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10 NOV 2008
Air
France-KLM : trafic passagers en hausse de 9% en
octobre
Le groupe franco-néerlandais Air France-KLM a
enregistré une hausse de 9% de son trafic
passagers (passager kilomètre transporté) pour
une offre en augmentation de 8% en octobre,
a-t-il annoncé lundi dans un communiqué.
Le coefficient d'occupation s'établit en hausse
de 0,7 point, à 81,3%, précise le groupe, qui a
transporté en octobre 6,6 millions de passagers
(+5,7%)
Air
France va imposer 50 euros de plus pour les
meilleures places en classe éco
Air France a décidé d'instaurer un supplément de
50 euros en classe économique pour les sièges
situés près des issues de secours des avions,
plus confortables, sur les vols longs courriers,
selon une information recueillie par l'AFP
auprès d'un porte-parole de la compagnie.
La compagnie aérienne française a déjà mis en
place cette mesure sur ses vols à destination de
l'Amérique du Nord et du Canada depuis la
mi-septembre, a précisé la porte-parole,
confirmant une information du Parisien. Elle
sera étendue
« au fil des
mois » aux autres destinations longue
distance.
Les passagers qui effectuent leurs achats sur
internet auront la possibilité, à raison d'un
supplément de 50 euros par personne, de réserver
un siège en classe économique situé près d'une
issue de secours, qui dispose
"d'un plus
grand confort", a expliqué la
porte-parole.
Un avion dispose de six places de ce type en
moyenne en classe économique. Le supplément ne
s'appliquera pas aux passagers disposant des
cartes de fidélité Flying Blue et Gold Platinum,
selon la porte-parole.
BA prévoit un léger bénéfice d’exploitation pour
2008-2009
BA fait moins pire que prévu. La compagnie
aérienne britannique a en effet publié
aujourd'hui une perte nette de 42 millions de
livres (53 millions d'euros) au premier semestre
clos au 30 septembre contre 493 millions de
livres de bénéfice (605 millions d'euros) au
premier semestre 2007, pour un chiffre
d'affaires en hausse de 6,4%, à 4,75 milliards
de livres. Les analystes avaient tablé sur un
chiffre d'affaires de 4,574 milliards de livres
d'où la progression de l'action BA à la bourse
de Londres aujourd'hui qui prenait plus de 13% à
la mi-journée.
Forte de cette performance, la compagnie, qui
visait l'équilibre opérationnel pour l'exercice
en cours clos fin mars, table désormais sur un
léger bénéfice d'exploitation. BA a également
revu à la hausse (de +3%! à +4% "au moins"), sa
prévision de chiffre d'affaires pour cet
exercice.
A l'image de ses paires, la compagnie aérienne
envisage une réduction de capacité à hauteur
d'1% sur son programme estival, « sans pour
autant compromettre son réseau ». Cette
initiative va également s'accompagner d'une
révision à la baisse des capitaux
d'investissement de la compagnie : de 650
millions de livres prévus initialement, ce
montant doit désormais atteindre 550 millions de
livres. Enfin, BA a maintenu son estimation de
dépenses carburant inchangée à 3 Mds de livres
pour la totalité de l'exercice en cours, et cela
malgré la baisse des cours du pétrole.
Plombée par de mauvais trimestriels, Air Canada
va encore réduire sa capacité
Mauvais troisième trimestre pour Air Canada. La
compagnie aérienne a publié une perte nette de
132 millions de dollars canadiens (110 millions
de dollars américains) alors que le groupe avait
publié un bénéfice de 273 millions de dollars
une année auparavant. Les raisons invoquées sont
de deux ordres : la compagnie a ainsi été
plombée par une perte nette hors trésorerie de
93 millions de dollars canadiens liées à ses
contrats de couverture carburant et une perte
nette de 87 millions de dollars liés aux effets
de change. Même son bénéfice d'exploitation
ressort divisé par trois en une année à 112
millions de dollars.
Conséquence de ces mauvais trimestriels, la
compagnie aérienne a revu à la baisse ses
prévisions de capacité : celle-ci devrait
baisser de 1%! à 1,5% par rapport à 2007 et de 7
à 8% sur le seul quatrième trimestre. Cette
tendance devrait également se poursuivre en
2009, avec une réduction attendue de l'ordre de
7 à 8% au premier trimestre comparé au premier
trimestre 2008.
Les factures pleuvent sur le passager aérien
Claironnant leur différence face aux compagnies
à bas coûts qui surfacturent le moindre service
additionnel mais adoptant, parfois en catimini,
certaines des pratiques en vigueur chez les «
low cost », les compagnies aériennes
traditionnelles multiplient des initiatives
visant à faire passer le consommateur à la
caisse pour un oui ou pour un non. Dernier
exemple en date : Air France a confirmé vendredi
une information de la chaîne de télévision
France 2 selon laquelle, depuis septembre et sur
ses vols transatlantiques, les passagers en
classe économique qui veulent réserver des
sièges proches des issues de secours - ceux qui
permettent aux grands d'étendre leurs jambes -
paient leur trajet 50 euros de plus.
Jusqu'à présent, la règle était plutôt
d'attribuer les meilleurs sièges à ceux ayant
réservé les premiers mais ce ne sera bientôt
plus qu'un souvenir : une porte-parole d'Air
France a indiqué vendredi à l'AFP que cette
surfacturation sera étendue
« au fil des
mois » aux autres destinations
long-courriers.
Quelques jours avant cette révélation, la
compagnie française, qui s'enorgueillit dans ses
publicités de « faire du ciel le plus bel
endroit de la terre », et sa consoeur
néerlandaise KLM avaient décidé que les
détenteurs de la carte de fidélité Ivory du
programme Flying Blue devront, à partir d'avril
2009, voyager au moins une fois tous les vingt
mois - contre trente-six mois auparavant - s'ils
veulent prolonger la durée de vie de leurs miles
accumulés. Soit seize mois effacés d'un coup
dans le but d'alléger le passif du bilan, qui
comptait sur le dernier exercice fiscal pour
près de 2,3 milliards d'euros de billets émis et
non utilisés.
Des prix « de plus en plus opaques »
Certes, les compagnies traditionnelles, qui
répercutaient déjà les surcharges carburants
sans états d'âme, n'ont pas encore osé imiter la
« low cost » easyJet, qui débite carrément 7,5
euros supplémentaires pour tout paiement par
carte de crédit autre que Carte Bleue et Visa
Electron alors qu'elle n'accepte ni les chèques
ni les espèces. Ou son homologue américaine
JetBlue qui vend 7 dollars l'oreiller de voyage.
Mais pour le reste... L'été dernier, la plupart
des grands transporteurs américains ont
introduit des surcharges de 15 à 20 dollars pour
le second bagage enregistré sur un vol
domestique, certains faisant même payer le
premier. US Airways a annoncé que le verre d'eau
serait facturé 2 dollars et le café 1 dollar. La
palme revient à United Airlines, qui entendait
facturer 9 dollars le repas et 6 dollars le
snack sur ses vols transatlantiques en classe
économique à partir du 1er octobre avant de
faire machine arrière devant le tollé.
Président de la commission air au Syndicat
national des agences de voyages (Snav),
Jean-Pierre Mas s'insurge contre cette stratégie
consistant à transférer le maximum de coûts sur
le client. «
Plus il y a de suppléments, moins il y a de
lisibilité des prix pour les passagers et plus
c'est nocif, dit-il.
En rendant
leurs prix de plus en plus opaques, les
compagnies provoquent l'hostilité des passagers.
»
7 NOV 2008
La
question de l'âge de la retraite aiguise les
craintes pour l'emploi chez Air France
Les syndicats de personnels de cabine ont
reporté leur menace de grève à début décembre,
afin de protester contre un projet de loi visant
à reculer de 55 à 65 ans l'âge de cessation
d'activité.
L'épineuse question de l'âge de départ à la
retraite des personnels navigants des compagnies
aériennes ne perturbera pas les vols. Du moins
pas dans l'immédiat. Les huit syndicats de
navigants d'Air France qui avaient appelé à la
grève pour cette semaine (CFDT, CFTC, FO, SNPNC,
SUD aérien, CGT, Unac et Unsa) ont décidé samedi
de reporter le mouvement aux 5, 6, 7, 8 et 9
décembre. Les organisations seront reçues
aujourd'hui au ministère des Transports.
A l'origine du conflit, un amendement adopté
tard vendredi soir par l'ensemble des députés
sur proposition de la commission des Affaires
sociales dans le cadre du projet de loi de
financement de la Sécurité sociale (PLFSS), et
qui propose de reculer à 65 ans l'âge de
cessation d'activité pour les pilotes et les
personnels de cabine, au lieu de 60 ans pour les
premiers et 55 ans pour les seconds. Présentée
comme une simple possibilité offerte aux
salariés qui en feraient le choix, cette mesure
pourrait entrer en vigueur dès janvier 2009 !
Même si la menace de grève s'éloigne pour le
moment, les organisations syndicales ne
désarment pas sur ce dossier, qui suscite non
seulement l'opposition de tous les syndicats de
navigants (à l'exception de deux associations
très minoritaires), mais aussi celle, plus
feutrée, de la direction. Les représentants des
salariés veulent
« mettre la
pression sur les sénateurs », qui
doivent désormais se prononcer sur l'amendement,
et sur la commission mixte paritaire
Sénat-Assemblée nationale, qui aura lieu fin
novembre. D'autre part, le principal syndicat
des pilotes (SNPL) n'a pas encore précisé la
suite qu'il comptait donner à son propre appel à
la grève dans toutes les compagnies aériennes du
14 au 17 novembre.
Tarissement de l'embauche
Outre l'argument habituel de la sécurité des
vols, le recul de l'âge de la retraite suscite
des craintes pour l'emploi, déjà menacé par la
dégradation de la situation économique. Comme
l'ont récemment souligné des responsables d'Air
France, lors du dernier comité d'entreprise, le
recul de l'âge de la retraite de 60,5 à 62 ans
ferait passer la capacité d'embauche annuelle de
la compagnie de 1.500 personnes à 250. Un
passage à 65 ans se traduirait donc par un
tarissement de l'embauche. Et ce alors que la
compagnie a déjà revu à la baisse ses prévisions
de recrutement sur trois ans, ce qui devrait se
traduire par une diminution des effectifs d'ici
à 2011. Le maintien en poste des plus de 60 ans
serait également un frein pour la réduction des
coûts, alors que la compagnie prévoit
d'économiser 400 millions d'euros par an. Et ce
serait aussi un frein pour la carrière des
navigants, dont l'avancement se fait
essentiellement à l'ancienneté. Autant de
sources potentielles de tension sociale que
personne ne semble vouloir risquer. D'autant
que, contrairement à d'autres régimes spéciaux,
la caisse de retraite des navigants, récemment
réformée, est financièrement équilibrée.
Aérien : le plan d'économie d'Air France
inquiète l'Union des aéroports français
Selon l'UAF, nombre de villes, tant en province
que dans les départements et territoires
d'outre-mer, vont faire les frais des mesures
d'économie annoncées par la compagnie pour la
saison d'hiver.
Le trafic aérien français a enregistré son
premier déclin mensuel depuis 2003, avec une
baisse de 3% en septembre comparé au même mois
de l'an passé, rappelle mardi dans un communiqué
l'Union des Aéroports Français (UAF).
L'UAF qui regroupe 126 membres qui exploitent
près de 154 aéroports en France métropolitaine
et outre mer _ soit la totalité du trafic
commercial français _ souligne que, pour la
saison d'hiver, des allègements de fréquences et
suppressions de lignes sont maintenant annoncés,
notamment par la compagnie Air France, au départ
d'aéroports régionaux (notamment sur Roissy
Charles de Gaulle).
" Si l'on
peut comprendre une décision d'entreprise du
groupe Air France en raison de la
rentabilité d'une liaison, regrette cependant
qu'aucune autre compagnie française ne se montre
susceptible de reprendre l'exploitation de
certaines de ces lignes délaissées, qui
pourraient pourtant s'avérer rentables
", souligne-t-elle.
Chez Air France -KLM, nul ne contestera la
réalité d'une telle réduction de la voilure. En
effet, pénalisée comme toutes les autres
compagnies aériennes, par le recul du trafic
aérien tant sur les vols domestiques qu'à
l'international, Air France-KLM ne pense plus
pouvoir atteindre son objectif de 1 milliards
d'euros de résultats d'exploitation pour
l'exercice 2008-2009.
Mais pour l'UAF, la desserte des régions de
France, qui participe de l'esprit de
l'aménagement du territoire, "
doit demeurer
une préoccupation, pour ne pas dire une priorité
" afin de "
relier certaines régions françaises qui ne le
sont pas, ou qui ne le sont plus, au reste du
monde ".
Ryan air voit ses bénéfices semestriels fondre
de 47%
L'absence de politique de couverture carburant a
pénalisé la compagnie aérienne irlandaise à bas
coûts au cours du premier semestre de son
exercice 2008-2009. Ryan air a fait état
aujourd'hui d'une baisse de 47% de son bénéfice
semestriel à 214,6 millions d'euros tandis que
son CA progressait sur la même période de 6,5% à
1,811 Mds d'euros. Malgré cette large diminution
des profits, la compagnie maintient un objectif
de résultat stable pour l'ensemble de l'exercice
2008-2009, estimant que la baisse des tarifs au
second semestre estimés entre 15 et 20% devrait
être compensée par celles des coûts du
carburant.
« Si les prix pétroliers restent
approximativement à 80 dollars le baril l'an
prochain, nos bénéfices rebondiront fortement »,
a expliqué le directeur général de la compagnie
aérienne irlandaise, Michael O'Leary, dans un
communiqué.
La compagnie envisage d'ajouter 33 nouveaux
appareils à sa flotte dans les six à sept
prochains mois, l'objectif étant d'atteindre les
67-68 millions de passagers l'an prochain, soit
une hausse de 8-10 millions par rapport à cette
année.
Ryan air espère aussi se placer au rang des
bénéficiaires de la récession qui se profile en
Europe.
« Chaque fois qu'il y a récession - et il va y
avoir une récession importante en Europe -, Ryan
air croît plus rapidement et devient plus
profitable", dit-il.
"La demande
pour des vols moins chers va augmenter, y
compris auprès des hommes d'affaires qui
représentent déjà 45 % de la clientèle »
estimait Michael O&! #39;Leary dans un
entretien paru aujourd'hui dans le magazine
allemand « Tagesspielgel ».
… et réitère son projet de lancement d’une
compagnie transatlantique
Michael O'Leary a profité de la publication des
résultats semestriels de Ryan air pour confirmer
son intention de lancer au cours des deux à
trois prochaines années une compagnie
transatlantique en direction des États-unis. Il
a souligné, qu'un tel lancement,
qui se ferait éventuellement via une
compagnie séparée de laquelle Ryan air serait
actionnaire, nécessiterait l'acquisition de 50 à
60 avions long-courriers à bas prix. Dans le
cas où le lancement pourrait se faire, il ne
serait effectif qu'environ douze à dix-huit mois
après l'acquisition des appareils, soit d'ici à
deux ou trois ans au plus tôt, selon lui.
Michael O'Leary a estimé que quatre ou cinq
appareils pourraient voler depuis huit à dix des
bases existantes de Ryan air à travers l'Europe,
comme Londres, Dublin, Rome! et Francfort, vers
à peu près le même nombre de grandes villes
américaines, à des prix pouvant s'échelonner de
10 euros le trajet à environ 1500 euros pour la
classe affaires. Le directeur général a reconnu
que le trafic ne pourrait se faire que vers des
« aéroports secondaires » américains. A New York
par exemple, il a observé que l'aéroport
new-yorkais "JKF n'a pas besoin" de Ryan air,
mais il n'a pas exclu une base à Newark.
Alitalia sauvée de la faillite
Il s'en est fallu de peu pour que la compagnie
aérienne italienne se déclare en faillite. A
quelques heures de l'ultimatum vendredi soir, la
Compagnie aérienne italienne (Cai), consortium
réunissant un certain nombre de grands patrons
italiens, a finalement annoncé qu'elle avait
décidé de présenter son offre définitive de
reprise, malgré le blocage de certains
syndicats. La Cai a également confirmé qu'elle
était prête à investir un milliard d'euros pour
relancer la compagnie en grande difficulté. Mais
elle a tout de même répété que son offre restait
« conditionnée à une décision » de la Commission
européenne qui doit encore décider si le prêt
relais de 300 millions d'euros accordé par le
gouvernement à Alitalia est ou non une aide
d'État illégale.
Le consortium d'investisseurs doit également
encore décider d'une alliance avec une compagnie
étrangère, Air France et Lufthansa étant
favorites.
Première baisse du nombre de passagers aériens
depuis 2003
Les dernières statistiques publiées par
l'association internationale du transport aérien
ce matin sont alarmantes. En septembre, le
trafic aurait ainsi baissé de 2,9% sur une
année, soit le premier recul depuis 2003, date
de l'épidémie de SARS - pneumonie atypique. Les
résultats pour le fret sont encore plus
inquiétants, avec une baisse de 7,7% sur une
année. « La
détérioration du trafic est particulièrement
rapide et étendue », a ainsi commenté
par voie de communiqué le directeur de l'IATA,
Giovanni Bisignani. « Même
la bonne nouvelle de la réduction de moitié du
prix du pétrole depuis le pic de juillet ne
suffit pas à contrebalancer la chute de la
demande », a-t-il ajouté. Face à
cette détérioration, l'organisme envisage la
possibilité de réviser une nouvelle fois à la
baisse ses prévisions de résultats pour les
compagnies aériennes dans le monde : jusqu'à
présent, ses pronostics tablaient sur des pertes
de 5,2 Mds de dollars cette année.
Air-France-KLM lance un avertissement sur
résultat
Air-France-KLM n'échappe pas au ralentissement
économique. Dans un communiqué publié ce matin,
le groupe a lancé un avertissement sur ses
résultats : Air-France-KLM indique ainsi, que
compte tenu de la conjoncture, il lui sera
difficile d'atteindre son objectif de résultat
d'exploitation d'un milliard d'euros pour
l'exercice en cours.
« Néanmoins »,
poursuit la compagnie aérienne, « ce
résultat devrait rester largement positif si les
conditions actuelles de marché ne se dégradent
pas davantage ».
Pour affronter ces difficultés, le transporteur
a décidé de mettre en place un nouveau plan
d'économies supplémentaires « dont
les premières estimations s'élèvent entre 700 et
800 millions d'économies complémentaires
cumulées à horizon 2011-12 et entre 1,1 et 1,2
milliards en 2013-14 ». Le groupe a
également décidé de limiter l'augmentation de
ses capacités entre 1% et 2% à l'hiver 2008 et à
l'été 2009. « En ce qui concerne les années
ultérieures », le transporteur
franco-néerlandais indique qu'il « adaptera
l'évolution de son offre en fonction des
conditions de marché ».
Air France a le feu vert des Britanniques pour
la reprise de VLM Airlines
L’autorité de la concurrence au Royaume-Uni
(OFT) vient d’annoncer qu’il autorisait
l’acquisition de la compagnie VLM Airlines par
le groupe Air France-KLM.
VLM Airlines était auparavant une filiale de la
société néerlandaise Panta Holdings B.V. VLM
Airlines est un des principaux transporteurs
régionaux européens. Sa clientèle voyage
essentiellement pour affaires. La compagnie
exploite à l’heure actuelle une flotte de Fokker
50, essentiellement au départ de son hub de
London City. Le feu vert de l’OFT ouvre la
perspective d’une coopération étroite entre VLM
Airlines et le transporteur régional City Jet,
filiale à 100 % d’Air France et qui opère déjà à
London City.
Sévères turbulences en vue pour les compagnies
aériennes
Air France-KLM confirme qu’elle ne tiendra pas
ses objectifs. Après un très mauvais mois de
septembre, c’est tout le secteur qui s’enfonce
dans la crise.
Il n’y aura pas de miracle. La crise mondiale
entraînant une diminution des échanges, il
fallait s’attendre à ce que, tôt ou tard, les
compagnies aériennes tirent la sonnette
d’alarme. Le fret a été touché dès septembre.
Mais la morosité gagne maintenant le transport
de passagers malgré la baisse des prix du
kérosène et du baril de pétrole qui a apporté un
ballon d’oxygène.
Air France-KLM, dont l’activité cargo a baissé
de 12 % en septembre, rencontre les premières
turbulences dans son activité passagers. La
compagnie a précisé vendredi que, « compte tenu
de la conjoncture économique », il lui serait
« très difficile » d’atteindre ses prévisions de
résultat. Elle a confirmé qu’elle allait
« mettre en œuvre un plan d’économies
supplémentaires » et « réduire son plan
d’investissement ». Son objectif est
d’économiser 700 à 800 millions d’euros d’ici à
2011 et 1,1 milliard d’euros d’ici à 2013. La
sérénité reste néanmoins de mise chez Air
France-KLM, car il y a plus mal loti. Plusieurs
compagnies américaines en sont à immobiliser des
appareils et à supprimer des emplois.
Nouvelles faillites
Les perspectives pour le secteur, à l’échelle
mondiale, ne sont pas vraiment pas bonnes. « La
détérioration du trafic est particulièrement
rapide et étendue, s’est alarmé Giovanni
Bisignani, directeur de l’Association
internationale du transport aérien (IATA) qui
réunit toutes les grandes compagnies. C’est la
première fois que nous avons une récession de
cette taille, mondiale. » L’association, qui
prévoyait déjà des pertes de 5,2 milliards de
dollars cette année pour le transport aérien,
n’exclut pas de se montrer plus pessimiste
encore.
Le trafic de passagers a baissé de 2,9 % en
septembre, une première depuis l’épidémie de
pneumonie atypique (sras) en 2003. En septembre,
touristes et hommes d’affaires ont boudé l’avion
dans toutes les régions du monde, sauf en
Amérique latine. La contraction brutale du
commerce mondial a particulièrement touché la
région Asie Pacifique, avec une dégringolade de
6,8 % du trafic passagers. L’Europe et
l’Amérique du Nord souffrent également, mais
dans une moindre mesure.
Pour le trafic international cargo, le recul de
septembre est encore plus marqué que celui des
passagers : - 7,7 %. C’est sa pire chute depuis
2001, année de l’éclatement de la bulle Internet
et des attentats du 11 Septembre. Là encore,
l’Asie Pacifique tire les chiffres vers le bas
avec un plongeon de 10,6 %.
Du coup, de nouvelles faillites de compagnies
aériennes pourraient être annoncées. L’IATA
rappelle ainsi que 30 compagnies aériennes ont
déjà fait faillite sur les neuf premiers mois de
l’année et que 20 autres sont dans une
« situation préoccupante ». Ces turbulences
pourraient donner un nouveau coup d’accélérateur
au mouvement de concentration déjà engagé dans
le secteur.
Ryan air annonce la fermeture de sa base de
Valence en Espagne
Ryan air claque la porte à Valence. La compagnie
aérienne irlandaise à bas coûts a en effet
annoncé aujourd'hui par voie de communiqué sa
décision de fermer sa base de Valence en Espagne
suite à un différend avec les autorités
régionales. La compagnie a regretté dans un
communiqué l'attitude des autorités régionales
de Valence, qui refusent selon la compagnie
irlandaise, de promouvoir ses services, alors
qu'elles le feraient pour d'autres compagnies
aériennes apportant pourtant beaucoup moins de
trafic à la région. Ryan air a rappelé qu'elle
avait prévu que cette base accueille autour de
1,5 million de passagers cette année, soit le
quart du trafic total de l'aéroport de Valence.
British Airways : 1/3 des cadres ont accepté le
plan de départs volontaires
450
cadres ont finalement accepté le plan de départs
volontaires offert par la compagnie aérienne
britannique British Airways. Cette proposition
avait été ouverte à 1400 cadres il y a deux
semaines et les départs sont attendus pour la
fin de l'année. Selon un porte-parole qui se
confiait à l'agence de presse Dow Jones, ce
chiffre est conforme aux attentes de la
compagnie aérienne mais la direction du
transporteur doit encore évaluer le montant des
économies de coûts générées par cette
initiative. BA a décidé de proposer ce plan
afin de réduire ses coûts dans un environnement
économique difficile. Selon le transporteur, sa
masse salariale constitue à l'heure actuelle son
deuxième poste de coûts, après les frais en
carburant.
Alitalia: les repreneurs étendent leur offre
jusqu'à fin octobre
La validité de l'offre de reprise des activités
de transport de passagers d'Alitalia par les
grands patrons italiens est prolongée jusqu'au
31 octobre. C'est en effet ce qu'a annoncé
aujourd'hui l'alliance des repreneurs réunis
sous l'égide de la Compagnie aérienne italienne
(CAI), qui avait auparavant fixé une date limite
au 15 octobre.
Le 28 octobre prochain, les actionnaires de la
Cai doivent donc se retrouver pour une assemblée
générale afin de changer les statuts de la
société et approuver l'augmentation de son
capital afin qu'elle puisse procéder au rachat
d'Alitalia. La Cai déposera ensuite une offre
formelle de reprise auprès du commissaire
extraordinaire chargé de gérer la compagnie.
Air France remanie sa desserte transatlantique
au départ de Londres
La crise financière et économique n'en finit pas
de peser sur les compagnies aériennes. Dernière
annonce en date : Air France a annoncé
aujourd'hui l'interruption de sa desserte Los
Angeles au départ de Londres Heathrow à compter
du programme d'hiver 2008-2009. « Les ressources
ainsi dégagées (avions, slots) permettront de
renforcer la ligne Londres Heathrow-New York
JFK, dont la fréquence des vols passera de deux
à trois quotidiens à l'été 2009, deux étant
exploités par Delta et un par Air France »
annonce la compagnie dans un communiqué publié
aujourd'hui.
Iberia monte à 7,3% dans le capital de British
Airways
Iberia et British Airways ont fait aujourd'hui
un pas supplémentaire vers leur fusion. La
compagnie espagnole a en effet déclaré avoir
porté à 7,3% sa participation dans sa
concurrente British Airways. Annoncé fin
juillet, le projet de rapprochement entre les
deux compagnies devrait néanmoins prendre plus
de temps que prévu en raison des turbulences
actuelles constatées par le secteur du transport
aérien, selon des propos tenus en début de
semaine par Willie Walsh, directeur général de
BA. Il n'empêche : cette fusion devrait
permettre de produire à terme de larges
économies d'échelle. Une étude citée par les
syndicats de pilotes espagnols - SE LA - et
britanniques - Balpa - évalue à 792 millions
d'euros les économies annuelles réalisées à
partir de 2014. La première année suivant la
fusion, en 2010, les économies obtenues seraient
deux fois moindres, à 415 millions d'euros.
Lufthansa confirme ses prévisions pour 2008
La Lufthansa confirme sa prévision de stabilité
de son bénéfice d'exploitation sur l'exercice
2008.
Le groupe a ajouté qu'il n'estimait pas
nécessaire de prendre de nouvelles mesures de
réduction des coûts.
Le titre Lufthansa perdait 3% en milieu de
journée, une baisse cependant moins marquée que
celle de l'indice Dax de la Bourse de Francfort
(-4,3%).
Ryanair réitère son désir de lancer une
compagnie transatlantique
Qui a dit que le
crédit crunch
était mauvais pour les affaires ? Sans doute pas
Michael O'Leary. Le tempétueux directeur général
de la compagnie aérienne irlandaise Ryanair a
réitéré aujourd'hui au quotidien britannique
Daily Mail son souhait de lancer une compagnie
aérienne transatlantique offrant des tarifs à
partir de 10 livres. A l'occasion d'une
intervention à la Chambre de Commerce de
Londres, le transporteur a indiqué qu'il
envisageait de créer une compagnie à bas coûts
spécialisée dans le long-courrier, une
opportunité rendue possible par la vague de
faillites des compagnies aériennes rendant ainsi
la flotte moins chère.
Selon les projets initiaux, cette nouvelle
compagnie devrait voler à destination d'un
certains nombre d'aéroports amé! ricains en
partance de Londres-Stansted et Prestwick. Sans
préciser une date de lancement possible,
l'opérateur a néanmoins prévenu que ce ne serait
pas long. Se livrant au petit jeu des
prévisions, le directeur général a également
laissé entendre que deux compagnies aériennes
européennes supplémentaires disparaîtraient
d'ici la fin de l'année tandis que la crise
financière devrait durer au moins cinq ans.
Les
pilotes d’United exigent une réduction des
émoluments de leur directeur général
Le syndicat des pilotes de la compagnie aérienne
américaine United Airlines a demandé au conseil
d'administration du transporteur United Airlines
de procéder à une réduction des émoluments de
Glenn Tilton, directeur général de la compagnie.
Motif : à une période où la plupart des salariés
se serrent la ceinture, l'ALPA estime légitime
que le patron de la compagnie se montre
solidaire de ses salariés.
Car, selon l'ALPA, Glenn Tilton serait
actuellement le patron d'une compagnie aérienne
américaine le mieux payé, avec un package global
- salaires, bonus et participations compris-
atteignant 10,3 millions de dollars par an. A
titre de comparaison, le directeur d'American
Airlines ne gagne « que » 4,6 millions de
dollars, celui de Southwest 1,3 millions tandis
que le CEO de JetBlue empoche 514&! nbsp;000
dollars par an. « Les
syndicats de pilotes pensent qu'il n'existe
aucune raison pour que le plus mauvais patron
d'une compagnie aérienne soit le plus
récompensé. United Airlines a perdu plus
d'argent cette année que près de la moitié de
ses concurrentes américaines réunies »
estime le syndicat dans un communiqué.
Alitalia
: après l'accord syndical, l'épreuve de l'Europe
A quelques heures à peine de la fin du délai
prévu par l'Enac, l'autorité italienne de
l'aviation civile, pour suspendre la licence de
vol d'Alitalia, les signatures des neuf
syndicats concernés ont enfin été apposées au
bas de l'accord avec la Compagnie aérienne
italienne (CAI). Hier vers 14 heures, les
représentants de Avia (personnel navigant
commercial) et de SDL (personnel à terre) ont en
effet accepté l'accord. Pour la plus grande
satisfaction du chef du gouvernement, Silvio
Berlusconi. Les représentants des hôtesses et
stewards ont cependant souligné qu'il y aurait
encore un référendum auprès de leurs mandants,
et que le licenciement de 1.500 d'entre eux
était « un
prix très élevé à payer».
La CAI, fondée par une quinzaine de chefs
d'entreprise italiens emmenés par Roberto
Colaninno, va devoir désormais accélérer le
processus afin d'appliquer son plan de reprise
des actifs d'Alitalia et d'Air One. Les
actionnaires de CAI devraient, pour ce faire, se
réunir d'ici à quelques jours. Objectif : faire
démarrer la nouvelle compagnie dès le 1er
novembre. Parallèlement, le dossier doit obtenir
sa licence de vol de l'Enac et le feu vert de
Bruxelles. Deux commissaires sont impliqués :
celui des Transports, Antonio Tajani, et celui
de la Concurrence, Nelly Kroos. L'Union
européenne pose trois conditions pour que le
sauvetage ne soit pas assimilé à une aide d'Etat
: il doit y avoir discontinuité de l'entreprise,
transparence et vente des actifs au prix du
marché. Si Bruxelles ne reconnaissait pas la
discontinuité entre les deux sociétés, la CAI
devrait reprendre les dettes d'Alitalia. Elle ne
pourrait en outre bénéficier des aides prévues
par l'Etat en cas d'embauche de personnes
relevant de la Caisse d'intégration pour la
reprise des 12.500 salariés qu'elle compte
engager.
C'est également à la CAI qu'incombera de choisir
un partenaire international, comme l'a rappelé
hier Silvio Berlusconi. Ils sont deux sur la
ligne de départ : Air France-KLM et Lufthansa.
Et suivent très attentivement la situation,
comme l'a répété hier le porte-parole de la
compagnie allemande. L'administrateur délégué de
CAI, Rocco Sabelli, a expliqué dans une
interview au « Messagero » de dimanche que la
négociation sera rapide, mais qu'il ne s'était
pas fixé de date pour le terme des discussions.
Air France : Jean Cyril Spinetta passe le relais
à Pierre-Henri Gourgeon
Le PDG d'Air France-KLM se donne le temps de
préparer sa succession en confiant à l'actuel
numéro deux du groupe la présidence de la
compagnie Air France, tout en conservant les
rênes du holding.
Une page est sur le point de se tourner chez Air
France. Après onze ans aux commandes de la
compagnie aérienne, Jean Cyril Spinetta
s'apprête en effet à passer le manche à son
numéro deux, Pierre-Henri Gourgeon, tout en
conservant la présidence du holding Air
France-KLM. L'information dévoilée par « La
Tribune » devait être annoncée hier soir aux
administrateurs représentants du personnel,
avant d'être entérinée demain en conseil
d'administration.
Jean Cyril Spinetta, qui fêtera ses
soixante-cinq ans le 4 octobre, abandonnera au
1er janvier 2009 la gestion au quotidien d'Air
France pour se limiter aux grandes questions
stratégiques, à l'instar de Léo van Wijk,
l'ancien PDG de KLM, devenu vice-président d'Air
France-KLM après avoir laissé le pilotage de la
compagnie néerlandaise à Peter Hartman. Son
mandat de PDG du holding Air France-KLM lui
permet de rester jusqu'en 2010, avec la
possibilité d'être prolongé jusqu'à la limite
d'âge de soixante-dix ans, en 2013.
Mais ce partage des tâches est aussi pour Jean
Cyril Spinetta une façon d'organiser sa
succession, en favorisant une solution de
continuité, face aux ambitions concurrentes, en
interne et à l'extérieur.
Un poste convoité
Cette première étape n'aura pas été franchie
sans peine, le choix de Pierre-Henri Gourgeon
étant loin de faire l'unanimité pour un poste
aussi convoité que celui de PDG d'Air France.
Engagée avant l'été au plus haut niveau de
l'État, la réflexion aurait fait l'objet d'au
moins deux réunions à l'Élysée.
Bien que devenu minoritaire, avec 15,7 % du
capital, l'État reste le principal actionnaire
du groupe. Outre les candidatures externes,
comme celle, démentie depuis, du directeur de
cabinet de Christine Lagarde, Stéphane Richard,
ou de l'ancien ministre Thierry Breton, le choix
de Pierre-Henri Gourgeon risquait d'aiguiser les
rivalités entre directeurs généraux adjoints.
C'est probablement pour éviter une telle guerre
des chefs que le poste de directeur général
délégué d'Air France devrait disparaître. Reste
qu'à soixante-deux ans, Pierre-Henri Gourgeon ne
représente peut-être qu'une solution d'attente
dans l'esprit de certains, la prochaine échéance
étant 2010 et la fin du mandat de Jean Cyril
Spinetta, qui correspondra à l'âge de la
retraite pour son bras droit.
Alitalia : offre de dernière minute d'une
compagnie vénézuélienne
L'éventuel arrêt des vols de la compagnie
italienne devrait intervenir au plus tard mardi
prochain. Silvio Berlusconi se dit convaincu
qu'une solution italienne est toujours possible.
La compagnie Aserca Airlines ferait une
proposition.
Faute de nouveau plan de sauvetage d'ici à
demain, Alitalia devrait perdre sa licence, au
plus tard mardi. Silvio Berlusconi, interrogé
par l'agence Ansa, s'est dit convaincu qu'une
solution italienne était toujours possible. Dans
la soirée la compagnie aérienne vénézuélienne,
Aserca Airlines a déclaré qu'elle « avait
l'intention de déposer une offre pour la cession
de tout ou partie d'Alitalia ». Pourtant, hier
tous les transporteurs avaient pris leurs
dispositions pour pallier une défaillance de la
compagnie. A commencer par Air France, d'autant
plus concernée que ses vols sur Rome et Milan
sont exploités en partage de code avec Alitalia.
La compagnie prévoit de mettre en place des vols
supplémentaires. Toutefois, il n'est pas sûr que
tous les passagers des lignes franco-italiennes
puissent se rabattre sur les vols d'Air France.
Si les détenteurs d'un billet Air France pour un
vol Alitalia devraient être protégés, ceux
voyageant avec un titre Alitalia sur un vol Air
France sont moins assurés de pouvoir partir. Le
cas le plus délicat étant celui des passagers
détenteurs d'un document de voyage Alitalia pour
un vol en partage de code assuré par Alitalia. A
priori, rien n'obligerait Air France à les
prendre en charge, sachant que le prix du voyage
aura été encaissé par Alitalia.
Dépôt de sécurité
De même, les passagers ayant acheté leur billet
via une agence de voyages agréée par l'IATA
(association du transport aérien international)
seraient a priori un peu moins exposés que ceux
ayant acheté le billet directement auprès
d'Alitalia, sur son site Internet ou à ses
guichets. Non pas que l'agence de voyages soit
une garantie. En tant que simple mandataire des
compagnies, une agence n'a pas à rembourser les
sommes encaissées par les compagnies, sauf si le
billet d'avion est inclus dans un forfait. Mais
l'IATA, qui fait office de chambre de
compensation, a anticipé une éventuelle faillite
d'Alitalia, en exigeant en août de la compagnie
italienne le versement d'un dépôt de sécurité en
contrepartie de son maintien dans le système.
La fusion British Airways-Iberia finalisée en
mars 2009
British Airways s'attend à ce que sa fusion avec
la compagnie aérienne espagnole Iberia soit
finalisée d'ici mars 2009, déclare le président
du transporteur aérien britannique.
"Je pense que nous devrions boucler l'opération
d'ici mars", a déclaré Martin Broughton.
British Airways et Iberia veulent fusionner dans
une structure de holding, au sein de laquelle
chaque entité continuerait à exister séparément.
Les actionnaires de BA détiendront cependant une
plus grande partie du capital du nouvel
ensemble.
Broughton a ajouté que les tarifs des billets
aériens devraient en général augmenter de 10%
pour refléter les difficultés rencontrées par le
secteur du transport aérien.
"Ce n'est vraiment pas un gros montant", une
hausse de prix de 10% au maximum est nécessaire,
a-t-il expliqué. "Les consommateurs doivent
payer un prix rationnel".
Étude : les low cost. devraient poursuivre leur
offensive sur le marché français
Dans une étude réalisée par le cabinet Oliver
Wyman en partenariat avec Odit France ("Alliances
aériennes et compagnies low cost. en France 2004
- 2008"), on apprend que les
compagnies à bas coûts continueront à cibler la
France et qu'elles relieront plus de leurs bases
aux aéroports français. En dépit d'un climat
économique incertain, « elles continueront à
mettre en avant des tarifs très attractifs »
signale un communiqué publié aujourd'hui.
Le rapport, qui fait suite à une autre étude
publiée par Odit France en juillet 2008 sur le
thème du transport aérien et du développement
touristique, met en évidence la forte
complémentarité des deux modèles économiques -
compagnies traditionnelle et
low cost !
: le rapport signale en effet qu'en 2008, les
transporteurs traditionnels ont offert 1500
liaisons hebdomadaires entre leurs hubs
européens et les aéroports régionaux français.
De leur côté, les low cost ont assuré 1100 vols
internationaux vers des aéroports desservant les
régions hexagonales, soit près de deux fois plus
qu'en 2004. «
La croissance
des low cost est fortement liée au phénomène de
'floridisation' de l'Europe » signale dans un
communiqué Olivier Fainsilber,
partner au sein
de la pratique Aviation chez Oliver Wyman, « En
effet les Nord-européens se rendent vers le Sud
ensoleillé non plus juste pour des vacances
occasionnelles, mais y ont de plus en plus des
résidences secondaires. Grâce aux low cost ils
s'y rendent plus souvent et y reçoivent ! leurs
proches et amis qui eux aussi prennent
l'avion ».
Transition en vue à la tête d'Air France
Jean Cyril Spinetta, à la
fois PDG d'Air France-KLM et d'Air France,
pourrait, selon des sources internes et
ministérielles, annoncer prochainement qu'il
quitte la présidence de la compagnie française.
Il se concentrerait alors sur celle du holding
Air France-KLM, dont le mandat court jusqu'en
2010 avec la possibilité de le prolonger jusqu'à
la limite d'âge de 70 ans, en 2013. 62 ans,
Pierre-Henri Gourgeon, directeur général délégué
d'Air France et d'Air France-KLM, prendrait les
rênes d'Air France. Cette organisation pourrait
se mettre en place le 1er janvier 2009.
Alitalia remis en vente, le syndicat de pilotes
prêt à participer
Le délai de grâce touche à sa fin pour Alitalia
: après le retrait de l'offre de la CAI,
formellement réitérée hier soir par le groupe
d'entrepreneurs italiens, la compagnie aérienne
italienne pourrait se voir privée de sa licence
de vol dans deux ou trois jours.
« Le
commissaire extraordinaire doit présenter à
l'Enac [NDLR : l'administration de
l'aviation civile italienne]
un plan avant jeudi pour éviter la révocation ou
la suspension de sa licence de vol »,
a déclaré le président de l'Enac, après sa
rencontre avec le commissaire Fantozzi. Dans le
même temps, ce dernier a publié un appel
d'offres, qui paraît aussi ce matin dans la
presse italienne et le « Financial Times », en
vue de céder
« tout ou
partie des activités de la société »
(....) alors que
« l'unique
offre significative parvenue et sur laquelle
avait commencé la négociation a été retirée ».
Le commissaire Fantozzi précise que les offres
devront lui parvenir avant midi le 30 septembre.
Parallèlement, les pilotes et personnels
navigants commerciaux, qui avaient refusé de
signer l'accord avec CAI et entraîné ainsi le
retrait de l'offre, se sont déclarés prêts à
entrer dans un consortium d'actionnaires. Les
quatre syndicats autonomes (Anpac, UP, Avia et
SDL) se proposent de consacrer le montant de
leurs fonds de pension, soit 340 millions
d'euros à cette participation. Le
« front du non
» a annoncé avoir eu des contacts
« à 360 degrés
» aussi bien avec des sociétés
italiennes qu'avec des compagnies aériennes
étrangères. Et de citer Lufthansa et Air
France-KLM. Cette tentative de recréer un
consortium est aussi une manière de critiquer le
projet mis au point par Intesa Sanpaolo pour la
CAI : « Le
projet CAI est trop petit, donc l'offre est trop
restreinte. Nous voulons donner vie à un projet
plus grand, auquel nous voulons contribuer, ce
qui prouve que nous y croyons à fond »,
a déclaré le président de l'Union des pilotes.
Partie politique à haut risque
Face à cette proposition, les ministres du
gouvernement Berlusconi répètent que le temps
presse et qu'il n'existe pas d'autre offre que
celle de CAI. Il se joue en fait une partie
politique à haut risque : il s'agit pour la
droite de montrer sa détermination à faire céder
les syndicats autonomes, tandis que la gauche se
divise entre ceux qui cherchent une solution
pour la survie de la compagnie et ceux qui
soutiennent les syndicats maximalistes. Pour
l'heure, la seule proposition est celle de la
société suisse AMA, qui a formulé une
manifestation d'intérêt pour l'achat ou la
location de 30 avions, en vue de transporter des
passagers depuis Malpensa (Milan) ou Fiumicino
(Rome) vers les pays d'Europe de l'Est. En
attendant, les Italiens désertent les avions
d'Alitalia, si bien que le prix des billets est
en chute libre. Il faut dire qu'en cas d'arrêt
des opérations, ils ne seront remboursés que si
le vol fait partie d'un package. Les vols secs,
eux, seront à passer par pertes et profits.
Combien vaut la compagnie aérienne SAS ?
Dans un article publié ce matin, le quotidien
financier américain Wall Street Journal se
demande combien coûte actuellement la compagnie
aérienne scandinave SAS. Un exercice a priori
difficile. La compagnie a en effet été durement
frappée ces derniers mois par le ralentissement
économique et la hausse des prix du carburant.
Par ailleurs, la débâcle des marchés financiers
a lourdement impacté la capitalisation boursière
de SAS qui atteint aujourd'hui 1,39 Mds de
dollars. Et pour aggraver encore les choses :
les trois derniers trimestres de la compagnie
sont ressortis dans le rouge.
La finalisation d'une transaction dépend aussi
grandement de l'accord de syndicats, soit 37 au
total, ce qui devrait rendre les négociations
particulièrement complexes. Si la fusion
aboutit, le feu vert devra être donné à la fois
par les gouvernements de Suède, Norvège et
Danemark, qui possèdent une participation de 50%
dans la compagnie. Enfin, relate l'article, se
pose aussi la question des participations de SAS
dans différentes compagnies aériennes : le
transporteur dispose ainsi d'une participation
de 20% dans la compagnie aérienne britannique
British Midland Airways et 47% du capital de
airBaltic. Il possède aussi la compagnie
finlandaise Blue1, la norvégienne Widero et
l'espagnole Spanair.
Pour mémoire, la compagnie a confirmé le 12
septembre dernier qu'elle « évaluait
actuellement différentes possibilités
structurelles pour le groupe et que des
négociations étaient actuellement menées dans ce
sens.
Crash en
Sibérie : 88 morts, dont un Français
Un Boeing-737 de
la compagnie russe Aeroflot s'est écrasé cette nuit
près de Perm. 21 étrangers comptent parmi les
victimes.

Une pièce du fuselage de l'avion qui s'est
écrasé près de Perm, en Russie (AP)
Un
Boeing-737 de la compagnie russe Aeroflot s'est
écrasé dimanche 14 septembre dans le centre de
la Russie, à Perm (Sibérie), causant la mort des
88 personnes qui se trouvaient à bord, dont un
Français, ont annoncé les services de secours.
Le Boeing-737 reliant Moscou à Perm en Sibérie
est tombé dans une zone inhabitée vers 3h40
locales (23h40 GMT samedi) dimanche, alors qu'il
était en phase d'approche sur Perm (1.200 km à
l'est de Moscou), a précisé la porte-parole du
ministère des situations d'urgence, Irina
Andrianova.
Il y avait 82 passagers à bord, dont sept
enfants, et six membres d'équipage, a-t-elle
précisé.
Il n'y a pas de morts à déplorer au sol, selon
la même source, et rien ne permet de penser que
l'accident soit lié à un attentat.
Dans un communiqué, Aaeroflot a indiqué que 21
étrangers, dont un Français, des Allemands et
des Américains, ont trouvé la mort dans
l'accident.
Enquête
Selon le responsable des secours de Perm, Valeri
Tivounov, l'avion s'est écrasé sur une voie de
chemin de fer, à quelques dizaines de mètres
d'un immeuble d'habitations.
La porte-parole de la compagnie Aeroflot Irina
Danenberg a précisé à la télévision russe que
l'appareil se trouvait à 1.100 mètres du sol
quand le contact a été rompu avec la tour de
contrôle.
Les enquêteurs recherchent la cause de
l'accident.
La Russie et les anciennes républiques
soviétiques ont les pires résultats mondiaux en
matière de sécurité aérienne, d'après l'autorité
internationale des transports (IATA).
Des experts ont critiqué le manque de contrôle
public, le mauvais entraînement des pilotes et
les recherches d'économies au détriment de la
sécurité. (avec AP)
Accor lance Al Club
Fidéliser les clients en hôtellerie relève de
l'exploit ! En particulier sur le marché
européen. Qu'à cela ne tienne : Accor y croit et
joue la simplicité. Histoire de séduire
davantage les clients, plus zappeurs que jamais.
A cet effet, le groupe lance - dès le 15
septembre - prochain un nouveau programme de
fidélisation mondial et multimarques. Géré à
100% sur Internet et entièrement gratuit, ce
programme, baptisé « AI Club », est
utilisable dans 2 000 établissements répartis
dans 90 pays. Il concerne les marques de luxe -
Sofitel - ainsi que Pullman, MGallery, Novotel,
Mercure, Suithotel, Ibis et All Seasons.
Concrètement, les dépenses - hébergement,
restauration, minibar... - effectuées dans les
hôtels du groupe génèrent des points
convertibles en chèques cadeaux. Ces chèques
sont utilisables 365 jours par an dans les
adresses du 4ème groupe mondial ainsi qu'auprès
d'un certain nombre de partenaires : Club Med
et Europcar.
«Nous
recherchons d'autres partenaires, notamment une
carte de crédit », a indiqué Gilles
Pélisson, directeur général d'Accor. Et
d'ajouter, «actuellement
en discussion avec le Groupe Lucien Barrière,
celui-ci devrait nous rejoindre au début 2009. »
En attendant, les clients ont d'ores
et déjà la possibilité de convertir leurs points
en miles auprès des compagnies aériennes comme
Air France, KLM, British Airways, Delta
Airlines, Thaï Airways...
Ambitieux, ce programme table sur 5 millions de
porteurs actifs d'ici trois ans. De quoi gagner
quelques points d'occupation supplémentaire au
moment où! la conjoncture économique
s'assombrit. D'autant plus vite que selon le
nombre de nuits effectuées ou le nombre de
points gagnés en douze mois, le client verra son
statut évoluer rapidement. Notons par ailleurs
que ces points sont acquis à vie dès lors que
vous passez une nuit par an dans un hôtel
participant.
Autre information : Accor a créé parallèlement à
ce programme une carte d'abonnement - Accor
Favorite Guest - payante (220 euros) qui offre
des avantages préférentiels aux porteurs.
Alitalia : les syndicats divisés sur le plan de
la dernière chance
Un accord partiel a été trouvé ce week-end entre
les repreneurs et quatre des neuf syndicats
d'Alitalia. Accord immédiatement dénoncé par les
organisations qui n'ont pas pris part aux
négociations.
Alitalia va-t-elle être déclarée définitivement
en faille, ou un accord de la dernière chance
va-t-il enfin émerger des nombreux contacts
menés ce week end entre syndicats, repreneurs et
représentants du gouvernement italien ? Lundi
matin, la question n'était toujours pas tranchée
tant le dossier apparaît toujours
aussi difficile à déminer.
Après la rupture des négociations,
le 12 septembre dernier, entre les responsables
de la future Compagnie aérienne italienne (CAI)
et les syndicats d'Alitalia, c'est le ministre
du travail italien, Maurizio Sacconi, qui, en
convoquant deux réunions samedi dernier, a
permis de renouer les fils du dialogue entre les
industriels repreneurs et quatre des neuf
syndicats représentatifs des personnels
d'Alitalia. Un accord partiel a même pu être
trouvé; ce qui a fait dire au ministre de Silvio
Berlusconi : " L'effort
a été intense mais l'accord représente une
avancée importante pour l'acceptation du plan
industriel".
Reste que l'accord trouvé ne porte que sur le
plan industriel ne dit rien de l'autre grand
sujet de discorde _ les nouveaux contrats de
travail proposés aux personnels repris _ et que
l'accord sur le plan industriel a été
immédiatement dénoncé par les cinq syndicats qui
n'ont pas pris part aux discussions. Bref, lundi
matin, la survie d'Alitalia n'était toujours pas
acquise.
BA
et EasyJet réduisent leurs effectifs
La compagnie aérienne British Airways a confirmé
aujourd'hui par le biais d'un porte-parole qu'un
plan de départs volontaires avait été offert aux
managers du transporteur. La représentante de BA
n'a cependant pas voulu confirmer le chiffre de
1400 - soit 3% de l'ensemble de la force de
travail de BA - qui a circulé aujourd'hui dans
certains médias britanniques. Ces informations
soulignaient que ces licenciements permettraient
à la compagnie d'économiser l'équivalent de 170
millions de livres supplémentaires.
Au même moment, easyJet annonçait qu'entre 50 et
60 postes de direction et d'administration
seraient éliminés au siège de la compagnie à
l'aéroport de Londres-Luton : «
L'industrie
aérienne fait face actuellement à un défi sans
précédent en raison des prix du pétrole élevés.
Nous pensons que l'ensemble du secteur fera face
à un hiver sanglant, avec un nombre de victimes
considérables » a indiqué le
transporteur dans un communiqué.
Dépôt de bilan du troisième voyagiste
britannique
XL Leisure Group annonce l'arrêt de ses
activités. La direction doute de la
possibilité d'un redressement.
Le ralentissement économique rattrape aussi
les entreprises anglaise. Le troisième
voyagiste britannique (derrière les grands
TUI et Thomas Cook) XL Leisure Group a
annoncé ce vendredi via un communiqué
diffusé sur Internet qu'il déposait son
bilan et suspend tous ses vols.
Il y indique précisément que les sociétés du
groupe XL Leisure "se sont placées sous
administration après avoir souffert de la
volatilité des prix du carburant et du
ralentissement économique, et n'ont pas été
en mesure d'obtenir des financements
supplémentaires. Les administrateurs ne
peuvent maintenir l'activité et par
conséquent, tous les vols opérés par les
entreprises (du groupe) ont été
immédiatement annulés.
Et du dépôt de bilan, XL pourrait bien
passer à la liquidation puisqu'il indique :
"pour l'avenir, il est improbable que les
administrateurs soient en mesure de relancer
l'activité. Tous les passagers qui n'ont pas
encore commencé leur voyage feraient mieux
de procéder à des arrangements alternatifs".
XL France survit à sa maison-mère
Alors que XL Leisure Group, troisième
tour-opérateur britannique, a cessé ses
activités vendredi, Laurent Magnin, PDG de
XL Airways France, la filiale française du
groupe, assure que sa compagnie est
indépendante du groupe britannique et
dispose de toutes les ressources pour lui
survivre.
XL leisure Group, troisième tour-opérateur
britannique, a annoncé son placement sous
administration judiciaire et la cessation de
ses activités, vendredi 12 septembre.
Quelques heures après, la filiale française
du groupe, XL Airways France (700 salariés),
et la filiale allemande, ont annoncé leur
acquisition par un nouvel actionnaire, le
fond d'investissement irlandais,
Straumur-Burdaras. Le rachat a pris effet
immédiatement et les plans de vols ne seront
pas modifiés. « Nous avions pris nos
précaution. Nous avons toujours refusé le
transfert en Grande-Bretagne de nos
structures opérationnelles, de notre
maintenance et de nos capitaux. Notre
compagnie est saine et indépendante de la
maison-mère britannique. Nous avons
également une flotte indépendante des
britanniques » assure Laurent Magnin, PDG
d'XL France. La compagnie française dispose
actuellement d'une trésorerie de 20 M€, et
annoncera au 31 octobre des résultats
bénéficiaires. La compagnie a réalisé cette
année un chiffre d'affaires de 250 M€ et de
295M€, en incluant les activités de
tour-operating. A titre de comparaison, la
compagnie réalisait un chiffre d'affaires de
170 M€, il y a deux ans, lorsqu'elle
s'appelait encore Star Airlines.
« Nous avons un modèle économique différent
des Britanniques. Nous travaillons à 90%
avec des tour-opérateurs, externes au
groupe, comme Thomas Cook, Look Voyages,
Vacances Transat, Marsans, Nouvelles
Frontières. Nous sommes donc moins exposés
au risque du marché, car nous avons une
grande souplesse dans l'utilisation de notre
flotte. Au contraire, en Grande-Bretagne, XL
Group avait une structure verticale. Il
commercialisait ses vols via ses propres TO
et en B to C essentiellement. Lorsque ses TO
se sont trouvés en difficulté sur certains
axes, notamment en raison des hausses
carburant, ils n'ont pas pu réduire leurs
plans de vols, car c'étaient leurs propres
avions. C'est l'activité tour-operating qui
a contribué à déstabiliser le groupe »
explique Laurent Magnin. XL Airways Group a
également été victime de l'échec de son plan
de Management Buy Out (MBO) sur trois ans.
Ce processus de rachat de l'entreprise par
ses dirigeants a échoué, en raison de la
frilosité des investisseurs.
Northwest Airlines tombe dans le rouge
Northwest Airlines est la dernière compagnie
aérienne américaine en date à publier des pertes
au cours du second trimestre de son exercice. La
compagnie aérienne, qui a l'intention de
fusionner avec Delta Airlines d'ici la fin de
cette année, a accusé une perte nette de 377
millions de dollars comparé à un gain de 2,15
Mds de dollars à la même période l'année
dernière. Son résultat d'exploitation est en
revanche ressorti en hausse de 12% à 3,58 Mds de
dollars.
Le 10 juillet dernier, Northwest Airlines avait
déjà annoncé son intention de supprimer 2.500
emplois afin de faire face à la hausse des prix
du carburant. Toutes les formes de départs,
volontaires ou non devaient être explorées par
la compagnie aérienne. Northwest avait également
annoncé la mise en place! de nouvelles
surfacturations, une décision faisant suite à
l'annonce le mois dernier de sa volonté de
réduire de 8,5% à 9,5% ses capacités sur ses
vols intérieurs.
La baisse des prix du
pétrole dope l’action des compagnies aériennes
Le recul sensible du prix du carburant durant
ces deux dernières semaines est une bonne
nouvelle pour les compagnies aériennes : après
avoir atteint 148 dollars, le prix du baril
flirte actuellement avec les 129 dollars. Selon
une note publiée ce matin par le courtier
britannique Collins Stewart, le point de
rentabilité est atteint pour les compagnies
aériennes dès lors que le prix du pétrole se
trouve entre 120 et 125 dollars. «S'il
redescend à 100 dollars, et conformément à nos
pronostics techniques, les principaux opérateurs
du secteur renoueront avec la rentabilité et,
avec l'aide des réductions de capacité, ils
pourront même engranger quelques retours....Et
cela, avant même que le second critère de
rentabilité rentre en ligne de compte - le cycle
économique - qui est clairement entrain de
décliner » peut-on lire dans cette
note. Le recul des prix du carburant a
également un impact non négligeable sur le prix
de l'action de ces compagnies aériennes : « Si
le prix du pétrole continue de baisser, le
montant des actions des compagnies aériennes va
en bénéficier. Si l'on s'en tient aux
couvertures carburant et aux sensibilités de
chacun, Ryanair serait la plus favorablement
impactée, suivie par Aer Lingus et Iberia, puis
British Airways et easyJet ».
Le gouvernement veut attirer les low cost. en
France
Hervé
Novelli, secrétaire d’État au Tourisme, vient de
recevoir les conclusions d’un rapport qui
préconise l'augmentation des dessertes low cost.
en France pour développer le tourisme hexagonal.
La principale conclusion de ce rapport réalisé
par l'Odit France, est que la France a besoin
des "deux types de dessertes aériennes,
traditionnelle et low cost., pour profiter de
tout le potentiel de la demande mondiale".
D'autant que "les revenus des clients aériens
sont élevés, supérieurs à 3.500 euros en moyenne
(revenus mensuels nets des ménages)". Selon l'Expansion.com,
la part des compagnies à bas coûts dans
l'activité des aéroports français n'a été que de
15,7% l’an dernier, alors qu’elle représente
environ un quart des vols réguliers en Europe.
Pour attirer les compagnies à bas coûts, le
gouvernement veut donc s'attaquer au niveau trop
élevé des taxes aéroportuaires par "la maîtrise
des coûts de traitement au sol". Le journal
économique précise en outre que selon "les
calculs de Ryan air, les charges pour un billet
de 44 euros sont de 25 euros sur un aéroport
français, contre 7 euros sur l'ensemble de son
réseau". Autres freins, toujours selon ce
rapport : le monopole d'Air France et le manque
de slots. L'analyse est pertinente, reste à voir
la mise en oeuvre.
La France a besoin de compagnies traditionnelles
et de low cost.
La France a autant besoin de dessertes
traditionnelles que de
low cost., «au
risque de ne pas profiter de tout le potentiel
de la demande mondiale». C'est en
substance l'une des conclusions à laquelle a
abouti ODIT France dans un rapport consacré au
transport aérien et au développement touristique
et commandé par le secrétariat d'état au
tourisme. Selon cette étude, l'impact économique
des deux types de compagnies sur les territoires
- en-dehors de l'Île-de-France- se répartit avec
un chiffre global minimum de 9 à 10 milliards
d'euros de retombées directes, indirectes et
induites, ce qui, selon ODIT France, représente
100 000 emplois.
L'étude recommande à la France de renforcer
toutes les catégories de dessertes.
« Compte!
tenu de son offre,
elle a besoin de l'accès long
courrier en profitant de liaisons fréquentes
vers les principaux hubs européens
(Paris, Londres, Amsterdam,
Francfort), sans lesquels seule Paris
profiterait de la croissance des pays émergents.
C'est le rôle d'Air France et des autres grandes
compagnies internationales » souligne
ainsi un communiqué du secrétariat au tourisme.
« Tout
autant, nos territoires qui sont dans la
compétition européenne, doivent être desservis
de la même façon que les territoires concurrents
en Europe. Pour être attractifs aux compagnies
et aux low cost. en particulier, les coûts de
touchée sont le facteur clé. Et surtout, le
territoire doit avoir ou développer une offre
compatible avec les attentes des touristes
aériens».
L'étude signa! le aussi que les revenus des
clients aériens des deux types de compagnie sont
élevés, supérieurs à 3500 euros en moyenne -
revenus mensuels nets des ménages - avec un
différentiel de 10 à 20% entre les clients des
deux types de compagnies, allant même jusqu'à
38% à Nice. Enfin, l'offre touristique et sa
diversification doivent, selon l'étude, faire
l'objet de développement prioritaire pour rendre
les territoires attractifs à la clientèle et
donc aux compagnies aériennes.
AIR
FRANCE -KLM va réduire la voilure cet hiver...!
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