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       Revue de presse

 

 

 

 

 

 9 juin 2009

Air France : un 2e syndicat de pilotes refuse de voler sans nouvelles sondes

Un deuxième syndicat de pilotes d'Air France,le Spaf (minoritaire) a appelé ses adhérents à ne pas voler à bord d'Airbus A330 et A340 qui ne seraient pas équipés d'au moins deux nouvelles sondes Pitot, jugeant "impossible" que tous ces appareils en soient dotés dès mardi.
Le Spaf a "édicté une consigne syndicale demandant aux pilotes de s'assurer que les avions étaient bien équipés de deux sondes" de mesure de vitesse nouvelles au moins sur trois, a déclaré à l'AFP Michel Le-Bras, pilote et membre du syndicat. Le syndicat Alter (minoritaire) avait déjà fait de même lundi soir.
Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête technique, avait pointé vendredi "une incohérence des vitesses mesurées" par ces sondes dans le cas du vol AF 447 Rio-Paris disparu le 1er juin.
Selon le syndicat majoritaire SNPL, Air France s'est engagée mardi à ce que tous ses longs-courriers A330/A340 décollent désormais avec "au moins deux nouvelles sondes".
"Je ne vois pas comment, entre hier et aujourd'hui, on pourrait équiper 19 A340 et 15 A330 d'une deuxième sonde: avec un délai aussi court, c'est impossible", a réagi M. Le-Bras.
"La moitié des avions sont en vol ou en escale à l'étranger", a-t-il ajouté.
Selon lui, Air France a informé lundi les pilotes que les A330 et A340 "seraient équipés d'au moins une sonde" neuve et que seuls neuf avions sur la totalité de la flotte étaient d'ores et déjà équipés de deux ou trois sondes de nouvelle génération.
"Le constructeur Airbus n'est pas exempt de reproches", a-t-il par ailleurs jugé, parce qu'il "a constaté que dans un certain nombre de compagnies du monde, on avait des problèmes de givrage des sondes" sans demander un remplacement obligatoire.

 

 8 juin 2009

Air France : un syndicat de pilotes refuse de voler sur des A330-340 non modifiés

Alter, syndicat minoritaire de pilotes d'Air France, a appelé lundi le personnel navigant technique à "refuser tout vol sur des A330-340 n'ayant pas au moins deux sondes Pitot modifiées, après la disparition d'un vol Rio-Paris il y a une semaine au-dessus de l'Atlantique.
Dans un communiqué, Alter "considère qu'aucune mesure conservatoire satisfaisante n'a été prise" et "déplore que, dans l'attente du remplacement de tous les Pitot défectueux, la direction n'ait pas pris la décision d'immobiliser les A330 et A340 non encore équipés de nouveaux modèles de Pitot et dont le remplacement complet n'est prévu que dans les prochaines semaines".
L'enquête des experts sur la catastrophe, qui a fait 228 morts, s'intéresse notamment à une possible défaillance des sondes Pitot qui servent à mesurer la vitesse de l'avion.
Sollicitée par l'AFP, une porte-parole d'Air France a annoncé lundi qu'à "la date du 8 juin, toute la flotte des A330 et A340 de la compagnie" disposait "d'au moins une sonde Pitot de la nouvelle génération".
"Neuf de ces appareils disposent d'au moins deux sondes Pitot de la nouvelle génération", a ajouté la direction d'Air France.
La compagnie dispose actuellement d'une quinzaine d'A330 et d'une vingtaine d'A340, selon cette source.
Air France avait fait savoir samedi qu'elle avait accéléré depuis le 27 avril son programme de remplacement de sondes anémométriques (Pitot) sur ses avions A330 et A340 et avait révélé que, depuis mai 2008, "des incidents de pertes d'information anémométrique en vol en croisière" sur des A340 et des A330 avaient été constatés.
Selon Alter, il y a à bord d'un avion trois sondes Pitot.
Le syndicat a rassemblé 5,5% des suffrages du collège du personnel navigant technique (PNT) lors des dernières élections au comité d'établissement des opérations aériennes du 20 septembre 2007, a précisé la direction d'Air France

 

25 mai 2009

Pilotes de lignes : Bussereau s'engage sur le vote d'un texte

Un projet proposant une représentativité syndicale spécifique pour les pilotes "va être discuté dans les jours à venir par la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale", et, ensuite, "il viendra à l'Assemblée" a indiqué le secrétaire d'Etat aux Transports.    

Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat aux Transports, a voulu calmer le jeu ce vendredi alors que le Syndicat national des pilotes de lignes (SNPL), très largement majoritaire, a menacé "de débrayer tous les week-ends du 10 juillet au 3 août, période de gros départs et retours de congés" dans le but d'obtenir un vote du Parlement leur garantissant une représentation syndicale spécifique (en mars dernier, les sénateurs avaient voté contre l'amendement en leur faveur et les pilotes redoutent que les députés adoptent la même ligne de conduite).

Mais la grève envisagé  "n'aura pas de raison d'avoir lieu", a déclaré vendredi le secrétaire d'Etat sur les ondes. Elle "n'aura pas de raison d'avoir lieu puisque nous trouverons le moyen de faire en sorte que la demande des pilotes, c'est-à-dire le vote d'un texte par l'Assemblée nationale, puisse avoir lieu" a-t-il expliqué sur BFM.

Un texte, proposant cette représentativité spécifique "va être discuté dans les jours à venir par la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale", et ensuite "il viendra à l'Assemblée", a indiqué Dominique Bussereau. "Je ne peux pas vous dire à quel moment ce sera inscrit à l'ordre du jour. Mais "nous verrons dès lundi (...) à quel moment nous pourrons fixer l'examen de ce texte à l'assemblée nationale", a-t-il ajouté, en soulignant : "on sait très bien que dans une compagnie aérienne rien ne peut fonctionner sans les pilotes, donc accorder une représentativité particulière aux pilotes, ça me parait du bon sens en terme de sécurité et par rapport au rôle qu'ils jouent dans l'entreprise"

Bussereau rejette les exigences des hôtesses et steward

Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a exclu samedi de répondre aux exigences de syndicats d'hôtesses et stewards, qui avaient demandé la veille d'avoir une représentation syndicale spécifique, après une demande similaire des pilotes.
Quatre syndicats d'hôtesses et stewards ont avancé la même revendication que les pilotes de ligne qui menacent de faire grève cet été s'ils n'obtiennent pas gain de cause.
"Les choses sont différentes pour les syndicats d'hôtesses, de stewards et de personnels navigants commerciaux (par rapport aux pilotes, ndlr) puisque eux ont déjà affilié leur syndicat à de grandes centrales syndicales", a déclaré M. Bussereau à Europe 1.
Le secrétaire d'Etat a tenté vendredi de rassurer les pilotes de ligne. Il a déclaré que la grève qu'ils envisageaient cet été "n'aura pas de raison d'avoir lieu" affirmant qu'un vote leur garantissant une représentation syndicale spécifique aura lieu à l'Assemblée nationale.
"Le type de responsabilité, de fonction dans l'entreprise n'est pas le même. (...) Le gouvernement considère que vu la position des pilotes, vu leur statut de cadre ou quasi, vu leur rôle pour la sécurité, c'est une revendication légitime", a expliqué samedi le secrétaire d'Etat.
"Même si leur métier est difficile, passionnant et très particulier, le métier de PNC (personnel naviguant commercial) n'a pas les mêmes spécificités", a-t-il poursuivi.
"On en a déjà parlé avec eux, la question me paraît réglée", a conclu M. Bussereau.
Le Syndicat national des pilotes de lignes (SNPL, majoritaire) a déposé un préavis de grève pour tous les week-ends du 10 juillet au 3 août, s'il n'obtient pas le vote par le Parlement d'une disposition aménageant pour les pilotes la réforme de la représentativité syndicale entrée en vigueur cette année, de façon à leur permettre de garder une représentation spécifique.

Syndicats d'hôtesses et stewards: les propos de Bussereau "discriminatoires"

Quatre syndicats d'hôtesses et stewards ont dénoncé dimanche les "déclarations discriminatoires" du secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, qui a exclu samedi de leur accorder une représentation syndicale spécifique.
La revendication des syndicats CFTC, SNPNC-FO, Unac-CGC et Unsa aérien faisait suite à la même demande des pilotes de ligne qui ont menacé de faire grève cet été s'ils n'obtenaient pas gain de cause.
Dominique Bussereau a tenté vendredi de rassurer les pilotes, en affirmant qu'un vote leur garantissant une représentation syndicale spécifique aura lieu à l'Assemblée nationale. Il a en revanche estimé samedi que les "choses sont différentes" pour les hôtesses et stewards.
Les syndicats estiment dans un communiqué que les propos de M. Bussereau sont "discriminatoires" et que ses positions sont "parfaitement incompréhensibles".
"Soit le collège global regroupant les hôtesses, stewards et pilotes est maintenu, soit il convient de créer deux collèges distincts", estiment les syndicats.
"Mais priver plus de 15.000 hôtesses et stewards d'une représentation spécifique pour satisfaire la demande des pilotes nous apparaît totalement inéquitable et discriminatoire", ajoutent-ils.
"Nous n'accepterons pas la disparition de notre collège sans réagir", menacent les syndicats.
En outre, ils "alertent les pouvoirs publics sur les conséquences néfastes que pourrait avoir la privation de cette représentation des personnels navigants commerciaux pour la sécurité à bord des aéronefs".
Ils disent espérer rencontrer Dominique Bussereau "le plus rapidement possible afin de trouver une solution au problème soulevé".

17 mai 2009

La Compagnie aérienne du Mali (CAM) devient Air Mali

BAMAKO, 17 mai 2009 (AFP)

La Compagnie aérienne du Mali (CAM), en "pleine croissance", change de nom et devient "Air Mali" pour une meilleure visibilité dans un contexte de compétition accrue, a-t-on appris dimanche auprès de la direction de la compagnie.

 

30 avril 2009

Des navigants d'Air France refusent d'embarquer pour le Mexique

Un équipage d'Air France et plusieurs hôtesses et stewards ont fait valoir leur droit de retrait depuis samedi pour ne pas embarquer à bord de vols à destination du Mexique en raison de la grippe porcine, a-t-on appris mercredi auprès de sources concordantes.
Un commandant de bord d'Air France qui devait partir samedi de l'aéroport de Roissy à destination du Mexique a fait valoir son droit de retrait en raison des risques sanitaires liés à la grippe porcine. Ce droit de retrait s'est automatiquement appliqué à l'ensemble de l'équipage qui a été remplacé par un équipage de réserve, a-t-on appris auprès de deux sources aéroportuaires concordantes.
Par ailleurs, depuis samedi, plusieurs hôtesses et stewards de la compagnie, qui ne peuvent pas faire valoir un droit de retrait, contrairement au commandant de bord mais une "clause de fatigue", ont fait valoir cette clause prévue par le code de l'aviation civile pour ne pas embarquer à destination du Mexique.
Sollicitée par l'AFP, la direction d'Air France a indiqué qu'elle ne ferait "aucun commentaire".
En termes généraux, le Code du travail autorise un salarié ayant "un motif raisonnable de penser qu'il se trouve en situation de danger grave et imminent pour sa santé ou sa vie" à arrêter son travail pour se mettre en sécurité

28 avril 2009

 Iberia gèle les salaires de ses cadres dirigeants

La compagnie aérienne espagnole Iberia envisage de geler les salaires de 140 de ses cadres dirigeants dans l'objectif de réduire les coûts dans un climat de récession très profonde. Selon un porte-parole de la compagnie, cette décision aurait été prise par l'équipe de crise d'Iberia afin de compenser la chute des recettes en classe affaires et une baisse du nombre du nombre de touristes étrangers en Espagne.

Spinetta cumulerait la présidence d'AF-KLM et d'Areva

L'actuel président du conseil d'administration d'Air France-KLM est pressenti pour prendre le siège de la présidence du conseil de surveillance d'Areva, selon la presse. Mais il restera à son poste chez AF, précise le groupe

Jean Cyril Spinetta sera très probablement nommé jeudi prochain président du conseil de surveillance d'Areva à la place de Frédéric Lemoine, nommé à la tête de Wendel, selon Les Échos et Le Figaro.

Jean Cyril Spinetta a "de très fortes chances d'occuper le poste", estime Le Figaro. Il sera nommé "sauf coup de théâtre", selon Les Echos, lors du prochain conseil de surveillance et de l'assemblée générale annuelle des actionnaires d'Areva qui se tiendront le 30 avril.
Il ne semble pourtant pas renoncer à sa chère compagnie qu'il dirige depuis 12 ans. « Qu'il prenne la présidence du conseil de surveillance d'Areva ou pas, il restera président du conseil d'administration d'Air France-KLM », a précisé un porte-parole de la compagnie

Etats-Unis : les collisions avec les oiseaux de plus en plus fréquentes

Les collisions aériennes impliquant des oiseaux ont plus que doublé  au sein des 13  aéroports américains les plus importants depuis 2000, selon des statistiques publiées aujourd'hui pour la première fois par la FAA - Federal Aviation Administration. Au sommet de cette liste, figure ainsi l'aéroport international JF Kennedy qui totalise au moins 30 accidents de ce genre, suivi de l'aéroport de Sacramento en Californie, avec 28 depuis le tout début de la décennie. La révélation de cette étude, disponible sur Internet sur le site du FAA  (http://www.faa.gov/) intervient quelques mois seulement après le crash d'un appareil de la compagnie US Airways dans la baie de l'Hudson après que des oiseaux sont entrés en collision&nbs! p; avec deux de ses moteurs. Le site de la FAA dévoile ainsi les détails de plus de 89 000 incidents intervenus depuis 1990.

 Air France étudie un recours contre les Etats-Unis, après avoir dû dérouter un vol

Air France « étudie actuellement les voies de recours » auprès des autorités américaines, après avoir dû dérouter à leur demande un vol Paris-Mexico samedi dernier, en raison de la présence à bord d'un passager indésirable aux Etats-Unis. Le vol Paris-Mexico du 18 avril, qui a décollé de Roissy, a été interdit de survol (des Etats-Unis) en raison de la présence à bord d'une personne d'une personne figurant sur la « No Fly List » de la TSA (Transport Security Administration), selon un porte-parole d'Air France à l'AFP.
Cette « persona non grata » n'était autre que le journaliste franco-colombien Hernando Calvo Ospina qui « a appris à cette occasion qu'il figurait sur cette liste interdisant à un certain nom! bre de personnes de se rendre, voire même de survoler les Etats-Unis », selon son éditeur, Le Temps des Cerises.
« L'avion a été informé à l'approche de l'espace aérien américain » et « il a fait un stop en Martinique à Fort-de-France » au lieu de traverser les Etats-Unis, a précisé le porte-parole d'Air France à l'AFP. Air France, "comme l'ensemble des compagnies aériennes", ne transmet ses listes de passagers aux autorités américaines que pour les vols entre la France et les Etats-Unis. Le transporteur aérien a, en l'occurrence, « appliqué la procédure fixée par les autorités mexicaines » selon la compagnie. Hernando Calvo Ospina, qui partait en reportage au Nicaragua pour le compte du mensuel le Monde diplomatique, a été interrogé par la police mexicaine lors de son escale à Mexico puis a pu poursuivre son voyage.

 

7 avril 200

Air France verse dans le low cost

Privée de son partenariat avec TAM, qui s'est rapprochée de Lufthansa, Air France-KLM devait se trouver un nouveau partenaire brésilien. Pour l'occasion, le groupe a donc décidé de se tourner vers la compagnie low cost GOL.

A partir du 1er mai, ce partenariat permettra aux passagers titulaires d'une carte de fidélité d'une des trois compagnies de cumuler des miles aussi bien sur les vols opérés par GOL que par Air France ou KLM.

L’accord prévoit également la mise en place de vols en partage de code en milieu d'année. Air France apposera ainsi son code sur les vols de GOL entre Sao Paulo, Rio de Janeiro et treize grandes métropoles brésiliennes. Un accord similaire est en cours de préparation entre KLM et GOL.

Ce partenariat entre compagnie traditionnelle et low cost n'est pas une première dans le monde de l'aviation. Mais il constitue une petite révolution chez Air France-KLM dont le président Jean-Cyril Spinetta a longtemps été allergique au modèle à "bas coût". De plus, il soulève la cohérence du produit entre les partenaires européens et brésiliens.

Air France retrouve un allié en Amérique du sud

 Air France-KLM a oublié son divorce d'octobre avec Tam et convole désormais avec GOL, le second opérateur sur le pays. Une bonne nouvelle pour le groupe, enfin.

 
Les présidents de AF-KLM et de Gol, la seconde compagnie du Brésil ont paraphé vendredi un accord de coopération commerciale prévoyant des partages de code entre les deux compagnies. Ainsi AF pourra mettre son code sur les vols de Gol entre Sao Paulo et Rio mais aussi treize autres villes brésiliennes, à partir « du milieu de l'année », selon les compagnies. De son côté, GOL bénéficie ainsi d'une ouverture sur l'Europe et le reste du monde. les passagers des deux transporteurs, titulaires d'une carte de fidélité, pourront également accumuler des "miles" en volant à bord des avions de GOL d' Air France ou de KLM. Cet accord permet à Air France-KLM de faire face à sa rivale allemande Lufthansa, partenaire du numéro un brésilien de l'aérien TAM, qui avait auparavant un partenariat commercial avec Air France-KLM avant de lui faire faux bond en octobre 2008. A cette date, le transporteur brésilien avait choisi Star Alliance, menée par Lufthansa, plantant littéralement AF-KLM. C'est logiquement que le groupe franco-néerlandais s'est rapproché de GOL, une compagnie à bas coûts brésilienne, lancée en 2001, qui a racheté en mars 2007 Varig, ancien fleuron de l'aviation du pays au bord de la faillite. A l'issue de cet accord, Skyteam va conforter une place de leader en terme de siège sur les relations Amérique du Sud-Europe, déjà acquise aujourd'hui.

L’aéroport Paris-Charles de Gaulle balise malin

Sur l'aéroport Charles de Gaulle, les anciennes ampoules à incandescence des 20 000 feux de signalisation et de balisage au sol sont progressivement remplacées par des diodes électroluminescentes, ou LED – Light-Emitting Diode. Cette nouvelle technologie d'éclairage offre de multiples avantages :  la durée d’utilisation de la source lumineuse est multipliée par 10 et atteint 50 000 heures (contre 5 000 auparavant) ; des coûts de maintenance réduits (le remplacement des feux défectueux est de facto fortement réduit) ; une faible consommation d'énergie (Aéroports de Paris estime une réduction de 30% à 80% des consommations énergétiques de chaque feu, en fonction de son implantation - axe de voie de circulation, bord de voie de circulation hors sol ou encastré ; investissements réduits en régulateurs, câbles primaires ou encore tableaux de distribution.

Petite éclaircie sur le marché des billets d'avion en France

Le nombre de billets d'avion émis par les agences de voyages en France a augmenté de 2,2% en mars par rapport au même mois de 2008, après avoir chuté de 10,4% au cours de janvier et février, a annoncé vendredi le Syndicat national des agences de voyages (Snav).
Selon le Snav, il s'agit de la première hausse depuis septembre 2008. "Même si ce phénomène doit être relativisé en raison de la médiocrité du mois de mars 2007, il marque une nette inversion de tendance", commente Jean-Pierre Mas, président de la commission Air du Snav, cité dans le communiqué.
Le volume d'affaire global perçu par les compagnies aériennes membres de l'IATA (Association internationale du transport aérien) par le biais des agences de voyages reste toutefois en baisse sensible en mars (-11,3%).
Si le nombre de billets d'avions émis en France a baissé de 6% au premier trimestre, la chute du volume d'affaires a été trois fois plus importante (-17,9%).
Explication: les passagers privilégient les tarifs les plus bas et passent de la classe affaires à la classe économique, en acceptant de plus en plus la contrainte de billets non remboursables. "En quelque sorte, ils reculent dans l'avion", estime M. Mas.
Le prix moyen du billet émis en France a baissé de 14,5% en deux ans, passant de 386 euros au premier semestre 2007 à 330 euros au premier trimestre 2009.
20 millions de billets aériens sont émis chaque année par les agences de voyages en France, qui détiennent environ 85% du marché.
Ces données sont recensées par le BSP, l'organisme qui centralise les paiements des billets aériens émis par les
agences de voyages.

La dégradation de l'activité des chaînes hôtelières se confirme au premier trimestre

 

Les chaînes hôtelières ont enregistré une baisse de leur activité pour le deuxième trimestre consécutif de janvier à mars 2009, le ralentissement étant particulièrement vif à Paris et dans le secteur haut de gamme, selon une étude publiée lundi par le cabinet MKG.
Le revenu par chambre disponible (RevPAR) a diminué de 8,3% au premier trimestre 2009, après un recul de 4,4% au dernier trimestre 2008, précise le cabinet.
Dans le détail, les catégories les plus économiques résistent mieux (-0,4% pour les 0/1 étoile et -1,9% pour les 2 étoiles), car la hausse des prix moyens compense partiellement la baisse de la fréquentation.
En revanche, les établissements plus cotés souffrent notamment de la baisse de clientèle internationale: le RevPAR a ainsi diminué de 8,0% pour les 3 étoiles et de 18,3% pour les 4 étoiles au premier trimestre 2009.
L'hôtellerie parisienne est la plus touchée (-19,7% toutes catégories confondues). Elle "perd du terrain sur tous les fronts, alors que l'hôtellerie de province, moins exposée au niveau international, limite les conséquences de la crise" (-1,9%), analyse MKG.
Le cabinet affirme également que l'hôtellerie française résiste mieux à la crise que celle des "pays voisins," qui, à l'exception de l'Allemagne, enregistrent des baisses de RevPAR "à deux chiffres".
Pour MKG, cela s'explique par "la stabilité globale du parc hôtelier" français, "la structure tarifaire qui reste parmi les plus raisonnables d'Europe" et les "importantes rénovations conduites par les principaux groupes présents dans l'hôtellerie économique".

 

 4 avril 2009

Air France mise sur le Brésil

La compagnie aérienne française a signé ce vendredi un accord de partenariat avec Gol, une low cost. brésilienne. Les explications de notre envoyée spéciale.
 

Les flashs crépitent sur un air de bossa nova, au moment ou Jean Cyril Spinetta président du conseil d'administration  d'Air France KLM  et  Constantino de Oliveira Junior, président de Gol, le groupe brésilien qui a racheté Varig, signe un accord de partenariat. 2009 est peut être l'année de la France au Brésil. C'est également celle d'Air France a São Paulo.

Pour Air France, cette signature est primordiale. Elle permet en effet à la compagnie franco-néerlandaise de se développer encore davantage en Amérique du Sud, ou elle est déjà leader avec 16% du marché. Et de ce point de vue, le Brésil en est la meilleure porte d entrée, "avec un gigantesque potentiel dans CE pays", affirme Jean Cyril Spinetta, qui estime que le pays de Lula, puissance économique et touristique, avec des villes importantes comme Belém, Recife ou Manaus est une priorité pour Air France et un vrai relais de croissance.

Le groupe franco-néerlandais compte bien y faire la course en tête. Un marché certes touché par la crise mais où la croissance du trafic, après avoir atteint 25% par an, continue au rythme de 5%. Surtout, le Brésil  a toujours été et reste un excellent marché pour les compagnies aériennes, puisque les ventes en classes affaires y sont plus élevées qu'ailleurs (34% du total sur le Brésil pour Air France). L'Amérique latine est d'ailleurs la seule région où la compagnie nationale n'a pas réduit son offre et compte bien l'augmenter (elle l'a déjà augmentée de 55% en 5 ans).

Air France se devait aussi de contrer sa rivale Lufthansa, qui lui a "volé" la compagnie brésilienne TAM avec qui elle avait des accords. Car la concurrence, à l'avenir se fera non seulement en Asie et aux États-unis mais également en Amérique Du Sud.

Le plus curieux dans cet accord est que Gol est au départ une compagnie low cost., un type de transporteur longtemps villipendé par Spinetta. Mais avec une qualité égale à celle de la TAM. De plus, les vols entre l'Europe et le Brésil seront tous opérés par AF KLM tandis que les vols intérieurs  entre les pays du Mercosur seront réalisés par Gol  et Varig, qui reste une marque phare adulée par les Brésiliens.

Aujourd'hui pour Gol, inconnu du grand public, c'est la fête. Constantino de Oliveira affiche sa fierté d avoir rejoint le gotha des compagnies mondiales. Un partenariat qui va sûrement aboutir à l'entrée de Gol Varig dans l'alliance Skyteam. Alors ce vendredi, comme on dit au Brésil "tudo Bem" ("tout va bien")...

 

 3 mars 2009

British Airways prive ses dirigeants de bonus

Dans une lettre interne hebdomadaire, le directeur général de la compagnie aérienne britannique British Airways, Willie Walsh, a fait savoir que le transporteur ne verserait aucun bonus cette année à sa direction : «  Dans la mesure où la compagnie table sur une perte d'exploitation de près de 150 millions de livres, nous ne verserons pas de bonus au management cette année » a-t-il ainsi déclaré.  Willie Walsh a également rappelé que la direction avait renoncé à ses bonus au cours de l'exercice 2006-2007 alors que BA avait pourtant réalisé un bénéfice substantiel : «les bonus des managers n'avaient pas été versés parce que la marge d'exploitation était ressortie légèrement en retrait par rapport aux attentes ». a-t! -il ainsi déclaré.

2 mars 2009

Air France : huit syndicats appellent à la grève le 19 mars
 
Huit syndicats d'Air France appellent vendredi les salariés de la compagnie à faire grève le 19 mars, à l'occasion de la journée d'action
interprofessionnelle en France, ont-ils annoncé vendredi dans un communiqué.
Pour leur part, les syndicats des contrôleurs aériens de la direction générale de l'aviation civile (DGAC) n'ont pas encore indiqué s'ils
appelleraient à faire grève le 19 mars.
Le 29 janvier, lors de la dernière journée d'action interprofessionnelle, en raison de la grève d'une partie des aiguilleurs du ciel, de nombreux vols avaient été annulés ou retardés et l'aéroport du Bourget avait été fermé.
Les organisations syndicales d'Air France - CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, UGICT-CGT, FO, CI.FO et Unsa Aérien - "invitent l'ensemble des salariés d'Air France à une nouvelle journée de grève et de mobilisation en métropole et dans les départements d'Outre Mer".
Les syndicats entendent ainsi défendre l'emploi, les salaires et la protection sociale et lutter contre la précarité, selon le communiqué.
 
 
Des toilettes payantes chez Ryan air

 

Le PDG de la compagnie à bas coûts envisage de faire payer l'usage des toilettes à bord de ses avions.
Dernière trouvaille de Michael O'Leary, le PDG de la compagnie à bas prix irlandaise Ryan air : faire payer l'usage des toilettes bord de ses avions au prix d'une livre (1,12 euro). Le projet est à l'étude a déclaré le bouillant et provocateur PDG sur la BBC aujourd'hui. « "Nous cherchons toujours des solutions pour rendre le voyage aérien moins onéreux. Nous faisons tout notre possible pour trouver des revenus nous permettant de continuer à baisser les tarifs", a-t-il justifié.
"On dirait que Ryan air est prêt à tout pour faire du fric facile et, une fois de plus, fait passer le profit avant le confort de ses passagers",
s'est indignée Rochelle Turner, une responsable du magazine de loisirs Which!
Que faut-il penser de ses déclarations ? Tout d'abord qu'il s'agit une nouvelle fois d'un superbe coup de pub à moindre frais dont Michael O'Leary est coutumier : Balancer un truc énorme que reprennent tous les sites Internet, journaux (et nous les premiers) radio ou télévision. Un jour X millions de billets à un euros, le lendemain une menace de plainte contre un concurrent, le surlendemain une déclaration agressive et dénigrante contre un concurrent, le surlendemain une publicité à propos de l'épouse du chef de l'État français....
La liste et longue. Et çà marche. Même lors des cas extrêmes ou la compagnie est attaquée en justice et perd ses procès, les sommes à payer sont ridicules en regard de la valorisation publicitaire dudit coup d'éclat.
Résultat, la notoriété de Ryan air, comme celle d'EasyJet, est énorme Supérieure et de très loin en France à celle de la low-cost d'Air France ... Transavia, une marque que peu connaît.

Reste que, cette histoire de sanisette volante va peut être plus loin que la seule volonté de faire de la pub. Ryan air a déjà pratiquement tout fait pour disposer d'une structure de coûts extrêmement bas. Et œuvre désormais à augmenter les revenus annexes. Après le paiement des boissons à bord des avions dès l'origine, il y a eu ces dernières années une multiplication des prestations devenues payantes. Bagages à mains, téléphone demain...

Il reste à espérer pour Michael O'Leary que les passagers ne se mettent pas à renoncer à se payer un verre à bord pour ne avoir ensuite à financer l'usage des toilettes. Sauf s'il se lance sur le long-courrier, où il sera difficile de rester huit heures sans boire ni manger...et donc d'aller au petit coin.

 

8 mois fermes pour l'ex-PDG d'Air Lib  

 

La cour d'appel de Paris a confirmé, ce matin, la condamnation à 4 ans de prison dont 18 mois ferme de Jean-Charles Corbet. L'ancien PDG d'Air Lib devra également verser 3 M€ de dommages et intérêts.
Jean-Charles Corbet avait été condamné en première instance pour avoir détourné 15 M€ et provoqué, en 2003, la faillite de la compagnie.
 
Mais il n'est pas encore près de dormir en prison. Il a déjà a annoncé qu'il se pourvoyait en cassation.
 
ADP augmente les redevances aéroportuaires de 5,5%

éroports de Paris (ADP) va augmenter, cette année, ses redevances aéroportuaires principales de 5,5%. Les redevances accessoires seront pour leur part en hausse de 5,3%. Approuvée par l'État, cette nouvelle tarification entrera en vigueur dès le 1er avril prochain.

 
Les redevances principales concernent : la taxe passager, la taxe d'atterrissage et celle de stationnement. Les redevances accessoires portent sur les comptoirs d'enregistrements, la mise à disposition des installations de dégivrage des avions et de fourniture d'électricité aux appareils, le tri des bagages.
 
Dans un premier temps, ADP avait envisagé de remonter les redevances aéroportuaires de 6,9%, suscitant un tollé notamment des compagnies aériennes.
 

27 février 2009

Air Lib: la peine de prison ferme de Jean-Charles Corbet confirmée en appel

PARIS, 27 fév 2009 (AFP)

L'ancien PDG d'Air Lib, Jean-Charles Corbet, a vu vendredi confirmée en appel sa condamnation à 18 mois de prison ferme pour avoir détourné 15 millions d'euros et provoqué la faillite de la compagnie en 2003, une décision qu'il entend contester devant la Cour de cassation.

© 2009 AFP

 

20 février 2009

Corsairfly : un syndicat de pilotes appelle à la grève ce week-end

Le Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL) appelle les pilotes de Corsairfly à la grève du vendredi 20 février au dimanche 22 février. Mais le mouvement ne devrait pas nuire au programme de vol.

Le SNPL est très minoritaire, son appel à la grève "ne provoquera aucune perturbation et les vols seront normalement opérés", assure une porte parole de la compagnie.

Le syndicat veut protester contre la régression des conditions de travail des pilotes liée à la mise en place de l'aménagement du temps de travail, conformément à une directive européenne.

 

14 février 2009

easyJet a démarré aujourd’hui sa desserte entre Paris CDG et Bastia

C'est aujourd'hui que la compagnie aérienne britannique à bas coûts easyJet a démarré sa desserte de Bastia depuis l'aéroport de Paris CDG. Actuellement, la ligne Paris Orly Bastia est desservie uniquement par Air France en partenariat avec la compagnie Corse Méditerranée (CCM). La direction d'easyJet attend beaucoup de cette desserte, avec un objectif de taux de remplissage de 85% dès le mois de mars, qui devrait se transformer en un taux de 90% à 100% en juillet et en août.  Lors d'un Conseil des ministres décentralisé à Ajaccio fin octobre 2007, Nicolas Sarkozy avait exprimé le souhait de faire de la place aux compagnies aériennes à bas prix à destination de la Corse. « Je ne comprends pas pourquoi l'ensemble du territoire français peut aujourd'hui trouver des vols à trente euros ! sur des compagnies à bas coût, sauf la Corse », avait-il déclaré. Pour l'été 2008, easyJet avait déjà assuré les liaisons Londres Bastia, Londres Ajaccio et Genève Ajaccio. Une ligne supplémentaire entre Bastia et Lyon avait également débuté le 12 décembre dernier,  offrant trois vols hebdomadaires à destination de la capitale rhônalpine.

 

13 février 2009

Coupes claires chez Air France

Avec un plan de suppression de 1000 à 1200 postes qui est en préparation, Air France doit l’annoncer aujourd’hui selon Aujourd’hui en France. Pas de licenciements secs mais des départs volontaires. Quelque 450 salariés âgés de 60 à 65 ans seraient potentiellement concernés. Parmi les sujets d’inquiétude, l’effondrement du nombre des réservations passées par les entreprises pour les mois qui viennent et la concurrence acharnée des compagnies low cost, mais aussi du TGV.

Air France investit dans son image.......

 



© Air France

Air France change son image de marque. La compagnie française a redessiné son logo – avec l’agence Brandimage – et a dévoilé sa nouvelle identité visuelle le 11 février. Celle-ci ne se place pas en rupture avec l’image qu’Air France affichait dans le monde depuis 1975 : la livrée tricolore est conservée et le code barre reste présent sur l’empennage, quoique redessiné.

Le code barre a cependant disparu de sous le nom de la compagnie. Celui-ci se présente maintenant en un seul mot, toujours en bleu marine, couleur forte de l’identité d’Air France. Le logo qui l’accompagne est celui porté par CityJet depuis qu’a été lancé le partenariat CityJet for Air France, c’est-à-dire une barre rouge large et oblique arrondie à la base. La police a également été affinée pour un effet plus élégant et plus moderne.

 



© Air France

Quant au code barre, symbole d’Air France, il n’a pas été abandonné et conservera sa place sur l’empennage des appareils. Il passe toutefois de cinq à quatre barres stylisées de façon à ressembler au nouveau logo, avec le même arrondi à la base. Ainsi, le rouge paraît plus présent.

Désireuse de ne pas occasionner plus de dépenses en ces temps de crise, la compagnie a décidé de repeindre ses appareils progressivement, au fur et à mesure des livraisons et des passages en maintenance. Le premier Airbus A380 de la compagnie devrait voler sous les nouvelles couleurs d'ici peu.

Vendée Globe: Armel Le Cleac'h arrive 2e avec un bateau à bout de souffle

LES SABLES D'OLONNE (AFP) — Armel Le Cleac'h (Brit Air), benjamin des 11 rescapés du 6e Vendée Globe, a franchi samedi matin en deuxième position la ligne d'arrivée sous le soleil des Sables-d'Olonne après une fin de course éprouvante qui a mis à mal son bateau.

"Je ne réalise pas encore ma performance mais je suis très fier d'avoir fait mon tour du monde déjà, d'être arrivé au bout", a déclaré à son arrivée le skipper qui s'était fixé comme objectif de finir cette course durant laquelle les abandons se sont multipliés, ce qui lui a permis d'atteindre peu à peu le devant du classement.

Armel Le Cléac'h est arrivé samedi à 09H41 après 89 jours, 20 heures 35 minutes et 45 secondes de course (au classement officiel 89 jours, 9 heures 39 minutes et 35 secondes) après avoir parcouru 27.233 milles (50.435 km) à une moyenne de 12,69 noeuds (23 km/h).

Il a déjà annoncé le renouvellement de son contrat d'un an avec Brit Air et sa participation en 2009 à la Solitaire du Figaro et à la Transat Jacques Vabre.

 

Menace de grève à Air France : réunion des syndicats jeudi

 

L'intersyndicale d'Air France, qui a menacé de faire grève à la suite de l'augmentation du prix des billets à tarifs réduits pour les salariés du groupe, doit se réunir jeudi pour décider si elle maintient son mot d'ordre, après avoir rencontré la direction mercredi.
La grande majorité des syndicats d'Air France, qui composent l'intersyndicale, menacent depuis le 2 février de faire grève à partir du 26 février en raison de l'augmentation au 1er janvier du prix de certains billets à prix réduit dont bénéficient les 70.000 salariés, les "R1" réservables à l'avance.
L'intersyndicale, qui s'est réuni mercredi avec la direction des ressources humaines de la compagnie, doit se concerter jeudi pour décider du maintien ou du retrait du préavis de grève reconductible déposé pour le 26 février, a-t-on appris jeudi auprès de plusieurs sources syndicales concordantes.
Selon ces sources, les syndicats ne sont pas d'accord entre eux. Certains estiment qu'ils ont obtenu des gestes suffisamment forts de la direction pour ne pas aller au conflit, d'autres, qui semblent minoritaires, seraient favorables au maintien du préavis de grève pour obtenir plus de la direction.
Un porte-parole d'Air France a confirmé que la direction de la compagnie avait rencontré les syndicats mercredi au sujet de l'augmentation des tarifs des billets à prix réduit sans faire d'autres commentaires

 

Corsairfly propose des offres de lancement pour Nantes Québec

Corsairfly lance une nouvelle ligne hebdomadaire entre Nantes et Québec du 13 juin au 5 septembre 2009.

Les vols aller seront opérés de jour (départ 13h00 arrivée 14h25) et les vols retour seront effectués de nuit (départ 16h25 arrivée 4h45) en Airbus A330 d’une capacité de 323 sièges, dont 18 en classe Grand Large. A cette occasion, la compagnie lance un tarif promotionnel, soit 1.300 sièges à 599 euros TTC. Ce tarif est valable pour des départs en haute saison, soit du 4 juillet au 4 septembre inclus. Il s’applique pour des billets achetés entre le 3 février et le 18 mars. D’autre part, Corsairfly propose un tarif de lancement pour des départs sur les trois premiers vols soit les 13, 20 et 27 juin à 383 euros TTC A/R (période de vente jusqu'au 18 février)

 

Martinique : appel à la grève générale

Alors que les stations-service ont réouvert en Guadeloupe, 12 syndicats de la Martinique ont lancé un appel à la grève générale pour le jeudi 5 février 2009. Au coeur des revendications : l'amélioration des conditions de vie et de travail.

 

Jeudi noir sur les rails

La SNCF prévoit un trafic fortement perturbé jeudi 29 janvier, jour de grève nationale annoncée par les syndicats.

Seulement 50 % des TGV devraient circuler sur les réseaux Atlantique et Sud - Est. 65% du trafic devrait être assuré sur le réseau TGV nord alors que tous les trains devraient être maintenus sur le TGV Est Européen.

Par ailleurs, le trafic Lyria sera également perturbé avec seulement 35% des trains annoncés maintenus sur la ligne Paris Est-Bâle-Zurich et 50% sur les lignes Paris-Lyon-Lausanne, Parys-Lyon-Berne et Paris Genève ainsi que sur le Paris-Turin-Milan opéré par Artésia.

Les Thalys, Eurostar et Alleo ne devraient pas être affectés par le mouvement.

 

29 janvier 2009- Appel des Unions locales et organisations syndicales locales de l’aéroport de Roissy : CGT, FO, CFDT, CFTC, SUD aérien, CFE-CGC et UNSA

Ceci est un communiqué commun :

Les Unions locales et Organisations syndicales locales de l’aéroport de Roissy : CGT, FO, CFDT, CFTC, SUD aérien, CFE-CGC et UNSA s’associent pleinement à la décision unitaire d’agir le 29 janvier 2009. Elles appellent l’ensemble des salariés à participer à cette journée interprofessionnelle de grève et de manifestations autour des revendications suivantes :

- La défense de l’emploi par l’arrêt des réductions d’effectif, du gel des embauches comme à FedEx, ADP, Air France, des plans de licenciements collectifs comme à Swissport, United Airlines…
- A lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales par l’arrêt du recours aux emplois précaires sous toutes ses formes (CDD, intérim, contrat de professionnalisation). L’arrêt de l’éclatement des marchés de sous-traitance qui précarise les salariés. La reprise à 100% des personnels dans le cadre des transferts d’activités liés aux pertes de marchés ;
- Pour l’augmentation générale des salaires, des retraites et des pensions, seule solution pour assurer la progression du pouvoir d’achat ;
- Pour la défense de la sécurité sociale, le maintien et le renforcement du système de retraite par répartition et la possibilité pour tous du départ à la retraite à 60 ans ;
- Pour l’arrêt des privatisations ;
- Contre la remise en cause du code du travail, des conventions collectives et des statuts ;
- Pour l’arrêt de toutes les atteintes aux libertés individuelles et syndicales. Pour l’arrêt de l’utilisation des politiques sécuritaires pour faire du « nettoyage social » aux travers du retrait des badges, prétexte aux licenciements abusifs ;
- Pour l’arrêt de toutes les politiques patronales ayant pour but de dégrader les conditions de travail (harcèlements, stress, intimidations, pressions, … ) ; Alors que des milliards d’euros sont distribués aux banques et à certaines entreprises, ne laissons pas le gouvernement et les patrons utiliser la crise financière comme prétexte pour nous imposer des sacrifices. Exigeons ensemble une amélioration de nos salaires, de nos conditions de vie et de travail.

Les Unions locales et Organisations syndicales locales FO, CGT, CFDT, CFTC, SUD aérien, CFE-CGC et UNSA de l’aéroport de Roissy appellent leurs syndicats, sections syndicales dans toutes les entreprises à se réunir dans l’unité la plus large avec les salariés pour définir les revendications et les modalités d’actions.

Elles appellent l’ensemble des salariés de Roissy :

- à une action de plate forme en se rassemblant massivement le 29 janvier à partir de 10h30 à la gare RER 1 (côté taxi) ;

- à la manifestation de Paris à 14H00 de la place de la Bastille à St-Augustin (des cars seront disponibles à Roissy).

Les Unions locales et Organisations syndicales locales CGT, FO, CFDT, CFTC, SUD aérien, CGC et UNSA de l’aéroport de Roissy ont décidé d’une nouvelle rencontre à l’issue du 29 janvier afin de lui donner des suites.

TOUS ENSEMBLE DANS L’UNITE, IMPOSONS NOS REVENDICATIONS !

 

Air France-KLM dans la lorgnette de l'AMF pour son erreur de communication financière

Le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, a indiqué jeudi "suivre l'affaire" d'un éventuel non respect des règles de communication financière par le groupe Air France-KLM sur sur l'annonce d'un avertissement sur résultat.
"Nous suivons cette affaire", a déclaré M. Jouyet sans plus de précision, lors d'une conférence de presse à l'occasion de la publication du rapport 2008 de l'AMF sur les agences de notation.
Interrogée par l'AFP, l'AMF n'a pas souhaité faire de commentaires supplémentaires.
Le groupe franco-néerlandais Air France-KLM a informé dès lundi des analystes qu'elle revoyait à la baisse ses estimations de résultats pour le troisième trimestre, soit un jour avant la publication par communiqué de presse de cette information, a appris mercredi l'AFP auprès d'un analyste.
Lundi matin, le courtier Raymond James avait émis une note au sujet de cet avertissement sur résultat. Le titre Air France-KLM avait perdu ce jour 7,93% à la Bourse de Paris dans un marché en baisse de 0,90%.
Le règlement général de l'AMF stipule que toute société cotée doit, dès que possible, porter à la connaissance du public toute information privilégiée qui la concerne directement.
L'information est publiée par le biais d'un communiqué dont la diffusion doit être effective et intégrale, c'est-à-dire accessible à tout le monde et dans les meilleurs délais, indique en substance le règlement

Corsairfly brade 20 000 sièges en 2009, 50 000 en 2010

Avant même de signer hier après-midi à Paris sa charte d’engagement volontaire pour faire baisser les prix des billets d’avion sur l’outre-mer, Corsairfly a précisé les grandes lignes de son dispositif que nous dévoilions dans notre édition d’hier

. Ce n’est qu’en 2010 que la compagnie du groupe TUI mettra à disposition 15 % de sa capacité globale, tous segments confondus, au tarif le plus bas, applicable hors promotions, sur la période de haute saison du 15 juin au 15 septembre, soit près de 50 000 sièges pour l’ensemble des DOM. En attendant, elle s’engage sur plus de 20 000 sièges, d’ores et déjà en vente, pour l’hiver austral 2009, à tarifs promotionnels. Des facilités de paiement, et des tarifications particulières seront mises en place et destinées aux personnes les plus défavorisées. En matière de flexibilité, Corsairfly acceptera, sous certaines conditions, les changements de réservation intervenants avant le départ, et ce, sans aucune pénalité

 

 

mardi 13 janvier 2009

Air France-KLM s'apprête à monter à bord de la nouvelle Alitalia !!

Il reste aujourd'hui à Alitalia à approuver à son tour l'entrée d'Air France-KLM comme partenaire international, avec 25 % du capital. La nouvelle compagnie italienne doit démarrer demain matin.

Malgré l'accord passé avec Air France-KLM, le démarrage de la nouvelle Alitalia demain matin doit encore affronter quelques obstacles.

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C'est à 6 h 10 demain matin avec un vol Rome Londres que devrait démarrer la nouvelle compagnie aérienne Alitalia, née de la reprise de la compagnie en liquidation par un groupe d'entrepreneurs italiens, auxquels s'est joint la compagnie Air France-KLM comme partenaire international. Vendredi, le conseil d'administration de la compagnie aérienne franco-néerlandaise a en effet approuvé le projet de prendre 25 % de la compagnie transalpine pour un prix d'environ  310 millions d'euros.

Aujourd'hui même, le conseil d'administration d'Alitalia doit, à son tour, approuver l'entrée d'Air France à son capital. Une conclusion qui n'aura pas été sans mal, tant les forces politiques ont pesé en faveur de l'entrée d'un autre partenaire, Lufthansa. Silvio Berlusconi lui-même, et surtout la Ligue du Nord souhaitaient cette conclusion dans l'espoir de renforcer le rôle de l'aéroport de Mal pensa (voir ci-dessous), près de Milan, dont Air France n'a jamais caché qu'il le trouvait peu adapté à l'exploitation rationnelle d'un réseau.

Mais l'affaire est désormais entendue : « Air France s'est mise en avant de manière plus décisive que les autres compagnies, mais personne n'a jamais fermé la porte à Lufthansa », a déclaré samedi le chef du gouvernement italien. Quant à la Ligue, si elle regrette ce choix, elle mise sur un amendement de dernière minute au plan anti-crise en cours de discussion au Parlement, qui prévoit une relance de l'aéroport du nord de l'Italie.

Malgré l'accord passé avec Air France-KLM, le démarrage de la nouvelle Alitalia demain matin doit encore affronter quelques obstacles. Les syndicats de salariés sont en effet mécontents du déroulement des embauches de la nouvelle société et, après des mouvements qui ont entraîné l'annulation de 135 vols à Rome Fiumicino vendredi dernier, menacent de lancer de nouvelles grèves. Une réunion doit avoir lieu dès ce matin entre le management de la compagnie et les partenaires sociaux.

Prodi : l'accord est « humiliant »

Parmi les nombreuses réactions politiques, celle de Romano Prodi est significative, puisque l'ex-chef du gouvernement avait promu un rachat de la compagnie aérienne italienne par Air France qui a capoté lorsque, en pleine campagne électorale, Silvio Berlusconi s'est prononcé pour une solution nationale.

Selon le porte-parole de Romano Prodi, le nouvel accord est « humiliant » : « L'accord avec Air France du gouvernement Prodi prévoyait le paiement de 1 milliard d'euros avec l'engagement de reprendre les dettes de la compagnie et de faire 5 milliards d'investissements et d'augmentation de capital dans la phase suivante. Avec l'accord actuel, les Italiens auront sur les épaules 2 milliards de dettes et les règlement des allocations pour les 5.000 suppressions de postes. » Pour Air France, par contraste, le ticket d'entrée sur un marché réputé rentable est devenu bien peu élevé.

Aéroports bretons : 4,6 millions de passagers

• Nantes Atlantique dopé par l'international. Avec2 731 454 passagers embarqués en 2008, soit 135 000 de plus qu'en 2007, le principal aéroport de l'Ouest confirme sa place de 6e aéroport régional français. Cette belle progression cache deux tendances contraires. Le trafic national a reculé de 2,6 % du fait de la fermeture de la liaison vers Brest et des difficultés économiques du dernier trimestre. En revanche, le trafic international a connu un envol de 26,7 %, grâce notamment aux nouvelles lignes vers Liverpool (Ryan air), Amsterdam (Air France-KLM), Genève (EasyJet), Tunis ou Marrakech. Sans oublier le succès des vols vacances vers le soleil.

• Brest Bretagne poursuit son envolée. La nouvelle aérogare, inaugurée il y a treize mois, a accueilli 874 747 passagers (13 000 de plus si on compte les militaires) soit près de 27 000 de plus qu'en 2007. Avec 38 destinations à son catalogue dont 17 lignes régulières vers les principales villes de France et du Royaume-Uni, et des vols vacances vers une dizaine de pays, l'aéroport du Ponant continue de bénéficier de vents portants. À lui seul, il représente près de 45 % du trafic passagers des aéroports de la Bretagne administrative.

Activité contrastée à Rennes. Après trois années de fort développement (+ 8 % en 2005, + 14,2 % en 2006 et +15,3 % en 2007), le trafic passagers a diminué de 7,2 % en 2008 pour atteindre 496 231 voyageurs. La faute à l'interruption de la liaison Rennes Orly depuis avril, entraînant la perte de 38 000 passagers. Le trafic national chute ainsi de 12,8 %. Une baisse que ne compense pas l'expansion du trafic international (+ 15,8 %), qui progresse notamment grâce au succès de la nouvelle ligne Rennes Madrid lancée en février par Ibérien. Le fret, en revanche, se porte bien. Avec 14 495 tonnes de marchandises transportées, l'activité de la plate-forme de Rennes est en hausse de 15,6 % en 2008, ce qui la situe au 9e rang dans le classement des aéroports de fret français, hors Paris.

• Un reflux à Quimper. 117 698 passagers ont emprunté la ligne Paris Quimper (Brit Air). Soit une baisse de 11,21 % imputable essentiellement à un changement d'avion (un CRJ 70 places remplaçant un Fokker 100 places sur la quasi-totalité des rotations). Avec la liaison saisonnière Quimper Corse, on arrive à 120 483 passagers.

• Dinard affiche une belle progression grâce à l'ouverture d'une ligne supplémentaire low-cost Dinard Birmingham.

• Lorient avait connu l'an dernier et net fléchissement (moins 4 %) et reprend une partie de son marché.

 

samedi 10 janvier 2009

Air France-KLM : trafic passagers en hausse de 1,3% !!

L'exception française se poursuit dans le secteur aérien. Tandis que les majors font profil bas et courbent le dos en attendant que l'orage passe (?), Air France-KLM poursuit son insolente progression. En attendant de prendre une participation significative (300 Mie ?) dans le capital de l'ex-Alitalia qui pourrait être annoncé dès ce lundi.

 
Au cours du mois de décembre 2008, le trafic du groupe Air France-KLM a progressé de 1,3%, soutenu
par le trafic loisirs.

Les capacités étant en augmentation de 0,9%, le coefficient d’occupation a légèrement progressé à 78,9% (+0,3 point). Le trafic long-courrier continue à résister avec une hausse de 1,6%. Le groupe a transporté 5,8 millions de passagers (+0,2%).

Sur le réseau Amériques, le trafic a bien progressé (+4,1%) pour des capacités en hausse de 2,9%.
Le coefficient d'occupation a gagné 0,9 point à 84,0%.

Le réseau Asie a enregistré une hausse du trafic et des capacités de 0,4%.

En conséquence, le coefficient d’occupation est resté stable à 82,2%. Sur le réseau Afrique et Moyen-Orient, le trafic a augmenté de 2,7% et les capacités de 1,6%, permettant ainsi au coefficient d’occupation de progresser de 0,9 point à 80,0%.

Seul le réseau Caraïbes & Océan Indien a connu une baisse de 3,7% du trafic et de 1,6% des capacités. Le coefficient d’occupation est en retrait de 1,9 point mais reste au niveau élevé de 81,7%. Enfin, sur le réseau européen, le trafic est stable (+0,1%) pour des capacités en baisse de 0,3%, entraînant une progression de 0,3 point du coefficient d’occupation à 66,1%.
 

 Air France et Alitalia pourraient formaliser vendredi leur accord

 C'est ce que rapporte l'agence Reuters, qui cite des sources proches de la situation. Selon l'AFP, les deux transporteurs devraient tenir vendredi (9 janvier) un conseil d'administration sur la question. 

L'accord prévoyant une prise de participation d'environ 25% d'Air France-KLM dans Alitalia est "tout près d'être conclu" et les deux compagnies vont se retrouver vendredi pour le formaliser. C'est ce qu'a annoncé mercredi l'agence Reuters, citant une "source proche de la situation". Une autre source a indiqué à l'agence britannique que les discussions se poursuivent. A moins d'un retournement de dernière minute, la compagnie française devrait donc l'emporter dans la lutte qui l'oppose à sa concurrente allemande Lufthansa, alors que celle-ci avait pourtant les faveurs du Président du conseil Silvio Berlusconi.

De son côté, l'agence AFP, citant une "source proche du dossier" a indiqué que le transporteur franco-néerlandais doit tenir un conseil d'administration vendredi sur l'opération. Ni Air France-KLM ni la banque d'affaires franco-américaine Lazard -qui conseille la compagnie sur ce dossier- n'ont fait de commentaire à ce sujet. "Les équipes d'Air France-KLM continuent de travailler sur le dossier", a répété une porte-parole du groupe. Selon une source proche du dossier, la Cai (Compagnie aérienne italienne), l'alliance des repreneurs d'Alitalia, devait également tenir un conseil d'administration vendredi.

La nouvelle Alitalia, qui conserve son nom historique, doit décoller le 13 janvier. Elle est issue de la reprise par un consortium de grands patrons italiens des activités de transports de passagers d'Alitalia, fusionnées avec Air One, la deuxième compagnie de la Péninsule.

Depuis plusieurs mois, Air France-KLM et Lufthansa étaient en concurrence pour prendre 25% d'Alitalia, sauvée de la faillite en 2008 grâce à l'intervention d'un consortium d'industriel baptisé CAI. Comme l'ont révélé lundi Les Echos, le transporteur franco-néerlandais pourrait débourser jusqu'à 300 millions d'euros, soit davantage que les 250 millions d'euros initialement évoqués.

CAI souhaitait vivement qu'un partenaire étranger vienne l'épauler pour relancer Alitalia sous une forme allégée. Silvio Berlusconi et ses alliés de la Ligue du Nord s'étaient prononcés en faveur de Lufthansa, espérant ainsi préserver de nombreux emplois à l'aéroport de Milan. La compagnie allemande prévoyait en effet de lui conserver le rôle crucial qu'il joue actuellement tandis qu'Air France-KLM avait indiqué vouloir privilégier l'aéroport de Rome.

 

ADP dans le collimateur du ministère des Transports

La réaction du secrétaire d'État aux Transports ne s'est pas fait attendre. Dominique Bussereau a demandé "une enquête administrative immédiate sur les dysfonctionnements inacceptables ayant affectés les passagers" de Roissy-CDG lundi et mardi en raison des intempéries, annonce-t-il aujourd'hui dans un communiqué.

Les premiers résultats de l'enquête confiée à la Direction Générale de l'aviation Civile (DGAC) devraient lui être communiqués avant la fin de la semaine.

Lundi, en raison de la neige, de nombreux vols ont dû être annulés. Air France a dû ainsi suspendre 120 vols sur 400 programmés. 3 000 passagers ont dû être hébergés dans les hôtels alentours, 1 500 autres restant coincés en zone de transit. Le trafic n'est revenu à la normale que le lendemain en fin de journée.

 

Air France se rapproche d'Alitalia

Pierre-Henri Gourgeon intronisé directeur général d'Air France depuis le 1er janvier pourrait conclure l'alliance avec Alitalia dans quelques jours.

Le nouveau directeur général d'Air France, Pierre-Henri Gourgeon va peut-être inaugurer son mandat avec l'alliance d'AF-KLM et Alitalia. Selon le journal italien MF, les deux groupes pourraient conclurent un accord autour du 10 janvier, déjà approuvé sur le principe par les deux parties dès Noël, selon le journal. Air France prendrait un participation de 25 % dans Alitalia, pour 250 ME à 310 ME, selon les sources. Depuis quelques jours, Alitalia regroupe officiellement les deux transporteurs italiens, Alitalia ancienne mouture et Air One, conformément au plan de relance adopté par la Cai (Compagnie aérienne italienne), un pool d'entrepreneurs qui ont décidé de sauver le transporteur national. Désormais, on ne parlera plus que d'Alitalia pour désigner le possible futur partenaire d'Air France. L'alliance entre les deux compagnies marquera ainsi la fin d'un feuilleton à rebondissements qui dure depuis des mois, au cours duquel Lufthansa n'a pas dit son dernier mot

 

revue au 18/12/08

Transavia permet l'enregistrement en ligne

Ce nouveau service concerne les vols au départ de Paris Orly Sud dont les billets ont été réservés sur le site de la compagnie ou auprès du centre d'appel téléphonique.

 Il est désormais possible de s'enregistrer sur le site internet transavia.com. Gratuit, ce service permet aux passagers de choisir leur siège et d'imprimer leur carte d'embarquement. Il est disponible entre 24 h et 3 h avant l'heure limite d'enregistrement.

Les passagers voyageant avec des bagages enregistrés peuvent les déposer au point de remise de Transavia à l'aéroport.

British Airways et Qantas échouent dans leurs discussions de fusion

Les deux compagnies aériennes, qui avaient officialisé leur projet début décembre, n'ont pas été en mesure de s'entendre sur "les éléments clés d'une fusion à ce stade".    

La consolidation en cours dans le secteur aérien marque une pause. British Airways et sa concurrente australienne Qantas, qui avaient confirmé le 2 décembre discuter fusion, ont annoncé jeudi que leurs négociations se sont soldées par un échec. "En dépit des bénéfices à long terme potentiels pour British Airways et Qantas, les compagnies n'ont pas été en mesure de s'entendre sur les éléments clés d'une fusion à ce stade", ont annoncé les deux compagnies aériennes dans un communiqué commun.

"British Airways et Qantas vont continuer à travailler ensemble dans le cadre de leur activité commune entre le Royaume-Uni et l'Australie, et en tant que membres de l'alliance commerciale Oneworld", ont ajouté les deux compagnies, sans s'étendre sur les motifs de leur désaccord.

British Airways comptait profiter d'un assouplissement de la législation australienne sur les investissements étrangers pour resserrer les liens avec sa partenaire australienne, dont elle avait été actionnaire à hauteur de 25% entre 1993 et 2004. Les deux compagnies avaient envisagé une alliance assortie d'une prise de participation croisée, British Airways montant à 49% du capital de sa consœur. Les deux compagnies, contrôlées par un holding commun, auraient conservé leur autonomie. 

British Airways reproduisait ainsi le schéma déjà proposé à Iberia. Cette dernière, qui travaille depuis plusieurs mois à un projet de mariage avec sa consœur britannique, a pris ombrage du projet de fusion parallèle avec Qantas, s'inquiétant des difficultés à mener deux fusions en même temps. Selon le Financial Times du 4 décembre, Fernando Conte, le président d'Iberia, aurait même lancé un ultimatum à British Airways à ce sujet. 

L'épisode Qantas mis à part, force est de constater que, près de cinq mois après avoir été approuvé par les conseils d'administration des deux compagnies, le projet de mariage de British Airways et d'Iberia piétine. Les négociations butent sur la répartition des parts au sein du futur ensemble : British Airways réclame la majorité, tandis qu'Iberia souligne que la récente baisse du cours de bourse de sa promise rapproche la valorisation des deux entreprises. Ces dernières n'espèrent pas sortir des négociations avant le printemps prochain, avait indiqué fin novembre le directeur commercial d'Iberia. 

MARTINAIR détenue à 100% par KLM

Après accord de la Commission européenne, le groupe maritime et pétrolier danois AP Moeller-Maersk a vendu sa participation de 50 % qu'il détenait dans la compagnie néerlandaise Martinair à KLM (groupe Air France KLM), déjà propriétaire de l'autre moitié du capital. La cession sera effective le 31 décembre.

Air Lib : le parquet requiert la confirmation de la peine de l'ex-PDG

Le parquet général de Paris a demandé mercredi la confirmation de la condamnation à 4 ans de prison, dont 18 mois ferme, qui avait été infligée en septembre 2007 à Jean-Charles Corbet, ancien PDG d'Air Lib, rejugé pour avoir provoqué la faillite de la compagnie aérienne.

M. Corbet, rejugé depuis le 10 octobre à Paris, avait fait appel de sa condamnation prononcée le 25 septembre 2007 par le tribunal correctionnel pour avoir détourné 15 millions d'euros, soit 10% de la somme versée par Swissair, l'ancienne maison mère, pour redresser Air Lib.

Le début de l'affaire remonte à l'été 2001. Le 27 juillet, Jean-Charles Corbet et sa holding personnelle Holco avaient été désignés par le tribunal de commerce de Créteil pour reprendre les rênes d'Air Lib, alors la deuxième compagnie aérienne française.

Dix-huit mois plus tard, la compagnie avait été placée en liquidation, provoquant le licenciement collectif de 3.200 salariés.

Le nouveau procès doit se terminer vendredi devant la cour d'appel de Paris qui mettra son arrêt en délibéré.

Mercredi l'avocat général Denys Millet a requis la confirmation des peines infligées en première instance à M. Corbet (4 ans dont 18 ferme et 300.000 euros d'amende) ainsi qu'à l'ancien avocat de Holco Yves Leonzi (3 ans dont 18 mois ferme et 300.000 euros) et au pilote et syndicaliste Christian Paris (8 mois avec sursis), rejugés à ses côtés.

M. Millet a par ailleurs demandé que soit portée de deux à quatre ans la durée d'interdiction d'exercer la profession d'avocat pour M. Leonzi.

 

revue au 17/12/08

Air Caraïbes met fin au monopole d'Air France sur Paris Cayenne

La compagnie inaugure aujourd'hui un vol direct entre Paris et la Guyane. Cette liaison était la dernière sur les DOM assurée en situation de monopole par le transporteur national.

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Avec le décollage aujourd'hui à Paris Orly de l'Airbus A330-300 aux couleurs d'Air Caraïbes vers Cayenne prend fin le monopole d'Air France sur les départements d'outre-mer. La Guyane était en effet le dernier des quatre DOM où le transporteur national demeurait sans concurrent sur les liaisons avec la métropole. En Martinique et en Guadeloupe, il cohabite déjà avec Corsair et Air Caraïbes, et à La Réunion avec Air Austral et Corsair.

Ce quatrième gros-porteur d'Air Caraïbes (364 sièges), fraîchement sorti des usines Airbus, assurera la liaison directe trois fois par semaine avec l'aéroport de Cayenne Rochambeau. L'objectif annoncé par Jean-Paul Dubreuil, PDG du groupe vendéen, maison mère de la compagnie aérienne qu'il dirige également, est de conquérir 20 % d'un marché estimé à quelque 200.000 passagers par an, puis de monter en puissance progressivement, comme il l'avait fait à partir de 2003 en lançant des vols transatlantiques directs sur la Guadeloupe et la Martinique.

Aujourd'hui l'outsider, né en 2000 de la fusion d'Air Guadeloupe, Air Martinique, Air Saint-Martin et Air Saint Barth, détient un quart du trafic entre la métropole et les Antilles, au coude à coude avec Corsair mais encore loin derrière Air France.

Trafic en progression

Sur un trafic total de 1 million de passagers en 2007 (en augmentation de 15 % sur 2006), la moitié est réalisée sur les lignes transatlantiques (+ 25 %), qui assurent à elles seules les trois quarts du chiffre d'affaires. Lequel a progressé de 19 % (227 millions d'euros) avec un résultat net en hausse de 66 %, à 6,8 millions d'euros, en 2007.

Pour 2008, la compagnie table sur une hausse de 3 % de son activité, en intégrant d'ores et déjà pour les trois à quatre prochaines années une exploitation déficitaire sur la nouvelle ligne. La défiscalisation confirmée en septembre dernier sur l'A330-3000 (à hauteur de 40 %, au prorata de son utilisation sur la Guyane) ainsi que les exonérations de charges accordées par la Guyane devraient permettre à Air Caraïbes (875 salariés) d'encaisser sans trop de mal les importants coûts de démarrage de la ligne pour laquelle une centaine de personnes, à majorité guyanaises, ont été recrutées.

Air Caraïbes pourrait, en s'appuyant à la fois sur ses lignes trans- atlantiques et sur son réseau régional (l'archipel antillais de Sainte-Lucie à Saint-Martin, Saint-Domingue, Cuba, Costa Rica, Panama) faire plus tard de Rochambeau une porte ouvrant sur l'Amérique du Sud.

Mais si les ambitions de Jean-Paul Dubreuil ont été jusqu'alors pas trop mal servies par la volonté parallèle du gouvernement d'ouvrir davantage la concurrence sur les liaisons entre la métropole et les territoires ultramarins, il est peu probable qu'Air France reste les bras croisés dans cette région face à cette jeune compagnie. Déjà, l'année dernière, peu de temps avant qu'Air Caraïbes ne reçoive le soutien public du président de la République sur la ligne Paris-Cayenne, le transporteur national avait été autorisé à exploiter de nouvelles lignes sur l'Arc antillais, directement concurrentes d'Air Caraïbes, qui a alors dû réduire quelque peu la voilure.

 

Lufthansa veut bâtir une nouvelle stratégie « modulaire » européen

Après l'invention du « hub and spoke » par Delta en 1955, du modèle « low cost. » par Southwest Airlines en 1971 et du « double-hub » par Air France-KLM en 2003, voici venu le temps du système « multi hub modulaire » de Lufthansa. C'est du moins ce qu'espère son PDG, Wolfgang Mayrhuber, dont les acquisitions successives remodèlent la carte du ciel européen. « Notre concept modulaire est différent du système de hub classique. C'est une meilleure solution à la fragmentation du marché européen », a-t-il expliqué en fin de semaine dernière, en marge d'une réunion de la Star Alliance à Chicago, en réponse aux interrogations suscitées par sa soudaine frénésie d'achats.

Après Swiss en 2005 et 19 % de l'américain JetBlue fin 2007, le patron autrichien de la compagnie allemande a engagé depuis le début de l'année la reprise du belge Brussels Airlines, du britannique BMI, d'Austrian Airlines et de la compagnie allemande à bas coûts Germanwings, auxquels s'ajoute la création d'une nouvelle filiale en Italie au printemps prochain parallèlement à un projet d'alliance avec Alitalia et à des discussions avec le scandinave SAS et le britannique Virgin Atlantic.

Multitude de hubs

Cette stratégie permettra à Lufthansa de ravir le titre de numéro un européen à Air France-KLM dès l'an prochain, mais elle déconcerte plus d'un observateur. Jusqu'à présent, le modèle éprouvé du transport aérien repose en effet sur la concentration des vols sur un ou deux grands aéroports, afin de maximiser les correspondances tout en optimisant l'utilisation des moyens. Mais, avec ses acquisitions, le groupe rompt avec la logique de concentration. Outre ses 3 hubs actuels de Francfort, Munich et Zurich, Lufthansa se retrouve en effet avec 2 mini hubs à Bruxelles et Vienne, et 2 autres potentiels à Londres Heathrow et Milan-Malpensa. Et peut-être bientôt Copenhague et Stockholm. Une dispersion qui n'est pas sans rappeler la triste expérience de Swissair, qui avait multiplié les prises de participation à travers l'Europe avant de faire faillite en 2002. Mais Wolfgang Mayrhuber veut croire en son nouveau modèle. « Trop d'intégration est contre-productive. Chaque marché européen conserve en effet des spécificités », explique ainsi le patron de Lufthansa.

Dans ce modèle, chaque compagnie conserverait ainsi ses spécialités - l'Afrique pour Brussels Airlines, l'Europe centrale et de l'Est pour Austrian et les vols transcontinentaux pour Lufthansa -, le groupe se chargeant des arbitrages et des achats communs. Mais, si Lufthansa a les moyens de ses ambitions, il n'est pas épargné par la crise économique. Son bénéfice net a chuté de 74,6 % au troisième trimestre, l'obligeant à abaisser son objectif de résultat pour 2008 à 1,1 milliard d'euros, contre 1,38 milliard précédemment. Et 2009, qui sera la dernière année de mandat de Wolfgang Mayrhuber à la tête de Lufthansa, s'annonce plus difficile.

 

Air France-KLM porte plainte dans le dossier de rachat d’Austrian Airlines

Le transporteur franco-néerlandais  a annoncé aujourd'hui avoir déposé plainte auprès de la commission européenne en ce qui concerne les conditions dans lesquelles le numéro un allemand Lufthansa s'est porté acquéreur de la compagnie nationale autrichienne Austrian Airlines.  Selon le transporteur qui était également candidat à l'acquisition de la compagnie autrichienne, « l'accord  conclu  le  5  décembre  2008  entre  les  autorités autrichiennes et la compagnie Lufthansa n'est pas conforme aux conditions qui avaient été imposées à  Air France-KLM durant le processus de sélection d'un investisseur stratégique. Cet  accord  est  notamment  conditionné à  une  annulation,  par  l'État  autrichien,  de  la  dette d'Austrian  Airlines  à  hauteur de 500 millions d'euros et repose sur un prix offert par action considérablement minorépar rapport  à celui proposéaux autres actionnaires, poursuit la compagnie dans un communiqué.

A l'occasion d'un entretien avec l'édition germanique du FT, Pierre-Henri Gourgeon avait déjà estimé il y a quelques semaines que Lufthansa avait été favorisée dans la privatisation d'Austrian Airlines.

 

La reprise d’Alitalia par la CAI est désormais officielle

Ça y est : le consortium d'investisseurs italien sous la houlette de la CAI reprend la compagnie aérienne italienne Alitalia pour 427 millions d'euros. La vente des actifs a été signée aujourd'hui par le commissaire extraordinaire Augusto Fantozzi.  Reste donc à la compagnie aérienne italienne à se choisir un partenaire étranger. A l'occasion d'une conférence de presse à Rome, le président de la nouvelle Alitalia, Roberto Colannino, a mentionné les noms de Air France KLM, Lufthansa, British Airways  au rang des partenaires potentiels.  Selon le quotidien économique Il Sole 24 Ore dans son édition de jeudi, Air France KLM devrait faire l'acquisition de 25% de la nouvelle Alitalia.

Le mois dernier, Alitalia a indiqué qu'elle s'attendait à clore son exercice 2008 avec des pertes d'exploitation supérieures à 1 Mds d'euros comparé à 203 millions d'euros en 2007.

 

China Southern et China Eastern recapitalisées

Les maisons mères de China Southern Airlines et China Eastern Airlines vont renflouer les deux compagnies à l'aide d'aides publiques. Les fonds levés, qui doivent permettre de rembourser des emprunts, vont également avoir pour conséquence de renforcer le contrôle gouvernemental sur les deux compagnies et diluer les parts des actionnaires minoritaires.
L'initiative, bien que saluée unanimement, ne semble pas pour autant suffisante à adresser les maux des compagnies aériennes chinoises. Un consensus des analystes table cette année sur des pertes cumulées de 800 millions de dollars pour les trois principales compagnies. Le gouvernement chinois a cependant déjà pris les devants pour limiter la surcapacité en interdisant tout nouvel entrant dans l'industrie jusqu'en 2012 et exhorte aussi les compagnies existantes à annuler toute nouvelle commande : un total de 180 nouveaux avions sont actuellement en commande pour 2009.

 

Brussels Airlines va rejoindre Star Alliance

A l'occasion de la réunion annuelle du conseil d'administration à Chicago, les présidents des compagnies aériennes membres de Star Alliance ont voté en faveur de l'intégration du transporteur belge Brussels Airlines.  Ce dernier exploite une flotte de 45 appareils et opère quelque 300 vols quotidiens vers 55 aéroports européens et 15 destinations africaines.  Brussels Airlines sera parrainé par Lufthansa pour son intégration.

 

Aer Lingus se cherche un actionnaire

Tout sauf Ryan air ! C'est un peu le sens de la quête de la compagnie traditionnelle irlandaise Aer Lingus. A l'occasion d'un entretien avec le Irish Times, Colm Barrington, président d'Aer Lingus a indiqué que sa compagnie recherchait un investisseur pour prendre une participation majoritaire à l'amiable avec elle. De ce point de vue, « Air France-KLM serait une bien meilleure option que Ryan air », selon le dirigeant. Barrington déclare aussi qu'il ne voit pas de partenaire parfait pour Aer Lingus, déficitaire. Il ajoute qu'Aer Lingus envisagera une émission d'actions nouvelles pour diluer la participation de Ryan air dans la compagnie aérienne, qui atteint presque 30%. Si les cours pétroliers se maintiennent sous les 50 dollars le baril, il ne sera pas nécessaire d'appliquer une surcharge carburant, a-t-il aussi conclu.

 

Jet Airways a conclu un accord de partenariat avec Emirates Airline

La compagnie aérienne indienne privée Jet Airways a conclu un accord de partenariat   avec Emirates Airlines au sujet de leurs programmes de fidélisation et d'accords de partage de code. A partir du 15 décembre prochain, les deux compagnies aériennes vont lancer un programme de fidélisation commun permettant aux membres JetPrivilege de Jet Airways de gagner et échanger des miles sur le réseau international d'Emirates, à l'exception des vols reliant l'Inde et Dubaï. De la même manière, les membres Skywards d'Emirates pourront gagner et échanger des miles sur le réseau domestique de Jet Airways. Ce même jour, Les deux transporteurs mettront en place un accord de partage de code sur les vols au départ de Mumbai et Delhi à destination de Dubaï

 

 

Inculpations en Belgique: la fin du « système Ryan air »?

Michael O'Leary, PDG de Ryanair, au mois d'août (Susana Vera/Reuters)

Le "système Ryanair", qui consiste à profiter de subventions publiques pour proposer des billets à prix réduit, a du plomb dans l’aide depuis la récente mise en examen de deux cadres de la compagnie low-cost. Le début de la fin d'un modèle économique atypique?

L'Irlandais vient de relancer son OPA sur son concurrent local, Aer Lingus. Histoire de rassurer les investisseurs sur la santé de sa boîte.

Pourtant, si l’on regarde de près, la nouvelle offre est inférieure de moitié à celle de l'an dernier et les agences boursières ont déclassé une action qui dégringole depuis un an en demi, passant de 6,6 euros en avril 2007 à 2,76 euros le 2 décembre.

Surtout, les médias s’intéressent moins à la mise en examen, début novembre en Belgique, de deux cadres supérieurs de Ryanair pour leur implication dans un savant montage de sociétés écran off-shore.

Un événement qui pourrait marquer la descente aux enfers du juteux business qui a rendu son PDG, Michael O'Leary, 400 fois millionnaire en euros en 17 ans. Car si les épisodes judiciaires visant les méthodes de la compagnie irlandaise foisonnent, celui-ci est le premier à mettre ouvertement en cause deux personnalités de la haute direction.
Sont
dans le collimateur des juges belges, trois cadres de l'aéroport de Charleroi (dit "Brussels South"), l'un des plus généreux pourvoyeurs de Ryanair en subventions de toute nature.

Des liaisons suspendues

Un vent de panique s'est donc mis à souffler sur les autres aéroports ayant multiplié les amabilités à l'endroit de Michael O'Leary, d'autant que la plupart sont liés par contrat avec Ryanair pour dix ans, quand ce n'est pas quinze. A Valencia, en Espagne, les autorités locales ont immédiatement décidé de ne pas renouveler leurs "plans marketing" avec le transporteur low-cost. Résultat: Ryanair a fermé sans préavis toutes ses liaisons avec Valencia.

Idem à Fuerteventura, aux Canaries, où l’Irlandais a menacé de fermer ses lignes si l’aéroport dénonçait son "accord commercial de promotion".

Pour Charleroi, c'est plus délicat, vu que Ryanair y a installé un véritable hub, engloutissant quelque 250 millions d'argent public. Toutefois, la compagnie a ouvert quelques lignes au départ de Lille, voisine de 80 kilomètres... Histoire de mettre la pression sur les Belges au cas où l’on persisterait à lui faire des tracasseries juridiques.

Une méthode mise en lumière

Voilà mis à jour le "système Ryanair": la compagnie menace de tout plaquer si on lui résiste, quitte à laisser en plan des sites où les pouvoirs locaux, alléchés par la perspective d'un développement économique et touristique, ont lourdement investi dans les infrastructures et les aides –marketing et autres.

Ainsi, à Charleroi, dès qu'une grève ou une taxation des voyages aériens s'annonce, on brandit sur le champ le spectre d'un départ vers des cieux plus cléments et celui des nombreuses pertes d'emplois subséquentes. Les choses s'arrangent alors très vite, quitte à ce que le gouvernement belge soit forcé d’assumer une piteuse volte-face.

De son coté, la Commission européenne autorise la subvention à l'ouverture de nouvelles liaisons, à hauteur de 250000 à 300000 euros par nouvelle ligne ouverte sur une durée maximale de deux ou trois ans, selon les cas. Puis les aéroports locaux ajoutent au pot (marketing et ristournes en tous genres), quitte à avoir à le regretter. Ainsi, l’aéroport basque de Vitoria avait offert quelque 6 millions d'euros à Ryanair avant que la compagnie ne ferme sa ligne vers Londres Stansted, deux ans après son lancement.

Mi-octobre, c'est Toulon qui, trois ans exactement après avoir accueilli (et financé) une rotation régulière avec Londres, voit les avions à la lyre lui dire bye bye sous prétexte de crise économique. Comme par hasard, exactement à l'expiration de la légalité des aides reçues.

Des enquêtes en cours

La Commission européenne a, de son coté, lancé des "enquêtes formelles" sur une kyrielle d'aéroports européens (dont Pau Béarn) englués dans le même système.

Et la Cour des comptes, dans un rapport rendu en juillet dernier, a stigmatisé les tombereaux d'argent public "investis" à perte par les Chambres de commerce dans les aéroports où l'on déroule le tapis rouge à Ryanair. Voilà qui ne fait rien pour rassurer d’éventuels candidats et pourrait signer la chute de tout un système.

Justement, on observe que les profits de Ryanair ont chuté de 47% au premier semestre 2008, alors même que la compagnie annonce des fréquentations record. Comme si les robinets à subsides étaient en train de se tarir soudain, obligeant les compagnies low-cost à augmenter les coûts annexes facturés aux voyageurs...

Des frais annexes qui multiplient le prix annoncé par trois ou quatre, selon les cas. Et qui, en hausse de 28% en 2007, représentent désormais quelque 18% des revenus des la firme. C'est ainsi que O'Leary peut se vanter d'un chiffre d'affaires en hausse, alors que ses profits, eux, dégringolent. Tant que la presse relaie docilement, pourquoi s'en priver?

Action en chute libre

O'Leary n'est pas à un paradoxe près lorsqu'il s'est réjoui ouvertement de la crise financière qui va, a-t-il dit, favoriser son business. Mais ce chantre de la libre concurrence gros consommateur de subventions publiques n'a pas de mots assez durs pour réclamer que l'on "vire tous ces p... de fonctionnaires".

Quant à lui-même, il s'est acheté une licence de taxi pour pouvoir rouler à son aise dans les couloirs de bus à Londres. A un journaliste qui lui demandait s'il trouvait ça bien civique, le redoutable irlandais a eu cette réponse cinglante:

"La dernière fois que j'ai vérifié, nous étions en démocratie. Je fais donc ce que je veux de mon argent."

 

Ryan air refait une offre sur Aer Lingus

Ryan air ne renonce décidemment jamais. Après avoir échoué l'année dernière à prendre le contrôle de sa principale concurrente Aer Lingus, la voici de nouveau partie à l'assaut de  sa compatriote avec une dote cette fois de 748 millions d'euros pour le rachat de la totalité du capital de la compagnie. Plus précisément, Ryan air, qui possède déjà 29,82% de Aer Lingus,  propose 1,40 euros par action Aer Lingus totalement en numéraires.

Ryan air propose de fusionner les deux compagnies en « un groupe irlandais solide de propriété commune ». « Comme pour d'autres fusions en Europe telles que Air France/KLM et Lufthansa/Swiss, les deux compagnies opéreront en tant qu'entités séparées, avec des marques distinctes, préservant ainsi les m! eilleures caractéristiques de chacune, comme les tarifs bas et la ponctualité élevée de Ryan air, et la culture de service et les opérations long courrier d'Aer Lingus », explique le communiqué publié ce matin par la compagnie.

L'année dernière, Ryan air avait échoué  à racheter Aer Lingus, en raison de l'opposition du gouvernement irlandais mais aussi celle des membres de l'équipage d'Aer Lingus, qui avaient diabolisé le personnage de Michael O'Leary, directeur général de Ryan air. La commission européenne avait finalement opposé son veto au rapprochement entre les deux entités irlandaises. Mais en ces temps de crise exceptionnels, ce qui était encore impossible il y a six mois- à l'image du rapprochement des deux géants bancaires Hbos et Lloyds TSB - apparaît désormais beaucoup plus envisageable.  Durant ce laps de temps, le nouveau gouvernement de Dublin, qui possède 25% du capital d'Aer Lingus, a multiplié ses besoins de liquidités. A l'image aussi des fonds de pension d'Aer Lingus, qui contrôlent près de 20% de la compagnie et qui ont pâti  de l'effondrement des marchés boursiers sur lesquels ils restent fortement indexés. A l'inverse de la première tentative, cette nouvelle offre pourrait bien se conclure par un rachat effectif.

Alitalia devrait décoller le 12 décembre

Après un petit retard à l'allumage, la nouvelle compagnie aérienne italienne Alitalia, sous la houlette du consortium d'investisseurs réunis au sein de la CAI, devrait prendre son envol le 12 décembre prochain. C'est en effet ce qu'indique aujourd'hui un communiqué distribué à la Consob, la bourse de Milan. Le commissaire extraordinaire d'Alitalia a accepté la semaine dernière l'offre de rachat de la compagnie par la CAI pour 1,052 milliard d'euros, à la suite du feu vert du gouvernement, mettant un point final à un processus de reprise qui a duré des mois et connu de nombreux rebondissements.

Ne reste donc plus  à la compagnie qu'à se choisir un partenaire étranger qui prendra 20% de la nouvelle compagnie. Toujours sur les rangs  Air-France KLM et Lufthansa, qui a annoncé la semaine dernière son intention de lancer sa propre compagnie sur le territoire italien dès l'an prochain.

Air Lib: le procès en appel de Jean-Charles Corbet débutera le 10 décembre

Le procès en appel de l'ancien PDG d'Air Lib, Jean-Charles Corbet, condamné à 18 mois ferme pour avoir détourné des millions d'euros et provoqué la faillite de la compagnie, débutera finalement le 10 décembre prochain, et non le 3 comme initialement prévu et se tiendra jusqu'au 19 décembre devant la 9e chambre de la cour d'appel de Paris. Pour mémoire,
le 25 septembre 2007, la 12e chambre du tribunal correctionnel de Paris avait condamné Jean-Charles Corbet à quatre ans de prison, dont un et demi ferme, et à 300.000 euros d'amende.
L'ex-PDG avait aussi été condamné à verser plusieurs millions d'euros de dommages-intérêts aux mandataires-liquidateurs d'AOM-Air Liberté, l'ancien nom d'Air Lib.

 

Etude : l’hôtellerie hexagonale rattrapée par la crise

Si le mois de septembre avait donné des signes avant-coureur de crise en France, le mois d'octobre a confirmé cette mauvaise tendance. C'est en effet ce qu'a constaté le cabinet d'études Deloitte à l'occasion de la publication de ses statistiques mensuelles.

A Paris, si les chiffre d'affaires de l'hôtellerie 3 étoiles et haut de gamme sont en recul, l'affaissement le plus significatif s'est opéré au sein des établissements 4 étoiles dont le CA est en recul de 16%. Aucune famille ne serait épargnée puisque même les hôtels 4 étoiles supérieur  enregistrent un CA hébergement en berne (-15%) selon Deloitte.

Seule l'hôtellerie 2 étoiles semble parvenir à tirer son épingle du jeu, avec une légère progression de son CA à 80 euros la recette moyenne par chambre louée comparé à 79 euros une année auparavant. 

Le visage de l'hôtellerie hexagonale en province semble beaucoup plus contrastée : les taux d'occupation seraient ainsi en baisse : modérée pour les établissements milieu de gamme ( -1%), la chute serait plus marquée pour les 4 étoiles (-7%). En revanche, signale l'étude, l'hôtellerie milieu de gamme continue d'enregistrer une croissance de son CA hébergement, en raison de l'augmentation des prix moyens. A la différence de l'hôtellerie haut de gamme dont le prix moyen s'affiche en recul de 2% en octobre.

L'hôtellerie hexagonale dans son ensemble semble avoir souffert de la désaffection de la clientèle affaires, en particulier au sein des hôtels traditionnellement fréquentés par une clientèle anglo-saxon! ne, très touchée par la crise. « Avec le prolongement probable de la crise, nombre d'hôtels risquent de voir disparaître la croissance enregistrée au premier semestre, avant d'engager une année 2009 déterminante. » conclut l'étude.

 

 

 

 

Le Sénat adopte le relèvement de l’âge limite des pilotes en France

Au centre de la grève des pilotes d'Air France qui s'est achevée hier soir, le relèvement de 60 à 65 ans de l'âge limite d'activité en vol des pilotes en France a été adopté par le Sénat cette nuit. Ce relèvement avait été introduit dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009 lors de sa première lecture à l'Assemblée nationale. Les pilotes n'ont finalement pas obtenu le retrait de l'article comme ils le demandaient mais le gouvernement l'a largement amendé et la majorité sénatoriale a entériné ces changements.

Cet amendement « garantit aux pilotes la possibilité de pouvoir cesser leur activité comme aujourd'hui à 60 ans » et celle, « sur la base du volontariat, de poursuivre leur carrière entre 60 et 65 ans, avec la garantie de pouvoir, à tout moment, cesser leur activité aux mêmes conditions financières qu'actuellement ».

 

Le nombre de passagers aériens a décliné de 4,4% en septembre

Le nombre de passagers aériens a continué à décliner en septembre à hauteur de 4,4% selon des chiffres du IATA - International Air Transport Association. Le nombre de passagers en classe économique a reculé de 4% en septembre, après un recul de 0,1% en août.

Les billets  en première classe et classe affaires ont également reculé de 8% en septembre sur une année, conséquence du ralentissement économique particulièrement visible à la fois en Europe, au Japon et aux États-unis.

L'organisation du transport aérien international a également indiqué que la confiance dans le secteur économique avait encore plus reculé en octobre qu'en septembre, ce qui laissait envisager des déclins substantiels à venir en matière de  voyages d'affaires.

 

Le résultat d'exploitation d'Air France-KLM en baisse de 44,1%

PARIS (Reuters) - Air France-KLM a publié un résultat d'exploitation de son deuxième trimestre 2008-2009 en baisse de 44,1%, pénalisé par le ralentissement économique mondial, la volatilité du pétrole et la fluctuation des taux de change, et prévoit désormais un bénéfice opérationnel "nettement positif" sur l'exercice alors qu'il espérait atteindre précédemment un milliard d'euros.
Sur la période juillet septembre, le bénéfice d'exploitation s'est établi à 405 millions d'euros. Le résultat net retraité des éléments non récurrents a reculé de 49,1% à 244 millions pour un chiffre d'affaires en hausse de 3,2% à 6,69 milliards.
"Le résultat du trimestre est bon dans un contexte difficile, nous résistons mieux que nos concurrents à la crise grâce à la force de nos hubs (plates-formes de correspondances, ndlr)", a déclaré Pierre-Henri Gourgeon, directeur général délégué de la compagnie aérienne franco-néerlandaise, au cours d'un point presse.
Les analystes du consensus Reuters Estimates, arrêté au 19 novembre, anticipaient en moyenne un chiffre d'affaires de 6,61 milliards d'euros, un résultat opérationnel de 378,8 millions et un résultat net de 258 millions.
Dans un communiqué, le groupe précise prévoir un résultat opérationnel "nettement positif" pour l'exercice en cours.
AF-KLM avait prévenu le 24 octobre que son objectif de résultat opérationnel 2008-2009, fixé en début d'exercice à un milliard d'euros, serait "très difficile à atteindre" compte tenu de la dégradation généralisée du contexte économique mondial.
La compagnie souligne jeudi que sa situation financière reste saine dans le contexte actuel, avec une trésorerie de 4,4 milliards d'euros à fin septembre, niveau comparable à celui du 31 mars.
Pierre-Henri Gourgeon, qui succédera au PDG Jean Cyril Spinetta le 1er janvier prochain, a ajouté que l'impact de la récente grève des pilotes, suivie à 35%, était évalué entre 40 et 50 millions d'euros. L'estimation initiale était de 100 millions d'euros.
Les pilotes d'Air France se sont mis en grève du 14 au 17 novembre pour protester contre le relèvement de l'âge limite de leur départ à la retraite de 60 à 65 ans.

 

Air France KLM aurait été choisie comme partenaire d’Alitalia, selon Il Sole 24 Ore

Selon le quotidien économique italien Il Sole 24 ore, plus de doute possible : c'est bien la compagnie aérienne franco-néerlandaise qui a été choisie comme partenaire par les repreneurs d'Alitalia réunis sous l'égide de la CAI. Air-France-KLM débourserait ainsi 200 millions d'euros pour prendre une part de 20% dans la compagnie transalpine. Le quotidien rajoute que le numéro un allemand Lufthansa serait encore en course «  sur le papier » bien que les dés soient jetés.

Selon Il Sole, Air France « fera tout de suite l'acquisition d'environ 20% de la nouvelle Alitalia. Le montant prévu est d'environ 200 millions d'euros, avec une augmentation de capital réservée ». Ce montant s'ajoutera au 1,1 milliard des actionnaires de la Compagnie aérienne italienne (Cai), qui compose le! capital de la nouvelle compagnie.

D'après Il Sole, le fait qu'Air France-KLM ait engagé comme conseil la banque d'affaires Mediobanca prouve aussi que la compagnie franco-néerlandaise va emporter la mise. "Mediobanca a été enrôlée par Paris pour mettre le tampon de la victoire sur le dossier Alitalia", assure le quotidien. Questionné sur ce point, Jean Cyril Spinetta, Pdg d'Air France KLM  a indiqué que «  c'était aux repreneurs d'Alitalia, de faire part de leur décision ».

 

Air France-KLM : trafic passagers en hausse de 9% en octobre

Le groupe franco-néerlandais Air France-KLM a enregistré une hausse de 9% de son trafic passagers (passager kilomètre transporté) pour une offre en augmentation de 8% en octobre, a-t-il annoncé lundi dans un communiqué.
Le coefficient d'occupation s'établit en hausse de 0,7 point, à 81,3%, précise le groupe, qui a transporté en octobre 6,6 millions de passagers (+5,7%)

 

Air France va imposer 50 euros de plus pour les meilleures places en classe éco

Air France a décidé d'instaurer un supplément de 50 euros en classe économique pour les sièges situés près des issues de secours des avions, plus confortables, sur les vols longs courriers, selon une information recueillie par l'AFP auprès d'un porte-parole de la compagnie.

La compagnie aérienne française a déjà mis en place cette mesure sur ses vols à destination de l'Amérique du Nord et du Canada depuis la mi-septembre, a précisé la porte-parole, confirmant une information du Parisien. Elle sera étendue « au fil des mois » aux autres destinations longue distance.

Les passagers qui effectuent leurs achats sur internet auront la possibilité, à raison d'un supplément de 50 euros par personne, de réserver un siège en classe économique situé près d'une issue de secours, qui dispose "d'un plus grand confort", a expliqué la porte-parole.

Un avion dispose de six places de ce type en moyenne en classe économique. Le supplément ne s'appliquera pas aux passagers disposant des cartes de fidélité Flying Blue et Gold Platinum, selon la porte-parole.

 

BA prévoit un léger bénéfice d’exploitation pour 2008-2009

BA fait moins pire que prévu. La compagnie aérienne  britannique a en effet publié aujourd'hui une perte nette de 42 millions de livres (53 millions d'euros) au premier semestre clos au 30 septembre contre 493 millions de livres de bénéfice (605 millions d'euros) au premier semestre 2007, pour un chiffre d'affaires en hausse de 6,4%, à 4,75 milliards de livres. Les analystes avaient tablé sur un chiffre d'affaires  de 4,574 milliards de livres d'où la progression de l'action BA à la bourse de Londres aujourd'hui qui prenait plus de 13% à la mi-journée.

Forte de cette performance, la compagnie, qui visait l'équilibre opérationnel pour l'exercice en cours clos fin mars, table désormais sur un léger bénéfice d'exploitation.  BA a également revu à la hausse (de +3%! à +4% "au moins"), sa prévision de chiffre d'affaires pour cet exercice.

A l'image de ses paires, la compagnie aérienne envisage une réduction de capacité à hauteur d'1%  sur son programme estival, « sans pour autant compromettre son réseau ». Cette initiative va également s'accompagner d'une révision à la baisse des capitaux d'investissement de la compagnie : de 650 millions de livres prévus initialement, ce montant doit désormais atteindre 550 millions de livres. Enfin, BA a maintenu son estimation de dépenses carburant inchangée à 3 Mds de livres pour la totalité de l'exercice en cours, et cela malgré la baisse des cours du pétrole.

 

Plombée par de mauvais trimestriels, Air Canada va encore réduire sa capacité

Mauvais troisième trimestre pour Air Canada. La compagnie aérienne a publié une perte nette de 132 millions de dollars canadiens (110 millions de dollars américains) alors que le groupe avait publié un bénéfice de 273 millions de dollars une année auparavant. Les raisons invoquées sont de deux ordres : la compagnie a ainsi été plombée par une perte nette hors trésorerie de 93 millions de dollars  canadiens liées à ses contrats de couverture carburant et une perte nette de 87 millions de dollars liés aux effets de change. Même son bénéfice d'exploitation ressort divisé par trois en une année à 112 millions de dollars.

Conséquence de ces mauvais trimestriels, la compagnie aérienne a revu à la baisse ses prévisions de capacité : celle-ci devrait baisser de 1%! à 1,5% par rapport à 2007 et de 7 à 8% sur le seul quatrième trimestre. Cette tendance devrait également se poursuivre en 2009, avec une réduction attendue de l'ordre de 7 à 8% au premier trimestre comparé au premier trimestre 2008.

 

Les factures pleuvent sur le passager aérien

Claironnant leur différence face aux compagnies à bas coûts qui surfacturent le moindre service additionnel mais adoptant, parfois en catimini, certaines des pratiques en vigueur chez les « low cost », les compagnies aériennes traditionnelles multiplient des initiatives visant à faire passer le consommateur à la caisse pour un oui ou pour un non. Dernier exemple en date : Air France a confirmé vendredi une information de la chaîne de télévision France 2 selon laquelle, depuis septembre et sur ses vols transatlantiques, les passagers en classe économique qui veulent réserver des sièges proches des issues de secours - ceux qui permettent aux grands d'étendre leurs jambes - paient leur trajet 50 euros de plus.

Jusqu'à présent, la règle était plutôt d'attribuer les meilleurs sièges à ceux ayant réservé les premiers mais ce ne sera bientôt plus qu'un souvenir : une porte-parole d'Air France a indiqué vendredi à l'AFP que cette surfacturation sera étendue « au fil des mois » aux autres destinations long-courriers.

Quelques jours avant cette révélation, la compagnie française, qui s'enorgueillit dans ses publicités de « faire du ciel le plus bel endroit de la terre », et sa consoeur néerlandaise KLM avaient décidé que les détenteurs de la carte de fidélité Ivory du programme Flying Blue devront, à partir d'avril 2009, voyager au moins une fois tous les vingt mois - contre trente-six mois auparavant - s'ils veulent prolonger la durée de vie de leurs miles accumulés. Soit seize mois effacés d'un coup dans le but d'alléger le passif du bilan, qui comptait sur le dernier exercice fiscal pour près de 2,3 milliards d'euros de billets émis et non utilisés.

Des prix « de plus en plus opaques »

Certes, les compagnies traditionnelles, qui répercutaient déjà les surcharges carburants sans états d'âme, n'ont pas encore osé imiter la « low cost » easyJet, qui débite carrément 7,5 euros supplémentaires pour tout paiement par carte de crédit autre que Carte Bleue et Visa Electron alors qu'elle n'accepte ni les chèques ni les espèces. Ou son homologue américaine JetBlue qui vend 7 dollars l'oreiller de voyage. Mais pour le reste... L'été dernier, la plupart des grands transporteurs américains ont introduit des surcharges de 15 à 20 dollars pour le second bagage enregistré sur un vol domestique, certains faisant même payer le premier. US Airways a annoncé que le verre d'eau serait facturé 2 dollars et le café 1 dollar. La palme revient à United Airlines, qui entendait facturer 9 dollars le repas et 6 dollars le snack sur ses vols transatlantiques en classe économique à partir du 1er octobre avant de faire machine arrière devant le tollé.

Président de la commission air au Syndicat national des agences de voyages (Snav), Jean-Pierre Mas s'insurge contre cette stratégie consistant à transférer le maximum de coûts sur le client. « Plus il y a de suppléments, moins il y a de lisibilité des prix pour les passagers et plus c'est nocif, dit-il. En rendant leurs prix de plus en plus opaques, les compagnies provoquent l'hostilité des passagers. »

7 NOV 2008

 La question de l'âge de la retraite aiguise les craintes pour l'emploi chez Air France

Les syndicats de personnels de cabine ont reporté leur menace de grève à début décembre, afin de protester contre un projet de loi visant à reculer de 55 à 65 ans l'âge de cessation d'activité.

L'épineuse question de l'âge de départ à la retraite des personnels navigants des compagnies aériennes ne perturbera pas les vols. Du moins pas dans l'immédiat. Les huit syndicats de navigants d'Air France qui avaient appelé à la grève pour cette semaine (CFDT, CFTC, FO, SNPNC, SUD aérien, CGT, Unac et Unsa) ont décidé samedi de reporter le mouvement aux 5, 6, 7, 8 et 9 décembre. Les organisations seront reçues aujourd'hui au ministère des Transports.

A l'origine du conflit, un amendement adopté tard vendredi soir par l'ensemble des députés sur proposition de la commission des Affaires sociales dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), et qui propose de reculer à 65 ans l'âge de cessation d'activité pour les pilotes et les personnels de cabine, au lieu de 60 ans pour les premiers et 55 ans pour les seconds. Présentée comme une simple possibilité offerte aux salariés qui en feraient le choix, cette mesure pourrait entrer en vigueur dès janvier 2009 !

Même si la menace de grève s'éloigne pour le moment, les organisations syndicales ne désarment pas sur ce dossier, qui suscite non seulement l'opposition de tous les syndicats de navigants (à l'exception de deux associations très minoritaires), mais aussi celle, plus feutrée, de la direction. Les représentants des salariés veulent « mettre la pression sur les sénateurs », qui doivent désormais se prononcer sur l'amendement, et sur la commission mixte paritaire Sénat-Assemblée nationale, qui aura lieu fin novembre. D'autre part, le principal syndicat des pilotes (SNPL) n'a pas encore précisé la suite qu'il comptait donner à son propre appel à la grève dans toutes les compagnies aériennes du 14 au 17 novembre.

Tarissement de l'embauche

Outre l'argument habituel de la sécurité des vols, le recul de l'âge de la retraite suscite des craintes pour l'emploi, déjà menacé par la dégradation de la situation économique. Comme l'ont récemment souligné des responsables d'Air France, lors du dernier comité d'entreprise, le recul de l'âge de la retraite de 60,5 à 62 ans ferait passer la capacité d'embauche annuelle de la compagnie de 1.500 personnes à 250. Un passage à 65 ans se traduirait donc par un tarissement de l'embauche. Et ce alors que la compagnie a déjà revu à la baisse ses prévisions de recrutement sur trois ans, ce qui devrait se traduire par une diminution des effectifs d'ici à 2011. Le maintien en poste des plus de 60 ans serait également un frein pour la réduction des coûts, alors que la compagnie prévoit d'économiser 400 millions d'euros par an. Et ce serait aussi un frein pour la carrière des navigants, dont l'avancement se fait essentiellement à l'ancienneté. Autant de sources potentielles de tension sociale que personne ne semble vouloir risquer. D'autant que, contrairement à d'autres régimes spéciaux, la caisse de retraite des navigants, récemment réformée, est financièrement équilibrée.

Aérien : le plan d'économie d'Air France inquiète l'Union des aéroports français

Selon l'UAF, nombre de villes, tant en province que dans les départements et territoires d'outre-mer, vont faire les frais des mesures d'économie annoncées par la compagnie pour la saison d'hiver.  

Le trafic aérien français a enregistré son premier déclin mensuel depuis 2003, avec une baisse de 3% en septembre comparé au même mois de l'an passé, rappelle mardi dans un communiqué l'Union des Aéroports Français (UAF).

L'UAF qui regroupe 126 membres qui exploitent près de 154 aéroports en France métropolitaine et outre mer _ soit la totalité du trafic commercial français _ souligne que, pour la saison d'hiver, des allègements de fréquences et suppressions de lignes sont maintenant annoncés, notamment par la compagnie Air France, au départ d'aéroports régionaux (notamment sur Roissy Charles de Gaulle).

" Si l'on peut comprendre une décision d'entreprise du groupe Air France en raison de la

rentabilité d'une liaison, regrette cependant qu'aucune autre compagnie française ne se montre susceptible de reprendre l'exploitation de certaines de ces lignes délaissées, qui pourraient pourtant s'avérer rentables ", souligne-t-elle.

Chez Air France -KLM, nul ne contestera la réalité d'une telle réduction de la voilure. En effet, pénalisée comme toutes les autres compagnies aériennes, par le recul du trafic aérien tant sur les vols domestiques qu'à l'international, Air France-KLM ne pense plus pouvoir atteindre son objectif de 1 milliards d'euros de résultats d'exploitation pour l'exercice 2008-2009.

Mais pour l'UAF, la desserte des régions de France, qui participe de l'esprit de l'aménagement du territoire, " doit demeurer une préoccupation, pour ne pas dire une priorité " afin de " relier certaines régions françaises qui ne le sont pas, ou qui ne le sont plus, au reste du monde ".

 

 

Ryan air voit ses bénéfices semestriels fondre de 47%

L'absence de politique de couverture carburant a pénalisé la compagnie aérienne irlandaise à bas coûts au cours du premier semestre de son exercice 2008-2009. Ryan air a fait état aujourd'hui d'une baisse de 47% de son bénéfice semestriel à 214,6 millions d'euros tandis que son CA progressait sur la même période de 6,5% à 1,811 Mds d'euros. Malgré cette large diminution des profits, la compagnie maintient un objectif de résultat stable pour l'ensemble de l'exercice 2008-2009, estimant que la baisse des tarifs au second semestre estimés entre 15 et 20% devrait être compensée par celles des coûts du carburant. « Si les prix pétroliers restent approximativement à 80 dollars le baril l'an prochain, nos bénéfices rebondiront fortement », a expliqué  le directeur général de la compagnie aérienne irlandaise, Michael O'Leary, dans un communiqué.

La compagnie envisage d'ajouter 33 nouveaux appareils à sa flotte dans les six à sept prochains mois, l'objectif étant d'atteindre les 67-68 millions de passagers l'an prochain, soit une hausse de 8-10 millions par rapport à cette année.

Ryan air espère aussi se placer au rang des bénéficiaires de la récession qui se profile en Europe. « Chaque fois qu'il y a récession - et il va y avoir une récession importante en Europe -, Ryan air croît plus rapidement et devient plus profitable", dit-il. "La demande pour des vols moins chers va augmenter, y compris auprès des hommes d'affaires qui représentent déjà 45 % de la clientèle » estimait Michael O&! #39;Leary dans un entretien paru aujourd'hui dans le magazine allemand «  Tagesspielgel ».

 

… et réitère son projet de lancement d’une compagnie transatlantique

Michael O'Leary a profité de la publication des résultats semestriels de Ryan air pour confirmer son intention de lancer au cours des deux à trois prochaines années une compagnie transatlantique en direction des États-unis. Il a souligné, qu'un tel lancement, qui se ferait éventuellement via une compagnie séparée de laquelle Ryan air serait actionnaire, nécessiterait l'acquisition de 50 à 60 avions long-courriers à bas prix.  Dans le cas où le lancement pourrait se faire, il ne serait effectif qu'environ douze à dix-huit mois après l'acquisition des appareils, soit d'ici à deux ou trois ans au plus tôt, selon lui.
Michael O'Leary a estimé que quatre ou cinq appareils pourraient voler depuis huit à dix des bases existantes de Ryan air à travers l'Europe, comme Londres, Dublin, Rome! et Francfort, vers à peu près le même nombre de grandes villes américaines, à des prix pouvant s'échelonner de 10 euros le trajet à environ 1500 euros pour la classe affaires. Le directeur général a reconnu que le trafic ne pourrait se faire que vers des « aéroports secondaires » américains. A New York par exemple, il a observé que l'aéroport new-yorkais "JKF n'a pas besoin" de Ryan air, mais il n'a pas exclu une base à Newark.

 

Alitalia sauvée de la faillite

Il s'en est fallu de peu pour que la compagnie aérienne italienne se déclare en faillite. A quelques heures de l'ultimatum vendredi soir, la Compagnie aérienne italienne (Cai), consortium réunissant un certain nombre de grands patrons italiens, a finalement annoncé qu'elle avait décidé de présenter son offre définitive de reprise, malgré le blocage de certains syndicats. La Cai a également confirmé qu'elle était prête à investir un milliard d'euros pour relancer la compagnie en grande difficulté. Mais elle a tout de même répété que son offre restait « conditionnée à une décision » de la Commission européenne qui doit encore décider si le prêt relais de 300 millions d'euros accordé par le gouvernement à Alitalia est ou non une aide d'État illégale.

Le consortium d'investisseurs doit également encore décider d'une alliance avec une compagnie étrangère, Air France et Lufthansa étant favorites.

 

Première baisse du nombre de passagers aériens depuis 2003

Les dernières statistiques publiées par l'association internationale du transport aérien ce matin sont alarmantes. En septembre, le trafic aurait ainsi baissé de 2,9% sur une année, soit le premier recul depuis 2003, date de l'épidémie de SARS - pneumonie atypique.  Les résultats pour le fret sont encore plus inquiétants, avec une baisse de 7,7% sur une année. « La détérioration du trafic est particulièrement rapide et étendue », a ainsi commenté par voie de communiqué le directeur de l'IATA, Giovanni Bisignani. « Même la bonne nouvelle de la réduction de moitié du prix du pétrole depuis le pic de juillet ne suffit pas à contrebalancer la chute de la demande », a-t-il ajouté. Face à cette détérioration, l'organisme envisage la possibilité de réviser une nouvelle fois à la baisse ses prévisions de résultats pour les compagnies aériennes dans le monde : jusqu'à présent, ses pronostics tablaient sur des pertes de 5,2 Mds de dollars cette année.

 

Air-France-KLM lance un avertissement sur résultat

Air-France-KLM n'échappe pas au ralentissement économique. Dans un communiqué publié ce matin, le groupe a lancé un avertissement sur ses résultats : Air-France-KLM indique ainsi, que compte tenu de la conjoncture, il lui sera difficile d'atteindre son objectif de résultat d'exploitation d'un milliard d'euros pour l'exercice en cours. « Néanmoins », poursuit la compagnie aérienne, « ce résultat devrait rester largement positif si les conditions actuelles de marché ne se dégradent pas davantage ».
Pour affronter ces difficultés, le transporteur a décidé  de mettre en place un nouveau plan d'économies supplémentaires « dont les premières estimations s'élèvent entre 700 et 800 millions d'économies complémentaires cumulées à horizon 2011-12 et entre 1,1 et 1,2 milliards en 2013-14 ». Le groupe a également décidé de limiter l'augmentation de ses capacités entre 1% et 2% à l'hiver 2008 et à l'été 2009. « En ce qui concerne les années ultérieures »,  le transporteur franco-néerlandais indique qu'il « adaptera l'évolution de son offre en fonction des conditions de marché ».

 

Air France a le feu vert des Britanniques pour la reprise de VLM Airlines

L’autorité de la concurrence au Royaume-Uni (OFT) vient d’annoncer qu’il autorisait l’acquisition de la compagnie VLM Airlines par le groupe Air France-KLM.

VLM Airlines était auparavant une filiale de la société néerlandaise Panta Holdings B.V. VLM Airlines est un des principaux transporteurs régionaux européens. Sa clientèle voyage essentiellement pour affaires. La compagnie exploite à l’heure actuelle une flotte de Fokker 50, essentiellement au départ de son hub de London City. Le feu vert de l’OFT ouvre la perspective d’une coopération étroite entre VLM Airlines et le transporteur régional City Jet, filiale à 100 % d’Air France et qui opère déjà à London City.

 

Sévères turbulences en vue pour les compagnies aériennes

Air France-KLM confirme qu’elle ne tiendra pas ses objectifs. Après un très mauvais mois de septembre, c’est tout le secteur qui s’enfonce dans la crise.

Il n’y aura pas de miracle. La crise mondiale entraînant une diminution des échanges, il fallait s’attendre à ce que, tôt ou tard, les compagnies aériennes tirent la sonnette d’alarme. Le fret a été touché dès septembre. Mais la morosité gagne maintenant le transport de passagers malgré la baisse des prix du kérosène et du baril de pétrole qui a apporté un ballon d’oxygène.

Air France-KLM, dont l’activité cargo a baissé de 12 % en septembre, rencontre les premières turbulences dans son activité passagers. La compagnie a précisé vendredi que, « compte tenu de la conjoncture économique », il lui serait « très difficile » d’atteindre ses prévisions de résultat. Elle a confirmé qu’elle allait « mettre en œuvre un plan d’économies supplémentaires » et « réduire son plan d’investissement ». Son objectif est d’économiser 700 à 800 millions d’euros d’ici à 2011 et 1,1 milliard d’euros d’ici à 2013. La sérénité reste néanmoins de mise chez Air France-KLM, car il y a plus mal loti. Plusieurs compagnies américaines en sont à immobiliser des appareils et à supprimer des emplois.

 

Nouvelles faillites

Les perspectives pour le secteur, à l’échelle mondiale, ne sont pas vraiment pas bonnes. « La détérioration du trafic est particulièrement rapide et étendue, s’est alarmé Giovanni Bisignani, directeur de l’Association internationale du transport aérien (IATA) qui réunit toutes les grandes compagnies. C’est la première fois que nous avons une récession de cette taille, mondiale. » L’association, qui prévoyait déjà des pertes de 5,2 milliards de dollars cette année pour le transport aérien, n’exclut pas de se montrer plus pessimiste encore.

Le trafic de passagers a baissé de 2,9 % en septembre, une première depuis l’épidémie de pneumonie atypique (sras) en 2003. En septembre, touristes et hommes d’affaires ont boudé l’avion dans toutes les régions du monde, sauf en Amérique latine. La contraction brutale du commerce mondial a particulièrement touché la région Asie Pacifique, avec une dégringolade de 6,8 % du trafic passagers. L’Europe et l’Amérique du Nord souffrent également, mais dans une moindre mesure.

Pour le trafic international cargo, le recul de septembre est encore plus marqué que celui des passagers : - 7,7 %. C’est sa pire chute depuis 2001, année de l’éclatement de la bulle Internet et des attentats du 11 Septembre. Là encore, l’Asie Pacifique tire les chiffres vers le bas avec un plongeon de 10,6 %.

Du coup, de nouvelles faillites de compagnies aériennes pourraient être annoncées. L’IATA rappelle ainsi que 30 compagnies aériennes ont déjà fait faillite sur les neuf premiers mois de l’année et que 20 autres sont dans une « situation préoccupante ». Ces turbulences pourraient donner un nouveau coup d’accélérateur au mouvement de concentration déjà engagé dans le secteur.

 

Ryan air annonce la fermeture de sa base de Valence en Espagne

Ryan air claque la porte à Valence. La compagnie aérienne irlandaise à bas coûts a en effet annoncé aujourd'hui par voie de communiqué sa décision de fermer sa base de Valence en Espagne suite à un différend avec les autorités régionales.  La compagnie a regretté dans un communiqué l'attitude des autorités régionales de Valence, qui refusent selon la compagnie irlandaise, de promouvoir ses services, alors qu'elles le feraient pour d'autres compagnies aériennes apportant pourtant beaucoup moins de trafic à la région. Ryan air a rappelé qu'elle avait prévu que cette base accueille autour de 1,5 million de passagers cette année, soit le quart du trafic total de l'aéroport de Valence.

 

British Airways : 1/3 des cadres ont accepté le plan de départs volontaires


450 cadres ont finalement accepté le plan de départs volontaires offert par la compagnie aérienne britannique British Airways. Cette proposition avait été ouverte à 1400  cadres  il y a deux semaines et les départs sont attendus pour la fin de l'année. Selon un porte-parole qui se confiait à l'agence de presse Dow Jones, ce chiffre est conforme aux attentes de la compagnie aérienne mais la direction du transporteur doit encore évaluer le montant des économies de coûts générées par cette initiative. BA a décidé de proposer ce plan  afin de réduire ses coûts dans un environnement économique difficile. Selon le transporteur, sa masse salariale constitue à l'heure actuelle son deuxième poste de coûts, après les frais en carburant.

 

Alitalia: les repreneurs étendent leur offre jusqu'à fin octobre

La validité de l'offre de reprise des activités de transport de passagers d'Alitalia par les grands patrons italiens est prolongée jusqu'au 31 octobre. C'est en effet ce qu'a annoncé aujourd'hui l'alliance des repreneurs réunis sous l'égide de la Compagnie aérienne italienne (CAI), qui avait auparavant fixé une date limite au 15 octobre. 

Le 28 octobre prochain, les actionnaires de la Cai doivent donc se retrouver pour une assemblée générale afin de changer les statuts de la société et approuver l'augmentation de son capital afin qu'elle puisse procéder au rachat d'Alitalia. La Cai déposera ensuite une offre formelle de reprise auprès du commissaire extraordinaire chargé de gérer la compagnie.

 

Air France remanie sa desserte transatlantique au départ de Londres

La crise financière et économique n'en finit pas de peser sur les compagnies aériennes. Dernière annonce en date : Air France a annoncé aujourd'hui l'interruption de sa desserte Los Angeles au départ de Londres Heathrow à compter du programme d'hiver 2008-2009. « Les ressources ainsi dégagées (avions, slots) permettront de renforcer la ligne Londres Heathrow-New York JFK, dont la fréquence des vols passera de deux à trois quotidiens à l'été 2009, deux étant exploités par Delta et un par Air France » annonce la compagnie dans un communiqué publié aujourd'hui.

 

Iberia monte à 7,3% dans le capital de British Airways

Iberia et British Airways ont fait aujourd'hui un pas supplémentaire vers leur fusion. La compagnie espagnole a en effet déclaré avoir porté à 7,3% sa participation dans sa concurrente British Airways.  Annoncé fin juillet, le projet de rapprochement entre les deux compagnies devrait néanmoins prendre plus de temps que prévu en raison des turbulences actuelles constatées par le secteur du transport aérien, selon des propos tenus en début de semaine par Willie Walsh, directeur général de BA. Il n'empêche : cette fusion devrait permettre de produire à terme de larges économies d'échelle. Une étude citée par les syndicats de pilotes espagnols - SE LA - et britanniques - Balpa - évalue à 792 millions d'euros les économies annuelles réalisées à partir de 2014. La première année suivant la fusion, en 2010, les économies obtenues seraient deux fois moindres, à 415 millions d'euros.

 

Lufthansa confirme ses prévisions pour 2008

La Lufthansa confirme sa prévision de stabilité de son bénéfice d'exploitation sur l'exercice 2008.
Le groupe a ajouté qu'il n'estimait pas nécessaire de prendre de nouvelles mesures de réduction des coûts.
Le titre Lufthansa perdait 3% en milieu de journée, une baisse cependant moins marquée que celle de l'indice Dax de la Bourse de Francfort (-4,3%).

 

 

Ryanair réitère son désir de lancer une compagnie transatlantique

Qui a dit que le crédit crunch était mauvais pour les affaires ? Sans doute pas Michael O'Leary. Le tempétueux directeur général de la compagnie aérienne irlandaise Ryanair a réitéré aujourd'hui au quotidien britannique Daily Mail  son souhait de lancer une compagnie aérienne transatlantique offrant des tarifs à partir de 10 livres.  A l'occasion d'une intervention à la Chambre de Commerce de Londres, le transporteur a indiqué qu'il envisageait de créer une compagnie à bas coûts spécialisée dans le long-courrier, une opportunité rendue possible par la vague de faillites des compagnies aériennes rendant ainsi la flotte moins chère.  
Selon les projets initiaux, cette nouvelle compagnie devrait voler à destination d'un certains nombre d'aéroports amé! ricains en partance de Londres-Stansted et Prestwick.  Sans préciser une date de lancement possible, l'opérateur a néanmoins prévenu que ce ne serait pas long.  Se livrant au petit jeu des prévisions, le directeur général a également laissé entendre que deux compagnies aériennes européennes supplémentaires disparaîtraient d'ici la fin de l'année  tandis que la crise financière devrait durer au moins cinq ans.

 

Les pilotes d’United exigent une réduction des émoluments de leur directeur général

Le syndicat des pilotes de la compagnie aérienne américaine United Airlines a demandé au conseil d'administration du transporteur United Airlines de procéder à une réduction des émoluments de Glenn Tilton, directeur général de la compagnie. Motif : à une période où la plupart des salariés se serrent la ceinture, l'ALPA estime légitime que le patron de la compagnie se montre solidaire de ses salariés.
Car, selon l'ALPA, Glenn Tilton serait actuellement le patron d'une compagnie aérienne américaine le mieux payé, avec un package global - salaires, bonus et participations compris- atteignant 10,3 millions de dollars par an. A titre de comparaison, le directeur d'American Airlines ne gagne « que » 4,6 millions de dollars, celui de Southwest 1,3 millions tandis que le CEO de JetBlue empoche 514&! nbsp;000 dollars par an. « Les syndicats de pilotes pensent qu'il n'existe aucune raison pour que le plus mauvais patron d'une compagnie aérienne soit le plus récompensé. United Airlines a perdu plus d'argent cette année que près de la moitié de ses concurrentes américaines réunies » estime le syndicat dans un communiqué.

 

Alitalia : après l'accord syndical, l'épreuve de l'Europe

A quelques heures à peine de la fin du délai prévu par l'Enac, l'autorité italienne de l'aviation civile, pour suspendre la licence de vol d'Alitalia, les signatures des neuf syndicats concernés ont enfin été apposées au bas de l'accord avec la Compagnie aérienne italienne (CAI). Hier vers 14 heures, les représentants de Avia (personnel navigant commercial) et de SDL (personnel à terre) ont en effet accepté l'accord. Pour la plus grande satisfaction du chef du gouvernement, Silvio Berlusconi. Les représentants des hôtesses et stewards ont cependant souligné qu'il y aurait encore un référendum auprès de leurs mandants, et que le licenciement de 1.500 d'entre eux était « un prix très élevé à payer».

La CAI, fondée par une quinzaine de chefs d'entreprise italiens emmenés par Roberto Colaninno, va devoir désormais accélérer le processus afin d'appliquer son plan de reprise des actifs d'Alitalia et d'Air One. Les actionnaires de CAI devraient, pour ce faire, se réunir d'ici à quelques jours. Objectif : faire démarrer la nouvelle compagnie dès le 1er novembre. Parallèlement, le dossier doit obtenir sa licence de vol de l'Enac et le feu vert de Bruxelles. Deux commissaires sont impliqués : celui des Transports, Antonio Tajani, et celui de la Concurrence, Nelly Kroos. L'Union européenne pose trois conditions pour que le sauvetage ne soit pas assimilé à une aide d'Etat : il doit y avoir discontinuité de l'entreprise, transparence et vente des actifs au prix du marché. Si Bruxelles ne reconnaissait pas la discontinuité entre les deux sociétés, la CAI devrait reprendre les dettes d'Alitalia. Elle ne pourrait en outre bénéficier des aides prévues par l'Etat en cas d'embauche de personnes relevant de la Caisse d'intégration pour la reprise des 12.500 salariés qu'elle compte engager.

C'est également à la CAI qu'incombera de choisir un partenaire international, comme l'a rappelé hier Silvio Berlusconi. Ils sont deux sur la ligne de départ : Air France-KLM et Lufthansa. Et suivent très attentivement la situation, comme l'a répété hier le porte-parole de la compagnie allemande. L'administrateur délégué de CAI, Rocco Sabelli, a expliqué dans une interview au « Messagero » de dimanche que la négociation sera rapide, mais qu'il ne s'était pas fixé de date pour le terme des discussions.

 

 

Air France : Jean Cyril Spinetta passe le relais à Pierre-Henri Gourgeon

Le PDG d'Air France-KLM se donne le temps de préparer sa succession en confiant à l'actuel numéro deux du groupe la présidence de la compagnie Air France, tout en conservant les rênes du holding.

Une page est sur le point de se tourner chez Air France. Après onze ans aux commandes de la compagnie aérienne, Jean Cyril Spinetta s'apprête en effet à passer le manche à son numéro deux, Pierre-Henri Gourgeon, tout en conservant la présidence du holding Air France-KLM. L'information dévoilée par « La Tribune » devait être annoncée hier soir aux administrateurs représentants du personnel, avant d'être entérinée demain en conseil d'administration.

Jean Cyril Spinetta, qui fêtera ses soixante-cinq ans le 4 octobre, abandonnera au 1er janvier 2009 la gestion au quotidien d'Air France pour se limiter aux grandes questions stratégiques, à l'instar de Léo van Wijk, l'ancien PDG de KLM, devenu vice-président d'Air France-KLM après avoir laissé le pilotage de la compagnie néerlandaise à Peter Hartman. Son mandat de PDG du holding Air France-KLM lui permet de rester jusqu'en 2010, avec la possibilité d'être prolongé jusqu'à la limite d'âge de soixante-dix ans, en 2013.

Mais ce partage des tâches est aussi pour Jean Cyril Spinetta une façon d'organiser sa succession, en favorisant une solution de continuité, face aux ambitions concurrentes, en interne et à l'extérieur.

Un poste convoité

Cette première étape n'aura pas été franchie sans peine, le choix de Pierre-Henri Gourgeon étant loin de faire l'unanimité pour un poste aussi convoité que celui de PDG d'Air France. Engagée avant l'été au plus haut niveau de l'État, la réflexion aurait fait l'objet d'au moins deux réunions à l'Élysée.

Bien que devenu minoritaire, avec 15,7 % du capital, l'État reste le principal actionnaire du groupe. Outre les candidatures externes, comme celle, démentie depuis, du directeur de cabinet de Christine Lagarde, Stéphane Richard, ou de l'ancien ministre Thierry Breton, le choix de Pierre-Henri Gourgeon risquait d'aiguiser les rivalités entre directeurs généraux adjoints. C'est probablement pour éviter une telle guerre des chefs que le poste de directeur général délégué d'Air France devrait disparaître. Reste qu'à soixante-deux ans, Pierre-Henri Gourgeon ne représente peut-être qu'une solution d'attente dans l'esprit de certains, la prochaine échéance étant 2010 et la fin du mandat de Jean Cyril Spinetta, qui correspondra à l'âge de la retraite pour son bras droit.

 

Alitalia : offre de dernière minute d'une compagnie vénézuélienne

L'éventuel arrêt des vols de la compagnie italienne devrait intervenir au plus tard mardi prochain. Silvio Berlusconi se dit convaincu qu'une solution italienne est toujours possible. La compagnie Aserca Airlines ferait une proposition.

Faute de nouveau plan de sauvetage d'ici à demain, Alitalia devrait perdre sa licence, au plus tard mardi. Silvio Berlusconi, interrogé par l'agence Ansa, s'est dit convaincu qu'une solution italienne était toujours possible. Dans la soirée la compagnie aérienne vénézuélienne, Aserca Airlines a déclaré qu'elle « avait l'intention de déposer une offre pour la cession de tout ou partie d'Alitalia ». Pourtant, hier tous les transporteurs avaient pris leurs dispositions pour pallier une défaillance de la compagnie. A commencer par Air France, d'autant plus concernée que ses vols sur Rome et Milan sont exploités en partage de code avec Alitalia. La compagnie prévoit de mettre en place des vols supplémentaires. Toutefois, il n'est pas sûr que tous les passagers des lignes franco-italiennes puissent se rabattre sur les vols d'Air France. Si les détenteurs d'un billet Air France pour un vol Alitalia devraient être protégés, ceux voyageant avec un titre Alitalia sur un vol Air France sont moins assurés de pouvoir partir. Le cas le plus délicat étant celui des passagers détenteurs d'un document de voyage Alitalia pour un vol en partage de code assuré par Alitalia. A priori, rien n'obligerait Air France à les prendre en charge, sachant que le prix du voyage aura été encaissé par Alitalia.

Dépôt de sécurité

De même, les passagers ayant acheté leur billet via une agence de voyages agréée par l'IATA (association du transport aérien international) seraient a priori un peu moins exposés que ceux ayant acheté le billet directement auprès d'Alitalia, sur son site Internet ou à ses guichets. Non pas que l'agence de voyages soit une garantie. En tant que simple mandataire des compagnies, une agence n'a pas à rembourser les sommes encaissées par les compagnies, sauf si le billet d'avion est inclus dans un forfait. Mais l'IATA, qui fait office de chambre de compensation, a anticipé une éventuelle faillite d'Alitalia, en exigeant en août de la compagnie italienne le versement d'un dépôt de sécurité en contrepartie de son maintien dans le système.

 

 

La fusion British Airways-Iberia finalisée en mars 2009

British Airways s'attend à ce que sa fusion avec la compagnie aérienne espagnole Iberia soit finalisée d'ici mars 2009, déclare le président du transporteur aérien britannique.
"Je pense que nous devrions boucler l'opération d'ici mars", a déclaré Martin Broughton.
British Airways et Iberia veulent fusionner dans une structure de holding, au sein de laquelle chaque entité continuerait à exister séparément. Les actionnaires de BA détiendront cependant une plus grande partie du capital du nouvel ensemble.
Broughton a ajouté que les tarifs des billets aériens devraient en général augmenter de 10% pour refléter les difficultés rencontrées par le secteur du transport aérien.
"Ce n'est vraiment pas un gros montant", une hausse de prix de 10% au maximum est nécessaire, a-t-il expliqué. "Les consommateurs doivent payer un prix rationnel".

 

 

Étude : les low cost. devraient poursuivre leur offensive sur le marché français

Dans une étude réalisée par le cabinet Oliver Wyman en partenariat avec Odit France ("Alliances aériennes et compagnies low cost. en France 2004 - 2008"), on apprend que les compagnies à bas coûts continueront à cibler la France et qu'elles relieront plus de leurs bases aux aéroports français.  En dépit d'un climat économique incertain, « elles continueront à mettre en avant des tarifs très attractifs » signale un communiqué publié aujourd'hui.

Le rapport,  qui fait suite à une autre étude publiée par Odit France en juillet 2008 sur le thème du transport aérien et du développement touristique, met en évidence la forte complémentarité  des deux modèles économiques - compagnies traditionnelle et low cost ! : le rapport signale en effet qu'en 2008, les transporteurs traditionnels ont offert 1500 liaisons hebdomadaires entre leurs hubs européens et les aéroports régionaux français.  De leur côté, les low cost ont assuré 1100 vols internationaux vers des aéroports desservant les régions hexagonales, soit près de deux fois plus qu'en 2004. « La croissance des low cost est fortement liée au phénomène de 'floridisation' de l'Europe » signale dans un communiqué Olivier Fainsilber, partner au sein de la pratique Aviation chez Oliver Wyman, « En effet les Nord-européens se rendent vers le Sud ensoleillé non plus juste pour des vacances occasionnelles, mais y ont de plus en plus des résidences secondaires. Grâce aux low cost ils s'y rendent plus souvent et y reçoivent ! leurs proches et amis qui eux aussi prennent l'avion ».

 

Transition en vue à la tête d'Air France

Jean Cyril Spinetta, à la fois PDG d'Air France-KLM et d'Air France, pourrait, selon des sources internes et ministérielles, annoncer prochainement qu'il quitte la présidence de la compagnie française.

Il se concentrerait alors sur celle du holding Air France-KLM, dont le mandat court jusqu'en 2010 avec la possibilité de le prolonger jusqu'à la limite d'âge de 70 ans, en 2013. 62 ans, Pierre-Henri Gourgeon, directeur général délégué d'Air France et d'Air France-KLM, prendrait les rênes d'Air France. Cette organisation pourrait se mettre en place le 1er janvier 2009.

 

Alitalia remis en vente, le syndicat de pilotes prêt à participer

Le délai de grâce touche à sa fin pour Alitalia : après le retrait de l'offre de la CAI, formellement réitérée hier soir par le groupe d'entrepreneurs italiens, la compagnie aérienne italienne pourrait se voir privée de sa licence de vol dans deux ou trois jours. « Le commissaire extraordinaire doit présenter à l'Enac [NDLR : l'administration de l'aviation civile italienne] un plan avant jeudi pour éviter la révocation ou la suspension de sa licence de vol », a déclaré le président de l'Enac, après sa rencontre avec le commissaire Fantozzi. Dans le même temps, ce dernier a publié un appel d'offres, qui paraît aussi ce matin dans la presse italienne et le « Financial Times », en vue de céder « tout ou partie des activités de la société » (....) alors que « l'unique offre significative parvenue et sur laquelle avait commencé la négociation a été retirée ». Le commissaire Fantozzi précise que les offres devront lui parvenir avant midi le 30 septembre.

Parallèlement, les pilotes et personnels navigants commerciaux, qui avaient refusé de signer l'accord avec CAI et entraîné ainsi le retrait de l'offre, se sont déclarés prêts à entrer dans un consortium d'actionnaires. Les quatre syndicats autonomes (Anpac, UP, Avia et SDL) se proposent de consacrer le montant de leurs fonds de pension, soit 340 millions d'euros à cette participation. Le « front du non » a annoncé avoir eu des contacts « à 360 degrés » aussi bien avec des sociétés italiennes qu'avec des compagnies aériennes étrangères. Et de citer Lufthansa et Air France-KLM. Cette tentative de recréer un consortium est aussi une manière de critiquer le projet mis au point par Intesa Sanpaolo pour la CAI : « Le projet CAI est trop petit, donc l'offre est trop restreinte. Nous voulons donner vie à un projet plus grand, auquel nous voulons contribuer, ce qui prouve que nous y croyons à fond », a déclaré le président de l'Union des pilotes.

Partie politique à haut risque

Face à cette proposition, les ministres du gouvernement Berlusconi répètent que le temps presse et qu'il n'existe pas d'autre offre que celle de CAI. Il se joue en fait une partie politique à haut risque : il s'agit pour la droite de montrer sa détermination à faire céder les syndicats autonomes, tandis que la gauche se divise entre ceux qui cherchent une solution pour la survie de la compagnie et ceux qui soutiennent les syndicats maximalistes. Pour l'heure, la seule proposition est celle de la société suisse AMA, qui a formulé une manifestation d'intérêt pour l'achat ou la location de 30 avions, en vue de transporter des passagers depuis Malpensa (Milan) ou Fiumicino (Rome) vers les pays d'Europe de l'Est. En attendant, les Italiens désertent les avions d'Alitalia, si bien que le prix des billets est en chute libre. Il faut dire qu'en cas d'arrêt des opérations, ils ne seront remboursés que si le vol fait partie d'un package. Les vols secs, eux, seront à passer par pertes et profits.

 

Combien vaut la compagnie aérienne SAS ?

Dans un article publié ce matin, le quotidien financier américain Wall Street Journal se demande combien coûte actuellement la compagnie aérienne scandinave SAS. Un exercice a  priori difficile. La compagnie a en effet été durement frappée ces derniers mois par le ralentissement économique et la hausse des prix du carburant. Par ailleurs, la débâcle des marchés financiers a lourdement impacté la capitalisation boursière de SAS qui atteint aujourd'hui 1,39 Mds de dollars.  Et pour aggraver encore les choses : les trois derniers trimestres de la compagnie sont ressortis dans le rouge. 

La finalisation d'une transaction dépend aussi grandement de l'accord de syndicats, soit 37 au total, ce qui devrait rendre  les négociations  particulièrement complexes. Si la fusion aboutit,  le feu vert devra être donné à la fois par les gouvernements de Suède, Norvège et Danemark, qui possèdent une participation de 50% dans la compagnie.  Enfin, relate l'article, se pose aussi la question des participations de SAS dans différentes compagnies aériennes : le transporteur dispose ainsi d'une participation de 20% dans la compagnie aérienne britannique British Midland Airways et 47% du capital de airBaltic. Il possède aussi la compagnie finlandaise Blue1, la norvégienne Widero et l'espagnole Spanair.

Pour mémoire, la compagnie a confirmé le 12 septembre dernier qu'elle « évaluait actuellement différentes possibilités structurelles pour le groupe et que des négociations étaient actuellement menées dans ce sens.

 

Crash en Sibérie : 88 morts, dont un Français

Un Boeing-737 de la compagnie russe Aeroflot s'est écrasé cette nuit près de Perm. 21 étrangers comptent parmi les victimes.

Une pièce du fuselage de l'avion qui s'est écrasé près de Perm, en Russie (AP)

Une pièce du fuselage de l'avion qui s'est écrasé près de Perm, en Russie (AP)

Un Boeing-737 de la compagnie russe Aeroflot s'est écrasé dimanche 14 septembre dans le centre de la Russie, à Perm (Sibérie), causant la mort des 88 personnes qui se trouvaient à bord, dont un Français, ont annoncé les services de secours.
Le Boeing-737 reliant Moscou à Perm en Sibérie est tombé dans une zone inhabitée vers 3h40 locales (23h40 GMT samedi) dimanche, alors qu'il était en phase d'approche sur Perm (1.200 km à l'est de Moscou), a précisé la porte-parole du ministère des situations d'urgence, Irina Andrianova.
Il y avait 82 passagers à bord, dont sept enfants, et six membres d'équipage, a-t-elle précisé.
Il n'y a pas de morts à déplorer au sol, selon la même source, et rien ne permet de penser que l'accident soit lié à un attentat.
Dans un communiqué, Aaeroflot a indiqué que 21 étrangers, dont un Français, des Allemands et des Américains, ont trouvé la mort dans l'accident.

Enquête


Selon le responsable des secours de Perm, Valeri Tivounov, l'avion s'est écrasé sur une voie de chemin de fer, à quelques dizaines de mètres d'un immeuble d'habitations.
La porte-parole de la compagnie Aeroflot Irina Danenberg a précisé à la télévision russe que l'appareil se trouvait à 1.100 mètres du sol quand le contact a été rompu avec la tour de contrôle.
Les enquêteurs recherchent la cause de l'accident.
La Russie et les anciennes républiques soviétiques ont les pires résultats mondiaux en matière de sécurité aérienne, d'après l'autorité internationale des transports (IATA).
Des experts ont critiqué le manque de contrôle public, le mauvais entraînement des pilotes et les recherches d'économies au détriment de la sécurité. (avec AP)

 

Accor lance Al Club

Fidéliser les clients en hôtellerie relève de l'exploit ! En particulier sur le marché européen. Qu'à cela ne tienne : Accor y croit et joue la simplicité. Histoire de séduire davantage les clients, plus zappeurs que jamais. A cet effet, le groupe lance - dès le 15 septembre - prochain un nouveau programme de fidélisation mondial et multimarques. Géré à 100% sur Internet et entièrement gratuit, ce programme, baptisé « AI Club », est utilisable  dans 2 000 établissements répartis dans 90 pays. Il concerne les marques de luxe - Sofitel - ainsi que Pullman, MGallery, Novotel, Mercure, Suithotel, Ibis et All Seasons.

Concrètement, les dépenses - hébergement, restauration, minibar... - effectuées dans les hôtels du groupe génèrent des points convertibles en chèques cadeaux. Ces chèques sont utilisables 365 jours par an dans les adresses du 4ème groupe mondial ainsi qu'auprès d'un certain  nombre de partenaires : Club Med et Europcar. «Nous recherchons d'autres partenaires, notamment une carte de crédit », a indiqué Gilles Pélisson, directeur général d'Accor. Et d'ajouter, «actuellement en discussion avec le Groupe Lucien Barrière, celui-ci devrait nous rejoindre au début 2009. » En attendant, les clients ont d'ores et déjà la possibilité de convertir leurs points en miles auprès des compagnies aériennes comme Air France, KLM, British Airways, Delta Airlines, Thaï Airways...

Ambitieux, ce programme table sur 5 millions de porteurs actifs d'ici trois ans. De quoi gagner quelques points d'occupation supplémentaire au moment où! la conjoncture économique s'assombrit. D'autant plus vite que selon le nombre de nuits effectuées ou le nombre de points gagnés en douze mois, le client verra son statut évoluer rapidement. Notons par ailleurs que ces points sont acquis à vie dès lors que vous passez une nuit par an dans un hôtel participant.

Autre information : Accor a créé parallèlement à ce programme une carte d'abonnement - Accor Favorite Guest - payante (220 euros) qui offre des avantages préférentiels aux porteurs.

 

Alitalia : les syndicats divisés sur le plan de la dernière chance

Un accord partiel a été trouvé ce week-end entre les repreneurs et quatre des neuf syndicats d'Alitalia. Accord immédiatement dénoncé par les organisations qui n'ont pas pris part aux négociations.    

Alitalia va-t-elle être déclarée définitivement en faille, ou un accord de la dernière chance va-t-il enfin émerger des nombreux contacts menés ce week end entre syndicats, repreneurs et représentants du gouvernement italien ? Lundi matin, la question n'était toujours pas tranchée tant le dossier apparaît toujours aussi difficile à déminer.

Après la rupture des négociations, le 12 septembre dernier, entre les responsables de la future Compagnie aérienne italienne (CAI) et les syndicats d'Alitalia, c'est le ministre du travail italien, Maurizio Sacconi, qui, en convoquant deux réunions samedi dernier, a permis de renouer les fils du dialogue entre les industriels repreneurs et quatre des neuf syndicats représentatifs des personnels d'Alitalia. Un accord partiel a même pu être trouvé; ce qui a fait dire au ministre de Silvio Berlusconi : " L'effort a été intense mais l'accord représente une avancée importante pour l'acceptation du plan industriel".

Reste que l'accord trouvé ne porte que sur le plan industriel ne dit rien de l'autre grand sujet de discorde _ les nouveaux contrats de travail proposés aux personnels repris _ et que l'accord sur le plan industriel a été immédiatement dénoncé par les cinq syndicats qui n'ont pas pris part aux discussions. Bref, lundi matin, la survie d'Alitalia n'était toujours pas acquise.

 

BA et EasyJet réduisent leurs effectifs

La compagnie aérienne British Airways a confirmé aujourd'hui par le biais d'un porte-parole qu'un plan de départs volontaires avait été offert aux managers du transporteur. La représentante de BA n'a cependant pas voulu confirmer le chiffre de 1400 - soit 3% de l'ensemble de la force de travail de BA - qui a circulé aujourd'hui dans certains médias britanniques. Ces informations soulignaient que ces licenciements permettraient à la compagnie d'économiser l'équivalent de 170 millions de livres supplémentaires.

Au même moment, easyJet annonçait qu'entre 50 et 60 postes de direction et d'administration seraient éliminés au siège de la compagnie à l'aéroport de Londres-Luton : «  L'industrie aérienne fait face actuellement à un défi sans précédent en raison des prix du pétrole élevés. Nous pensons que l'ensemble du secteur fera face à un hiver sanglant, avec un nombre de victimes considérables » a indiqué le transporteur dans un communiqué.

 

Dépôt de bilan du troisième voyagiste britannique

XL Leisure Group annonce l'arrêt de ses activités. La direction doute de la possibilité d'un redressement.

Le ralentissement économique rattrape aussi les entreprises anglaise. Le troisième voyagiste britannique (derrière les grands TUI et Thomas Cook) XL Leisure Group a annoncé ce vendredi via un communiqué diffusé sur Internet qu'il déposait son bilan et suspend tous ses vols.

Il y indique précisément que les sociétés du groupe XL Leisure "se sont placées sous administration après avoir souffert de la volatilité des prix du carburant et du ralentissement économique, et n'ont pas été en mesure d'obtenir des financements supplémentaires. Les administrateurs ne peuvent maintenir l'activité et par conséquent, tous les vols opérés par les entreprises (du groupe) ont été immédiatement annulés.

Et du dépôt de bilan, XL pourrait bien passer à la liquidation puisqu'il indique : "pour l'avenir, il est improbable que les administrateurs soient en mesure de relancer l'activité. Tous les passagers qui n'ont pas encore commencé leur voyage feraient mieux de procéder à des arrangements alternatifs".

XL France survit à sa maison-mère

 Alors que XL Leisure Group, troisième tour-opérateur britannique, a cessé ses activités vendredi, Laurent Magnin, PDG de XL Airways France, la filiale française du groupe, assure que sa compagnie est indépendante du groupe britannique et dispose de toutes les ressources pour lui survivre.

 XL leisure Group, troisième tour-opérateur britannique, a annoncé son placement sous administration judiciaire et la cessation de ses activités, vendredi 12 septembre. Quelques heures après, la filiale française du groupe, XL Airways France (700 salariés), et la filiale allemande, ont annoncé leur acquisition par un nouvel actionnaire, le fond d'investissement irlandais, Straumur-Burdaras.  Le rachat a pris effet immédiatement et les plans de vols ne seront pas modifiés. « Nous avions pris nos précaution. Nous avons toujours refusé le transfert en Grande-Bretagne de nos structures opérationnelles, de notre maintenance et de nos capitaux. Notre compagnie est saine et indépendante de la maison-mère britannique. Nous avons également une flotte indépendante des britanniques »  assure Laurent Magnin, PDG d'XL France. La compagnie française dispose actuellement d'une trésorerie de 20 M€, et annoncera au 31 octobre des résultats bénéficiaires. La compagnie a réalisé cette année un chiffre d'affaires de 250 M€ et de 295M€, en incluant les activités de tour-operating. A titre de comparaison, la compagnie réalisait un chiffre d'affaires de 170 M€, il y a deux ans, lorsqu'elle s'appelait encore Star Airlines.

 « Nous avons un modèle économique différent des Britanniques. Nous travaillons à 90% avec des tour-opérateurs, externes au groupe, comme Thomas Cook, Look Voyages, Vacances Transat, Marsans, Nouvelles Frontières. Nous sommes donc moins exposés au risque du marché, car nous avons une grande souplesse dans l'utilisation de notre flotte. Au contraire, en Grande-Bretagne, XL Group avait une structure verticale. Il commercialisait ses vols via ses propres TO et en B to C essentiellement. Lorsque ses TO se sont trouvés en difficulté sur certains axes, notamment en raison des hausses carburant,  ils n'ont pas pu réduire leurs plans de vols, car c'étaient leurs propres avions. C'est l'activité tour-operating qui a contribué à déstabiliser le groupe » explique Laurent Magnin. XL Airways Group a également été victime de l'échec de son plan de Management Buy Out (MBO) sur trois ans. Ce processus de rachat de l'entreprise par ses dirigeants a échoué, en raison de la frilosité des investisseurs.

 

Northwest Airlines tombe dans le rouge

Northwest Airlines est la dernière compagnie aérienne américaine en date à publier des pertes au cours du second trimestre de son exercice. La compagnie aérienne, qui a l'intention de fusionner avec Delta Airlines d'ici la fin de cette année,  a accusé une perte nette de 377 millions de dollars comparé à un gain de 2,15 Mds de dollars à la même période l'année dernière. Son résultat d'exploitation est en revanche ressorti en hausse de 12% à 3,58 Mds de dollars.

Le 10 juillet dernier, Northwest Airlines avait déjà annoncé son intention de supprimer 2.500 emplois afin de faire face à la hausse des prix du carburant. Toutes les formes de départs, volontaires ou non devaient être explorées par la compagnie aérienne. Northwest avait également annoncé la mise en place! de nouvelles surfacturations, une décision faisant suite à l'annonce le mois dernier de sa volonté de réduire de 8,5% à 9,5% ses capacités sur ses vols intérieurs.

 

La baisse des prix du pétrole dope l’action des compagnies aériennes

Le recul sensible du prix du carburant durant ces deux dernières semaines est une bonne nouvelle pour les compagnies aériennes : après avoir atteint 148 dollars, le prix du baril flirte actuellement avec les 129 dollars. Selon une note publiée ce matin par le courtier britannique Collins Stewart, le point de rentabilité est atteint pour les compagnies aériennes dès lors que le prix du pétrole se trouve entre 120 et 125 dollars. «S'il redescend à 100 dollars, et conformément à nos pronostics techniques, les principaux opérateurs du secteur renoueront avec la rentabilité et, avec l'aide des réductions de capacité, ils pourront  même engranger quelques retours....Et cela, avant même que le second critère de rentabilité rentre en ligne de compte - le cycle économique - qui est clairement entrain de décliner » peut-on lire dans cette note. Le recul des prix du carburant  a également un impact non négligeable sur le prix de l'action de ces compagnies aériennes : « Si le prix du pétrole continue de baisser, le montant des actions des compagnies aériennes va en bénéficier. Si l'on s'en tient aux couvertures carburant et aux sensibilités de chacun, Ryanair serait la plus favorablement impactée, suivie par Aer Lingus et Iberia, puis British Airways et easyJet ».

 

Le gouvernement veut attirer les low cost. en France

Hervé Novelli, secrétaire d’État au Tourisme, vient de recevoir les conclusions d’un rapport qui préconise l'augmentation des dessertes low cost. en France pour développer le tourisme hexagonal.

La principale conclusion de ce rapport réalisé par l'Odit France, est que la France a besoin des "deux types de dessertes aériennes, traditionnelle et low cost., pour profiter de tout le potentiel de la demande mondiale". D'autant que "les revenus des clients aériens sont élevés, supérieurs à 3.500 euros en moyenne (revenus mensuels nets des ménages)". Selon l'Expansion.com, la part des compagnies à bas coûts dans l'activité des aéroports français n'a été que de 15,7% l’an dernier, alors qu’elle représente environ un quart des vols réguliers en Europe. Pour attirer les compagnies à bas coûts, le gouvernement veut donc s'attaquer au niveau trop élevé des taxes aéroportuaires par "la maîtrise des coûts de traitement au sol". Le journal économique précise en outre que selon "les calculs de Ryan air, les charges pour un billet de 44 euros sont de 25 euros sur un aéroport français, contre 7 euros sur l'ensemble de son réseau". Autres freins, toujours selon ce rapport : le monopole d'Air France et le manque de slots. L'analyse est pertinente, reste à voir la mise en oeuvre.

 

La France a besoin de compagnies traditionnelles et de low cost.

La France a autant besoin de dessertes traditionnelles que de low cost., «au risque de ne pas profiter de tout le potentiel de la demande mondiale». C'est en substance l'une des conclusions à laquelle a abouti ODIT France dans un rapport consacré au transport aérien et au développement touristique et commandé par le secrétariat d'état au tourisme. Selon cette étude, l'impact économique des deux types de compagnies sur les territoires - en-dehors de l'Île-de-France- se répartit avec un chiffre global minimum de 9 à 10 milliards d'euros de retombées directes, indirectes et induites, ce qui, selon ODIT France, représente 100 000 emplois.
L'étude recommande à la France de renforcer toutes les catégories de dessertes. « Compte! tenu de son offre, elle a besoin de l'accès long courrier en profitant de liaisons fréquentes vers les principaux hubs européens (Paris, Londres, Amsterdam, Francfort), sans lesquels seule Paris profiterait de la croissance des pays émergents. C'est le rôle d'Air France et des autres grandes compagnies internationales » souligne ainsi un communiqué du secrétariat au tourisme. « Tout autant, nos territoires qui sont dans la compétition européenne, doivent être desservis de la même façon que les territoires concurrents en Europe. Pour être attractifs aux compagnies et aux low cost. en particulier, les coûts de touchée sont le facteur clé. Et surtout, le territoire doit avoir ou développer une offre compatible avec les attentes des touristes aériens».
L'étude signa! le aussi que les revenus des clients aériens des deux types de compagnie sont élevés, supérieurs à 3500 euros en moyenne - revenus mensuels nets des ménages - avec un différentiel de 10 à 20% entre les clients des deux types de compagnies, allant même jusqu'à 38% à Nice. Enfin, l'offre touristique et sa diversification doivent, selon l'étude, faire l'objet de développement prioritaire pour rendre les territoires attractifs à la clientèle et donc aux compagnies aériennes.

 

AIR FRANCE -KLM va réduire la voilure cet hiver...!

Air France-KLM enregistre un bon niveau de réservation cet été mais des inquiétudes pèsent sur l'hiver en raison du niveau des surcharges carburant, de la faiblesse du dollar et du ralentissement de l'activité économique dans certains pays. Le groupe aérien dévoilera donc en septembre un programme hiver moins ambitieux qu'initialement prévu.

 "Chaque fois que nous relevons nos surcharges carburant, nous sommes inquiets de l'impact sur le trafic", déclare Christian Boireau, directeur général d'Air France en charge du commercial France. "Nous ne répercutons toutefois qu'une partie du surcoût lié à la hausse des carburants car notre surcharge est actuellement basée sur un cours du baril à 120 dollars alors que celui-ci dépasse déjà les 140 dollars". Ce sont les passagers de la classe économique qui se montrent le plus sensibles à ces augmentations mais les entreprises, selon Christian Boireau, pourraient être tentées de prendre bientôt certaines mesures d'économie concernant le voyage de leurs salariés en classe affaires. Ce phénomène a déjà été observé lors de la crise post-11 septembre 2001. Ces inquiétudes, plus les incertitudes concernant l'économie mondiale et l'effet du dollar faible, qui commence à dissuader les Américains de venir en Europe, rendent le groupe aérien prudent pour la prochaine saison hiver. "Nous ne mettrons pas en place toute l'offre que nous avions prévue". Ce programme moins ambitieux sera dévoilé en septembre prochain. D'ores et déjà la compagnie envisage de supprimer certaines lignes non rentables et de suspendre certains vols long-courriers lors de périodes creuses, en novembre notamment. Dans ce contexte, il n'est plus exclu de laisser des avions au sol plutôt que de les remplir avec des tarifs promotionnels. Des allègements du réseau seront également opérés sur la Métropole. "Les compagnies américaines sont en situation de survie annonçant des baisses de capacité jusqu'à 13 ou 14%. Nous allons vivre le même choc en Europe avec un décalage. Nous étudions aujourd'hui les mesures qui nous permettront d'être encore là dans deux ans". A cette date, Air France ne devrait en effet plus bénéficier de l'effet amortisseur de ces couvertures carburant, qui couvrent actuellement 75% à 80% de ses besoins.

British Airways rachète L'Avion

Le montant de l'acquisition s'élève à 68 millions d'euros. Le transporteur britannique va fusionner L'Avion avec sa propre filiale transatlantique opérant depuis Paris, Open Skies.

La grande compagnie aérienne britannique British Airways annonce ce mercredi qu'elle fait l'acquisition l'achat de la petite française L'Avion.

Le montant de l'acquisition s'élève à 68 millions d'euros. Le transporteur britannique précise qu'il va fusionner L'Avion avec sa propre filiale transatlantique opérant depuis Paris, OpenSkies, dont elle fait en ce moment la publicité sur les taxis parisiens.

Lancé il ya quelques années, le concept L'Avion est assez original (même s'il existait déjà dans d'autres pays) : proposer des vols en classe affaires ("business class") entre Paris et New York sur un avion, un Boeing 757, uniquement équipé business, avec des prix inférieurs à ceux de la concurrence.

Le projet a été lancé par Marc Rochet, grand spécialiste du transport aérien français et qui connait bien British Airways puisqu'il était aux commandes du pôle TAT - Air Liberté quand ce dernier a été repris par le transporteur britannique.

 

Aviation civile: VINCI-KEOLIS au pied du mur à Clermont-Ferrand

Depuis le 1er janvier de cette année, Vinci-Kéolis est le nouveau gestionnaire délégué de l'aéroport Clermont-Ferrand Auvergne. La direction générale de l'aéroport a été confiée à Xavier Delaunay, qui était jusque-là directeur général en charge de l'exploitation des trois aéroports que gère Vinci au Cambodge.

Défi. Après Grenoble et Chambéry, c'est un défi d'une nouvelle nature que doit relever le groupement. A la différence de ses deux aéroports alpins positionnés sur un marché spécifique, en l'occurrence celui des sports d'hiver, la plate-forme auvergnate apparaît plus classique avec un trafic reposant sur le régulier et une activité charter saisonnière. Elle est également située dans une région dont l'attractivité touristique est moindre. En fait la problèmatique réside, à court terme, dans l'adaptation des moyens humains et des infrastructures dimensionnées pour les besoins du Hub de Regional Airlines qui n'est plus aujourd'hui que l'ombre de lui-même.

Depuis la prise de contrôle de la compagnie régionale par Air France, en 2000, la plate-forme de correspondances a perdu la plupart de ses lignes. En l'espace de quelques années, le trafic de l'aéroport a quasiment été divisé par deux pour atteindre, en 2007, 555000 passagers. Les effectifs qui comptent environ 170 salariés sont restés inchangés.

Infrastructures surdimensionnées

En l'état actuel de l'activité, les nouvelles infrastructures mises en service en 2000 pour répondre aux attentes spécifiques du hub de Régional Airlines ne sont pas non plus adaptées à la nature du trafic actuel. Elles sont à la fois surdimensionnées (capacité de 2 millions de passagers) et beaucoup trop étirées. Le nouveau gestionnaire est confronté à un enjeu de qualité de service. "Nous devons aller vers une croissance durable qui permette d'être positif financièrement, de traduire la politique du territoire et d'éviter les grandes fluctuations de trafic", résume Nicolas Notebaert, directeur du développement de Vinci concessions et président de la société de gestion de l'aéroport Clermont-Ferrand. Une stratégie qui a réussi dans les Alpes. "Outre la consolidation de notre partenariat avec Air France, nous envisageons deux pistes de développement, d'une part le low cost., d'autre part le charter." Les efforts du précédent gestionnaire pour attirer une compagnie à bas coût ont été vains. Ryanair a fait un essai qui ne s'est pas révélé concluant.

Objectif. Vinci-Kéolis entend tirer parti de sa connaissance du marché acquise à travers Grenoble et Chambéry pour faire décoller le trafic low-cost, mais aussi pour renforcer le charter, à Clermont-Ferrand."Nos responsables marketing travaillent indifféremment sur tous nos aéroports, souligne Nicolas Notebaert. Notre objectif est d'arriver à 800.000 passagers dans sept ans, au terme de notre contrat."

 

Air France-KLM a gagné 1,61 % vendredi, à 20,24 euros.

Le groupe aérien européen publiera jeudi, avant l'ouverture, ses comptes annuels pour l'exercice 2007-2008 (clos au 31 mars). Il avait confirmé le 14 février son objectif d'un retour sur capitaux employés de 7 % après impôt, lors de la publication de ses comptes pour le troisième trimestre. Il avait également fait état d'une hausse de 52,3 % du résultat net part du groupe en cumul sur neuf mois par rapport au montant de la même période de 2006-2007, pour un chiffre d'affaires en augmentation de 4,1 %.

Alitalia: pour Veltroni, Berlusconi a commis "une grave erreur" en rejetant Air France-KLM

Le leader de l'opposition constate qu'après que le groupe franco-néerlandais a jeté l'éponge, aucun candidat à la reprise ne s'est manifesté.      

Le Premier ministre italien, Silvio Berlusconi, a commis une "grave erreur" en repoussant l'offre d'Air France- KLM pour la reprise de la compagnie aérienne Alitalia, a estimé aujourd'hui le leader de l’opposition, Walter Veltroni. "Évincer Air France en annonçant l'arrivée d'un groupe d'investisseurs, jamais été identifiés, a été une grave erreur. Maintenant, j'espère seulement qu'on pourra trouver une solution qui permette la survie de la compagnie étendard et des milliers d'emplois", a déclaré M.Veltroni, chef du principal parti d'opposition, le Parti Démocrate, à l'issue d'un tête-à-tête avec Silvio Berlusconi, à Rome.

M. Berlusconi, qui est devenu Premier ministre pour la troisième fois en remportant les élections nationales, le 14 avril dernier, s'était engagé à trouver un repreneur pour Alitalia, compagnie au bord de la faillite. Air France-KLM a rompu les négociations le mois dernier après que Silvio Berlusconi a manifesté son opposition à cette offre durant la campagne électorale. Depuis, aucun candidat ne s'est manifesté.

Romano Prodi, qui dirigeait le précédent gouvernement transalpin, avait approuvé le 22 avril dernier un soi-disant prêt de 300 millions d'euros à Alitalia, le temps que son successeur trouve des repreneurs pour la compagnie nationale qui perd 1 million d'euros par jour. L'Union européenne a donné jusqu'au 30 mai à l'Italie pour apporter la preuve que ce prêt ne constitue pas une aide d'état.

 

British Airways s'attend à un début d'exercice 2008-2009 "particulièrement difficile"
 

La compagnie aérienne britannique subit les conséquences du ralentissement économique et de la flambée persistante des prix du carburant. Avec un bénéfice net annuel plus que doublé, elle versera son premier dividende depuis 2001.    

British Airways s'attend à des mois "particulièrement difficiles". Comme beaucoup de ses homologues dans le monde, la compagnie aérienne britannique subit en effet de plein fouet la flambée des prix du kérosène et le ralentissement économique. Elle précise dans un communiqué que, "sur la base d'un prix du pétrole à 120 dollars par baril, nos coûts de carburant augmenteraient d'environ 1 milliard de livres (2 milliards de dollars) cette année". La compagnie a affiné son chiffrage et estime désormais à 16 millions de livres le coût supplémentaire pour elle d'une variation de 1 dollar du prix du baril. Les déboires du nouveau terminal T5 d'Heathrow, dont l'entrée en service le 27 mars a tourné au fiasco, ont également affecté British Airways.

La compagnie a pourtant enregistré un exercice 2007-2008 de bonne tenue. Son chiffre d'affaires a progressé de 3,1% sur un an, à 8,8 milliards de livres. Son taux de marge opérationnelle a atteint le niveau "record" de 10%, soit 3,1 points de plus que lors de l'exercice 2006-2007. Son résultat avant impôts a progressé au même rythme, atteignant 883 millions de livres. Le bénéfice net, lui, a été multiplié par 2,3 sur la période, à 680 millions de livres.

Willie Walsh, le directeur général de British Airways, n'a pas caché sa satisfaction, saluant des "résultats remarquables, en dépit de la hausse des prix des carburants et du ralentissement économique des six derniers mois". Les actionnaires et les salariés devraient également être satisfaits. Les premiers vont, pour la première depuis 2001, recevoir un dividende, dont le montant a été fixé à 5 pence par action. Les seconds se partageront quelque 35 millions de livres de primes.

 

 

Vente de billets d'avion sur Internet : Bruxelles veut mettre fin aux abus

La commissaire européenne à la Protection des consommateurs, Meglena Kuneva, a indiqué hier qu'elle se réservait le droit de légiférer si les sites Internet vendant des billets d'avion en Europe n'avaient pas mis fin aux abus dont ils se rendent coupables vis-à-vis des consommateurs d'ici au 1er mai 2009. « Il n'est pas acceptable que les consommateurs se fassent plumer », s'est-elle insurgée en présentant à la presse une enquête sur les offres proposées sur leurs sites Internet par les compagnies aériennes et les voyagistes.

Prix trompeur, clause illégale...

Bruxelles, qui a décidé de s'attaquer au problème, fin 2007, a constaté qu'un site sur trois, soit 137 sur 386 passés au crible dans 13 pays de l'Union, induisaient en erreur les consommateurs : 58 % des sites pratiquent un prix trompeur, 49 % proposent un contrat dont les clauses présentent des irrégularités et 15 % mettent en avant des offres qui ne sont en réalité pas disponibles. Sous la pression de la Commission, plus de la moitié des sites visés ont déjà corrigé ces abus. Mais seulement 12 % d'entre eux ont mis fin à ces pratiques dans les cas transnationaux, où les autorités du pays du consommateur doivent demander l'appui de celles du pays où est basée la compagnie aérienne, le site de comparaison de tarifs, l'agence de voyages ou le voyagiste mis en cause.

Le trafic aérien se tasse en France au 1er trimestre

La croissance du trafic aérien a ralenti au premier trimestre. C'est ce qui ressort des derniers chiffres relatifs à l'activité en France publiés par la DGAC.

Ainsi, avec 26,9 millions de passagers transportés, soit une croissance de 3,5%, et "en dépit d'une journée supplémentaire cette année au mois de février", l'évolution est plus contenue qu'au cours du 1er trimestre 2007 (+8%). Des résultats que la DGAC explique par une progression "plus modérée" du trafic international (+5,8% en 2008 contre +9,5% en 2007). Mais aussi un recul du trafic intérieur métropolitain (-4,6% contre + 3,6% l'année dernière), tiré vers le bas par les faibles performances des liaisons radiales. Sans oublié "un ralentissement global du trafic vers les Dom (+3,3% début 2008 contre +6,6% au premier trimestre 2007). On notera que les résultats des Dom sont contrastés. Les liaisons vers la Réunion ont retrouvé, avec une croissance de +12,9%, leurs niveaux du 1er trimestre 2004 précédant la crise du chikungunya. Celles vers la Guadeloupe "restent positives" mais ralentissent fortement (+2,7% cette année contre +10,5% l'année dernière). De son côté, la Martinique passe en négatif (avec -2,3% contre +3,3% il y a un an) alors que la Guyane poursuit une progression qualifiée de "constante" (+2,1% en 2008 contre +2,5% en 2007).

 

Air France : Tarom devient compagnie associée de SkyTeam

Air France a annoncé l'arrivée de la compagnie roumaine Tarom au sein de l'alliance SkyTeam en qualité de compagnie associée.

La compagnie aérienne tricolore indique que dans le cadre des procédures habituelles d'adhésion, Tarom devra répondre à un certain nombre de conditions préalables, notamment dans les domaines des opérations, des technologies et des produits, afin que ses standards de qualité de service et de performances opérationnelles correspondent à ceux des compagnies de SkyTeam.

Une fois ces conditions satisfaites, Tarom recevra l'agrément formel du Comité directeur (Governing Board) de SkyTeam et deviendra la quatrième compagnie associée de l'alliance, après Air Europa (Espagne), Copa Airlines (Panama) et Kenya Airways.

 

Alitalia : Bruxelles met en garde l'Italie contre la tentation de renationaliser

Le bras de fer entre la commission européenne et le leader de la droite italienne Silvio Berlusconi se poursuit. Face aux menaces de renationalisation du futur premier ministre, l'entité européenne a  annoncé qu'elle refuserait toute nouvelle aide d'état accordée à Alitalia, quel que soit l'instrument utilisé. « Alitalia ne peut plus recevoir d'aide d'Etat, quelle que soit sa forme et ce jusqu'en 2011 », a rappelé Benoît Le Bret, directeur de cabinet du commissaire européen aux Transports Jacques Barrot. « Si par un biais ou un autre, avec un instrument ou un autre, il y a intention de donner une aide d'Etat, elle sera déclarée illégale », a-t-il averti.

« La Commission européenne a déjà sauvé Alitalia en 2006 en lui permettant de trouver des financements jusqu'à ce jour grâce à une recapitalisation sans aide d'Etat », a-t-il souligné. "Dès lors qu'il y a une aide d'Etat, elle est illégale, car incompatible avec les règles. Ce principe s'applique à toutes les compagnies », a-t-il insisté.

 

EasyJet limite les dégâts au premier semestre malgré de fortes pertes

La deuxième compagnie aérienne à bas coûts européenne a enregistré une perte nette de 43,3 millions de livres d'octobre à fin mars. Avec un chiffre d'affaires en hausse de 24 %, à 892 millions de livres, elle devrait toutefois maintenir sa rentabilité sur l'ensemble de l'exercice.

La hausse du prix du pétrole et les coûts liés au rachat de GB Airways ont multiplié par près de 4 les pertes d'easyJet sur le premier semestre de son exercice 2007-2008, clos fin mars. La deuxième compagnie à bas coûts européenne a annoncé mercredi une perte nette de 43,3 millions de livres (55 millions d'euros) contre 12,7 millions au premier semestre un an plus tôt. Le chiffre d'affaires a toutefois progressé de 24 %, à 892 millions de livres (1,131 milliard d'euros).

Ces mauvais résultats étaient attendus, après l'avertissement lancé en mars dernier par la « low cost » britannique. Son PDG, Andrew Harrison, avait annoncé que la compagnie n'atteindrait pas son objectif de hausse de 20 % du bénéfice net sur l'exercice en cours, du fait d'un surcoût pétrolier estimé à environ 45 millions de livres.

Hausse du nombre de passagers

En 2007, easyJet avait annoncé un bénéfice net avant impôt de 201,9 millions de livres. Malgré ces pertes au premier semestre, la compagnie aérienne, qui réalise habituellement l'essentiel de ses bénéfices sur la deuxième partie de son exercice, devrait être en mesure de produire un résultat à peu près équivalent cette année. D'où la relative mansuétude de la Bourse de Londres, où le titre easyJet, qui avait fortement reculé mardi, a clôturé vendredi en baisse de 1,96 %, à 300,75 pence.

La baisse du taux de remplissage, constatée depuis plusieurs mois, semble notamment enrayée. A coup de tarifs promotionnels, le transporteur aérien est parvenu à faire remonter ce taux de 78,9 % en décembre à 81 % sur l'ensemble du semestre, avec une augmentation de 15 % du nombre de ses passagers.

« Nous ne voyons aucun signe de ralentissement de la demande de voyage en avion », a affirmé Andrew Harrison. La compagnie table sur le développement de ses deux nouvelles bases de Roissy-CDG et Milan Malpensa pour tirer la croissance. Ses recettes annexes, qui ont presque doublé à 141 millions de livres au premier semestre (avec l'application d'un supplément tarifaire sur les bagages enregistrés), devraient également continuer à grossir.

Par ailleurs, elle prévoit que l'intégration de GB Airways génère 20 millions de livres de synergies. A comparer aux 9,1 millions de livres déboursés pour le rachat, en octobre dernier. Enfin, par mesure d'économies, easyJet entend accélérer le remplacement de ses Boeing 737 les plus anciens par des Airbus A320.

 

 

 

Alitalia : Air France-KLM jette l'éponge!

La compagnie franco-néerlandaise renonce définitivement au rachat de l'italienne et retire son offre. L'arrivée au pouvoir en Italie de Berlusconi semble avoir précipité cette décision. 

Air France-KLM se retire définitivement de la course au rachat d'Alitalia. Dans un communiqué publié hier soir, la compagnie franco-néerlandaise a annoncé avoir indiqué à son homologue italien "que les engagements contractuels pris le 14 mars dernier en vue du lancement d'une offre publique d'échange sur Alitalia n'étaient plus valides". Elle estime que "les conditions suspensives qui devaient être préalablement satisfaites avant tout lancement d'une offre" n'ont "pas été remplies".

Air France-KLM entend, avec cette annonce, "clarifier la situation juridique" née de l'interruption des négociations entre les deux compagnies depuis le 2 avril. Le groupe dirigé par Jean-Cyril Spinetta avait alors rejeté la proposition des syndicats italiens, qui lui demandaient de conserver l'ensemble des activités de la compagnie. Cinq jours plus tard, la compagnie n'avait toutefois pas fermé la porte à une poursuite du processus, tout en réaffirmant que son projet était à prendre ou à laisser.

Du côté d'Air France-KLM, on indiquait hier soir que ce "non" définitif à la reprise d'Alitalia avait été motivé par la nouvelle poussée des prix du pétrole. Difficile toutefois de ne pas y voir aussi un effet de l'arrivée au pouvoir en Italie de Silvio Berlusconi : même s'il n'excluait plus totalement ces derniers jours la solution du groupe franco-néerlandais, le " Cavaliere " avait été un critique virulent du projet d'Air France-KLM durant la campagne.

Selon l'agence Ansa, un Conseil des ministres devrait se tenir dans les prochaines 48 heures pour examiner les conséquences du retrait de l'offre du groupe franco-néerlandais, alors que la compagnie italienne est au bord de la faillite. Après le retrait d'Air France-KLM, les discussions pour la reprise d'Alitalia pourraient se faire avec Aeroflot.

Silvio Berlusconi a en effet obtenu vendredi du président Vladimir Poutine une reprise des contacts avec la compagnie russe. Le futur président du conseil italien a toutefois indiqué que ces discussions ne pourraient se dérouler qu'une fois achevés les contacts avec Air France-KLM. Aeroflot s'était retirée en novembre de la course pour la privatisation d'Alitalia, en déplorant un manque d'informations et des conditions de vente insatisfaisantes.

 

 

Les inquiétantes économies
de kérosène de Continental
 

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Les Boeing 757, transportant 175 passagers, étaient conçus à l'origine pour effectuer des vols intérieurs aux États-Unis.
Les Boeing 757, transportant 175 passagers, étaient conçus à l'origine pour effectuer des vols intérieurs aux États-Unis. Crédits photo : Etienne de MALGLAIVE/REA

Des Boeing 757 de Continental Airlines traversent régulièrement l'Atlantique sans le niveau de carburant réglementaire.

L'Atlantique sur les fonds de réservoir. À quatre-vingt-seize reprises l'an dernier, les Boeing 757 de la compagnie Continental Airlines ont atterri à New York-Newark en provenance d'Europe avec les jauges des réservoirs dans le rouge. Au retour, pas de problème car les vents dominants soufflent d'ouest en est et poussent l'avion. Ce type d'appareil, pouvant transporter 175 passagers, n'a pas été conçu à l'origine pour traverser l'Atlantique mais pour assurer des liaisons transversales,aux États-Unis.Mais il a l'avantage d'être de petite capacité, ce qui est intéressant en basse saison ou pour desservir des aéroports secondaires. À condition toutefois d'arriver à destination.

Robert Mendez, un sénateur du New Jersey, État où se trouve l'aéroport de Newark, s'indigne. Il reproche à la Federal Administration Aviation d'ignorer cette situation qui ne tolère aucune marge d'erreur. En 1990, faute de carburant suffisant, un avion colombien à destination de l'aéroport Kennedy s'était crashé près de New York faisant 73 morts au sol. Le département américain des Transports a enquêté sur le comportement des équipages de Continental qui hésitent à faire escale au Canada pour effectuer un complément de plein. Cette procédure, coûteuse en temps et en taxes d'aéroport, serait découragée par la compagnie aérienne qui explique dans une note de service aux pilotes qu'elle peut «réduire les bénéfices et éventuellement le financement de leurs retraites». Continental Airlines, qui possède 41 Boeing 757, ne souhaite pas s'exprimer sur le mode d'exploitation de ses appareils. Quant aux contrôleurs aériens, ils sont parfaitement informés de la situation délicate de ces vols. La réglementation américaine prévoit d'emporter le carburant nécessaire pour assurer le trajet, se dérouter si l'aéroport prévu est indisponible avec une réserve supplémentaire de trente minutes de vol. Beaucoup de compagnies en Europe ajoutent à cela 10 % de plus. Elles utilisent aussi des avions récents moins gourmands. On touche là à un dysfonctionnement structurel du transport aérien aux États-Unis : les compagnies, souvent au bord de la faillite, n'ont pas pu renouveler leur flotte et mettent en ligne des avions hors d'âge, polluant et consommant beaucoup de carburant.

 

Air France passe au crible tous les vols

Des solutions existent. L'Avion, la compagnie française low-cost haut de gamme qui relie uniquement en classe affaires Orly à Newark, fait aussi appel à ces mêmes Boeing 757. Mais ceux-ci ont été équipés de winglets, des appendices en bout d'aile qui permettent d'économiser 5 % de carburant. De plus, les réacteurs Pratt & Whitney utilisés sont réputés moins gourmands que les Rolls-Royce des autres 757. Enfin, L'Avion ne transporte que 90 passagers contre 175 pour Continental. Autant de poids en moins qui réduit encore la consommation globale de carburant. Toutes les grandes compagnies surveillent la gestion du carburant par les équipages pour des raisons de sécurité et aujourd'hui de coût à raison de 250 euros la tonne. Chez Air France, c'est un des paramètres systématiquement examinés par le service d'analyse et de sécurité des vols qui passe au crible tous les vols grâce un enregistreur spécial indépendant des boîtes noires.

 

Alitalia: Air France confirme la tenue d'un conseil d'administration

Air France-KLM a confirmé la tenue aujourd'hui d'un conseil d'administration à la suite de la rupture des discussions sur son offre de rachat d'Alitalia. La compagnie n'a en revanche pas pas souhaité commenter les spéculations sur un éventuel retour à la table des négociations. Pour mémoire, la compagnie franco-néerlandaise avait abandonné les négociations mercredi dernier après avoir jugé irrecevable la proposition des syndicats italiens, qui lui demandaient de conserver l'ensemble des activités de la compagnie et de faire entrer une holding publique à ses côtés dans le capital d'Alitalia.
Les syndicats d'Alitalia, accusés d'irresponsabilité par une partie de la classe politique et des médias, ont indiqué être prêts à rediscuter avec Air France-KLM tout en refusant tout ultimatum. Deux des neuf syndicats, Anpav et Avia, ont franchi hier un pas supplémentaire, affirmant être disposés à faire "marche arrière" pour parvenir à un accord avec Air France-KLM, dont le plan de rachat prévoit 2100 suppressions d'emplois.

De son côté, la région lombarde a menacé aujourd'hui d'intenter une action judiciaire auprès de l'Union européenne si Air-France-KLM revenait à la table des négociations. En marge d'une conférence de presse à Milan, Roberto Formigoni, président de la région lombarde, a également assuré que certains entrepreneurs importants étaient intéressés par Alitalia et qu'ils étaient prêts à intervenir dès qu'Air-France-KLM aurait abandonné les négociations.

 Delta et Northwest auraient repris leurs discussions en vue d'une fusion

L'édition électronique du quotidien britannique The Financial Times faisait état dimanche d'une reprise des négociations en vue d'une fusion entre Delta Air Lines et Northwest. Selon le quotidien, le conseil d'administration de Delta, qui s'est réuni en fin de semaine dernière, a convenu de reprendre les négociations avec Northwest. Les discussions se sont depuis intensifiées et les deux parties doivent se retrouver de nouveau cette semaine, selon le FT, qui cite « des personnes proches du dossier ». Les compagnies, membres toutes deux de Skyteam, étaient quasiment parvenues à un accord en février, mais avaient souhaité obtenir l'accord de leurs pilotes avant d'aller plus loin, ce qui ne s'est pas produit.
Toutefois, depuis février, le marché du transport aérien aux Etats-Unis a continué de se dégrader, conséquence du ralentissement de l'économie et de la hausse du prix des carburants. Ces derniers jours, Delta et Northwest ont annoncé des mesures d'économies, avec notamment des réductions de capacités sur le marché américain. C'était précisément ce que les deux compagnies souhaitaient éviter lorsqu'elles avaient décidé de négocier une fusion.
Northwest avait alors repris les négociations avec Delta, en proposant de procéder à un rapprochement sans accord préalable avec les pilotes, selon la presse.

 Airlines gèle les embauchesAmerican

Le numéro un des compagnies aériennes américaines a décidé de lutter contre le pétrole cher et le ralentissement de l'économie par un gel des embauches à tous les niveaux de l'entreprise. Selon un porte-parole de la compagnie américaine cité par l'agence de presse AP, American Airlines honorera l'ensemble des offres d'emploi publiées jusqu'à fin mars mais remettra à plus tard toute nouvelle vague de recrutements : «Il n'est un secret pour personne que l'ensemble de l'industrie, et nous-mêmes, avons considérablement lutté pour contenir les coûts, et en particulier les coûts de carburant » a-t-il indiqué.

Le mois dernier, American avait indiqué qu'elle allait dépenser l'équivalent de 9,3 Mds de dollars en carburant cette année, soit une progression de 39% sur une année.

Bruxelles veut faciliter l'utilisation des téléphones portables en avion

La commission européenne a introduit aujourd'hui un certain nombre de règles pour harmoniser l'utilisation des services de téléphonie mobile en vol dans l'Union européenne. Cette pratique reste pour l'instant limitée à des tests orchestrés par quelques compagnies aériennes dont Air France.
Bruxelles propose ainsi de créer  un réseau à bord de l'appareil, avec une station-relais embarquée qui assurera une connexion avec le sol par satellite.  « Le système empêchera en même temps que les téléphones se connectent directement aux réseaux mobiles du pays que l'avion survole, la puissance de transmission étant maintenue à un niveau assez faible pour que les téléphones portables puissent être utilisés sans risque pour la sécurité de l'équipement de bord ou sans entraver le fonctionnement normal des réseaux mobiles terrestres » souligne l'instance européenne dans un communiqué.
Une autre difficulté actuellement est la nécessité d'obtenir une licence de téléphonie mobile dans chacun des pays survolés. Bruxelles veut y remédier en instaurant un système de reconnaissance mutuelle: la compagnie aérienne pourra demander dans le pays où elle est immatriculée une licence qui sera valable pour toute l'UE. L'avion devra dans tous les cas avoir atteint son altitude de croisière (plus de 3.000 mètres), et seuls les téléphones classiques  GSM (2e génération) sont concernés dans l'immédiat. Bruxelles n'exclut pas une extension dans l'avenir, en fonction de la demande, à la téléphone mobile de 3e génération qui permet des débits plus rapides, et notamment la connexion à internet.
Les tarifs seront fixés par les opérateurs télécoms, que la commissaire européenne en charge du secteur, Viviane Reding, a toutefois appelé à être raisonnables. « Si les consommateurs reçoivent des factures choquantes, le service ne décollera pas », a-t-elle souligné dans un communiqué.

 

Air France/Alitalia : c'est la rupture !

Air France-KLM a indiqué mercredi dans un communiqué que "les conditions d'une poursuite des négociations avec Alitalia n'étaient plus réunies".

  Jean-Cyril Spinetta, PDG d'Air France-KLM, a rejeté mercredi soir à Rome la contre-proposition des syndicats d'Alitalia (qui demandent à Air France-KLM de conserver l'intégralité des activités de la compagnie alors que le groupe franco-néerlandais propose d'abandonner à terme l'activité cargo et une partie de la maintenance) et a quitté la table des négociations. Il a "pris acte avec regret de la rupture des négociations qui n'est pas de notre fait". Et a ajouté : "C'est un projet auquel je croyais profondément et auquel je continue de croire, parce qu'il aurait permis à Alitalia de retrouver rapidement le chemin de la croissance rentable". Pour la compagnie italienne, une difficile restructuration est désormais inévitable.

 Alitalia : la cotation suspendue à Milan

 Faute d'accord avec les syndicats italiens, Air France-KLM a annoncé hier soir renoncer à Alitalia. Un conseil d'administration se réunit ce matin pour tirer les conséquences de la rupture des négociations. Un communiqué doit être publié  

La cotation du titre de la compagnie aérienne italienne Alitalia a été suspendue ce matin dans l'attente de la publication d'un communiqué. Hier soir, le PDG d'Air France-KlM, Jean-Cyril Spinetta a quitté la table des négociations avec les syndicats d'Alitalia. Le patron du transporteur franco-néerlandais a jugé inacceptables les exigences des représentants du personnel. Le président de la compagnie italienne, Maurizio Prato, a dans la foulée décidé de démissionner. Ce matin se tient un conseil d'administration pour tirer les conséquences de la rupture des négociations qui pourrait conduire à la faillite d'Alitalia

 

Des figurants pour remplir les avions !


01/04/2008

.Flybe a fait ses comptes. La compagnie britannique à bas coût a préféré payer des passagers pour remplir ses avions au départ de Norwich, à l'est de l'Angleterre, et à destination de Dublin.

La rémunération de ces voyageurs recrutés sur Internet était moins élevée que l'amende que Flybe aurait dû payer en vertu du contrat qui la lie avec l'aéroport de Norwich. Au terme de son exercice clos hier, il manquait 172 passagers à Flybe pour remplir son objectif commercial annuel de 15000 personnes sur la ligne Norwich Dublin. Le calcul est simple. L'amende s'élevait à 280000 livres (352000 euros) ; les faux voyageurs ont été rétribués 80 livres chacun. Soit 13760 livres au total. En revanche, Flybe a tenu ses objectifs sur ses autres lignes.

 

Nouveau contrat géant pour Sabena Technics


Le groupe aéronautique français a signé avec Aer Lingus un contrat portant sur l’entretien de 30 A320 et de 15 A340.

Le groupe aéronautique français spécialisé dans la maintenance des avions va annoncer son 2e contrat géant en l’espace d’un mois.

Après avoir raflé à Air France Industrie l’entretien des avions citerne de l’Armée de l’Air, Sabena Technics a signé avec l’irlandais Aer Lingus en début de semaine un contrat portant sur l’entretien de trente A320 et de quinze A340.

Ce contrat, au montant encore non dévoilé, devrait débuter en 2009 et s’étendre sur 12 ans. Les A320 d’Aer Lingus seront entretenus à Dinard alors que les A340 seront révisés à Bordeaux sur les anciennes installations de Sogerma récemment acquises par Sabena Technics auprès d’ EADS.

Ce contrat qualifié d’exceptionnel en interne pourrait générer une cinquantaine d’embauches, notamment à Dinard, dont jusqu’à présent le plan de charge était surtout alimenté par la maintenance des avions de Régional, la filiale d’Air France.

Hors exceptionnel, l’activité maintenance de Dinard a enregistré une progression de chiffre d’affaires de 2 millions d’euros entre 2006 et 2007.

 

Ryanair dépose une nouvelle plainte contre Air France-KLM

La compagnie aérienne irlandaise à bas coûts s'est plaint auprès de la Commission européenne d'une aide de l'Etat néerlandais dont aurait bénéficié illégalement sa concurrente la compagnie franco-néerlandaise et l'aéroport d'Amsterdam-Schipol.  

La compagnie aérienne irlandaise à bas coûts Ryanair a porté mercredi une nouvelle plainte auprès de la Commission européenne contre une aide de l'Etat néerlandais dont aurait selon elle bénéficié illégalement sa concurrente Air France-KLM et l'aéroport d'Amsterdam-Schipol.

L'aide en question s'élève "à plus de 400 millions d'euros par ans", a affirmé Ryanair dans un communiqué, ajoutant qu'"elle est versée par le gouvernement néerlandais sous la forme d'une exemption des transferts de passagers de l'écotaxe sur le transport aérien". Cette taxe sur les vols en partance des Pays-Bas doit entrer en vigueur le 1er juillet prochain. Elle s'élève à 11,25 euros pour les vols européens et 45 euros pour les vols hors du continent. La mesure a été justifiée en termes écologiques dans l'esprit du "pollueur payeur" par le gouvernement de centre-gauche néerlandais

Ryanair affirme que Schiphol est en pratique "le seul aéroport néerlandais abritant des transferts de passagers entre deux vols, et qu'Air France-KLM représente à lui seul 95% de ce trafic". Schipol et l'aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle sont les deux principales plateformes de correspondance d'Air France-KLM.

Ryanair considère du coup que cette exemption de taxe aux Pays-Bas "profite quasi-exclusivement à Schipol et au monopole d'Air France-KLM", et voudrait qu'elle soit supprimée, ou bien étendue à tous les vols, a plaidé Jim Callaghan, le directeur juridique de la compagnie dublinoise, cité dans le communiqué.

"Nous avons nous même engagé une procédure en référé contre l'Etat sur cette taxe, car elle nuit à la concurrence (...) et est contraire à des traités internationaux", a indiqué à l'AFP Gerbrant Corbee, porte-parole de l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol. Le juge des référés de La Haye doit entendre les parties dans cette affaire, parmi lesquelles de nombreuses compagnies aériennes internationales, lors d'une audience mercredi 5 mars.

Ryanair a déjà lancé de multiples plaintes contre des aides d'Etat présumées, accordées selon elle illégalement aux grandes compagnies aériennes d'Europe comme Air France, Lufthansa et Alitalia. La compagnie irlandaise a même porté plainte contre la Commission européenne pour n'avoir rien fait contre ces aides "indues" qui faussent selon elle la concurrence.

 

La fusion Delta-Northwest au point mort

 

Les PDG des deux compagnies aériennes ont envoyé mardi soir des mémos à leurs équipes répétant que cette fusion leur semble inévitable. Mais l'opération bute toujours sur le refus des 11.000 pilotes et le pessimisme s'accroît 

Le projet de fusion entre Delta et Northwest n'est pas encore officiellement enterré mais il semble être dans une impasse. Mardi soir, les directions des deux compagnies aériennes américaines ont reconnu que, dans l'état actuel des négociations, toutes les conditions devant permettre de donner naissance au numéro un mondial du transport aérien n'étaient pas réunies.

Dans des mémos adressés aux salariés des deux groupes, les PDG ne ferment pas la porte à un éventuel accord. Richard Anderson, le patron de Delta, titre ainsi son mémo " information concernant la consolidation " et Doug Steenland, celui de Northwest, explique lui qu'il " continue de croire que la consolidation est inévitable ". Mais les deux compagnies qui s'étaient mises d'accord sur les grandes lignes d'un projet de fusion en désignant Atlanta comme siège social, en faisant de Delta le nom de la compagnie et en confiant les commandes du groupe à Richard Anderson butent encore, pour l'instant, sur le refus des pilotes.

Soucieux de préserver leurs intérêts à long terme, les 11.000 pilotes des deux compagnies s'affrontent en effet pour obtenir avant la fusion des garanties concernant leurs promotions futures. La priorité pour chaque syndicat étant en particulier de s'assurer que dans les années à venir les pilotes qu'ils défendent se verront confier les vols long courrier générant le plus de primes.

Sur le principe, l'intérêt global d'une fusion entre Delta (numéro trois américain) et Northwest (numéro 5) ne fait guère de doute. Les réseaux des deux compagnies sont complémentaires et leur mariage viendrait renforcer l'alliance SkyTeam dont ils sont membres aux côtés d'Air France-KLM. Le tandem franco-néerlandais semblait d'ailleurs prêt à investir jusqu'à 750 millions d'euros dans le nouvel ensemble pour consolider ses relations avec le futur numéro un américain.

Si la fusion envisagée ne devait pas aboutir, le management de Delta a fait savoir qu'il poursuivrait une stratégie en " solo ". Northwest qui semble juger que la consolidation est inéluctable a de son côté souligné que le transporteur étudierait tout projet de rapprochement qui pourrait s'avérer bénéfique pour ses salariés, ses actionnaires et ses passagers. Si elle n'aboutit pas, la fusion Delta-Northwest risque néanmoins de freiner le processus de consolidation dans le ciel américain qui semblait engagé. Northwest qui dispose d'un droit de veto sur tout projet de rapprochement entre son rival Continental et n'importe qu'elle autre compagnie pourrait en effet bloquer une union entre United et Continental, si son propre mariage avec Delta ne se matérialise pas.

 

Northwest n’exclut pas de fusionner avec une autre compagnie aérienne

La presse anglo-saxonne se faisait l'écho ce matin de l'avancée des négociations de fusion entre les compagnies aériennes américaines Northwest et Delta Airlines. Les deux transporteurs auraient ainsi envoyé à leur salariés respectifs des memos internes pour les rassurer sur leur devenir, dans l'éventualité d‘une fusion : "Jusqu'à présent, nous ne sommes pas parvenus à une transaction potentielle qui réponde à nos besoins" écrit Edward Bastian, directeur financier de Delta, selon le Financial Times. La direction de la compagnie aurait ainsi fait une liste indiquant les conditions nécessaires à une fusion comme par exemple le maintien de son nom et de son siège à Atlanta ou encore le principe de séniorité au sein des pilotes de l'entité recomposée.

Su! ite au mémo de Delta, Doug Steenland, directeur général de Northwest, aurait également envoyé un message à ses salariés, dans lequel, selon le Wall Street Journal, il a publiquement reconnu que sa compagnie pourrait fusionner avec une autre que Delta : "Northwest se prépare à considérer positivement une transaction qui serait bénéficiaire à la fois  pour ses salariés, ses actionnaires, ses clients, et les communautés dans lesquelles elle opère"...

La reprise de la compagnie aérienne italienne en difficultés Alitalia se jouera finalement entre Air France-KLM et la petite compagnie aérienne nationale italienne Air One. Première à sortir de l'anonymat, la compagnie nationale hexagonale  a fait savoir ce matin, par voie de communiqué, qu'elle avait envoyé une lettre d'intérêt à Alitalia tout en précisant que sa démarche ne l'engageait pas juridiquement.

« Cette proposition s'adresse à un partenaire commercial majeur, avec lequel des accords bénéfiques pour les deux parties ont été conclus en 2001, que ce soit dans le cadre des relations aériennes entre la France et l'Italie, ou dans le cadre de l'alliance mondiale Skyteam », a ainsi rappelé dans un communiqué Air France-KLM. Le groupe a, par ailleurs donné quelques précisions sur la nature de son plan de sauvetage : Elle prévoit ainsi d'abord « la reconquête du marché italien par Alitalia, grâce notamment au développement rentable de son réseau, au rayonnement de sa marque et à l'affirmation de son identité".

Selon ce projet, l'aéroport de Rome-Fiumicino « sera organisé en hub, comme Roissy et Schiphol » et « de nombreuses dessertes directes seront assurées de et vers Milan, avec une qualité améliorée afin de mieux répondre aux besoins de la clientèle affaires, en long et moyen-courrier ».

« Bénéfique pour les passagers, cette étape majeure dans la consolidation européenne s'inscrit dans le respect des équilibres économiques et financier! s du groupe, et notamment de son objectif d'un retour sur capitaux employés de 8,5%, après impôts, à la fin de l'exercice 2009/2010 », affirme ainsi Jean-Cyril Spinetta, le PDG d'Air France-KLM. 

Pas un mot en revanche sur les conséquences sociales de son projet de reprise alors même que la presse italienne pointait du doigt ces jours derniers la suppression de 2700 postes et la mise au repos de 30 à 35 appareils sur une flotte de 185.

De son côté, la petite compagnie aérienne Air One, soutenue par les banques Intesa San Paolo et Nomura, a également confirmé qu'elle ferait une offre sur Alitalia.  Pour sa part, le numéro un allemand s'est retiré de la course.

Le président de la compagnie aérienne italienne Maurizio Prato avait fixé à aujourd'hui  la date-limite de l'envoi des dossiers. Face aux déclarations d'Air-France KLM et Air One, Alitalia a fait savoir aujourd'hui par voie de communiqué qu'elle annoncerait le nombre de propositions et l'identité des repreneurs à la fin de la journée. 

 

 

Air France veut s'offrir Alitalia et ses deux principaux hubs

 

Air France sort enfin du bois. La compagnie française vient en effet d'annoncer qu'elle était officiellement candidate à la reprise d'Alitalia.

En effet, le groupe Air France KLM a adressé hier une lettre d'intérêt au conseil d'administration du transporteur italien, qui est actuellement, comme chacun le sait, en grande difficulté. Dans un communiqué, AF rappelle que "des accords bénéfiques pour les deux parties ont été conclus dès 2001, que ce soit dans le cadre des relations aériennes entre la France et l’Italie, ou dans le cadre de l’alliance mondiale SkyTeam". Air France-KLM affirme vouloir "faire partager à Alitalia les bénéfices de la stratégie de croissance rentable poursuivie avec succès par le groupe franco-néerlandais depuis près de quatre ans". Pour rassurer les personnels d'Alitalia, AF KLM explique compter "sur l’engagement et le soutien de l’ensemble des personnels de la compagnie italienne, qui seront associés aux fruits de la croissance de leur compagnie et du groupe". Le message est clair. Et pour rassurer tous ceux qui craignent que le futur repreneur fasse un choix entre Rome et Milan, les 2 principaux hubs d'Alitalia, AF affirme que son projet prévoit "un grand nombre de destinations européennes et intercontinentales de et vers Rome-Fiumicino, qui sera organisé en hub, comme Roissy et Schiphol, ainsi que de nombreuses dessertes directes de et vers Milan, avec une qualité améliorée afin de mieux répondre aux besoins de la clientèle "affaires", en long et en moyen-courrier (départs matinaux et retours en soirée)". AF n'a pas précisé quel était le montant qu'elle proposait pour cette reprise. La balle est maintenant dans le camp du conseil d'administration d'Alitalia, qui doit choisir avec qui il entamera des négociations exclusives. Pour sa part Lufthansa, un temps candidate, vient d'annoncer qu'elle renonce à déposer une offre.

 

Vente d'Europe Airpost : l'Aéropostale va devenir irlandaise

Le processus de vente d'Europe Airpost touche à sa fin. Il y a plusieurs mois maintenant, La Poste avait manifesté son envie de céder sa filiale compagnie aérienne afin de recentrer le transport du courrier sur le ferroviaire.

Plusieurs entreprises se sont intéressées au dossier de l'ex-Aéropostale. Notamment la compagnie Aigle Azur, dont le patron, Arezki Idjerouidene, nous expliquait alors combien cette reprise "aurait du sens". Finalement, c'est une entreprise irlandaise qui est sur le point de rafler la mise. Dans un communiqué envoyé vendredi dernier, La Poste explique que "Le groupe La Poste a signé, ce jour, un accord portant sur la cession de sa filiale de fret aérien Europe Airpost au groupe irlandais Air Contractors (ACL)". Une signature qui arrive à l’issue d’une période de négociations exclusives ouverte le 8 novembre. Reste encore à régler certains détails et notamment le décret de privatisation d’Europe Airpost, indispensable à sa vente. Ces détails devraient être finalisés début février 2008. Europe Airpost exploite une flotte de 22 appareils, dont 16 B737 QC, des avions convertibles lui permettant de transporter du fret la nuit et des passagers le jour.

 

Air France perd sa qualification de survol longue durée

la compagnie aérienne française Air France a perdu sa qualification ETOPS 180 des Boeings B777 au profit d'une qualification ETOPS 120 suite aux récents soucis techniques qu'elle a rencontrés sur ces types d'avions.

La qualification ETOPS (de l'anglais: Extended-range Twin-engine Operation Performance Standards) est un règlement de l'OACI (Organisation de l'aviation civile internationale) permettant aux avions commerciaux équipés de deux moteurs d'utiliser des routes aériennes comportant des secteurs à plus d'une heure d'un aéroport de secours donc, en particulier, les parcours océaniques. ETOPS est parfois traduit avec humour par Engines Turning Or Passengers Swimming (littéralement, moteurs qui tournent ou passagers qui nagent).

 

Lyon : Air France veut en découdre avec Easyjet

La compagnie française a engagé la riposte contre la compagnie à bas tarifs en augmentant la voilure sur les lignes porteuses, mais n'hésite pas non plus à tailler dans ses dessertes déficitaires.

Pour fêter les 10 ans de son hub lyonnais, Air France a décidé de ne plus faire de cadeau. Si elle annonce une augmentation de capacité (environ 30%) et une baisse des tarifs sur les deux lignes Lyon-Toulouse et Lyon-Bordeaux, c'est pour répondre à la concurrence d'Easyjet, déjà effective sur quelques lignes  européennes, mais qui deviendra vraiment offensive d'ici avril 2008 avec la mise en place de 7 nouvelles destinations dont Bordeaux et Toulouse.

Revers de la médaille, cette mobilisation face à la compagnie low-cost s'accompagne d'une réduction de voilure sur deux lignes déficitaires. Dans quelques semaines, Air France supprimera de son programme les deux vols quotidiens effectués en code-share vers Casablanca avec Royal Air Maroc. En concurrence frontale avec le TGV Lyon-Paris, son vol Paris-Orly passera quant à lui de 6 à 1 fréquence quotidienne. Ces suspensions ne remettent pas en cause l'implication d'Air France dans son hub lyonnais : en 2006/2007, celui-ci a accueilli 3,5 millions de passagers dont 834.000 en correspondance. De la plate-forme de Saint-Exupéry, 247 vols relient chaque jour entre elles 45 villes d'Europe et d'Afrique du Nord.

 

BA renonce à Iberia
La compagnie aérienne britannique British Airways a finalement annoncé aujourd'hui qu'elle n'exercerait pas son droit d'options sur les actions vendues par la banque BBVA ainsi que Logista. Le consortium formé par la compagnie aérienne BA et le fonds TPG renoncent donc ainsi à s'emparer de la compagnie espagnole.  « La position de BA comme partenaire industriel d'Iberia demeure importante et ne dépend pas d'une augmentation de participation. Nous allons rentrer en discussions avec Caja Madrid afin de maximiser la valeur de notre relation avec Iberia» selon Keith Williams, directeur financier de BA cité dans un communiqué.  Cette annonce fait suite  à la décision prise par deux des principaux actionnaires d'Iberia - BBVA et Logista- de vendre leurs actions à Caja Madrid.

 

Le hub d’Air France à Lyon fête ses dix ans (communiqué d’Air France)

Derrière l’anniversaire du hub de Lyon (communiqué Air France ci-après), apparait un plan anti low cost (notamment en direction d’EasyJet) qui met a contribution Air France et ses filiales…

Christian Boireau, directeur général adjoint « Marché France » d’Air France, Bruno Matheu, directeur général adjoint « Marketing et Réseau » d’Air France et Guy Mathiolon, président du Conseil de surveillance d’Aéroport de Lyon, ont marqué de leur présence le dixième anniversaire du hub d’Air France à Lyon, mis en service le 27 octobre 1997.   

Cet événement illustre le développement économique de la région Rhône-Alpes et son ouverture internationale. Il intervient alors qu’Air France et Delta ont annoncé il y a quelques jours le lancement en juillet 2008 d’un vol sans escale Lyon-New York. De plus, trois nouvelles routes européennes viennent d’être ouvertes : Lyon-Birmingham, Lyon-Florence et Lyon-Hambourg.        

Dans un contexte de concurrence renforcée à Lyon, Air France adapte également son programme en suivant une stratégie offensive sur les routes à potentiel. Ainsi, l’offre est progressivement doublée cet hiver sur les routes Lyon-Barcelone, Lyon-Madrid, Lyon-Rome et Lyon-Venise. De même, les capacités vont être augmentées d’environ 30% sur Lyon-Bordeaux et Lyon-Toulouse.  

Pour accompagner ces développements, Air France lance des tarifs très attractifs : par exemple Lyon-Barcelone et Lyon-Madrid à partir de 79€ aller et retour TTC*, avec une promotion en cours à partir de 69€ aller et retour TTC*.  *hors frais de service

Pour financer ces investissements, la compagnie est amenée à suspendre des lignes déficitaires : à compter de début 2008, fermeture de la ligne Lyon-Casablanca ; maintien, sur Lyon-Orly d’une seule fréquence par jour, afin de permettre les correspondances de et vers les Antilles, courant de trafic important au départ de la région Rhône-Alpes.  

Air France marque ainsi son engagement à soutenir fortement le hub de Lyon dans le cadre d’une stratégie claire et économiquement saine.

 Le hub d’Air France à Lyon est bâti sur une formule originale offrant trois plages de correspondances quotidiennes : matin, mi-journée et soir. 274 vols quotidiens permettent de relier entre elles 45 villes de France, d’Europe et d’Afrique du Nord. Au total, les clients disposent chaque semaine d’un choix de 6 300 possibilités de correspondances.  

Au cours de l’année IATA 2006/2007, Air France a accueilli à Lyon 3,5 millions de passagers ; 834 000 d’entre eux étaient en correspondance. Ce chiffre a été multiplié par 4 en dix ans. 

 Lyon, première plate-forme eurorégionale de la compagnie, est donc un exemple, unique en Europe, de hub spécialisé dans les correspondances entre vols court et moyen-courriers, avec des temps de transit très réduits et un taux exceptionnel de réussite de 99%.

Les équipes d’Air France, de Brit Air et de Régional, ainsi que celles d’Aéroport de Lyon, sont les acteurs de ce ballet quotidien d’avions et de correspondances.

 Des améliorations logistiques importantes, en particulier la jetée du Terminal 2, mise en service en 2005, ainsi que le développement de la chaîne libre service (bornes automatiques, billet électronique, etc.), ont contribué à la réussite de ce dispositif.

 Aujourd’hui, le hub de Lyon dispose de nombreux atouts : la qualité et la fiabilité de son programme, l’adaptabilité et la réactivité d’Air France et de ses filiales Brit Air et Régional en termes opérationnels et tarifaires, ainsi que le rayonnement de l’agglomération de Lyon, entrée dans le « top 20 » des villes européennes les plus attractives. 

Le cœur d’Air France balance entre l’A350 et le B787

La prochaine commande d’Air France KLM pourrait bien soutenir la comparaison avec une venant d’Emirates. Le groupe franco-néerlandais devrait en effet commander sous peu une centaine d’appareils long-courriers, du type A350XWB ou B787 Dreamliner. L’information a été révélée par Philippe Calavia, Directeur financier, en marge de la présentation des résultats semestriels du groupe.

C’est en 2008 que tout devrait se jouer. Selon certaines sources, l’appel d’offres a déjà été lancé et la commande devrait être passée au premier semestre. D’autres estiment qu’elle ne le sera qu’à la fin de l’année 2008 voire au début de l’année 2009, l’appel d’offres ne devant pas être lancé avant 2008. Dans tous les cas, la décision devrait intervenir rapidement : Air France KLM veut ses appareils pour les livraisons sur les cinq à dix prochaines années.

Ils devraient permettre au groupe de poursuivre sa politique de renouvellement de flotte. La plupart des 112 appareils en commande ont en effet vocation à remplacer des appareils déjà présents dans la flotte, ainsi qu’a insisté Jean-Cyril Spinetta durant la présentation des résultats. Les A350 ou B787 devraient intégrer en priorité la flotte de KLM, où ils pourraient remplacer les B747 Combi et les MD-11. Chez Air France, ils prendraient tout d’abord la place des 19 A340-300.

A première vue, Boeing pourrait sembler mieux engagé dans l’appel d’offres, les deux compagnies étant fidèles à General Electric. Or l’A350XWB n’a encore qu’une motorisation Rolls-Royce, le Trent XWB, quand le Dreamliner peut être également équipé du GEnx.

Mais le motoriste américain serait en train d’étudier la possibilité d’équiper les A350-800 et -900, en coopération avec Snecma. Les mois à venir ne vont donc pas être de tout repos pour Airbus et Boeing.

 

ALITALIA. Le gouvernement italien espère trouver un repreneur d'ici à Noël

Le gouvernement italien espère trouver d'ici à Noël un repreneur pour Alitalia, détenu à 49,9 % par l'Etat et en graves difficultés financières, a déclaré mardi le président du Conseil Romano Prodi. La compagnie allemande Lufthansa a indiqué qu'elle se déciderait d'ici à la fin de l'année sur le dépôt ou non d'une offre, tandis qu'Air France-KLM continue de regarder le dossier, sans donner plus d'indications.

 

Vueling laisse la porte ouverte à d'éventuelles fusions

La compagnie espagnole Vueling pourrait fusionner avec d'autres compagnies. C'est en effet ce qui ressort d'un article publié aujourd'hui dans la revue espagnole La Gaceta de Los Negocios. S'appuyant sur des propos de son nouveau président Josep Pique, la publication indique que la compagnie pourrait aussi augmenter ses tarifs et rajouter des taxes de services très bientôt. Dans le cadre du nouveau business plan dessiné par son nouveau président, Vueling a gelé ses projets de nouvelles bases et d'achats de nouveaux appareils.  

Air France : La facture de la grève pourrait dépasser 50 millions d'euros

Les cinq jours de grève des navigants commerciaux vont coûter cher à Air France, indiquait hier son directeur général, Pierre-Henri Gourgeon. Toutefois, la direction n'était pas en mesure, hier, d'avancer la moindre estimation chiffrée. Difficile, en effet, d'évaluer le manque à gagner et le montant des remboursements, les passagers pouvant aussi bien reporter leur voyage.

Air France n'avait pas connu de telles perturbations sociales depuis la grève des pilotes de 1998. Néanmoins, en se basant sur les 20 % à 30 % d'annulations indiquées par la compagnie, et sachant que le chiffre d'affaires journalier de l'activité « passagers » d'Air France était en moyenne de 35,71 millions d'euros l'an dernier, la perte de recettes pour les cinq jours de grève serait de 35 à 53 millions d'euros. Mais une partie de ce manque à gagner sera toutefois compensée par des reports de vols, les retenues de salaires et les économies de carburant. A titre de comparaison, British Airways avait chiffré à 58 millions d'euros (40 millions de livres) le coût du préavis de grève de deux jours de ses PNC, en janvier dernier.  

Northwest Airlines renoue avec les bénéfices au troisième trimestre

La compagnie aérienne américaine Northwest Airlines a publié aujourd'hui un bénéfice trimestriel de 244 millions de dollars comparé à une perte de 1,17 Mds de dollars une année auparavant, date à laquelle la compagnie était encore sous la protection de la loi sur les faillites américaine (Chapter 11). Son chiffre d'affaires a décliné sur la période à 3,38 Mds de dollars, soit un recul de 1% sur une année, conséquence d'une réduction de capacité. Un résultat qui reste cependant supérieur aux estimations des analystes de Thomson Financial, lesquels tablaient sur un CA de 3,36 Mds de dollars.

Alors que Northwest était encore sous la protection de la loi sur les faillites, les pilotes et les autres salariés de la compagnie avaient accepté des réductions de salaires significatives afin que leur entreprise puisse renouer avec la rentabilité. A l'occasion de sa sortie de faillite le 31 mai dernier, Northwest avait indiqué que sa restructuration lui avait permis de réduire ses coûts d'exploitation à hauteur de 2,4 mds de dollars par an dont 1,4 Mds en provenance des concessions accordées par les salarié 

La SNCF en guerre contre Air France

La présidente de la SNCF Anne-Marie Idrac cherche à convaincre le gouvernement de taxer les autres moyens de transport.

La présidente de la SNCF, Anne-Marie Idrac, entre en guerre contre les types de transport autres que le train, dévoile Le Parisien, mercredi 26 septembre.

Elle a déclaré ouvertement mener "la plus grande opération de lobbying de toute msa carrière". Son objectif étant de convaincre le gouvernement de taxer lourdement la voiture, l'avion et les camions, écrit le quotidien

Dans un document présenté mercredi au conseil d'administration de la SNCF, la présidente s'en prend de front à Air France, et demande à ce que le transport aérien soit au plus vite soumis aux quotas d'émission de C02. Petite mesure qui coûterait 150 millions d'euros à Air France, prix à payer pour acquérir ces fameux "permis de polluer".

Ne s'arrêtant pas en si bon chemin, Anne-Marie Idrac demande à ce que les 340 millions d'euros d'économie annuels réalisés par Air France dans le cadre de la détaxation du kérosène, soient supprimés.

Enfin, le journal nous apprend qu'elle soutient un projet d'"écotaxe" sur les billets d'avions. Selon les calculs de la SNCF, si cette taxe était étendue à toute l'Europe, elle rapporterait 5 milliards d'euros par an.


Taxe de 10 centimes par kilomètres

La route n'est pas en reste. Anne-Marie Idrac plaide pour une hausse des tarifs de péages d'autoroutes, modulés en fonction du taux de pollution des voitures, la création de péages sur les voies rapides et l'instauration d'une taxe de 10 centimes par kilomètre pour les poids lourds circulants sur les autoroutes gratuites et les axes 2x2 voies.
Enfin, n'oubliant pas les métropoles, l'ex-patronne de la RATP souhaite que le système du chèque transport soit généralisé. Cet avantage permet aux salariés utilisant les transports en commun d'être remboursés à hauteur de 50% de leur abonnement.

 

Etihad Airways France poursuit sa croissance

La compagnie nationale des Emirats arabes Unis devrait transporter un total de 70 000 à 80 000 passagers au départ de France sur la totalité de son exercice 2007 (janvier –décembre). Après 18 mois d'exploitation sur le sol français, la compagnie revendique le transport de 55 000 passagers fin août pour un coefficient de remplissage moyen de 75%. «  La France représente actuellement sur l'axe Abou Dhabi 75% de part de marché, avec des ventes particulièrement soutenues dans la classe affaires  » commente Fabrice Ebner, directeur général France de Etihad Airways dans un entretien à TNI.

Depuis sa création sur le sol français, la compagnie est passée de 6 à 10 fréquences hebdomadaires – depuis le 1 er septembre - sur la ligne directe Paris- Abou Dhabi et a bénéficié d'un réseau de connexions enrichi tout au long de cette période. Etihad se félicite en particulier du succès de la desserte de Sydney, ouverte en mars, et qui a déjà assuré le transport de 40 000 passagers au départ d'Abou Dhabi.

Tous marchés géographiques confondus, la compagnie aérienne a transporté au cours du premier semestre 2007 1,9 millions de passagers comparé à 900 000 une année auparavant, pour un coefficient de remplissage moyen de 65%, soit une hausse de 20% en glissement annuel. De son côté, la recette unitaire au kilomètre offert a progressé de 31% sur la période.

« En moyenne, 60% du trafic sur Etihad est réalisé par des passagers en transit, en particulier à destination des destinations asiatiques (Bangkok, Inde etc..) tandis que les 40% restants sont des connexions directes à destination des Emirats arabes Unis, vers Abou Dhabi et Dubai  » explique Fabrice Ebner.

Pour accompagner la croissance de la compagnie aérienne sur le sol hexagonal, Etihad a l'intention de porter ses effectifs à 25 au début de l'année prochaine – contre 19 actuellement – pour occuper des postes dans les secteurs commerciaux et administratifs essentiellement. Sur ce marché, le plan de développement de la compagnie passe aussi par une plus grande inflexion donnée à la province : «  Nous avons l'intention de nous développer davantage sur la province en allant à la rencontre des agences de voyages  », conclut Fabrice Ebner.

 

L'ancien PDG d'Air Lib condamné à un an et demi de prison ferme

Le verdict est tombé aujourd'hui : l'ancien PDG d'Air Libb Jean-Charles Corbet, a été condamné à Paris à quatre ans de prison dont un an et demi ferme et quelque 3 millions d'euros de dommages –intérêts.

Motif : avoir "pillé" la deuxième compagnie aérienne dans l'Hexagone, qui a aujourd'hui disparu. Jean-Charles Corbet, qui devra verser les quelques 3 millions d'euros de dommages-intérêts aux mandataires-liquidateurs d'AOM-Air Liberté a également écopé de 300 000 euros d'amendes. Pour mémoire, la mise en liquidation judiciaire le 17 février 2003 par le tribunal de commerce de Créteil avait entraîné le licenciement collectif de 3.200 salariés.

Jean-Charles Corbet a été reconnu coupable de n'avoir consacré qu'une partie des 150 millions d'euros versés par Swissair, l'ancienne maison-mère d'AOM-Air Liberté, au redressement d'Air Lib. Parallèlement, d'importants virements - pour un total de 24 millions d'euros, selon l'accusation - étaient effectués vers diverses sociétés de sa holding personnelle Holco. Cet ancien pilote avait pris le 27 juillet 2001 les rênes d'AOM-Air Liberté rebaptisé Air Lib quelques mois plus tard. évidemment pas".  

Alitalia est "dans un état comateux", estime son président

Maurizio Prato, chargé de trouver un repreneur à la compagnie italienne en difficultés, se heurte aux mondes politique et syndical de la péninsule 

La compagnie nationale aérienne Alitalia se trouve "dans un état comateux" a déclaré mardi le président du transporteur italien, Maurizio Prato, lors d'une audition devant les sénateurs. "Alitalia se trouve dans un état comateux, elle est dans la chambre de réanimation", a-t--il déclaré au cours de cette audition, selon l'agence Ansa.

"Personnellement, je suis surpris par le refus presque généralisé de prendre conscience de la réalité et par le fait qu'une société qui se trouve dans ces conditions n'ait pas la possibilité, tout en étant sur le marché et cotée en bourse, de faire des choix autonomes même pour une thérapie de survie", a ajouté M. Prato.

Le patron du transporteur aérien qui se trouve depuis des années dans de grandes difficultés qui vont en s'aggravant, faisait allusion aux interférences des dirigeants politiques et syndicaux italiens qui rendent plus difficile la survie d'Alitalia. M. Prato est chargé de trouver un repreneur pour Alitalia après que le précédent processus de privatisation de la compagnie italienne, enclenché en février par le gouvernement, ait tourné court à la mi-juillet faute de candidats aux conditions fixées par Rome. M. Prato veut en particulier réduire le nombre de vols au départ de Milan au profit de Rome, ce qui a entraîné un tollé du monde politique dans le nord du pays.

Alitalia est en perte de vitesse depuis plus de 10 ans. La compagnie a perdu 626 millions d'euros l'an dernier et encore 211 millions d'euros au premier semestre 2007.

 

Une nouvelle classe à bord d'Air France

Une classe économique de luxe, c'est le nouveau concept qui devrait apparaître dans dix-huit mois sur les avions long-courriers d'Air France.

 

Cette quatrième catégorie de confort s'insère entre les classes affaires et économique (baptisée Tempo). La Première n'est plus proposée que sur une vingtaine de destinations, celles susceptibles d'accueillir des passagers à très haute contribution.

 

L'arrivée de la quatrième classe à Air France correspond sensiblement à la mise en ligne de l'Airbus A 380 avec 525 sièges au service d'été 2009. Ce bond en termes de capacité amène, comme par le passé, la création d'une nouvelle classe. À la fin des années 1950, avec les premiers avions à réaction Boeing 707 et Douglas DC 8 est apparue la classe nommée alors touriste. Puis, à partir de 1970, naît la classe affaires sur les gros-porteurs Boeing 747 et DC 10 qui fidélise une clientèle de passagers désirant se démarquer des touristes et des vacanciers. Les deux ponts de l'A 380 permettent de multiplier les espaces. Qantas, qui met en ligne le super-jumbo l'an prochain, crée aussi une classe de plus avec des sièges plus larges équipés notamment d'une prise de courant pour alimenter un ordinateur. British Airways avait anticipé cette tendance en 2002 avec la « world traveller plus » tandis que Lufthansa regarde avec intérêt les choix de ses concurrents.
 

L'espagnol Vueling replonge dans les turbulences

Après avoir sérieusement décroché en Bourse, au début du mois d'août, à la suite de l'annonce d'une multiplication de ses pertes par cinq, à 33,7 millions d'euros, et d'un avertissement sur résultats, l'action de Vueling a de nouveau piqué du nez, hier, plongeant de 8 % à l'ouverture à Madrid et clôturant en baisse de 3,98 %, à 11,59 euros. La démission du président du conseil d'administration et de deux autres membres représentant les intérêts de Hemisferio, le premier actionnaire (15,8 %) de la compagnie à bas coûts espagnole, pour des « différends sur la gestion », a jeté un froid. Depuis le début de l'année, le titre a perdu plus de 60 % de sa valeur.

Le capital de la société est complètement éclaté depuis le désengagement en juin du fonds de capital-risque Apax, qui détenait 20,9 % des parts. Les autres actionnaires connus sont Carlos Muñoz, le dirigeant de Vueling (5,6 %), et Atalaya (5 %), une entité qui réunit plusieurs Caisses d'Epargne espagnoles. Hemisferio, dont le maintien dans le tour de table est désormais en question, est l'outil d'investissement du groupe de communication Planeta, de la famille Lara, qui compte notamment des participations importantes dans le quotidien « La Razon », le gratuit « ADN » et la chaîne de télévision TV3.

Au début du mois, le transporteur catalan, victime tout à la fois de la guerre des prix qui sévit parmi les « low cost » et de la hausse de sa facture pétrolière, a lancé une timide politique de réduction des coûts, révisant aussi à la baisse son plan de développement. Jusque-là administratrice indépendante, Barbara Cassini, une ancienne responsable de British Airways et de Go Airlines, son ancienne filiale à bas coûts, va prendre la présidence de la compagnie.

 

Le président de Vueling démissionne

Hier dans la soirée, le président du conseil d'administration de la compagnie espagnole low cost Vueling, José Miguel Abad Silvestre, a annoncé sa démission. Motif : des différends de gestion, selon un communiqué de Vueling transmis à l'autorité des marchés espagnols. Cette démission s'est également accompagnée de celle de deux autres membres du conseil, Ferran Conti Penina et José Creuheras Margenat.

La compagnie espagnole a annoncé parallèlement la nomination de Barbara Cassani, ancienne directrice générale de Go, autrefois compagnie à bas coûts de British Airways.

Vueling subit actuellement la très forte concurrence des compagnies aériennes à bas coûts Ryanair et Easyjet sur son marché domestique. Au premier semestre, elle a creusé sa perte, à 33,7 millions d'euros contre 6,52 millions une année auparavant. Surtout, la compagnie a lancé au début du mois d'août un avertissement sur résultat en indiquant qu'elle ne pourrait pas tenir ses objectifs 2007.

 

Air France se laisse pousser des ailes à Londres

Air France monte en puissance à Londres. Le nouveau réseau mis en place en avril

2007 par la compagnie à travers une de ses filiales au départ de London City Airport, poursuit son développement.

Depuis le 3 septembre dernier, ce sont 2 nouvelles liaisons qui sont desservies. Il s'agit de Dundee avec 4 vols par jour et Edimbourg avec 7 vols quotidiens (notez que la plupart de ces vols sont opérés par Scot Airways, le nouveau partenaire britannique de CityJet). La desserte Londres Strasbourg, jusqu'alors opérée depuis l'aéroport de Londres Gatwick, a été transférée à London City. Elle bénéficie d'une troisième fréquence quotidienne (les vols sont également opérés par Scot Airways). Ainsi, 10 nouvelles destinations sont offertes par Air France sous la marque "Cityjet for Air France". Avec 38 vols par jour, AF explique dans un communiqué "devenir un acteur majeur sur cette plate-forme londonienne". Par ailleurs, toujours en Grande-Bretagne, Air France poursuit sa nouvelle desserte entre CDG et Bristol, opérée depuis cet été, à raison de 3 vols quotidiens.

 

Air France -klm : Spinetta a rencontré le patron d'Iberia

Fernando Conte, le président de la compagnie aérienne espagnole Iberia, a rencontré cet été le patron de Lufthansa, Wolfgang Mayrhuber, pour discuter avec lui des avantages que les deux groupes auraient à fusionner, rapporte le quotidien économique espagnol Cinco Dias.

Selon le journal, Fernando Conte et Jean-Cyril Spinetta, le PDG d'Air France – KLM, ont échangé des informations sur le même sujet au cours des dernières semaines.

Lufthansa et Air France – KLM attendent à présent que le consortium mené par TPG, notamment composé de British Airways, lance une offre officielle sur Iberia.

British Airways est déjà le premier actionnaire d'Iberia avec 10% du capital. Allié à la compagnie britannique, le fonds d'investissement américain TPG a annoncé une offre préliminaire de 3.6 euros par action le 30 mars dernier.

 

Air France KLM attend qu'Alitalia prenne contact avec lui en octobre

 Le PDG d'Air France KLM, Jean-Cyril Spinetta, a réaffirmé son intérêt pour ses concurrentes italienne Alitalia et espagnole Iberia et indiqué attendre qu'Alitalia prenne contact en octobre avec son groupe, dans un entretien à la Tribune, à paraître mardi.

Le nouveau président d'Alitalia, Maurizio Prato, "a une urgence, celle de son plan de restructuration interne", estime M. Spinetta.

"Nous attendons qu'il prenne, courant octobre, des contacts avec nous et sans doute avec d'autres", poursuit-il.

"Quant à Iberia, nous évaluons le dossier", indique le patron d'Air France.

Mais, ajoute-il, "si nous n'avons pas la conviction qu'une consolidation soit fortement créatrice de valeur, nous ne la ferons évidemment pas".

Par ailleurs, le PDG du groupe estime que "le transport aérien va rapidement devenir un métier entièrement libéralisé où chaque compagnie pourra voler et investir où elle le souhaite".

"Aussi, si nous voulons figurer parmi les dix premiers transporteurs mondiaux à l'avenir, il ne suffira plus d'être une compagnie qui relie l'Europe au reste du monde", poursuit-il.

Il s'agira en effet d'être "un transporteur possédant des établissements et des activités en Asie, en Amérique latine, partout dans le monde où un trafic se crée et se développe", estime M. Spinetta.

Interrogé sur les défis des deux prochaines décennies, il estime qu'"en 2025, les compagnies chinoises auront une taille considérable" et qu'il faudra aussi compter, parmi les leaders mondiaux, des "grands transporteurs indiens, au moins un japonais, trois américains, peut-être des compagnies du Golfe".

Pour le patron d'Air France, il "faut créer les conditions pour qu'un groupe européen à fortes racines françaises soit également présent". "C'est mon obsession", ajoute-t-il.

 

Espagne : les compagnies à bas coûts gagnent du terrain

Pour le seul mois d'août, les compagnies à bas coûts ont transporté un total de 2,7 millions de passagers à destination de l'Espagne, soit une progression de 42,9% en une année. Au total, les compagnies à bas coûts s'arrogent désormais 40,2% du ciel aérien espagnol, selon les derniers chiffres publiés par le ministère de l'industrie et du tourisme dans ce pays.

Le coefficient de remplissage des compagnies low cost a atteint au mois d'août 86,2% comparé à 82,9% pour les compagnies aériennes traditionnelles.

Selon ces chiffres officiels, Ryanair, Easyjet et Air Berlin se sont arrogées plus de la moitié du trafic en volume, avec un pourcentage de 52,1% tandis que l'espagnole Vueling a enregistré une progression annuelle de son trafic à hauteur de 75,2%.

A titre de comparaison, la low cost Clickair, dont Iberia est l'un des actionnaires, occupe le 6 e rang de ce classement avec 179 000 passagers.

 

Germanwings inaugure une liaison Bastia-Dortmund

La compagnie aérienne à bas coûts allemande Germanwings va inaugurer dans le cadre de son programme d'été 2008 deux nouvelles liaisons au départ de l'aéroport de Dortmund : l'une en direction de Bastia – tous les samedis à partir du 5 avril – et l'autre à destination d'Ankara trois fois par semaine à compter du 31 mai prochain.

La compagnie va également augmenter la fréquence de ses liaisons au départ de l'aéroport de Cologne-Bonn, à destination par exemple d'Istanbul, desservie tous les week-ends dans la journée.

Pour mémoire, Germanwings opère, au départ de France sept vols par semaine entre Nice et Cologne, deux vols quotidiens entre Paris (CDG 1) et Cologne/Bonn. La compagnie propose également deux vols par jour entre Paris (CDG 1) et Stuttgart et six vols hebdomadaires entre Toulouse et Hambourg.

 

Iberia pourrait confier ses liaisons court courrier non rentables à Clickair

Iberia multiplie les moyens pour lutter contre les compagnies à bas coûts. Selon un article publié aujourd'hui dans le journal espagnol El Economista, la compagnie espagnole pourrait bien céder ses opérations court-courrier les moins rentables à Clickair, sa filiale à bas coûts dont elle détient 20%. La stratégie actuelle d'Iberia est de se concentrer sur des liaisons long-courrier en partance de l'aéroport de Madrid-Barajas.

Selon des sources de l'industrie citées par le journal, Iberia a déjà comptabilisé une perte de près de 14 points sur son marché domestique dans le cadre de son plan stratégique 2006-2008.

 

Lufthansa s'intéresse à Alitalia… et Air France-KLM préciserait son plan 

La compagnie aérienne allemande Lufthansa est intéressée par Alitalia. C'est en effet ce qu'affirme le quotidien Il Sole 24 Ore dans son édition quotidienne, sans citer de source.

De son côté, Air France-KLM, qui a déjà fait part de son intérêt pour Alitalia, proposerait, toujours selon le quotidien, d'absorber la compagnie italienne via un échange d'actions. La Stampa s'appuie sur un document de travail adressé au gouvernement italien et à la compagnie.

Le projet proposé par la compagnie franco-néerlandaise reprendrait en outre les grandes lignes du plan de survie que veut mettre en place le président d'Alitalia, Maurizio Prato, et qui prévoit un recentrage de l'activité sur l'aéroport de Rome au détriment de celui de Milan. Ce plan aurait reçu un accueil mitigé au sein du gouvernement, toujours selon la Stampa.

 

500 000 euros auraient été détournés chez CorsairFly !

D’autres compagnies victimes d'une escroquerie internationale ?

L'enquête de la brigade financière est en cours chez CorsairFly mais les premières sanctions touchent trois collaborateurs. Une histoire de surfacturation dont les ramifications sont internationales, est à l'origine de la descente des policiers. La malversation pourrait toucher d'autres compagnies françaises.

Tout part de chez CorsairFly. Le Pdg, Hervé Pierret, s'aperçoit d'un certain nombre d'anomalies dans les comptes du service des opérations aériennes dirigé par Frédéric Pralus.

Le dossier apparaît suffisamment important pour faire appel aux services de la police. Une plainte est déposée en juillet dernier.

La brigade financière commence son enquête fin août et confirme les soupçons de la direction.

La comptabilité est passée au peigne fin et des descentes de police ont lieu dans la foulée aux domiciles du directeur du service et de deux autres collaborateurs.

Les inspecteurs auraient trouvé suffisamment de preuves pour que la décision d'une mise à pied immédiate des trois personnes impliquées soit prise par Hervé Pierret.

La malversation porterait sur une surfacturation de la part de certains fournisseurs de pièces d'avion avec un circuit sophistiqué, passant par des relais internationaux, notamment au Canada, et reversement de commissions.

 

Mise à pied immédiate des trois personnes

Dans les couloirs, il se dit que le détournement porterait sur une somme d'environ 500 000 euros. A vérifier…
Le plus dur à encaisser pour la compagnie française, c'est que les personnes impliquées étaient des collaborateurs de longue date qui avaient la confiance du président.

Officiellement, la compagnie fait passer un message rassurant sur la qualité des fournitures incriminées. Il ne s'agirait pas de copies qui pourraient mettre en danger la sécurité des appareils. Les pièces seraient authentiques, mais simplement surfacturées.

Mais l'affaire ne s'arrête pas là. La police qui n'a pas terminé son enquête, aurait détecté un véritable réseau de surfacturation ne concernant pas uniquement Corsair mais aussi d'autres compagnies françaises.

Interrogé, Laurent Magnin le Pdg d'XL Airways et ex-Corsair se dit atterré et attristé par l'affaire. Antoine Ferretti, le Pdg d'Air Méditerrannée et Arezki Idjerouidène, celui d'Aigle Azur, se considèrent comme hors d'atteinte puisqu'ils se fournissent chez Air France, comme XL Airways.
A suivre...

 

Corsair escroqué, jusqu'où ira l'affaire ?

Ça risque de faire des vagues ! L'affaire de détournement de fonds qui touche actuellement Corsair rapportée jeudi par le site Web tourmag.com pourrait bien aller au-delà de ce seul transporteur français.

Comme nous l'a expliqué l'avocat de la compagnie "aujourd'hui, Corsair n'est pas encore capable de déterminer l'ampleur du préjudice, ni depuis combien de temps ça dure". En revanche, il ajoute qu'il "semblerait que le système ait été répliqué chez d'autres transporteurs français et que des gens extérieurs à Corsair soient mis en cause". Retour sur le film des événements. A la fin du premier semestre le PDG de Corsair a trouvé des choses bizarres dans ses comptes. "Ce que ne comprenait pas Monsieur Pierret, c'est que quand sa compagnie passait des commandes, notamment de pièces détachées, elle obtenait une fin de non recevoir de la part de son fournisseur, puis qu'un intermédiaire se manifestait très rapidement en expliquant que lui avait les pièces en question", explique le conseil de Corsair. Or, les intermédiaires (Montréal Avia basée au Canada et Setintac basée en Tunisie) se sont révélée être "des coquilles vides". L'escroquerie aurait dont consisté à surfacturer les pièces en question tout en payant des bakchichs à au moins 2 employés de la compagnie. D’où le dépôt d'une plainte contre x de la part de la direction qui a déclanché l'ouverture de l'enquête en cours et les perquisitions. Jusqu'où cela ira ? On ne le sait pas encore. Reste que sous couvert d'anonymat, le patron d'une compagnie française nous a confié "avoir des craintes".

 

Air Caraïbes commande deux Airbus A330 pour les Antilles

C'est en grande partie sous la pression d'Air France, qui renforce sa présence dans la région (l'axe historique Miami-Cayenne) que la compagnie Air Caraïbes (groupe Dubreuil) va revoir son offre sur son réseau moyen-courrier. Ainsi, pour contrecarrer le doublement des fréquences d'Air France sur Cayenne, le transporteur va-t-il proposer des vols directs sur la Guyane au départ de la Guadeloupe au lieu de la Martinique auparavant. « Air France a une démarche destructrice de valeur. Je suis sceptique sur la viabilité du projet. On va perdre de l'argent tous les deux », assure, amer, Jean-Paul Dubreuil, PDG. Pour réduire la casse, le transporteur a passé un accord commercial avec la compagnie brésilienne TAF, qui proposera des correspondances vers Manaus et Fortaleza, via Belem.

Nouvelles liaisons

Par ailleurs, Air Caraïbes va lancer en décembre deux nouvelles liaisons à partir des Antilles, vers Panama City et San José au Costa Rica, avec un Embraer 190, un jet de 100 places qui lui sera bientôt livré. Un accord a été trouvé avec le tour-opérateur Switch, qui prendra un allotement de sièges sur ces vols. Jean-Paul Dubreuil ne s'interdit pas non plus d'ouvrir dans la région d'autres destinations, mais pas sur les Etats-Unis.

C'est toutefois sur le long-courrier (520.000 passagers attendus cette année et une part de marché de 24 % face à Air France, 48 %, et Corsair, 28 %) que la montée en puissance de la jeune compagnie va être la plus visible ces prochaines années. Avec la livraison de trois nouveaux Airbus A330-300 entre fin 2008 et 2011 (dont deux commandes qui viennent d'être confirmées), Air Caraïbes va pouvoir, avec une flotte de quatre gros-porteurs au total, développer ses lignes transatlantiques, qui constituent aujourd'hui 77 % de son chiffre d'affaires (220 millions d'euros attendus en 2007 contre 190 millions en 2006 et un résultat net de 6,7 millions). Depuis fin 2003 qu'elle exploite cette route avec des A330-200 loués à ILFC, la compagnie a vu son chiffre d'affaires quasiment multiplié par quatre. En 2008 celui-ci devrait atteindre 230 millions d'euros.

En coopération avec les pouvoirs publics locaux, le transporteur (786 personnes) cherche également à élargir la clientèle touristique des Antilles au-delà de celle de la métropole. C'est le sens de l'accord passé avec le tour-opérateur scandinave Langley Travel, qui vient de racheter l'hôtel Fort Royal en Guadeloupe, et qui, à partir de la fin de l'année, va apporter du trafic au transporteur au départ de la Suède et du Danemark via Paris-Orly.

 

AIR FRANCE-KLM, en repli de 3,29% à 25,27 euros

, a essuyé sa dixième séance consécutive de baisse. Selon le Financial Times, la compagnie aérienne étudie une éventuelle fusion, soit avec Alitalia, soit avec Iberia. UBS a abaissé son objectif de cours de 40 à 30 euros. Son analyste Tim Marshall estime que le "gearing" d'Air France-KLM est trop élevé et que les chiffres de trafic de juillet et août ont montré un ralentissement de l'amélioration du rendement par passager. L'indice DJ Stoxx européen du transport aérien et de l'hôtellerie a cédé 2,86%. Des analystes prévoient un environnement plus difficile en 2008, alors que les prix du pétrole sont à des niveaux record

 

 Air France -klm : UBS abaisse son objectif de cours à 30 euros

UBS a abaissé lundi son objectif de cours sur Air France – KLM de 40 à 30 euros, tout en maintenant sa recommandation « Neutre » sur la compagnie aérienne.

Le broker suisse justifie la réduction drastique de son cours cible notamment par la sensibilité, disproportionnée selon lui, du résultat opérationnel aux variations de la recette unitaire par passager (« yield ») et des cours du pétrole.

UBS estime qu'une variation de 1% de la recette unitaire par passager peut générer un impact de 14% sur le bénéfice par action, tandis qu'une hausse ou une baisse de 5 $ du cours du baril fait varier le bénéfice par action de 15%.

Etant donné les incertitudes actuelles sur l'environnement pétrolier et économique, « ce levier opérationnel est gênant », juge UBS.

 

Air France-KLM étudie les dossiers de reprise d'Alitalia et d'Iberia


Dans un entretien accordé ce matin au « Financial Times », Jean-Cyril Spinetta, PDG d'Air France-KLM a précisé que le processus de consolidation des compagnies aériennes européennes n'était pas achevé et que sa compagnie étudiait les opportunités offertes par Alitalia d'un côté, et Iberia de l'autre. Si un consortium conduit par TPG et British Airways est déjà sur les rangs pour reprendre la compagnie ibérique, Jean-Cyril Spinetta dit mener des discussions informelles avec des partenaires financiers espagnols et étudie actuellement le potentiel de coopération avec Iberia. Celle-ci n'est cependant pas dans des difficultés propres à agir dans l'urgence, précise le patron français, au contraire d'Alitalia, dont le sort doit être, selon lui, décidé très rapidement.

 

Panne d'avion : 277 touristes bloqués trois jours en République Dominicaine

 277 touristes ont été bloqués en République Dominicaine pendant trois jours en raison des problèmes techniques d'un avion de la compagnie XL Airways.

L'information a été relatée par le journal de 13 heures de France 2. Les 277 vacanciers, qui avaient réservé leur voyage pour la République Dominicaine via plusieurs tours-opérateurs français, devaient normalement repartir jeudi, mais ils n'ont finalement pu le faire que dans la nuit de samedi à dimanche. Ils ont atterri à Paris dimanche en fin d'après-midi. L'avion, un Airbus A330, avait atterri à l'aéorport de Samana avec un système d'aide électrique au démarrage inopérant : "ce n'est pas un problème de sécurité en soi, mais les autorités aéroportuaires locales nous avaient assuré qu'elles avaient le matériel nécessaire pour que nous redémarrions", en l'occurrence un groupe électrogène, a expliqué Laurent Magnin, PDG de la compagnie, joint par téléphone par l'AFP. Le matériel prêté s'est alors révélé défaillant. "Nous nous sommes retrouvés pris en otage avec l'avion et les passagers, à cause d'une totale incurie des autorités aéroportuaires", affirme M. Magnin, qui souhaite porter plainte contre ces dernières. Le PDG a indiqué qu'il regarderait, avec les tours-opérateurs concernés, le "geste commercial" qu'il accorderait aux voyageurs malchanceux

 

CORSAIR : liaison vers CUBA

La compagnie aérienne française inaugurera le 24 décembre prochain une liaison hebdomadaire vers La Havane au départ d'Orly-Sud, en Boeing 747-400 bi-classe de 582 sièges.

 

Alitalia a légèrement réduit ses pertes au premier semestre


La compagnie italienne a légèrement réduit sa perte nette au premier semestre, à 211 millions d'euros, contre 220 millions un an plus tôt. Sa perte d'exploitation a atteint 127 millions, contre 132 millions en 2006, pour un chiffre d'affaires en hausse de 3,1 %, à 2,31 milliards. La compagnie italienne a indiqué qu'elle disposait de liquidités suffisantes pour survivre les 12 prochains mois, mais seulement grâce à la cession envisagée d'actifs non stratégiques. Par ailleurs, selon le quotidien « Il Sole 24 Ore », des dirigeants d'Air France-KLM ont rencontré mercredi le directeur stratégie et alliance de la compagnie italienne, Piero Ceschia. Selon le journal, Air France-KLM est désormais le mieux placé pour la reprise de la compagnie en difficulté, détenue à 49,9 % par l'Etat italien.

 

Alitalia dément discuter avec Air France

La compagnie aérienne italienne Alitalia a formellement démenti aujourd'hui une info rmation de l'agence de presse Ansa selon laquelle elle mènerait des discussions «  au plus haut niveau » avec Air France dans le cadre du processus de vente. Outre le démenti, la compagnie a ajouté que les directions des deux transporteurs se rencontrent régulièrement pour discuter de leurs partenariats commerciaux au sein de l'alliance Sky Team.

Les spéculations sur un éventuel partenariat avec Air France avaient été relancées lors de la présentation par Alitalia, le 30 août, d'un plan triennal d'organisation que les observateurs ont décrit comme largement conçu pour aller dans le sens des exigences d'Air France avec la réduction de son activité sur la plate-forme de Milan au profit du "hub" de Rome-Fiumicino.

De son côté, Air France n'a, pour sa part, cessé d'affirmer qu'elle ne serait intéressée par Alitalia qu'une fois les finances de celle-ci remises en ordre. Elle a récemment déclaré qu'elle serait à l'écoute en cas d'approche par la compagnie italienne.

 

La profession s'interroge sur le transport aérien de demain 

La fédération nationale de l'aviation marchande (Fnam) se penche sur l'avenir du secteur. Elle a organisé une journée de colloque intitulée "Vision d'avenir" le 12 septembre dernier.

L'occasion de tenter d'entrevoir ce que sera le paysage aérien à l'horizon 2020, dans des conditions de croissance de croissance de trafic maintenu et à travers des contraintes connues (réglementaires, environnementales, technologiques…). Pour Didier Bréchemier, du cabinet de consultants Roland Berger, "d'une part la consolidation du secteur est inévitable parce que les 5 compagnies les plus importantes représentent seulement 35% des parts de marché du secteur, alors que dans les secteurs du pétrole et du gaz, ce ratio monte à 88%". Reste qu'aujourd'hui toute concentration est encore soumise à une évolution réglementaire. Le pendant de cette évolution, c'est l'émergence et le développement de compagnies de niche. Au rayon des nouveautés déjà annoncées, le développement de transporteurs low fare complètement "classe affaires" ou encore l'arrivée sur le marché de low cost long courriers. Bref, entre les compagnies traditionnelles qui s'attaquent (souvent via des filiales comme Transavia) à la clientèle loisirs (en prenant, en Europe, le plus souvent la place des transporteurs charter sur les axes nord sud), et les compagnies low cost qui draguent de plus en plus la clientèle "affaires", les cartes qui sont aujourd'hui brouillées devraient sous peu laisser place à plus de clarté.

 

Corsair veut une liaison Québec-Paris

Dans une entrevue récente accordée au bulletin touristique TourMaG.com, le directeur commercial de Corsair, Christophe Leloup, affirme que Québec est désormais dans la ligne de mire de cette compagnie.

«Les 400 ans de présence française l'année prochaine à Québec est un élément que nous regardons pour élargir la desserte du Canada sur la ville de Québec l'an prochain», a-t-il soutenu. Corsair désire également développer davantage de liaisons aériennes avec les États-Unis et Israël.

Il a été impossible de joindre M. Leloup hier. Mais le directeur de l'Aéroport de Québec, Pascal Bélanger, a confirmé au Soleil que plusieurs discussions ont déjà eu lieu avec cette compagnie, qui offre présentement des vols entre la France et Montréal.

«C'est un dossier bien en vie. Nous nous sommes parlé à plusieurs reprises et j'attends de leurs nouvelles. Il y a toutefois des enjeux réglementaires dans ce dossier. Les gouvernements doivent donner les permissions nécessaires», a-t-il expliqué.

M. Bélanger ne cache pas son enthousiasme par rapport aux intentions de Corsair de s'installer à Québec au cours des prochains mois et d'offrir des prix compétitifs pour les vols vers la France. À ses yeux, la vitrine du 400e permettra à Québec de mieux se positionner comme destination touristique au cours des années qui suivront. Outre Corsair, d'autres transporteurs ont en effet approché l'Aéroport de Québec pour démontrer leur intérêt à desservir la capitale en 2008.

«On sent que la demande est là. Il y a un côté unique à cette fête. On n'a pas 400 ans tous les 100 ans et, pendant le 300e, il n'y avait pas d'avions qui volaient. C'est donc difficile pour moi de donner des comparables, mais l'engouement des transporteurs commence à se faire sentir. Pour nous, 2008 sera l'occasion de frapper sur le clou pour développer de nouvelles liaisons qui perdureront après les festivités.»

 

Transavia "dégoupille" Grenade, ouvre l'Egypte et se renforce sur le Maroc et la Tunisie

Transavia France, la filiale d'Air France et de Transavia Hollande (elle-même filiale de KLM) se prépare à lancer sa saison hiver.

C'est avec l'ouverture d'une route entre Paris-Orly et Grenade que le bal sera ouvert le 18 octobre prochain. La compagnie utilisera un de ses Boeing 737-800 pour relier les 2 villes à raison de 3 rotations par semaine (les mardis, jeudis et dimanches) et proposera des allers simples à partir de 49 euros TTC. Elle devrait ensuite annoncer d'autres ouvertures de lignes. Ainsi, durant les semaines à venir, ce sont des destinations comme Fès (le 30 octobre), Louxor (le 3 novembre), Tozeur (le 29 octobre), Hurghada (le 31 octobre), Essaouira (le 1er décembre) ou encore Ouarzazate (le 29 octobre) qui devraient venir agrandir le réseau du transporteur au modèle mi-charter mi-low cost. Rappelons qu'avec un coefficient d'occupation moyen de 77% en août dernier (avec 4 appareils), la compagnie est en avance sur ses objectifs.

 

Delta est de retour dans la cour des grands

Delta Airlines poursuit son déploiement à l'international. Il y a 18 mois, ces lignes ne représentaient que 17% du chiffre d'affaires de la compagnie.

Aujourd'hui, après un passage sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, l'international pèse 35% de son CA. Pour autant, prévient Béatrice de Rotalier, directrice commerciale France de Delta, la compagnie n'abandonne pas son marché intérieur puisqu'elle reste "la seule compagnie américaine à desservir les 50 états". Quoi qu'il en soit, la stratégie mise en place semble payante puisque Delta vient de boucler son 4e trimestre consécutif bénéficiaire d'un point de vue opérationnel. De bons résultats globaux qui se reflètent sur le marché français. De janvier à mai, Delta a vu le nombre de documents émis au BSP France faire un bond de 30,7 % sur un an. Ce doit être à relativiser puisque l'année dernière l'activité était fortement perturbée par les problèmes de passeports et de visas.

 

Six compagnies de Skyteam déposent une demande d'immunité antitrust auprès du DOT

Six compagnies membres de l"alliance SkyTeam : Air France, Alitalia, CSA Czech Airlines, Delta Air Lines, KLM Royal Dutch Airlines et Northwest Airlines ont déposé auprès du département américain des transports (DOT) une demande d'immunité antitrust pour leurs services transatlantiques. Actuellement, Delta bénéficie d'une immunité antitrust avec Air France, Alitalia et CSA. Pour sa part, KLM bénéficie d'une immunité antitrust avec Northwest.

La demande inclut notamment un projet d'accord de joint venture transatlantique entre Air France, Delta, KLM et Northwest, qui contribuera à renforcer encore davantage, sur l'Atlantique Nord, les liens entre ces quatre partenaires de SkyTeam.

Le DOT a approuvé par le passé plus de vingt demandes d'immunité antitrust. La demande présentée aujourd'hui est la première à s'inscrire dans le cadre du récent accord aérien intervenu entre l'Union européenne et les Etats-Unis visant à créer un marché totalement libéralisé sur l'axe aérien le plus important dans le monde.

 

Pourquoi Roissy craque

Roissy, l'habitué des petits matins se reconnaît à cette manière de se précipiter hors de l'appareil, sitôt la porte ouverte. Il sait, lui. L'initié enfile les couloirs, dévale les escalators, bouscule, bougonne, bref redevient français sitôt rentré au pays. Voilà les cabines du contrôle de police. Combien seront-ils à leur poste, deux ou plus ? La file sera-t-elle longue ? Angoisse.

Un jour, Michel-Yves Labbé a craqué. Las d'attendre, il a fait remarquer que les guichets en principe réservés aux ressortissants de l'espace Schengen n'étaient pas ouverts. Des récriminations qui lui ont valu de se retrouver au poste de la police de l'air et des frontières (PAF). "Cela ne m'était plus arrivé depuis mes années beatnik, raconte-t-il. Dans les bureaux, j'ai pu voir qu'il y avait des policiers présents, mais pas où il l'aurait fallu."

Michel-Yves Labbé n'est pas un râleur ordinaire : il est patron de Directours, un grand opérateur du tourisme français. Son constat est cinglant : "Quand vous arrivez d'Osaka ou de Dubaï, Roissy, c'est le tiers-monde. Tout le monde sait que le 1, le 2A et le 2B sont des terminaux d'un autre temps. Pour les étrangers qui arrivent, cela donne une mauvaise image de la France."

La complainte dépasse les frontières. Sur Internet, les forums regorgent de témoignages furibards. On y évoque pêle-mêle la piètre qualité des transferts entre les terminaux, la signalétique défaillante, le manque d'information, l'arrogance des contrôles. "Le système de connexions a apparemment été conçu par le marquis de Sade", assure un Américain sarcastique.

Une chroniqueuse du Washington Post n'hésite pas à considérer Charles-de-Gaulle comme "effrayant" et "confus". L'IATA, association regroupant 250 compagnies aériennes, a classé les différents terminaux de Roissy en catégorie B ou C, sur une échelle de A à E. Chaque année, le Conseil international des aéroports organise un palmarès d'excellence sur la base du volontariat : "CDG" n'y participait pas jusqu'à cette année...

Certes, les contrariétés d'aéroport sont partout une intarissable source d'anecdotes lors des repas d'affaires ou des soirées diapositives. Certes, avec 56,8 millions de passagers par an et autant de bagages, l'aéroport s'expose mathématiquement à un quota d'aigris. Mais cette réputation commence à inquiéter le secteur touristique. La Maison de la France, qui s'occupe de la promotion du pays à l'étranger, se fait l'écho de cette préoccupation. "Les voyagistes nous font remonter les récriminations de leurs clients, explique un responsable, contraint à l'anonymat par une consigne interne. Pour un Asiatique, Paris est un rêve, la France une destination magique. Or l'arrivée à Roissy n'est pas à la hauteur. Pour des pays où la notion d'accueil est primordiale, c'est un frein certain."

Les Chinois s'offusquent des contrôles de police effectués à l'arrivée, dès la passerelle. Les Japonais se plaignent de ne pouvoir toujours effectuer la détaxe de leurs achats, en raison de l'attente devant le guichet des douanes. Les Américains se lassent d'être parqués le long des murs à l'enregistrement des vols transatlantiques. D'une manière générale, la configuration des terminaux les plus anciens - Roissy 1 a été inauguré en 1974, Roissy 2A et 2B en 1982 et 1981 - se prête mal à l'application des nouvelles mesures de sûreté et de lutte contre l'immigration clandestine.

Septième aéroport au monde par la fréquentation, Roissy continue de croître plus vite que la moyenne internationale. La structure envisage 10 millions de passagers supplémentaires en 2010. Sa surface et le nombre de pistes lui permettent d'espérer un jour accueillir 100 millions de voyageurs. Mais les infrastructures ont du mal à suivre l'explosion du trafic. Les terminaux sont utilisés à 120 %. Aujourd'hui, à peine deux débarquements sur trois se font "au contact", c'est-à-dire avec une passerelle et non un bus.

Jean-François Rial, président de l'agence Voyageurs du monde et représentant du Cercle des tour-opérateurs (CETO), ironise sur le statut hybride et la privatisation partielle de la société Aéroports de Paris (ADP) : "Roissy cumule les inconvénients du public, à savoir l'impossibilité de faire jouer la concurrence, et les inconvénients du privé, c'est-à-dire la liberté d'assurer le niveau de service et de prix qu'il entend. On arrive ainsi au pire des services pour le prix le plus élevé."

Les compagnies aériennes sont moins véhémentes. Poser la question de Roissy aboutit le plus souvent à une prudente impasse téléphonique ou à une réponse lapidaire comme celle recueillie auprès de Japan Airlines : "Tout va bien."

Jean-Pierre Sauvage, président de l'Association des représentants de compagnies aériennes, qui regroupe plus de 80 compagnies opérant en France, se plaint surtout des redevances, qui augmentent de 5 % par an. Pour le reste, il préfère user de diplomatie. "La plate-forme a connu une croissance rapide, constate celui qui est par ailleurs directeur général d'Iberia France. Cela a créé de réels problèmes, qui se sont accentués avec le renforcement des mesures de sécurité. Pour le taux de ponctualité, Roissy est dans le bas du classement."

"Un client aérien est prodigieux de patience", poursuit M. Sauvage. Mais il peut se lasser. "Une ou deux compagnies se posent la question de renforcer leurs vols sur d'autres plates-formes", constate-t-il. "Les clients des régions, on les pousse à utiliser d'autres "hubs" comme Francfort, Bruxelles, Zurich, Munich ou Amsterdam", explique Jean-François Rial. Des voyagistes qui organisent des tours d'Europe lorgnent vers d'autres portes d'entrée sur le Vieux Continent, comme Schipol (Pays-Bas).

ADP est conscient que Roissy craque aux entournures. 2,7 milliards d'euros vont être investis en cinq ans, dont 1,6 milliard sera consacré à améliorer l'existant. De gros efforts ont été consentis à rénover les terminaux 1, 2A et 2B. La réouverture en mars 2008 du terminal 2E, qui s'est partiellement effondré en 2004, va améliorer la capacité d'accueil. Le Satellite 3, inauguré mardi 26 juin pour un coût de 645 millions d'euros, pourra accueillir 8,5 millions de passagers supplémentaires.

La mise en place début avril du CDGVal, le métro interne de Roissy, a énormément accéléré les transits entre les terminaux. Le gestionnaire affirme aussi travailler à améliorer la coordination avec la PAF. Egalement contactée, la police de l'air et des frontières n'a pas souhaité nous répondre.

Roissy n'est pas le seul à souffrir de congestion. A Londres, "Heathrow est un aéroport au bord de la catastrophe", constate Michel-Yves Labbé. Un article du Times n'en faisait-il pas "l'endroit le plus moche et le plus déprimant pour commencer ou finir ses vacances" ?

 

Alitalia: Air France serait à nouveau intéressée

Le titre Alitalia gagne près de 2% à la Bourse de Milan. Les marchés spéculent sur un possible interêt d'Air France-KLM pour la compagnie aérienne italienne en cours de privatisation.

Après avoir été boudé pendant cinq jours par les investisseurs, le titre Alitalia était à nouveau recherché vendredi à la Bourse de Milan. A l'origine de ce rebond, la spéculation sur un possible interêt d'Air France-KLM pour la compagnie aérienne italienne en cours de privatisation.

A mi séance, le titre Alitalia, qui a perdu plus de 5% sur les 5 dernières séances, gagnait 1,90% à 0,82 euro dans un marché en léger recul. A Paris, le titre Air France-KLM était quasiment stable à 34,21 euros (+0,12%).

Selon le Corriere della Sera, le conseil d'administration de la compagnie franco-néerlandaise a évoqué les difficultés que rencontre le ministère italien de l'Economie pour privatiser Alitalia. Il est vrai qu'après le retrait officiel mercredi d'Aeroflot, AirFrance-KLM apparait en position de force pour négocier. En effet à ce jour, seul Air One est encore en lice sur le dossier de privatisation d'Alitalia.

Air France-KLM a longtemps été considéré comme un candidat possible à la reprise d'Alitalia mais a renoncé à participer à la privatisation. La compagnie dirigée par Jean-Cyril Spinetta n'a cessé de dire qu'elle n'avait aucun intérêt à entrer au capital d'Alitalia tant que celle-ci n'aurait pas assaini sa situation financière et sa restructuration industrielle. Mais surtout, Air France-KLM a toujours contesté la procédure de l'appel d'offre. D'autant plus que le compagnie française pensait avoir une priorité en tant que membre du conseil d'administartion de la compagnie italienne.

"Le dossier Alitalia n'est pas à l'ordre du jour", vient toutefois de déclarer l' un des porte-parole d'Air France-KLM. Ce que ne semble pas croire aujourd'hui les inverstisseurs italiens.

La privatisation d'Alitalia s'est compliquée après le retrait d'Aeroflot de la course au rachat de la part de l'Etat de 49,9% dans la compagnie. Carlo Toto, le patron de la compagnie Air One, est considéré comme le seul candidat sérieux encore en lice, celle du fonds Mattlin Paterson pouvant difficilement répondre aux critères de l'Etat italien.
Les offres fermes doivent être remises le 12 juillet.

 

Air France-KLM renonce à distribuer des actions gratuites à ses dirigeants

Face à l'opposition des syndicats, le groupe franco-néerlandais n'attribuera pas quelque 1,395 million d'actions à ses 400 principaux cadres. Une émission d'actions nouvelles reste d'actualité.

Face à l'opposition des syndicats, la direction d'Air France-KLM a finalement renoncé à son projet de distribuer 1,395 million d'actions gratuites - soit l'équivalent de 0,5 % du capital - à quelque 400 cadres dirigeants du groupe. Annoncé fin mai, ce projet devait être soumis au vote de l'assemblée générale, le 12 juillet, parmi d'autres résolutions relatives à l'actionnariat salarié. Selon la direction, la distribution de titres était censée compenser l'absence de stock-options, mécanisme supprimé chez KLM depuis la fusion et très impopulaire en France.

Pour les organisations syndicales, toutes opposées au projet, cela risquait d'accentuer les clivages entre catégories de personnels et de relancer la polémique sur la rémunération des dirigeants, alors que le Parlement s'apprête à légiférer sur le sujet. En 2005, les fortes augmentations de salaires de la direction d'Air France et l'instauration d'une retraite-chapeau pour 39 cadres supérieurs avaient provoqué des mouvements sociaux au sein de la compagnie. Prudent, Air France-KLM a donc préféré faire machine arrière, en retirant la résolution contestée de l'ordre du jour de l'assemblée générale.

3 % du capital aux salariés

En revanche, le groupe proposera bien à ses actionnaires le principe d'une émission d'actions nouvelles à hauteur de 3 % du capital - soit 8,37 millions de titres pour un montant d'environ 288 millions d'euros - réservées aux salariés du groupe basés en France. La direction espère faire remonter la part des salariés au capital, passée de 16,5 % en mars 2005 à environ 10 % à 13 %, du fait de la très forte progression du cours (+ 97,7 % sur un an) qui a incité de nombreux actionnaires à prendre leurs bénéfices.

Air France-KLM espère également convaincre ses employés de réinvestir dans leur entreprise une partie de la prime d'intéressement qui sera versée en septembre. Son montant, dopé par les résultats record du groupe, a doublé par rapport à l'année précédente, pour représenter en moyenne 1.164 euros par salarié (2.642 euros chez les pilotes), soit au total 67,2 millions d'euros, auxquels s'ajoutent 22,8 millions d'euros au titre de l'intéressement.

 

Ryanair entre Clermont-Ferrand et Londres ?

La compagnie aérienne irlandaise à bas coût Ryanair envisage de rouvrir une liaison entre Clermont-Ferrand et Londres à raison de trois fois par semaine d'avril à octobre, selon le président (PS) du conseil régional d'Auvergne René Souchon, président du syndicat mixte propriétaire de l'aéroport auvergnat. La réouverture d'une ligne Clermont-Ferrand-Londres devrait permettre, selon René Souchon, d'augmenter le trafic de l'aéroport auvergnat, passé de 1,1 million de passagers en 2002 à 552.000 en 2006, et d'attirer des touristes britanniques.

 

Air France KLM annonce l'ouverture de discussions exclusives avec China Southern Airlines

Air France KLM annonce l'ouverture de discussions exclusives avec China Southern Airlines (CSA), en vue de la création d'une joint venture cargo en Chine.

La compagnie aérienne franco-néerlandaise précise que les deux sociétés coopèrent déjà étroitement dans les domaines du passage et du cargo. Leurs réseaux respectifs sont articulés autours de leurs grands hubs en Europe (Paris et Amsterdam) et en Chine (Pékin, Shanghai, Chengdu et Canton).

Par ailleurs, Air France KLM rappelle que China Southern Airlines a signé il y a tout juste un an à Canton un accord en vue de son adhésion à SkyTeam.