantes économies
de kérosène de Continental

Les Boeing 757,
transportant 175 passagers, étaient conçus à l'origine pour
effectuer des vols intérieurs aux États-Unis.
Crédits photo : Etienne de
MALGLAIVE/REA
Des Boeing 757 de Continental Airlines traversent
régulièrement l'Atlantique sans le niveau de carburant
réglementaire.
L'Atlantique sur les fonds de
réservoir. À quatre-vingt-seize reprises l'an dernier, les
Boeing 757 de la compagnie Continental Airlines ont atterri
à New York-Newark en provenance d'Europe avec les jauges des
réservoirs dans le rouge. Au retour, pas de problème car les
vents dominants soufflent d'ouest en est et poussent
l'avion. Ce type d'appareil, pouvant transporter 175
passagers, n'a pas été conçu à l'origine pour traverser
l'Atlantique mais pour assurer des liaisons
transversales,aux États-Unis.Mais il a l'avantage d'être de
petite capacité, ce qui est intéressant en basse saison ou
pour desservir des aéroports secondaires. À condition
toutefois d'arriver à destination.
Robert Mendez, un sénateur du
New Jersey, État où se trouve l'aéroport de Newark,
s'indigne. Il reproche à la Federal Administration Aviation
d'ignorer cette situation qui ne tolère aucune marge
d'erreur. En 1990, faute de carburant suffisant, un avion
colombien à destination de l'aéroport Kennedy s'était crashé
près de New York faisant 73 morts au sol. Le département
américain des Transports a enquêté sur le comportement des
équipages de Continental qui hésitent à faire escale au
Canada pour effectuer un complément de plein. Cette
procédure, coûteuse en temps et en taxes d'aéroport, serait
découragée par la compagnie aérienne qui explique dans une
note de service aux pilotes qu'elle peut «réduire les
bénéfices et éventuellement le financement de leurs
retraites». Continental Airlines, qui possède 41 Boeing 757,
ne souhaite pas s'exprimer sur le mode d'exploitation de ses
appareils. Quant aux contrôleurs aériens, ils sont
parfaitement informés de la situation délicate de ces vols.
La réglementation américaine prévoit d'emporter le carburant
nécessaire pour assurer le trajet, se dérouter si l'aéroport
prévu est indisponible avec une réserve supplémentaire de
trente minutes de vol. Beaucoup de compagnies en Europe
ajoutent à cela 10 % de plus. Elles utilisent aussi des
avions récents moins gourmands. On touche là à un
dysfonctionnement structurel du transport aérien aux
États-Unis : les compagnies, souvent au bord de la faillite,
n'ont pas pu renouveler leur flotte et mettent en ligne des
avions hors d'âge, polluant et consommant beaucoup de
carburant.
Air France passe au crible tous les vols
Des solutions existent. L'Avion,
la compagnie française low-cost haut de gamme qui relie
uniquement en classe affaires Orly à Newark, fait aussi
appel à ces mêmes Boeing 757. Mais ceux-ci ont été équipés
de winglets, des appendices en bout d'aile qui permettent
d'économiser 5 % de carburant. De plus, les réacteurs Pratt
& Whitney utilisés sont réputés moins gourmands que les
Rolls-Royce des autres 757. Enfin, L'Avion ne transporte que
90 passagers contre 175 pour Continental. Autant de poids en
moins qui réduit encore la consommation globale de
carburant. Toutes les grandes compagnies surveillent la
gestion du carburant par les équipages pour des raisons de
sécurité et aujourd'hui de coût à raison de 250 euros la
tonne. Chez Air France, c'est un des paramètres
systématiquement examinés par le service d'analyse et de
sécurité des vols qui passe au crible tous les vols grâce un
enregistreur spécial indépendant des boîtes noires.
Alitalia: Air France confirme la tenue d'un
conseil d'administration
Air
France-KLM a confirmé la tenue aujourd'hui d'un conseil
d'administration à la suite de la rupture des discussions sur son
offre de rachat d'Alitalia. La compagnie n'a en revanche pas pas
souhaité commenter les spéculations sur un éventuel retour à la
table des négociations. Pour mémoire, la compagnie
franco-néerlandaise avait abandonné les négociations mercredi
dernier après avoir jugé irrecevable la proposition des syndicats
italiens, qui lui demandaient de conserver l'ensemble des activités
de la compagnie et de faire entrer une holding publique à ses côtés
dans le capital d'Alitalia.
Les syndicats d'Alitalia, accusés d'irresponsabilité par une partie
de la classe politique et des médias, ont indiqué être prêts à
rediscuter avec Air France-KLM tout en refusant tout ultimatum. Deux
des neuf syndicats, Anpav et Avia, ont franchi hier un pas
supplémentaire, affirmant être disposés à faire "marche arrière"
pour parvenir à un accord avec Air France-KLM, dont le plan de
rachat prévoit 2100 suppressions d'emplois.
De
son côté, la région lombarde a menacé aujourd'hui d'intenter une
action judiciaire auprès de l'Union européenne si Air-France-KLM
revenait à la table des négociations. En marge d'une conférence de
presse à Milan, Roberto Formigoni, président de la région lombarde,
a également assuré que certains entrepreneurs importants étaient
intéressés par Alitalia et qu'ils étaient prêts à intervenir dès
qu'Air-France-KLM aurait abandonné les négociations.
Delta
et Northwest auraient repris leurs discussions en vue d'une fusion
L'édition électronique du quotidien britannique The Financial Times
faisait état dimanche d'une reprise des négociations en vue d'une
fusion entre Delta Air Lines et Northwest. Selon le quotidien, le
conseil d'administration de Delta, qui s'est réuni en fin de semaine
dernière, a convenu de reprendre les négociations avec Northwest.
Les discussions se sont depuis intensifiées et les deux parties
doivent se retrouver de nouveau cette semaine, selon le FT, qui cite
« des personnes proches du dossier ». Les compagnies, membres toutes
deux de Skyteam, étaient quasiment parvenues à un accord en février,
mais avaient souhaité obtenir l'accord de leurs pilotes avant
d'aller plus loin, ce qui ne s'est pas produit.
Toutefois, depuis février, le marché du transport aérien aux
Etats-Unis a continué de se dégrader, conséquence du ralentissement
de l'économie et de la hausse du prix des carburants. Ces derniers
jours, Delta et Northwest ont annoncé des mesures d'économies, avec
notamment des réductions de capacités sur le marché américain.
C'était précisément ce que les deux compagnies souhaitaient éviter
lorsqu'elles avaient décidé de négocier une fusion.
Northwest avait alors repris les négociations avec Delta, en
proposant de procéder à un rapprochement sans accord préalable avec
les pilotes, selon la presse.
Airlines
gèle les embauchesAmerican
Le
numéro un des compagnies aériennes américaines a décidé de lutter
contre le pétrole cher et le ralentissement de l'économie par un gel
des embauches à tous les niveaux de l'entreprise. Selon un
porte-parole de la compagnie américaine cité par l'agence de presse
AP, American Airlines honorera l'ensemble des offres d'emploi
publiées jusqu'à fin mars mais remettra à plus tard toute nouvelle
vague de recrutements : «Il
n'est un secret pour personne que l'ensemble de l'industrie, et
nous-mêmes, avons considérablement lutté pour contenir les coûts, et
en particulier les coûts de carburant » a-t-il indiqué.
Le
mois dernier, American avait indiqué qu'elle allait dépenser
l'équivalent de 9,3 Mds de dollars en carburant cette année, soit
une progression de 39% sur une année.
Bruxelles veut faciliter l'utilisation des téléphones portables en
avion
La
commission européenne a introduit aujourd'hui un certain nombre de
règles pour harmoniser l'utilisation des services de téléphonie
mobile en vol dans l'Union européenne. Cette pratique reste pour
l'instant limitée à des tests orchestrés par quelques compagnies
aériennes dont Air France.
Bruxelles propose ainsi de créer un réseau à bord de l'appareil,
avec une station-relais embarquée qui assurera une connexion avec le
sol par satellite. « Le système
empêchera en même temps que les téléphones se connectent directement
aux réseaux mobiles du pays que l'avion survole, la puissance de
transmission étant maintenue à un niveau assez faible pour que les
téléphones portables puissent être utilisés sans risque pour la
sécurité de l'équipement de bord ou sans entraver le fonctionnement
normal des réseaux mobiles terrestres » souligne
l'instance européenne dans un communiqué.
Une autre difficulté actuellement est la nécessité d'obtenir une
licence de téléphonie mobile dans chacun des pays survolés.
Bruxelles veut y remédier en instaurant un système de reconnaissance
mutuelle: la compagnie aérienne pourra demander dans le pays où elle
est immatriculée une licence qui sera valable pour toute l'UE.
L'avion devra dans tous les cas avoir atteint son altitude de
croisière (plus de 3.000 mètres), et seuls les téléphones classiques
GSM (2e génération) sont concernés dans l'immédiat. Bruxelles
n'exclut pas une extension dans l'avenir, en fonction de la demande,
à la téléphone mobile de 3e génération qui permet des débits plus
rapides, et notamment la connexion à internet.
Les tarifs seront fixés par les opérateurs télécoms, que la
commissaire européenne en charge du secteur, Viviane Reding, a
toutefois appelé à être raisonnables. « Si
les consommateurs reçoivent des factures choquantes, le service ne
décollera pas », a-t-elle souligné dans un communiqué.
Air France/Alitalia : c'est la rupture !
Air
France-KLM a indiqué mercredi dans un communiqué que "les conditions
d'une poursuite des négociations avec Alitalia n'étaient plus réunies".
Jean-Cyril
Spinetta, PDG d'Air France-KLM, a rejeté mercredi soir à Rome la
contre-proposition des syndicats d'Alitalia (qui demandent à Air
France-KLM de conserver l'intégralité des activités de la compagnie
alors que le groupe franco-néerlandais propose d'abandonner à terme
l'activité cargo et une partie de la maintenance) et a quitté la table
des négociations. Il a "pris acte avec regret de la rupture des
négociations qui n'est pas de notre fait". Et a ajouté : "C'est un
projet auquel je croyais profondément et auquel je continue de croire,
parce qu'il aurait permis à Alitalia de retrouver rapidement le chemin
de la croissance rentable". Pour la compagnie italienne, une difficile
restructuration est désormais inévitable.
Alitalia
: la cotation suspendue à Milan
Faute
d'accord avec les syndicats italiens, Air France-KLM a annoncé hier soir
renoncer à Alitalia. Un conseil d'administration se réunit ce matin pour
tirer les conséquences de la rupture des négociations. Un communiqué
doit être publié
La
cotation du titre de la compagnie aérienne italienne Alitalia a été
suspendue ce matin dans l'attente de la publication d'un communiqué.
Hier soir, le PDG d'Air France-KlM, Jean-Cyril Spinetta a quitté la
table des négociations avec les syndicats d'Alitalia. Le patron du
transporteur franco-néerlandais a jugé inacceptables les exigences des
représentants du personnel. Le président de la compagnie italienne,
Maurizio Prato, a dans la foulée décidé de démissionner. Ce matin se
tient un conseil d'administration pour tirer les conséquences de la
rupture des négociations qui pourrait conduire à la faillite d'Alitalia
Des figurants pour remplir les avions !
01/04/2008
.Flybe
a fait ses comptes. La compagnie britannique à bas coût a préféré payer des
passagers pour remplir ses avions au départ de Norwich, à l'est de
l'Angleterre, et à destination de Dublin.
La rémunération de ces voyageurs recrutés sur Internet était
moins élevée que l'amende que Flybe aurait dû payer en vertu du contrat qui
la lie avec l'aéroport de Norwich. Au terme de son exercice clos hier, il
manquait 172 passagers à Flybe pour remplir son objectif commercial annuel
de 15000 personnes sur la ligne Norwich Dublin. Le calcul est simple.
L'amende s'élevait à 280000 livres (352000 euros) ; les faux voyageurs ont
été rétribués 80 livres chacun. Soit 13760 livres au total. En revanche,
Flybe a tenu ses objectifs sur ses autres lignes.
Nouveau contrat géant pour Sabena Technics
Le groupe aéronautique français a signé avec Aer Lingus un contrat
portant sur l’entretien de 30 A320 et de 15 A340.
Le groupe aéronautique français spécialisé dans la maintenance des
avions va annoncer son 2e contrat géant en l’espace d’un mois.
Après avoir raflé à Air France Industrie l’entretien des avions citerne
de l’Armée de l’Air, Sabena Technics a signé avec l’irlandais Aer Lingus
en début de semaine un contrat portant sur l’entretien de trente A320 et
de quinze A340.
Ce
contrat, au montant encore non dévoilé, devrait débuter en 2009 et
s’étendre sur 12 ans. Les A320 d’Aer Lingus seront entretenus à Dinard
alors que les A340 seront révisés à Bordeaux sur les anciennes
installations de Sogerma récemment acquises par Sabena Technics auprès
d’ EADS.
Ce contrat qualifié d’exceptionnel en interne pourrait générer une
cinquantaine d’embauches, notamment à Dinard, dont jusqu’à présent le
plan de charge était surtout alimenté par la maintenance des avions de
Régional, la filiale d’Air France.
Hors exceptionnel, l’activité maintenance de Dinard a enregistré une
progression de chiffre d’affaires de 2 millions d’euros entre 2006 et
2007.
Ryanair dépose une
nouvelle plainte contre Air France-KLM
La compagnie aérienne irlandaise à bas coûts s'est plaint auprès de la
Commission européenne d'une aide de l'Etat néerlandais dont aurait
bénéficié illégalement sa concurrente la compagnie
franco-néerlandaise et l'aéroport d'Amsterdam-Schipol.
La
compagnie aérienne irlandaise à bas coûts Ryanair a porté mercredi une
nouvelle plainte auprès de la Commission européenne contre une aide de
l'Etat néerlandais dont aurait selon elle bénéficié illégalement sa
concurrente Air France-KLM et l'aéroport d'Amsterdam-Schipol.
L'aide en
question s'élève "à plus de 400
millions d'euros par ans", a affirmé Ryanair dans un
communiqué, ajoutant qu'"elle est
versée par le gouvernement néerlandais sous la forme d'une exemption des
transferts de passagers de l'écotaxe sur le transport aérien".
Cette taxe sur les vols en partance des Pays-Bas doit entrer en vigueur
le 1er juillet prochain. Elle s'élève à 11,25 euros pour les vols
européens et 45 euros pour les vols hors du continent. La mesure a été
justifiée en termes écologiques dans l'esprit du "pollueur payeur" par
le gouvernement de centre-gauche néerlandais
Ryanair
affirme que Schiphol est en pratique
"le seul aéroport néerlandais abritant
des transferts de passagers entre deux vols, et qu'Air France-KLM
représente à lui seul 95% de ce trafic". Schipol et
l'aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle sont les deux
principales plateformes de correspondance d'Air France-KLM.
Ryanair
considère du coup que cette exemption de taxe aux Pays-Bas
"profite quasi-exclusivement à Schipol
et au monopole d'Air France-KLM", et voudrait qu'elle soit
supprimée, ou bien étendue à tous les vols, a plaidé Jim Callaghan, le
directeur juridique de la compagnie dublinoise, cité dans le communiqué.
"Nous avons nous même engagé une procédure en référé contre l'Etat sur
cette taxe, car elle nuit à la concurrence (...) et est contraire à des
traités internationaux",
a indiqué à l'AFP Gerbrant Corbee, porte-parole de l'aéroport
d'Amsterdam-Schiphol. Le juge des référés de La Haye doit entendre les
parties dans cette affaire, parmi lesquelles de nombreuses compagnies
aériennes internationales, lors d'une audience mercredi 5 mars.
Ryanair a
déjà lancé de multiples plaintes contre des aides d'Etat présumées,
accordées selon elle illégalement aux grandes compagnies aériennes
d'Europe comme Air France, Lufthansa et Alitalia. La compagnie
irlandaise a même porté plainte contre la Commission européenne pour
n'avoir rien fait contre ces aides "indues" qui faussent selon elle la
concurrence.
La fusion Delta-Northwest au point mort
Les PDG des deux compagnies aériennes ont envoyé mardi soir des mémos à
leurs équipes répétant que cette fusion leur semble inévitable. Mais
l'opération bute toujours sur le refus des 11.000 pilotes et le
pessimisme s'accroît
Le projet
de fusion entre Delta et Northwest n'est pas encore officiellement
enterré mais il semble être dans une impasse. Mardi soir, les directions
des deux compagnies aériennes américaines ont reconnu que, dans l'état
actuel des négociations, toutes les conditions devant permettre de
donner naissance au numéro un mondial du transport aérien n'étaient pas
réunies.
Dans des
mémos adressés aux salariés des deux groupes, les PDG ne ferment pas la
porte à un éventuel accord. Richard Anderson, le patron de Delta, titre
ainsi son mémo " information concernant la consolidation " et Doug
Steenland, celui de Northwest, explique lui qu'il " continue de croire
que la consolidation est inévitable ". Mais les deux compagnies qui
s'étaient mises d'accord sur les grandes lignes d'un projet de fusion en
désignant Atlanta comme siège social, en faisant de Delta le nom de la
compagnie et en confiant les commandes du groupe à Richard Anderson
butent encore, pour l'instant, sur le refus des pilotes.
Soucieux
de préserver leurs intérêts à long terme, les 11.000 pilotes des deux
compagnies s'affrontent en effet pour obtenir avant la fusion des
garanties concernant leurs promotions futures. La priorité pour chaque
syndicat étant en particulier de s'assurer que dans les années à venir
les pilotes qu'ils défendent se verront confier les vols long courrier
générant le plus de primes.
Sur le
principe, l'intérêt global d'une fusion entre Delta (numéro trois
américain) et Northwest (numéro 5) ne fait guère de doute. Les réseaux
des deux compagnies sont complémentaires et leur mariage viendrait
renforcer l'alliance SkyTeam dont ils sont membres aux côtés d'Air
France-KLM. Le tandem franco-néerlandais semblait d'ailleurs prêt à
investir jusqu'à 750 millions d'euros dans le nouvel ensemble pour
consolider ses relations avec le futur numéro un américain.
Si la
fusion envisagée ne devait pas aboutir, le management de Delta a fait
savoir qu'il poursuivrait une stratégie en " solo ". Northwest qui
semble juger que la consolidation est inéluctable a de son côté souligné
que le transporteur étudierait tout projet de rapprochement qui pourrait
s'avérer bénéfique pour ses salariés, ses actionnaires et ses passagers.
Si elle n'aboutit pas, la fusion Delta-Northwest risque néanmoins de
freiner le processus de consolidation dans le ciel américain qui
semblait engagé. Northwest qui dispose d'un droit de veto sur tout
projet de rapprochement entre son rival Continental et n'importe qu'elle
autre compagnie pourrait en effet bloquer une union entre United et
Continental, si son propre mariage avec Delta ne se matérialise pas.
Northwest n’exclut pas de fusionner avec une autre compagnie aérienne
La presse anglo-saxonne se faisait l'écho ce matin de l'avancée des
négociations de fusion entre les compagnies aériennes américaines
Northwest et Delta Airlines. Les deux transporteurs auraient ainsi
envoyé à leur salariés respectifs des memos internes pour les rassurer
sur leur devenir, dans l'éventualité d‘une fusion : "Jusqu'à
présent, nous ne sommes pas parvenus à une transaction potentielle qui
réponde à nos besoins" écrit Edward Bastian, directeur
financier de Delta, selon le Financial Times. La direction de la
compagnie aurait ainsi fait une liste indiquant les conditions
nécessaires à une fusion comme par exemple le maintien de son nom et de
son siège à Atlanta ou encore le principe de séniorité au sein des
pilotes de l'entité recomposée.
Su! ite au mémo de Delta, Doug Steenland, directeur général de
Northwest, aurait également envoyé un message à ses salariés, dans
lequel, selon le Wall Street Journal, il a publiquement reconnu que sa
compagnie pourrait fusionner avec une autre que Delta : "Northwest
se prépare à considérer positivement une transaction qui serait
bénéficiaire à la fois pour ses salariés, ses actionnaires, ses
clients, et les communautés dans lesquelles elle opère"...
La
reprise de la compagnie aérienne italienne en difficultés Alitalia se jouera
finalement entre Air France-KLM et la petite compagnie aérienne nationale
italienne Air One. Première à sortir de l'anonymat, la compagnie nationale
hexagonale a fait savoir ce matin, par voie de communiqué, qu'elle avait
envoyé une lettre d'intérêt à Alitalia tout en précisant que sa démarche ne
l'engageait pas juridiquement.
« Cette proposition s'adresse à un partenaire commercial majeur, avec lequel
des accords bénéfiques pour les deux parties ont été conclus en 2001, que ce
soit dans le cadre des relations aériennes entre la France et l'Italie, ou
dans le cadre de l'alliance mondiale Skyteam »,
a ainsi rappelé dans un communiqué Air France-KLM. Le groupe a, par ailleurs
donné quelques précisions sur la nature de son plan de sauvetage : Elle
prévoit ainsi d'abord « la reconquête
du marché italien par Alitalia, grâce notamment au développement rentable de
son réseau, au rayonnement de sa marque et à l'affirmation de son identité".
Selon
ce projet, l'aéroport de Rome-Fiumicino
« sera organisé en hub, comme Roissy et
Schiphol » et « de
nombreuses dessertes directes seront assurées de et vers Milan, avec une
qualité améliorée afin de mieux répondre aux besoins de la clientèle
affaires, en long et moyen-courrier ».
« Bénéfique pour les passagers, cette étape majeure dans la consolidation
européenne s'inscrit dans le respect des équilibres économiques et
financier! s du groupe, et notamment de son objectif d'un retour sur
capitaux employés de 8,5%, après impôts, à la fin de l'exercice 2009/2010 »,
affirme ainsi Jean-Cyril Spinetta, le PDG d'Air France-KLM.
Pas un mot en revanche sur les conséquences sociales de son projet de
reprise alors même que la presse italienne pointait du doigt ces jours
derniers la suppression de 2700 postes et la mise au repos de 30 à 35
appareils sur une flotte de 185.
De son
côté, la petite compagnie aérienne Air One, soutenue par les banques Intesa
San Paolo et Nomura, a également confirmé qu'elle ferait une offre sur
Alitalia. Pour sa part, le numéro un allemand s'est retiré de la course.
Le
président de la compagnie aérienne italienne Maurizio Prato avait fixé à
aujourd'hui la date-limite de l'envoi des dossiers. Face aux déclarations
d'Air-France KLM et Air One, Alitalia a fait savoir aujourd'hui par voie de
communiqué qu'elle annoncerait le nombre de propositions et l'identité des
repreneurs à la fin de la journée.
Air
France veut s'offrir Alitalia et ses deux principaux hubs
 
Air France sort enfin du
bois. La compagnie française vient en effet d'annoncer qu'elle était
officiellement candidate à la reprise d'Alitalia.
En
effet, le groupe Air France KLM a adressé hier une lettre d'intérêt au
conseil d'administration du transporteur italien, qui est actuellement,
comme chacun le sait, en grande difficulté. Dans un communiqué, AF rappelle
que "des accords bénéfiques pour les deux parties ont été conclus dès 2001,
que ce soit dans le cadre des relations aériennes entre la France et
l’Italie, ou dans le cadre de l’alliance mondiale SkyTeam". Air France-KLM
affirme vouloir "faire partager à Alitalia les bénéfices de la stratégie de
croissance rentable poursuivie avec succès par le groupe franco-néerlandais
depuis près de quatre ans". Pour rassurer les personnels d'Alitalia, AF KLM
explique compter "sur l’engagement et le soutien de l’ensemble des
personnels de la compagnie italienne, qui seront associés aux fruits de la
croissance de leur compagnie et du groupe". Le message est clair. Et pour
rassurer tous ceux qui craignent que le futur repreneur fasse un choix entre
Rome et Milan, les 2 principaux hubs d'Alitalia, AF affirme que son projet
prévoit "un grand nombre de destinations européennes et intercontinentales
de et vers Rome-Fiumicino, qui sera organisé en hub, comme Roissy et
Schiphol, ainsi que de nombreuses dessertes directes de et vers Milan, avec
une qualité améliorée afin de mieux répondre aux besoins de la clientèle
"affaires", en long et en moyen-courrier (départs matinaux et retours en
soirée)". AF n'a pas précisé quel était le montant qu'elle proposait pour
cette reprise. La balle est maintenant dans le camp du conseil
d'administration d'Alitalia, qui doit choisir avec qui il entamera des
négociations exclusives. Pour sa part Lufthansa, un temps candidate, vient
d'annoncer qu'elle renonce à déposer une offre.

Vente d'Europe Airpost : l'Aéropostale va devenir irlandaise
 
Le
processus de vente d'Europe Airpost touche à sa fin. Il y a plusieurs mois
maintenant, La Poste avait manifesté son envie de céder sa filiale compagnie
aérienne afin de recentrer le transport du courrier sur le ferroviaire.
Plusieurs entreprises se sont intéressées au dossier de l'ex-Aéropostale.
Notamment la compagnie Aigle Azur, dont le patron, Arezki Idjerouidene, nous
expliquait alors combien cette reprise "aurait du sens". Finalement, c'est
une entreprise irlandaise qui est sur le point de rafler la mise. Dans un
communiqué envoyé vendredi dernier, La Poste explique que "Le groupe La
Poste a signé, ce jour, un accord portant sur la cession de sa filiale de
fret aérien Europe Airpost au groupe irlandais Air Contractors (ACL)". Une
signature qui arrive à l’issue d’une période de négociations exclusives
ouverte le 8 novembre. Reste encore à régler certains détails et notamment
le décret de privatisation d’Europe Airpost, indispensable à sa vente. Ces
détails devraient être finalisés début février 2008. Europe Airpost exploite
une flotte de 22 appareils, dont 16 B737 QC, des avions convertibles lui
permettant de transporter du fret la nuit et des passagers le jour.
Air
France perd sa qualification de survol longue durée
la compagnie aérienne
française Air France a perdu sa qualification ETOPS 180 des Boeings B777 au
profit d'une qualification ETOPS 120 suite aux récents soucis techniques
qu'elle a rencontrés sur ces types d'avions.
La qualification ETOPS (de l'anglais: Extended-range Twin-engine Operation
Performance Standards) est un règlement de l'OACI (Organisation de
l'aviation civile internationale) permettant aux avions commerciaux équipés
de deux moteurs d'utiliser des routes aériennes comportant des secteurs à
plus d'une heure d'un aéroport de secours donc, en particulier, les parcours
océaniques. ETOPS est parfois traduit avec humour par Engines Turning Or
Passengers Swimming (littéralement, moteurs qui tournent ou passagers qui
nagent).
Lyon : Air France veut en découdre avec
Easyjet
La compagnie française a
engagé la riposte contre la compagnie à bas tarifs en augmentant la voilure
sur les lignes porteuses, mais n'hésite pas non plus à tailler dans ses
dessertes déficitaires.
Pour fêter les 10 ans de
son hub lyonnais, Air France a décidé de ne plus faire de cadeau. Si elle
annonce une augmentation de capacité (environ 30%) et une baisse des tarifs
sur les deux lignes Lyon-Toulouse et Lyon-Bordeaux, c'est pour répondre à la
concurrence d'Easyjet, déjà effective sur quelques lignes européennes, mais
qui deviendra vraiment offensive d'ici avril 2008 avec la mise en place de 7
nouvelles destinations dont Bordeaux et Toulouse.
Revers de la médaille,
cette mobilisation face à la compagnie low-cost s'accompagne d'une réduction
de voilure sur deux lignes déficitaires.
Dans quelques semaines, Air France supprimera de son programme les deux vols
quotidiens effectués en code-share vers Casablanca avec Royal Air Maroc. En
concurrence frontale avec le TGV Lyon-Paris, son vol Paris-Orly passera
quant à lui de 6 à 1 fréquence quotidienne. Ces suspensions ne remettent pas
en cause l'implication d'Air France dans son hub lyonnais : en 2006/2007,
celui-ci a accueilli 3,5 millions de passagers dont 834.000 en
correspondance. De la plate-forme de Saint-Exupéry, 247 vols relient chaque
jour entre elles 45 villes d'Europe et d'Afrique du Nord.
BA renonce à Iberia
La compagnie aérienne britannique British
Airways a finalement annoncé aujourd'hui qu'elle n'exercerait pas son droit
d'options sur les actions vendues par la banque BBVA ainsi que Logista. Le
consortium formé par la compagnie aérienne BA et le fonds TPG renoncent donc
ainsi à s'emparer de la compagnie espagnole. « La
position de BA comme partenaire industriel d'Iberia demeure importante et ne
dépend pas d'une augmentation de participation. Nous allons rentrer en
discussions avec Caja Madrid afin de maximiser la valeur de notre relation
avec Iberia» selon Keith Williams, directeur financier de BA cité
dans un communiqué. Cette annonce fait suite à la décision prise par deux
des principaux actionnaires d'Iberia - BBVA et Logista- de vendre leurs
actions à Caja Madrid.
Le hub
d’Air France à Lyon fête ses dix ans (communiqué d’Air France)
Derrière l’anniversaire du hub de Lyon (communiqué Air France ci-après),
apparait un plan anti low cost (notamment en direction d’EasyJet) qui met a
contribution Air France et ses filiales…
Christian Boireau,
directeur général adjoint « Marché France » d’Air France, Bruno Matheu,
directeur général adjoint « Marketing et Réseau » d’Air France et Guy
Mathiolon, président du Conseil de surveillance d’Aéroport de Lyon, ont
marqué de leur présence le dixième anniversaire du hub d’Air France à Lyon,
mis en service le 27 octobre 1997.
Cet événement illustre le
développement économique de la région Rhône-Alpes et son ouverture
internationale. Il intervient alors qu’Air France et Delta ont annoncé il y
a quelques jours le lancement en juillet 2008 d’un
vol sans escale Lyon-New York.
De plus, trois nouvelles routes
européennes viennent d’être ouvertes : Lyon-Birmingham,
Lyon-Florence et Lyon-Hambourg.
Dans un contexte de
concurrence renforcée à Lyon, Air France adapte également son programme en
suivant une stratégie offensive sur les
routes à potentiel. Ainsi,
l’offre est progressivement doublée cet hiver sur les routes Lyon-Barcelone,
Lyon-Madrid, Lyon-Rome et Lyon-Venise. De même, les capacités vont être
augmentées d’environ 30% sur Lyon-Bordeaux et Lyon-Toulouse.
Pour accompagner ces
développements, Air France lance des tarifs très attractifs : par exemple
Lyon-Barcelone et Lyon-Madrid à partir de 79€ aller et retour TTC*, avec une
promotion en cours à partir de 69€ aller et retour TTC*. *hors
frais de service
Pour financer ces
investissements,
la compagnie est amenée à suspendre des lignes déficitaires : à compter de
début 2008, fermeture de la ligne Lyon-Casablanca ; maintien, sur Lyon-Orly
d’une seule fréquence par jour, afin de permettre les correspondances
de et vers les Antilles, courant de trafic important au départ de la région
Rhône-Alpes.
Air France marque ainsi
son engagement à soutenir fortement le hub de Lyon dans le cadre d’une
stratégie claire et économiquement saine.
Le hub d’Air France à
Lyon est bâti sur une formule originale offrant trois plages de
correspondances quotidiennes : matin, mi-journée et soir.
274 vols quotidiens permettent
de relier entre elles 45 villes
de France, d’Europe et d’Afrique du Nord. Au total, les clients disposent
chaque semaine d’un choix de 6 300
possibilités de correspondances.
Au cours de l’année IATA
2006/2007, Air France a accueilli à Lyon
3,5 millions de passagers ;
834 000 d’entre eux étaient en
correspondance. Ce chiffre a été multiplié par 4 en dix ans.
Lyon, première
plate-forme eurorégionale de la compagnie, est donc un exemple, unique en
Europe, de hub spécialisé dans les correspondances entre vols court et
moyen-courriers, avec des temps de transit très réduits et un taux
exceptionnel de réussite de 99%.
Les équipes d’Air France,
de Brit Air et de Régional, ainsi que celles d’Aéroport de Lyon, sont les
acteurs de ce ballet
quotidien d’avions et de correspondances.
Des améliorations
logistiques importantes, en particulier la jetée du Terminal 2, mise en
service en 2005, ainsi que le développement de la chaîne libre service
(bornes automatiques, billet électronique, etc.), ont contribué à la
réussite de ce dispositif.
Aujourd’hui, le hub de
Lyon dispose de nombreux atouts : la qualité et la fiabilité de son
programme, l’adaptabilité et la réactivité d’Air France et de ses filiales
Brit Air et Régional en termes opérationnels et tarifaires, ainsi que le
rayonnement de l’agglomération de Lyon, entrée dans le « top 20 » des villes
européennes les plus attractives.
Le cœur d’Air France
balance entre l’A350 et le B787
La prochaine commande
d’Air France KLM pourrait bien soutenir la comparaison avec une venant d’Emirates.
Le groupe franco-néerlandais devrait en effet commander sous peu une
centaine d’appareils long-courriers, du type A350XWB ou B787 Dreamliner.
L’information a été révélée par Philippe Calavia, Directeur financier, en
marge de la présentation des résultats semestriels du groupe.
C’est en 2008 que tout devrait se jouer. Selon certaines sources, l’appel
d’offres a déjà été lancé et la commande devrait être passée au premier
semestre. D’autres estiment qu’elle ne le sera qu’à la fin de l’année 2008
voire au début de l’année 2009, l’appel d’offres ne devant pas être lancé
avant 2008. Dans tous les cas, la décision devrait intervenir rapidement :
Air France KLM veut ses appareils pour les livraisons sur les cinq à dix
prochaines années.
Ils devraient permettre au groupe de poursuivre sa politique de
renouvellement de flotte. La plupart des 112 appareils en commande ont en
effet vocation à remplacer des appareils déjà présents dans la flotte, ainsi
qu’a insisté Jean-Cyril Spinetta durant la présentation des résultats. Les
A350 ou B787 devraient intégrer en priorité la flotte de KLM, où ils
pourraient remplacer les B747 Combi et les MD-11. Chez Air France, ils
prendraient tout d’abord la place des 19 A340-300.
A première vue, Boeing pourrait sembler mieux engagé dans l’appel d’offres,
les deux compagnies étant fidèles à General Electric. Or l’A350XWB n’a
encore qu’une motorisation Rolls-Royce, le Trent XWB, quand le Dreamliner
peut être également équipé du GEnx.
Mais le motoriste américain serait en train d’étudier la possibilité
d’équiper les A350-800 et -900, en coopération avec Snecma. Les mois à venir
ne vont donc pas être de tout repos pour Airbus et Boeing.
ALITALIA. Le gouvernement italien espère
trouver un repreneur d'ici à Noël
Le gouvernement italien
espère trouver d'ici à Noël un repreneur pour Alitalia, détenu à 49,9 % par
l'Etat et en graves difficultés financières, a déclaré mardi le président du
Conseil Romano Prodi. La compagnie allemande Lufthansa a indiqué qu'elle se
déciderait d'ici à la fin de l'année sur le dépôt ou non d'une offre, tandis
qu'Air France-KLM continue de regarder le dossier, sans donner plus
d'indications.
Vueling laisse la porte
ouverte à d'éventuelles fusions
La
compagnie espagnole Vueling pourrait fusionner avec d'autres compagnies.
C'est en effet ce qui ressort d'un article publié aujourd'hui dans la revue
espagnole La Gaceta de Los Negocios. S'appuyant sur des propos de son
nouveau président Josep Pique, la publication indique que la compagnie
pourrait aussi augmenter ses tarifs et rajouter des taxes de services très
bientôt. Dans le cadre du nouveau business plan dessiné par son nouveau
président, Vueling a gelé ses projets de nouvelles bases et d'achats de
nouveaux appareils.
Air France : La facture de la grève pourrait
dépasser 50 millions d'euros
Les cinq jours de grève
des navigants commerciaux vont coûter cher à Air France, indiquait hier son
directeur général, Pierre-Henri Gourgeon. Toutefois, la direction n'était
pas en mesure, hier, d'avancer la moindre estimation chiffrée. Difficile, en
effet, d'évaluer le manque à gagner et le montant des remboursements, les
passagers pouvant aussi bien reporter leur voyage.
Air
France n'avait pas connu de telles perturbations sociales depuis la grève
des pilotes de 1998.
Néanmoins, en se basant sur les 20 % à 30 % d'annulations indiquées par la
compagnie, et sachant que le chiffre d'affaires journalier de l'activité «
passagers » d'Air France était en moyenne de 35,71 millions d'euros l'an
dernier, la perte de recettes pour les cinq jours de grève serait de 35 à 53
millions d'euros. Mais une partie de ce manque à gagner sera toutefois
compensée par des reports de vols, les retenues de salaires et les économies
de carburant. A titre de comparaison, British Airways avait chiffré à 58
millions d'euros (40 millions de livres) le coût du préavis de grève de deux
jours de ses PNC, en janvier dernier.
Northwest Airlines renoue avec
les bénéfices au troisième trimestre
La
compagnie aérienne américaine Northwest Airlines a publié aujourd'hui un
bénéfice trimestriel de 244 millions de dollars comparé à une perte de 1,17
Mds de dollars une année auparavant, date à laquelle la compagnie était
encore sous la protection de la loi sur les faillites américaine (Chapter
11). Son chiffre d'affaires a décliné sur la période à 3,38 Mds de dollars,
soit un recul de 1% sur une année, conséquence d'une réduction de capacité.
Un résultat qui reste cependant supérieur aux estimations des analystes de
Thomson Financial, lesquels tablaient sur un CA de 3,36 Mds de dollars.
Alors
que Northwest était encore sous la protection de la loi sur les faillites,
les pilotes et les autres salariés de la compagnie avaient accepté des
réductions de salaires significatives afin que leur entreprise puisse
renouer avec la rentabilité. A l'occasion de sa sortie de faillite le 31 mai
dernier, Northwest avait indiqué que sa restructuration lui avait permis de
réduire ses coûts d'exploitation à hauteur de 2,4 mds de dollars par an dont
1,4 Mds en provenance des concessions accordées par les salarié
La
SNCF en guerre contre Air France
La présidente de
la SNCF Anne-Marie Idrac cherche à convaincre le
gouvernement de taxer les autres moyens de transport.
La présidente de la SNCF,
Anne-Marie Idrac, entre en guerre contre les types de transport autres que
le train, dévoile
Le Parisien,
mercredi 26 septembre.
Elle a déclaré ouvertement
mener "la plus grande opération de lobbying de toute msa carrière". Son
objectif étant de convaincre le gouvernement de taxer lourdement la voiture,
l'avion et les camions, écrit le quotidien
Dans un document présenté
mercredi au conseil d'administration de la SNCF, la présidente s'en prend de
front à Air France, et demande à ce que le transport aérien soit au plus
vite soumis aux quotas d'émission de C02. Petite mesure qui coûterait 150
millions d'euros à Air France, prix à payer pour acquérir ces fameux "permis
de polluer".
Ne s'arrêtant pas en si
bon chemin, Anne-Marie Idrac demande à ce que les 340 millions d'euros
d'économie annuels réalisés par Air France dans le cadre de la détaxation du
kérosène, soient supprimés.
Enfin, le journal nous
apprend qu'elle soutient un projet d'"écotaxe" sur les billets d'avions.
Selon les calculs de la SNCF, si cette taxe était étendue à toute l'Europe,
elle rapporterait 5 milliards d'euros par an.
Taxe de 10 centimes
par kilomètres
La route n'est pas en
reste. Anne-Marie Idrac plaide pour une hausse des tarifs de péages
d'autoroutes, modulés en fonction du taux de pollution des voitures, la
création de péages sur les voies rapides et l'instauration d'une taxe de 10
centimes par kilomètre pour les poids lourds circulants sur les autoroutes
gratuites et les axes 2x2 voies.
Enfin, n'oubliant pas les métropoles, l'ex-patronne de la RATP souhaite que
le système du chèque transport soit généralisé. Cet avantage permet aux
salariés utilisant les transports en commun d'être remboursés à hauteur de
50% de leur abonnement.
Etihad Airways France poursuit
sa croissance
La compagnie nationale des
Emirats arabes Unis devrait transporter un total de 70 000 à 80 000
passagers au départ de France sur la totalité de son exercice 2007 (janvier
–décembre). Après 18 mois d'exploitation sur le sol français, la compagnie
revendique le transport de 55 000 passagers fin août pour un coefficient de
remplissage moyen de 75%. « La France
représente actuellement sur l'axe Abou Dhabi 75% de part de marché, avec des
ventes particulièrement soutenues dans la classe affaires »
commente Fabrice Ebner, directeur général France de Etihad Airways dans un
entretien à TNI.
Depuis sa création sur le
sol français, la compagnie est passée de 6 à 10 fréquences hebdomadaires –
depuis le 1 er septembre - sur la ligne directe Paris- Abou Dhabi et a
bénéficié d'un réseau de connexions enrichi tout au long de cette période.
Etihad se félicite en particulier du succès de la desserte de Sydney,
ouverte en mars, et qui a déjà assuré le transport de 40 000 passagers au
départ d'Abou Dhabi.
Tous marchés géographiques
confondus, la compagnie aérienne a transporté au cours du premier semestre
2007 1,9 millions de passagers comparé à 900 000 une année auparavant, pour
un coefficient de remplissage moyen de 65%, soit une hausse de 20% en
glissement annuel. De son côté, la recette unitaire au kilomètre offert a
progressé de 31% sur la période.
« En
moyenne, 60% du trafic sur Etihad est réalisé par des passagers en transit,
en particulier à destination des destinations asiatiques (Bangkok, Inde
etc..) tandis que les 40% restants sont des connexions directes à
destination des Emirats arabes Unis, vers Abou Dhabi et Dubai »
explique Fabrice Ebner.
Pour accompagner la
croissance de la compagnie aérienne sur le sol hexagonal, Etihad a
l'intention de porter ses effectifs à 25 au début de l'année prochaine –
contre 19 actuellement – pour occuper des postes dans les secteurs
commerciaux et administratifs essentiellement. Sur ce marché, le plan de
développement de la compagnie passe aussi par une plus grande inflexion
donnée à la province : « Nous avons
l'intention de nous développer davantage sur la province en allant à la
rencontre des agences de voyages », conclut Fabrice Ebner.
L'ancien PDG d'Air Lib condamné
à un an et demi de prison ferme
Le verdict est tombé
aujourd'hui : l'ancien PDG d'Air Libb Jean-Charles Corbet, a été condamné à
Paris à quatre ans de prison dont un an et demi ferme et quelque 3 millions
d'euros de dommages –intérêts.
Motif : avoir "pillé" la
deuxième compagnie aérienne dans l'Hexagone, qui a aujourd'hui disparu.
Jean-Charles Corbet, qui devra verser les quelques 3 millions d'euros de
dommages-intérêts aux mandataires-liquidateurs d'AOM-Air Liberté a également
écopé de 300 000 euros d'amendes. Pour mémoire, la mise en liquidation
judiciaire le 17 février 2003 par le tribunal de commerce de Créteil avait
entraîné le licenciement collectif de 3.200 salariés.
Jean-Charles Corbet a été
reconnu coupable de n'avoir consacré qu'une partie des 150 millions d'euros
versés par Swissair, l'ancienne maison-mère d'AOM-Air Liberté, au
redressement d'Air Lib. Parallèlement, d'importants virements - pour un
total de 24 millions d'euros, selon l'accusation - étaient effectués vers
diverses sociétés de sa holding personnelle Holco. Cet ancien pilote avait
pris le 27 juillet 2001 les rênes d'AOM-Air Liberté rebaptisé Air Lib
quelques mois plus tard. évidemment pas".
Alitalia est "dans un état comateux", estime son président
Maurizio Prato, chargé de
trouver un repreneur à la compagnie italienne en difficultés, se heurte aux
mondes politique et syndical de la péninsule
La compagnie nationale
aérienne Alitalia se trouve "dans un état comateux" a déclaré mardi le
président du transporteur italien, Maurizio Prato, lors d'une audition
devant les sénateurs. "Alitalia se trouve dans un état comateux, elle est
dans la chambre de réanimation", a-t--il déclaré au cours de cette audition,
selon l'agence Ansa.
"Personnellement, je suis
surpris par le refus presque généralisé de prendre conscience de la réalité
et par le fait qu'une société qui se trouve dans ces conditions n'ait pas la
possibilité, tout en étant sur le marché et cotée en bourse, de faire des
choix autonomes même pour une thérapie de survie", a ajouté M. Prato.
Le patron du transporteur
aérien qui se trouve depuis des années dans de grandes difficultés qui vont
en s'aggravant, faisait allusion aux interférences des dirigeants politiques
et syndicaux italiens qui rendent plus difficile la survie d'Alitalia. M.
Prato est chargé de trouver un repreneur pour Alitalia après que le
précédent processus de privatisation de la compagnie italienne, enclenché en
février par le gouvernement, ait tourné court à la mi-juillet faute de
candidats aux conditions fixées par Rome. M. Prato veut en particulier
réduire le nombre de vols au départ de Milan au profit de Rome, ce qui a
entraîné un tollé du monde politique dans le nord du pays.
Alitalia est en perte de
vitesse depuis plus de 10 ans. La compagnie a perdu 626 millions d'euros
l'an dernier et encore 211 millions d'euros au premier semestre 2007.
Une
nouvelle classe à bord d'Air France
Une classe économique de
luxe, c'est le nouveau concept qui devrait apparaître dans dix-huit mois sur
les avions long-courriers d'Air France.
Cette quatrième catégorie
de confort s'insère entre les classes affaires et économique (baptisée
Tempo). La Première n'est plus proposée que sur une vingtaine de
destinations, celles susceptibles d'accueillir des passagers à très haute
contribution.
L'arrivée de la quatrième
classe à Air France correspond sensiblement à la mise en ligne de l'Airbus A
380 avec 525 sièges au service d'été 2009. Ce bond en termes de capacité
amène, comme par le passé, la création d'une nouvelle classe. À la fin des
années 1950, avec les premiers avions à réaction Boeing 707 et Douglas DC 8
est apparue la classe nommée alors touriste. Puis, à partir de 1970, naît la
classe affaires sur les gros-porteurs Boeing 747 et DC 10 qui fidélise une
clientèle de passagers désirant se démarquer des touristes et des
vacanciers. Les deux ponts de l'A 380 permettent de multiplier les espaces.
Qantas, qui met en ligne le super-jumbo l'an prochain, crée aussi une classe
de plus avec des sièges plus larges équipés notamment d'une prise de courant
pour alimenter un ordinateur. British Airways avait anticipé cette tendance
en 2002 avec la « world traveller plus » tandis que Lufthansa regarde avec
intérêt les choix de ses concurrents.
L'espagnol Vueling replonge dans les turbulences
Après avoir sérieusement
décroché en Bourse, au début du mois d'août, à la suite de l'annonce d'une
multiplication de ses pertes par cinq, à 33,7 millions d'euros, et d'un
avertissement sur résultats, l'action de Vueling a de nouveau piqué du nez,
hier, plongeant de 8 % à l'ouverture à Madrid et clôturant en baisse de 3,98
%, à 11,59 euros. La démission du président du conseil d'administration et
de deux autres membres représentant les intérêts de Hemisferio, le premier
actionnaire (15,8 %) de la compagnie à bas coûts espagnole, pour des
« différends sur la gestion »,
a jeté un froid. Depuis le début de l'année, le titre a perdu plus de 60 %
de sa valeur.
Le capital de la société
est complètement éclaté depuis le désengagement en juin du fonds de
capital-risque Apax, qui détenait 20,9 % des parts. Les autres actionnaires
connus sont Carlos Muñoz, le dirigeant de Vueling (5,6 %), et Atalaya (5 %),
une entité qui réunit plusieurs Caisses d'Epargne espagnoles. Hemisferio,
dont le maintien dans le tour de table est désormais en question, est
l'outil d'investissement du groupe de communication Planeta, de la famille
Lara, qui compte notamment des participations importantes dans le quotidien
« La Razon », le gratuit « ADN » et la chaîne de télévision TV3.
Au début du mois, le
transporteur catalan, victime tout à la fois de la guerre des prix qui sévit
parmi les « low cost » et de la hausse de sa facture pétrolière, a lancé une
timide politique de réduction des coûts, révisant aussi à la baisse son plan
de développement. Jusque-là administratrice indépendante, Barbara Cassini,
une ancienne responsable de British Airways et de Go Airlines, son ancienne
filiale à bas coûts, va prendre la présidence de la compagnie.
Le président de Vueling
démissionne
Hier dans la soirée, le
président du conseil d'administration de la compagnie espagnole low cost
Vueling, José Miguel Abad Silvestre, a annoncé sa démission. Motif : des
différends de gestion, selon un communiqué de Vueling transmis à l'autorité
des marchés espagnols. Cette démission s'est également accompagnée de celle
de deux autres membres du conseil, Ferran Conti Penina et José Creuheras
Margenat.
La compagnie espagnole a
annoncé parallèlement la nomination de Barbara Cassani, ancienne directrice
générale de Go, autrefois compagnie à bas coûts de British Airways.
Vueling subit actuellement
la très forte concurrence des compagnies aériennes à bas coûts Ryanair et
Easyjet sur son marché domestique. Au premier semestre, elle a creusé sa
perte, à 33,7 millions d'euros contre 6,52 millions une année auparavant.
Surtout, la compagnie a lancé au début du mois d'août un avertissement sur
résultat en indiquant qu'elle ne pourrait pas tenir ses objectifs 2007.
Air France se laisse pousser des ailes à Londres
Air France monte en
puissance à Londres. Le nouveau réseau mis en place en avril
2007 par la compagnie à
travers une de ses filiales au départ de London City Airport, poursuit son
développement.
Depuis le 3 septembre
dernier, ce sont 2 nouvelles liaisons qui sont desservies. Il s'agit de
Dundee avec 4 vols par jour et Edimbourg avec 7 vols quotidiens (notez que
la plupart de ces vols sont opérés par Scot Airways, le nouveau partenaire
britannique de CityJet).
La desserte Londres Strasbourg, jusqu'alors opérée depuis
l'aéroport de Londres Gatwick, a été transférée à London City. Elle
bénéficie d'une troisième fréquence quotidienne (les vols sont également
opérés par Scot Airways). Ainsi, 10 nouvelles destinations sont offertes par
Air France sous la marque "Cityjet for Air France". Avec 38 vols par jour,
AF explique dans un communiqué "devenir un acteur majeur sur cette
plate-forme londonienne". Par ailleurs, toujours en Grande-Bretagne, Air
France poursuit sa nouvelle desserte entre CDG et Bristol, opérée depuis cet
été, à raison de 3 vols quotidiens.
Air
France -klm : Spinetta a rencontré le patron d'Iberia
Fernando Conte, le
président de la compagnie aérienne espagnole Iberia, a rencontré cet été le
patron de Lufthansa, Wolfgang Mayrhuber, pour discuter avec lui des
avantages que les deux groupes auraient à fusionner, rapporte le quotidien
économique espagnol Cinco Dias.
Selon le journal, Fernando
Conte et Jean-Cyril Spinetta, le PDG d'Air France – KLM, ont échangé des
informations sur le même sujet au cours des dernières semaines.
Lufthansa et Air France –
KLM attendent à présent que le consortium mené par TPG, notamment composé de
British Airways, lance une offre officielle sur Iberia.
British Airways est déjà
le premier actionnaire d'Iberia avec 10% du capital. Allié à la compagnie
britannique, le fonds d'investissement américain TPG a annoncé une offre
préliminaire de 3.6 euros par action le 30 mars dernier.
Air
France KLM attend qu'Alitalia prenne contact avec lui en octobre
Le
PDG d'Air France KLM, Jean-Cyril Spinetta, a réaffirmé son intérêt pour ses
concurrentes italienne Alitalia et espagnole Iberia et indiqué attendre
qu'Alitalia prenne contact en octobre avec son groupe, dans un entretien à
la Tribune, à paraître mardi.
Le nouveau président
d'Alitalia, Maurizio Prato, "a une urgence, celle de son plan de
restructuration interne", estime M. Spinetta.
"Nous attendons qu'il
prenne, courant octobre, des contacts avec nous et sans doute avec
d'autres", poursuit-il.
"Quant à Iberia, nous
évaluons le dossier", indique le patron d'Air France.
Mais, ajoute-il, "si nous
n'avons pas la conviction qu'une consolidation soit fortement créatrice de
valeur, nous ne la ferons évidemment pas".
Par ailleurs, le PDG du
groupe estime que "le transport aérien va rapidement devenir un métier
entièrement libéralisé où chaque compagnie pourra voler et investir où elle
le souhaite".
"Aussi, si nous voulons
figurer parmi les dix premiers transporteurs mondiaux à l'avenir, il ne
suffira plus d'être une compagnie qui relie l'Europe au reste du monde",
poursuit-il.
Il s'agira en effet d'être
"un transporteur possédant des établissements et des activités en Asie, en
Amérique latine, partout dans le monde où un trafic se crée et se
développe", estime M. Spinetta.
Interrogé sur les défis
des deux prochaines décennies, il estime qu'"en 2025, les compagnies
chinoises auront une taille considérable" et qu'il faudra aussi compter,
parmi les leaders mondiaux, des "grands transporteurs indiens, au moins un
japonais, trois américains, peut-être des compagnies du Golfe".
Pour le patron d'Air
France, il "faut créer les conditions pour qu'un groupe européen à fortes
racines françaises soit également présent". "C'est mon obsession",
ajoute-t-il.
Espagne : les compagnies à bas
coûts gagnent du terrain
Pour le seul mois d'août,
les compagnies à bas coûts ont transporté un total de 2,7 millions de
passagers à destination de l'Espagne, soit une progression de 42,9% en une
année. Au total, les compagnies à bas coûts s'arrogent désormais 40,2% du
ciel aérien espagnol, selon les derniers chiffres publiés par le ministère
de l'industrie et du tourisme dans ce pays.
Le coefficient de
remplissage des compagnies
low cost a atteint
au mois d'août 86,2% comparé à 82,9% pour les compagnies aériennes
traditionnelles.
Selon ces chiffres
officiels, Ryanair, Easyjet et Air Berlin se sont arrogées plus de la moitié
du trafic en volume, avec un pourcentage de 52,1% tandis que l'espagnole
Vueling a enregistré une progression annuelle de son trafic à hauteur de
75,2%.
A titre de comparaison, la
low cost
Clickair, dont Iberia est l'un des actionnaires, occupe le 6
e rang de ce classement avec 179 000 passagers.
Germanwings inaugure une
liaison Bastia-Dortmund
La compagnie aérienne à
bas coûts allemande Germanwings va inaugurer dans le cadre de son programme
d'été 2008 deux nouvelles liaisons au départ de l'aéroport de Dortmund :
l'une en direction de Bastia – tous les samedis à partir du 5 avril – et
l'autre à destination d'Ankara trois fois par semaine à compter du 31 mai
prochain.
La compagnie va également
augmenter la fréquence de ses liaisons au départ de l'aéroport de
Cologne-Bonn, à destination par exemple d'Istanbul, desservie tous les
week-ends dans la journée.
Pour mémoire, Germanwings
opère, au départ de France sept vols par semaine entre Nice et Cologne, deux
vols quotidiens entre Paris (CDG 1) et Cologne/Bonn. La compagnie propose
également deux vols par jour entre Paris (CDG 1) et Stuttgart et six vols
hebdomadaires entre Toulouse et Hambourg.
Iberia pourrait confier ses
liaisons court courrier non rentables à Clickair
Iberia multiplie les
moyens pour lutter contre les compagnies à bas coûts. Selon un article
publié aujourd'hui dans le journal espagnol El Economista, la compagnie
espagnole pourrait bien céder ses opérations court-courrier les moins
rentables à Clickair, sa filiale à bas coûts dont elle détient 20%. La
stratégie actuelle d'Iberia est de se concentrer sur des liaisons
long-courrier en partance de l'aéroport de Madrid-Barajas.
Selon des sources de
l'industrie citées par le journal, Iberia a déjà comptabilisé une perte de
près de 14 points sur son marché domestique dans le cadre de son plan
stratégique 2006-2008.
Lufthansa s'intéresse à
Alitalia… et Air France-KLM préciserait son plan
La compagnie aérienne
allemande Lufthansa est intéressée par Alitalia. C'est en effet ce
qu'affirme le quotidien Il Sole 24 Ore dans son édition quotidienne, sans
citer de source.
De son côté, Air
France-KLM, qui a déjà fait part de son intérêt pour Alitalia, proposerait,
toujours selon le quotidien, d'absorber la compagnie italienne via un
échange d'actions. La Stampa s'appuie sur un document de travail adressé au
gouvernement italien et à la compagnie.
Le projet proposé par la
compagnie franco-néerlandaise reprendrait en outre les grandes lignes du
plan de survie que veut mettre en place le président d'Alitalia, Maurizio
Prato, et qui prévoit un recentrage de l'activité sur l'aéroport de Rome au
détriment de celui de Milan. Ce plan aurait reçu un accueil mitigé au sein
du gouvernement, toujours selon la Stampa.
500
000 euros auraient été détournés chez CorsairFly !
D’autres compagnies victimes d'une escroquerie internationale ?
L'enquête de la brigade
financière est en cours chez CorsairFly mais les premières sanctions
touchent trois collaborateurs. Une histoire de surfacturation dont les
ramifications sont internationales, est à l'origine de la descente des
policiers. La malversation pourrait toucher d'autres compagnies françaises.
Tout part de chez
CorsairFly. Le Pdg, Hervé Pierret, s'aperçoit d'un certain nombre
d'anomalies dans les comptes du service des opérations aériennes dirigé par
Frédéric Pralus.
Le dossier apparaît suffisamment important pour faire appel aux services de
la police. Une plainte est déposée en juillet dernier.
La brigade financière commence son enquête fin août et confirme les soupçons
de la direction.
La comptabilité est passée au peigne fin et des descentes de police ont lieu
dans la foulée aux domiciles du directeur du service et de deux autres
collaborateurs.
Les inspecteurs auraient trouvé suffisamment de preuves pour que la décision
d'une mise à pied immédiate des trois personnes impliquées soit prise par
Hervé Pierret.
La malversation porterait sur une surfacturation de la part de certains
fournisseurs de pièces d'avion avec un circuit sophistiqué, passant par des
relais internationaux, notamment au Canada, et reversement de commissions.
Mise à pied immédiate des
trois personnes
Dans les couloirs, il se
dit que le détournement porterait sur une somme d'environ 500 000 euros. A
vérifier…
Le plus dur à encaisser pour la compagnie française, c'est que les personnes
impliquées étaient des collaborateurs de longue date qui avaient la
confiance du président.
Officiellement, la compagnie fait passer un message rassurant sur la qualité
des fournitures incriminées. Il ne s'agirait pas de copies qui pourraient
mettre en danger la sécurité des appareils. Les pièces seraient
authentiques, mais simplement surfacturées.
Mais l'affaire ne s'arrête pas là. La police qui n'a pas terminé son
enquête, aurait détecté un véritable réseau de surfacturation ne concernant
pas uniquement Corsair mais aussi d'autres compagnies françaises.
Interrogé, Laurent Magnin le Pdg d'XL Airways et ex-Corsair se dit atterré
et attristé par l'affaire. Antoine Ferretti, le Pdg d'Air Méditerrannée et
Arezki Idjerouidène, celui d'Aigle Azur, se considèrent comme hors
d'atteinte puisqu'ils se fournissent chez Air France, comme XL Airways.
A suivre...
Corsair escroqué, jusqu'où ira l'affaire ?
Ça risque de faire des
vagues ! L'affaire de détournement de fonds qui touche actuellement Corsair
rapportée jeudi par le site Web
tourmag.com pourrait bien aller au-delà de ce seul transporteur
français.
Comme nous l'a expliqué
l'avocat de la compagnie "aujourd'hui,
Corsair n'est pas encore capable de déterminer l'ampleur du préjudice, ni
depuis combien de temps ça dure". En revanche, il ajoute qu'il "semblerait
que le système ait été répliqué chez d'autres transporteurs français et que
des gens extérieurs à Corsair soient mis en cause". Retour sur le
film des événements. A la fin du premier semestre le PDG de Corsair a trouvé
des choses bizarres dans ses comptes. "Ce
que ne comprenait pas Monsieur Pierret, c'est que quand sa compagnie passait
des commandes, notamment de pièces détachées, elle obtenait une fin de non
recevoir de la part de son fournisseur, puis qu'un intermédiaire se
manifestait très rapidement en expliquant que lui avait les pièces en
question", explique le conseil de Corsair. Or, les intermédiaires
(Montréal Avia basée au Canada et Setintac basée en Tunisie) se sont révélée
être "des coquilles vides".
L'escroquerie aurait dont consisté à surfacturer les pièces en question tout
en payant des bakchichs à au moins 2 employés de la compagnie. D’où le dépôt
d'une plainte contre x de la part de la direction qui a déclanché
l'ouverture de l'enquête en cours et les perquisitions. Jusqu'où cela ira ?
On ne le sait pas encore. Reste que sous couvert d'anonymat, le patron d'une
compagnie française nous a confié "avoir
des craintes".
Air Caraïbes commande deux Airbus A330 pour
les Antilles
C'est en grande partie sous la pression d'Air
France, qui renforce sa présence dans la région (l'axe historique
Miami-Cayenne) que la compagnie Air Caraïbes (groupe Dubreuil) va revoir son
offre sur son réseau moyen-courrier. Ainsi, pour contrecarrer le doublement
des fréquences d'Air France sur Cayenne, le transporteur va-t-il proposer
des vols directs sur la Guyane au départ de la Guadeloupe au lieu de la
Martinique auparavant. « Air France a
une démarche destructrice de valeur. Je suis sceptique sur la viabilité du
projet. On va perdre de l'argent tous les deux », assure, amer,
Jean-Paul Dubreuil, PDG. Pour réduire la casse, le transporteur a passé un
accord commercial avec la compagnie brésilienne TAF, qui proposera des
correspondances vers Manaus et Fortaleza, via Belem.
Nouvelles liaisons
Par ailleurs, Air Caraïbes va lancer en
décembre deux nouvelles liaisons à partir des Antilles, vers Panama City et
San José au Costa Rica, avec un Embraer 190, un jet de 100 places qui lui
sera bientôt livré. Un accord a été trouvé avec le tour-opérateur Switch,
qui prendra un allotement de sièges sur ces vols. Jean-Paul Dubreuil ne
s'interdit pas non plus d'ouvrir dans la région d'autres destinations, mais
pas sur les Etats-Unis.
C'est toutefois sur le long-courrier (520.000
passagers attendus cette année et une part de marché de 24 % face à Air
France, 48 %, et Corsair, 28 %) que la montée en puissance de la jeune
compagnie va être la plus visible ces prochaines années. Avec la livraison
de trois nouveaux Airbus A330-300 entre fin 2008 et 2011 (dont deux
commandes qui viennent d'être confirmées), Air Caraïbes va pouvoir, avec une
flotte de quatre gros-porteurs au total, développer ses lignes
transatlantiques, qui constituent aujourd'hui 77 % de son chiffre d'affaires
(220 millions d'euros attendus en 2007 contre 190 millions en 2006 et un
résultat net de 6,7 millions). Depuis fin 2003 qu'elle exploite cette route
avec des A330-200 loués à ILFC, la compagnie a vu son chiffre d'affaires
quasiment multiplié par quatre. En 2008 celui-ci devrait atteindre 230
millions d'euros.
En coopération avec les pouvoirs publics
locaux, le transporteur (786 personnes) cherche également à élargir la
clientèle touristique des Antilles au-delà de celle de la métropole. C'est
le sens de l'accord passé avec le tour-opérateur scandinave Langley Travel,
qui vient de racheter l'hôtel Fort Royal en Guadeloupe, et qui, à partir de
la fin de l'année, va apporter du trafic au transporteur au départ de la
Suède et du Danemark via Paris-Orly.
AIR
FRANCE-KLM, en repli de 3,29% à 25,27 euros
, a essuyé sa dixième séance consécutive de
baisse. Selon le Financial Times, la compagnie aérienne étudie une
éventuelle fusion, soit avec Alitalia, soit avec Iberia. UBS a abaissé son
objectif de cours de 40 à 30 euros. Son analyste Tim Marshall estime que le
"gearing" d'Air France-KLM est trop élevé et que les chiffres de trafic de
juillet et août ont montré un ralentissement de l'amélioration du rendement
par passager. L'indice DJ Stoxx européen du transport aérien et de
l'hôtellerie a cédé 2,86%. Des analystes prévoient un environnement plus
difficile en 2008, alors que les prix du pétrole sont à des niveaux record
Air
France -klm : UBS abaisse son objectif de cours à 30 euros
UBS a abaissé lundi son
objectif de cours sur Air France – KLM de 40 à 30 euros, tout en maintenant
sa recommandation « Neutre » sur la compagnie aérienne.
Le broker suisse justifie la réduction drastique de son cours cible
notamment par la sensibilité, disproportionnée selon lui, du résultat
opérationnel aux variations de la recette unitaire par passager (« yield »)
et des cours du pétrole.
UBS estime qu'une variation de 1% de la recette unitaire par passager peut
générer un impact de 14% sur le bénéfice par action, tandis qu'une hausse ou
une baisse de 5 $ du cours du baril fait varier le bénéfice par action de
15%.
Etant donné les incertitudes actuelles sur l'environnement pétrolier et
économique, « ce levier opérationnel est gênant », juge UBS.
Air
France-KLM étudie les dossiers de reprise d'Alitalia et d'Iberia
Dans un
entretien accordé ce matin au « Financial Times », Jean-Cyril
Spinetta, PDG d'Air France-KLM a précisé que le processus de consolidation
des compagnies aériennes européennes n'était pas achevé et que sa compagnie
étudiait les opportunités offertes par Alitalia d'un côté, et Iberia de
l'autre. Si un consortium conduit par TPG et British Airways est déjà sur
les rangs pour reprendre la compagnie ibérique, Jean-Cyril Spinetta dit
mener des discussions informelles avec des partenaires financiers espagnols
et étudie actuellement le potentiel de coopération avec Iberia. Celle-ci
n'est cependant pas dans des difficultés propres à agir dans l'urgence,
précise le patron français, au contraire d'Alitalia, dont le sort doit être,
selon lui, décidé très rapidement.
Panne d'avion : 277 touristes bloqués trois jours en République Dominicaine
277
touristes ont été bloqués en République Dominicaine pendant trois jours en
raison des problèmes techniques d'un avion de la compagnie XL Airways.
L'information a été
relatée par le journal de 13 heures de France 2. Les 277 vacanciers, qui
avaient réservé leur voyage pour la République Dominicaine via plusieurs
tours-opérateurs français, devaient normalement repartir jeudi, mais ils
n'ont finalement pu le faire que dans la nuit de samedi à dimanche. Ils ont
atterri à Paris dimanche en fin d'après-midi. L'avion, un Airbus A330, avait
atterri à l'aéorport de Samana avec un système d'aide électrique au
démarrage inopérant : "ce n'est pas un
problème de sécurité en soi, mais les autorités aéroportuaires locales nous
avaient assuré qu'elles avaient le matériel nécessaire pour que nous
redémarrions", en l'occurrence un groupe électrogène, a expliqué
Laurent Magnin, PDG de la compagnie, joint par téléphone par l'AFP. Le
matériel prêté s'est alors révélé défaillant.
"Nous nous sommes retrouvés pris en otage
avec l'avion et les passagers, à cause d'une totale incurie des autorités
aéroportuaires", affirme M. Magnin, qui souhaite porter plainte
contre ces dernières. Le PDG a indiqué qu'il regarderait, avec les
tours-opérateurs concernés, le "geste
commercial" qu'il accorderait aux voyageurs malchanceux
CORSAIR : liaison vers CUBA
La compagnie aérienne
française inaugurera le 24 décembre prochain une liaison hebdomadaire vers
La Havane au départ d'Orly-Sud, en Boeing 747-400 bi-classe de 582 sièges.
Alitalia a légèrement réduit ses pertes au
premier semestre
La compagnie italienne a légèrement réduit sa perte nette au premier
semestre, à 211 millions d'euros, contre 220 millions un an plus tôt. Sa
perte d'exploitation a atteint 127 millions, contre 132 millions en 2006,
pour un chiffre d'affaires en hausse de 3,1 %, à 2,31 milliards. La
compagnie italienne a indiqué qu'elle disposait de liquidités suffisantes
pour survivre les 12 prochains mois, mais seulement grâce à la cession
envisagée d'actifs non stratégiques. Par ailleurs, selon le quotidien « Il
Sole 24 Ore », des dirigeants d'Air France-KLM ont rencontré mercredi le
directeur stratégie et alliance de la compagnie italienne, Piero Ceschia.
Selon le journal, Air France-KLM est désormais le mieux placé pour la
reprise de la compagnie en difficulté, détenue à 49,9 % par l'Etat italien.
Alitalia dément discuter avec
Air France
La compagnie aérienne
italienne Alitalia a formellement démenti aujourd'hui une info rmation de
l'agence de presse Ansa selon laquelle elle mènerait des discussions « au
plus haut niveau » avec Air France dans le cadre du processus de vente.
Outre le démenti, la compagnie a ajouté que les directions des deux
transporteurs se rencontrent régulièrement pour discuter de leurs
partenariats commerciaux au sein de l'alliance Sky Team.
Les spéculations sur un
éventuel partenariat avec Air France avaient été relancées lors de la
présentation par Alitalia, le 30 août, d'un plan triennal d'organisation que
les observateurs ont décrit comme largement conçu pour aller dans le sens
des exigences d'Air France avec la réduction de son activité sur la
plate-forme de Milan au profit du "hub" de Rome-Fiumicino.
De son côté, Air France
n'a, pour sa part, cessé d'affirmer qu'elle ne serait intéressée par
Alitalia qu'une fois les finances de celle-ci remises en ordre. Elle a
récemment déclaré qu'elle serait à l'écoute en cas d'approche par la
compagnie italienne.
La profession s'interroge sur le transport aérien de demain
La fédération nationale de
l'aviation marchande (Fnam) se penche sur l'avenir du secteur. Elle a
organisé une journée de colloque intitulée "Vision d'avenir" le 12 septembre
dernier.
L'occasion de tenter
d'entrevoir ce que sera le paysage aérien à l'horizon 2020, dans des
conditions de croissance de croissance de trafic maintenu et à travers des
contraintes connues (réglementaires, environnementales, technologiques…).
Pour Didier Bréchemier, du cabinet de consultants Roland Berger, "d'une part
la consolidation du secteur est inévitable parce que les 5 compagnies les
plus importantes représentent seulement 35% des parts de marché du secteur,
alors que dans les secteurs du pétrole et du gaz, ce ratio monte à 88%".
Reste qu'aujourd'hui toute concentration est encore soumise à une évolution
réglementaire. Le pendant de cette évolution, c'est l'émergence et le
développement de compagnies de niche. Au rayon des nouveautés déjà
annoncées, le développement de transporteurs low fare complètement "classe
affaires" ou encore l'arrivée sur le marché de low cost long courriers.
Bref, entre les compagnies traditionnelles qui s'attaquent (souvent via des
filiales comme Transavia) à la clientèle loisirs (en prenant, en Europe, le
plus souvent la place des transporteurs charter sur les axes nord sud), et
les compagnies low cost qui draguent de plus en plus la clientèle
"affaires", les cartes qui sont aujourd'hui brouillées devraient sous peu
laisser place à plus de clarté.
Corsair veut une liaison Québec-Paris
Dans une entrevue récente
accordée au bulletin touristique
TourMaG.com, le directeur commercial de Corsair, Christophe
Leloup, affirme que Québec est désormais dans la ligne de mire de cette
compagnie.
«Les 400 ans de présence
française l'année prochaine à Québec est un élément que nous regardons pour
élargir la desserte du Canada sur la ville de Québec l'an prochain», a-t-il
soutenu. Corsair désire également développer davantage de liaisons aériennes
avec les États-Unis et Israël.
Il a été impossible de
joindre M. Leloup hier. Mais le directeur de l'Aéroport de Québec, Pascal
Bélanger, a confirmé au Soleil
que plusieurs discussions ont déjà eu lieu avec cette compagnie, qui offre
présentement des vols entre la France et Montréal.
«C'est un dossier bien en
vie. Nous nous sommes parlé à plusieurs reprises et j'attends de leurs
nouvelles. Il y a toutefois des enjeux réglementaires dans ce dossier. Les
gouvernements doivent donner les permissions nécessaires», a-t-il expliqué.
M. Bélanger ne cache pas
son enthousiasme par rapport aux intentions de Corsair de s'installer à
Québec au cours des prochains mois et d'offrir des prix compétitifs pour les
vols vers la France. À ses yeux, la vitrine du 400e permettra à Québec de
mieux se positionner comme destination touristique au cours des années qui
suivront. Outre Corsair, d'autres transporteurs ont en effet approché
l'Aéroport de Québec pour démontrer leur intérêt à desservir la capitale en
2008.
«On sent que la demande
est là. Il y a un côté unique à cette fête. On n'a pas 400 ans tous les 100
ans et, pendant le 300e, il n'y avait pas d'avions qui volaient. C'est donc
difficile pour moi de donner des comparables, mais l'engouement des
transporteurs commence à se faire sentir. Pour nous, 2008 sera l'occasion de
frapper sur le clou pour développer de nouvelles liaisons qui perdureront
après les festivités.»
Transavia "dégoupille" Grenade, ouvre l'Egypte et se renforce sur le Maroc
et la Tunisie
Transavia France, la
filiale d'Air France et de Transavia Hollande (elle-même filiale de KLM) se
prépare à lancer sa saison hiver.
C'est avec l'ouverture
d'une route entre Paris-Orly et Grenade que le bal sera ouvert le 18 octobre
prochain. La compagnie utilisera un de ses Boeing 737-800 pour relier les 2
villes à raison de 3 rotations par semaine (les mardis, jeudis et dimanches)
et proposera des allers simples à partir de 49 euros TTC. Elle devrait
ensuite annoncer d'autres ouvertures de lignes. Ainsi, durant les semaines à
venir, ce sont des destinations comme Fès (le 30 octobre), Louxor (le 3
novembre), Tozeur (le 29 octobre), Hurghada (le 31 octobre), Essaouira (le
1er décembre) ou encore Ouarzazate (le 29 octobre) qui devraient venir
agrandir le réseau du transporteur au modèle mi-charter mi-low cost.
Rappelons qu'avec un coefficient d'occupation moyen de 77% en août dernier
(avec 4 appareils), la compagnie est en avance sur ses objectifs.
Delta est de retour dans la cour des grands
Delta Airlines poursuit son déploiement à l'international. Il y a 18 mois, ces lignes ne représentaient que 17% du chiffre d'affaires de la compagnie.
Aujourd'hui, après un passage sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, l'international pèse 35% de son CA. Pour autant, prévient Béatrice de Rotalier, directrice commerciale France de Delta, la compagnie n'abandonne pas son marché intérieur puisqu'elle reste "la seule compagnie américaine à desservir les 50 états". Quoi qu'il en soit, la stratégie mise en place semble payante puisque Delta vient de boucler son 4e trimestre consécutif bénéficiaire d'un point de vue opérationnel. De bons résultats globaux qui se reflètent sur le marché français. De janvier à mai, Delta a vu le nombre de documents émis au BSP France faire un bond de 30,7 % sur un an. Ce doit être à relativiser puisque l'année dernière l'activité était fortement perturbée par les problèmes de passeports et de visas.
Six compagnies de Skyteam déposent une demande d'immunité antitrust auprès du DOT
Six compagnies membres de l"alliance SkyTeam : Air France, Alitalia, CSA Czech Airlines, Delta Air Lines, KLM Royal Dutch Airlines et Northwest Airlines ont déposé auprès du département américain des transports (DOT) une demande d'immunité antitrust pour leurs services transatlantiques. Actuellement, Delta bénéficie d'une immunité antitrust avec Air France, Alitalia et CSA. Pour sa part, KLM bénéficie d'une immunité antitrust avec Northwest.
La demande inclut notamment un projet d'accord de joint venture transatlantique entre Air France, Delta, KLM et Northwest, qui contribuera à renforcer encore davantage, sur l'Atlantique Nord, les liens entre ces quatre partenaires de SkyTeam.
Le DOT a approuvé par le passé plus de vingt demandes d'immunité antitrust. La demande présentée aujourd'hui est la première à s'inscrire dans le cadre du récent accord aérien intervenu entre l'Union européenne et les Etats-Unis visant à créer un marché totalement libéralisé sur l'axe aérien le plus important dans le monde.
Pourquoi Roissy craque
Roissy, l'habitué des petits matins se reconnaît à cette manière de se précipiter hors de l'appareil, sitôt la porte ouverte. Il sait, lui. L'initié enfile les couloirs, dévale les escalators, bouscule, bougonne, bref redevient français sitôt rentré au pays. Voilà les cabines du contrôle de police. Combien seront-ils à leur poste, deux ou plus ? La file sera-t-elle longue ? Angoisse.
Un jour, Michel-Yves Labbé a craqué. Las d'attendre, il a fait remarquer que les guichets en principe réservés aux ressortissants de l'espace Schengen n'étaient pas ouverts. Des récriminations qui lui ont valu de se retrouver au poste de la police de l'air et des frontières (PAF). "Cela ne m'était plus arrivé depuis mes années beatnik, raconte-t-il. Dans les bureaux, j'ai pu voir qu'il y avait des policiers présents, mais pas où il l'aurait fallu."
Michel-Yves Labbé n'est pas un râleur ordinaire : il est patron de Directours, un grand opérateur du tourisme français. Son constat est cinglant : "Quand vous arrivez d'Osaka ou de Dubaï, Roissy, c'est le tiers-monde. Tout le monde sait que le 1, le 2A et le 2B sont des terminaux d'un autre temps. Pour les étrangers qui arrivent, cela donne une mauvaise image de la France."
La complainte dépasse les frontières. Sur Internet, les forums regorgent de témoignages furibards. On y évoque pêle-mêle la piètre qualité des transferts entre les terminaux, la signalétique défaillante, le manque d'information, l'arrogance des contrôles. "Le système de connexions a apparemment été conçu par le marquis de Sade", assure un Américain sarcastique.
Une chroniqueuse du Washington Post n'hésite pas à considérer Charles-de-Gaulle comme "effrayant" et "confus". L'IATA, association regroupant 250 compagnies aériennes, a classé les différents terminaux de Roissy en catégorie B ou C, sur une échelle de A à E. Chaque année, le Conseil international des aéroports organise un palmarès d'excellence sur la base du volontariat : "CDG" n'y participait pas jusqu'à cette année...
Certes, les contrariétés d'aéroport sont partout une intarissable source d'anecdotes lors des repas d'affaires ou des soirées diapositives. Certes, avec 56,8 millions de passagers par an et autant de bagages, l'aéroport s'expose mathématiquement à un quota d'aigris. Mais cette réputation commence à inquiéter le secteur touristique. La Maison de la France, qui s'occupe de la promotion du pays à l'étranger, se fait l'écho de cette préoccupation. "Les voyagistes nous font remonter les récriminations de leurs clients, explique un responsable, contraint à l'anonymat par une consigne interne. Pour un Asiatique, Paris est un rêve, la France une destination magique. Or l'arrivée à Roissy n'est pas à la hauteur. Pour des pays où la notion d'accueil est primordiale, c'est un frein certain."
Les Chinois s'offusquent des contrôles de police effectués à l'arrivée, dès la passerelle. Les Japonais se plaignent de ne pouvoir toujours effectuer la détaxe de leurs achats, en raison de l'attente devant le guichet des douanes. Les Américains se lassent d'être parqués le long des murs à l'enregistrement des vols transatlantiques. D'une manière générale, la configuration des terminaux les plus anciens - Roissy 1 a été inauguré en 1974, Roissy 2A et 2B en 1982 et 1981 - se prête mal à l'application des nouvelles mesures de sûreté et de lutte contre l'immigration clandestine.
Septième aéroport au monde par la fréquentation, Roissy continue de croître plus vite que la moyenne internationale. La structure envisage 10 millions de passagers supplémentaires en 2010. Sa surface et le nombre de pistes lui permettent d'espérer un jour accueillir 100 millions de voyageurs. Mais les infrastructures ont du mal à suivre l'explosion du trafic. Les terminaux sont utilisés à 120 %. Aujourd'hui, à peine deux débarquements sur trois se font "au contact", c'est-à-dire avec une passerelle et non un bus.
Jean-François Rial, président de l'agence Voyageurs du monde et représentant du Cercle des tour-opérateurs (CETO), ironise sur le statut hybride et la privatisation partielle de la société Aéroports de Paris (ADP) : "Roissy cumule les inconvénients du public, à savoir l'impossibilité de faire jouer la concurrence, et les inconvénients du privé, c'est-à-dire la liberté d'assurer le niveau de service et de prix qu'il entend. On arrive ainsi au pire des services pour le prix le plus élevé."
Les compagnies aériennes sont moins véhémentes. Poser la question de Roissy aboutit le plus souvent à une prudente impasse téléphonique ou à une réponse lapidaire comme celle recueillie auprès de Japan Airlines : "Tout va bien."
Jean-Pierre Sauvage, président de l'Association des représentants de compagnies aériennes, qui regroupe plus de 80 compagnies opérant en France, se plaint surtout des redevances, qui augmentent de 5 % par an. Pour le reste, il préfère user de diplomatie. "La plate-forme a connu une croissance rapide, constate celui qui est par ailleurs directeur général d'Iberia France. Cela a créé de réels problèmes, qui se sont accentués avec le renforcement des mesures de sécurité. Pour le taux de ponctualité, Roissy est dans le bas du classement."
"Un client aérien est prodigieux de patience", poursuit M. Sauvage. Mais il peut se lasser. "Une ou deux compagnies se posent la question de renforcer leurs vols sur d'autres plates-formes", constate-t-il. "Les clients des régions, on les pousse à utiliser d'autres "hubs" comme Francfort, Bruxelles, Zurich, Munich ou Amsterdam", explique Jean-François Rial. Des voyagistes qui organisent des tours d'Europe lorgnent vers d'autres portes d'entrée sur le Vieux Continent, comme Schipol (Pays-Bas).
ADP est conscient que Roissy craque aux entournures. 2,7 milliards d'euros vont être investis en cinq ans, dont 1,6 milliard sera consacré à améliorer l'existant. De gros efforts ont été consentis à rénover les terminaux 1, 2A et 2B. La réouverture en mars 2008 du terminal 2E, qui s'est partiellement effondré en 2004, va améliorer la capacité d'accueil. Le Satellite 3, inauguré mardi 26 juin pour un coût de 645 millions d'euros, pourra accueillir 8,5 millions de passagers supplémentaires.
La mise en place début avril du CDGVal, le métro interne de Roissy, a énormément accéléré les transits entre les terminaux. Le gestionnaire affirme aussi travailler à améliorer la coordination avec la PAF. Egalement contactée, la police de l'air et des frontières n'a pas souhaité nous répondre.
Roissy n'est pas le seul à souffrir de congestion. A Londres, "Heathrow est un aéroport au bord de la catastrophe", constate Michel-Yves Labbé. Un article du Times n'en faisait-il pas "l'endroit le plus moche et le plus déprimant pour commencer ou finir ses vacances" ?
Alitalia: Air France serait à nouveau intéressée
Le titre Alitalia gagne près de 2% à la Bourse de Milan. Les marchés spéculent sur un possible interêt d'Air France-KLM pour la compagnie aérienne italienne en cours de privatisation.
Après avoir été boudé pendant cinq jours par les investisseurs, le titre Alitalia était à nouveau recherché vendredi à la Bourse de Milan. A l'origine de ce rebond, la spéculation sur un possible interêt d'Air France-KLM pour la compagnie aérienne italienne en cours de privatisation.
A mi séance, le titre Alitalia, qui a perdu plus de 5% sur les 5 dernières séances, gagnait 1,90% à 0,82 euro dans un marché en léger recul. A Paris, le titre Air France-KLM était quasiment stable à 34,21 euros (+0,12%).
Selon le Corriere della Sera, le conseil d'administration de la compagnie franco-néerlandaise a évoqué les difficultés que rencontre le ministère italien de l'Economie pour privatiser Alitalia. Il est vrai qu'après le retrait officiel mercredi d'Aeroflot, AirFrance-KLM apparait en position de force pour négocier. En effet à ce jour, seul Air One est encore en lice sur le dossier de privatisation d'Alitalia.
Air France-KLM a longtemps été considéré comme un candidat possible à la reprise d'Alitalia mais a renoncé à participer à la privatisation. La compagnie dirigée par Jean-Cyril Spinetta n'a cessé de dire qu'elle n'avait aucun intérêt à entrer au capital d'Alitalia tant que celle-ci n'aurait pas assaini sa situation financière et sa restructuration industrielle. Mais surtout, Air France-KLM a toujours contesté la procédure de l'appel d'offre. D'autant plus que le compagnie française pensait avoir une priorité en tant que membre du conseil d'administartion de la compagnie italienne.
"Le dossier Alitalia n'est pas à l'ordre du jour", vient toutefois de déclarer l' un des porte-parole d'Air France-KLM. Ce que ne semble pas croire aujourd'hui les inverstisseurs italiens.
La privatisation d'Alitalia s'est compliquée après le retrait d'Aeroflot de la course au rachat de la part de l'Etat de 49,9% dans la compagnie. Carlo Toto, le patron de la compagnie Air One, est considéré comme le seul candidat sérieux encore en lice, celle du fonds Mattlin Paterson pouvant difficilement répondre aux critères de l'Etat italien. Les offres fermes doivent être remises le 12 juillet.
Air France-KLM renonce à distribuer des actions gratuites à ses dirigeants
Face à l'opposition des syndicats, le groupe franco-néerlandais n'attribuera pas quelque 1,395 million d'actions à ses 400 principaux cadres. Une émission d'actions nouvelles reste d'actualité.
Face à l'opposition des syndicats, la direction d'Air France-KLM a finalement renoncé à son projet de distribuer 1,395 million d'actions gratuites - soit l'équivalent de 0,5 % du capital - à quelque 400 cadres dirigeants du groupe. Annoncé fin mai, ce projet devait être soumis au vote de l'assemblée générale, le 12 juillet, parmi d'autres résolutions relatives à l'actionnariat salarié. Selon la direction, la distribution de titres était censée compenser l'absence de stock-options, mécanisme supprimé chez KLM depuis la fusion et très impopulaire en France.
Pour les organisations syndicales, toutes opposées au projet, cela risquait d'accentuer les clivages entre catégories de personnels et de relancer la polémique sur la rémunération des dirigeants, alors que le Parlement s'apprête à légiférer sur le sujet. En 2005, les fortes augmentations de salaires de la direction d'Air France et l'instauration d'une retraite-chapeau pour 39 cadres supérieurs avaient provoqué des mouvements sociaux au sein de la compagnie. Prudent, Air France-KLM a donc préféré faire machine arrière, en retirant la résolution contestée de l'ordre du jour de l'assemblée générale.
3 % du capital aux salariés
En revanche, le groupe proposera bien à ses actionnaires le principe d'une émission d'actions nouvelles à hauteur de 3 % du capital - soit 8,37 millions de titres pour un montant d'environ 288 millions d'euros - réservées aux salariés du groupe basés en France. La direction espère faire remonter la part des salariés au capital, passée de 16,5 % en mars 2005 à environ 10 % à 13 %, du fait de la très forte progression du cours (+ 97,7 % sur un an) qui a incité de nombreux actionnaires à prendre leurs bénéfices.
Air France-KLM espère également convaincre ses employés de réinvestir dans leur entreprise une partie de la prime d'intéressement qui sera versée en septembre. Son montant, dopé par les résultats record du groupe, a doublé par rapport à l'année précédente, pour représenter en moyenne 1.164 euros par salarié (2.642 euros chez les pilotes), soit au total 67,2 millions d'euros, auxquels s'ajoutent 22,8 millions d'euros au titre de l'intéressement.
Ryanair entre Clermont-Ferrand et Londres ?
La compagnie aérienne irlandaise à bas coût Ryanair envisage de rouvrir une liaison entre Clermont-Ferrand et Londres à raison de trois fois par semaine d'avril à octobre, selon le président (PS) du conseil régional d'Auvergne René Souchon, président du syndicat mixte propriétaire de l'aéroport auvergnat. La réouverture d'une ligne Clermont-Ferrand-Londres devrait permettre, selon René Souchon, d'augmenter le trafic de l'aéroport auvergnat, passé de 1,1 million de passagers en 2002 à 552.000 en 2006, et d'attirer des touristes britanniques.
Air France KLM annonce l'ouverture de discussions exclusives avec China Southern Airlines
Air France KLM annonce l'ouverture de discussions exclusives avec China Southern Airlines (CSA), en vue de la création d'une joint venture cargo en Chine.
La compagnie aérienne franco-néerlandaise précise que les deux sociétés coopèrent déjà étroitement dans les domaines du passage et du cargo. Leurs réseaux respectifs sont articulés autours de leurs grands hubs en Europe (Paris et Amsterdam) et en Chine (Pékin, Shanghai, Chengdu et Canton).
Par ailleurs, Air France KLM rappelle que China Southern Airlines a signé il y a tout juste un an à Canton un accord en vue de son adhésion à SkyTeam.
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