Derniers articles de presse

 

 

 

       

 

 

 

 

          

       Revue de presse

 

 

 

 

10 NOV 2008

Air France-KLM : trafic passagers en hausse de 9% en octobre

Le groupe franco-néerlandais Air France-KLM a enregistré une hausse de 9% de son trafic passagers (passager kilomètre transporté) pour une offre en augmentation de 8% en octobre, a-t-il annoncé lundi dans un communiqué.
Le coefficient d'occupation s'établit en hausse de 0,7 point, à 81,3%, précise le groupe, qui a transporté en octobre 6,6 millions de passagers (+5,7%)

 

Air France va imposer 50 euros de plus pour les meilleures places en classe éco

Air France a décidé d'instaurer un supplément de 50 euros en classe économique pour les sièges situés près des issues de secours des avions, plus confortables, sur les vols longs courriers, selon une information recueillie par l'AFP auprès d'un porte-parole de la compagnie.

La compagnie aérienne française a déjà mis en place cette mesure sur ses vols à destination de l'Amérique du Nord et du Canada depuis la mi-septembre, a précisé la porte-parole, confirmant une information du Parisien. Elle sera étendue « au fil des mois » aux autres destinations longue distance.

Les passagers qui effectuent leurs achats sur internet auront la possibilité, à raison d'un supplément de 50 euros par personne, de réserver un siège en classe économique situé près d'une issue de secours, qui dispose "d'un plus grand confort", a expliqué la porte-parole.

Un avion dispose de six places de ce type en moyenne en classe économique. Le supplément ne s'appliquera pas aux passagers disposant des cartes de fidélité Flying Blue et Gold Platinum, selon la porte-parole.

 

BA prévoit un léger bénéfice d’exploitation pour 2008-2009

BA fait moins pire que prévu. La compagnie aérienne  britannique a en effet publié aujourd'hui une perte nette de 42 millions de livres (53 millions d'euros) au premier semestre clos au 30 septembre contre 493 millions de livres de bénéfice (605 millions d'euros) au premier semestre 2007, pour un chiffre d'affaires en hausse de 6,4%, à 4,75 milliards de livres. Les analystes avaient tablé sur un chiffre d'affaires  de 4,574 milliards de livres d'où la progression de l'action BA à la bourse de Londres aujourd'hui qui prenait plus de 13% à la mi-journée.

Forte de cette performance, la compagnie, qui visait l'équilibre opérationnel pour l'exercice en cours clos fin mars, table désormais sur un léger bénéfice d'exploitation.  BA a également revu à la hausse (de +3%! à +4% "au moins"), sa prévision de chiffre d'affaires pour cet exercice.

A l'image de ses paires, la compagnie aérienne envisage une réduction de capacité à hauteur d'1%  sur son programme estival, « sans pour autant compromettre son réseau ». Cette initiative va également s'accompagner d'une révision à la baisse des capitaux d'investissement de la compagnie : de 650 millions de livres prévus initialement, ce montant doit désormais atteindre 550 millions de livres. Enfin, BA a maintenu son estimation de dépenses carburant inchangée à 3 Mds de livres pour la totalité de l'exercice en cours, et cela malgré la baisse des cours du pétrole.

 

Plombée par de mauvais trimestriels, Air Canada va encore réduire sa capacité

Mauvais troisième trimestre pour Air Canada. La compagnie aérienne a publié une perte nette de 132 millions de dollars canadiens (110 millions de dollars américains) alors que le groupe avait publié un bénéfice de 273 millions de dollars une année auparavant. Les raisons invoquées sont de deux ordres : la compagnie a ainsi été plombée par une perte nette hors trésorerie de 93 millions de dollars  canadiens liées à ses contrats de couverture carburant et une perte nette de 87 millions de dollars liés aux effets de change. Même son bénéfice d'exploitation ressort divisé par trois en une année à 112 millions de dollars.

Conséquence de ces mauvais trimestriels, la compagnie aérienne a revu à la baisse ses prévisions de capacité : celle-ci devrait baisser de 1%! à 1,5% par rapport à 2007 et de 7 à 8% sur le seul quatrième trimestre. Cette tendance devrait également se poursuivre en 2009, avec une réduction attendue de l'ordre de 7 à 8% au premier trimestre comparé au premier trimestre 2008.

 

Les factures pleuvent sur le passager aérien

Claironnant leur différence face aux compagnies à bas coûts qui surfacturent le moindre service additionnel mais adoptant, parfois en catimini, certaines des pratiques en vigueur chez les « low cost », les compagnies aériennes traditionnelles multiplient des initiatives visant à faire passer le consommateur à la caisse pour un oui ou pour un non. Dernier exemple en date : Air France a confirmé vendredi une information de la chaîne de télévision France 2 selon laquelle, depuis septembre et sur ses vols transatlantiques, les passagers en classe économique qui veulent réserver des sièges proches des issues de secours - ceux qui permettent aux grands d'étendre leurs jambes - paient leur trajet 50 euros de plus.

Jusqu'à présent, la règle était plutôt d'attribuer les meilleurs sièges à ceux ayant réservé les premiers mais ce ne sera bientôt plus qu'un souvenir : une porte-parole d'Air France a indiqué vendredi à l'AFP que cette surfacturation sera étendue « au fil des mois » aux autres destinations long-courriers.

Quelques jours avant cette révélation, la compagnie française, qui s'enorgueillit dans ses publicités de « faire du ciel le plus bel endroit de la terre », et sa consoeur néerlandaise KLM avaient décidé que les détenteurs de la carte de fidélité Ivory du programme Flying Blue devront, à partir d'avril 2009, voyager au moins une fois tous les vingt mois - contre trente-six mois auparavant - s'ils veulent prolonger la durée de vie de leurs miles accumulés. Soit seize mois effacés d'un coup dans le but d'alléger le passif du bilan, qui comptait sur le dernier exercice fiscal pour près de 2,3 milliards d'euros de billets émis et non utilisés.

Des prix « de plus en plus opaques »

Certes, les compagnies traditionnelles, qui répercutaient déjà les surcharges carburants sans états d'âme, n'ont pas encore osé imiter la « low cost » easyJet, qui débite carrément 7,5 euros supplémentaires pour tout paiement par carte de crédit autre que Carte Bleue et Visa Electron alors qu'elle n'accepte ni les chèques ni les espèces. Ou son homologue américaine JetBlue qui vend 7 dollars l'oreiller de voyage. Mais pour le reste... L'été dernier, la plupart des grands transporteurs américains ont introduit des surcharges de 15 à 20 dollars pour le second bagage enregistré sur un vol domestique, certains faisant même payer le premier. US Airways a annoncé que le verre d'eau serait facturé 2 dollars et le café 1 dollar. La palme revient à United Airlines, qui entendait facturer 9 dollars le repas et 6 dollars le snack sur ses vols transatlantiques en classe économique à partir du 1er octobre avant de faire machine arrière devant le tollé.

Président de la commission air au Syndicat national des agences de voyages (Snav), Jean-Pierre Mas s'insurge contre cette stratégie consistant à transférer le maximum de coûts sur le client. « Plus il y a de suppléments, moins il y a de lisibilité des prix pour les passagers et plus c'est nocif, dit-il. En rendant leurs prix de plus en plus opaques, les compagnies provoquent l'hostilité des passagers. »

7 NOV 2008

 La question de l'âge de la retraite aiguise les craintes pour l'emploi chez Air France

Les syndicats de personnels de cabine ont reporté leur menace de grève à début décembre, afin de protester contre un projet de loi visant à reculer de 55 à 65 ans l'âge de cessation d'activité.

L'épineuse question de l'âge de départ à la retraite des personnels navigants des compagnies aériennes ne perturbera pas les vols. Du moins pas dans l'immédiat. Les huit syndicats de navigants d'Air France qui avaient appelé à la grève pour cette semaine (CFDT, CFTC, FO, SNPNC, SUD aérien, CGT, Unac et Unsa) ont décidé samedi de reporter le mouvement aux 5, 6, 7, 8 et 9 décembre. Les organisations seront reçues aujourd'hui au ministère des Transports.

A l'origine du conflit, un amendement adopté tard vendredi soir par l'ensemble des députés sur proposition de la commission des Affaires sociales dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), et qui propose de reculer à 65 ans l'âge de cessation d'activité pour les pilotes et les personnels de cabine, au lieu de 60 ans pour les premiers et 55 ans pour les seconds. Présentée comme une simple possibilité offerte aux salariés qui en feraient le choix, cette mesure pourrait entrer en vigueur dès janvier 2009 !

Même si la menace de grève s'éloigne pour le moment, les organisations syndicales ne désarment pas sur ce dossier, qui suscite non seulement l'opposition de tous les syndicats de navigants (à l'exception de deux associations très minoritaires), mais aussi celle, plus feutrée, de la direction. Les représentants des salariés veulent « mettre la pression sur les sénateurs », qui doivent désormais se prononcer sur l'amendement, et sur la commission mixte paritaire Sénat-Assemblée nationale, qui aura lieu fin novembre. D'autre part, le principal syndicat des pilotes (SNPL) n'a pas encore précisé la suite qu'il comptait donner à son propre appel à la grève dans toutes les compagnies aériennes du 14 au 17 novembre.

Tarissement de l'embauche

Outre l'argument habituel de la sécurité des vols, le recul de l'âge de la retraite suscite des craintes pour l'emploi, déjà menacé par la dégradation de la situation économique. Comme l'ont récemment souligné des responsables d'Air France, lors du dernier comité d'entreprise, le recul de l'âge de la retraite de 60,5 à 62 ans ferait passer la capacité d'embauche annuelle de la compagnie de 1.500 personnes à 250. Un passage à 65 ans se traduirait donc par un tarissement de l'embauche. Et ce alors que la compagnie a déjà revu à la baisse ses prévisions de recrutement sur trois ans, ce qui devrait se traduire par une diminution des effectifs d'ici à 2011. Le maintien en poste des plus de 60 ans serait également un frein pour la réduction des coûts, alors que la compagnie prévoit d'économiser 400 millions d'euros par an. Et ce serait aussi un frein pour la carrière des navigants, dont l'avancement se fait essentiellement à l'ancienneté. Autant de sources potentielles de tension sociale que personne ne semble vouloir risquer. D'autant que, contrairement à d'autres régimes spéciaux, la caisse de retraite des navigants, récemment réformée, est financièrement équilibrée.

Aérien : le plan d'économie d'Air France inquiète l'Union des aéroports français

Selon l'UAF, nombre de villes, tant en province que dans les départements et territoires d'outre-mer, vont faire les frais des mesures d'économie annoncées par la compagnie pour la saison d'hiver.  

Le trafic aérien français a enregistré son premier déclin mensuel depuis 2003, avec une baisse de 3% en septembre comparé au même mois de l'an passé, rappelle mardi dans un communiqué l'Union des Aéroports Français (UAF).

L'UAF qui regroupe 126 membres qui exploitent près de 154 aéroports en France métropolitaine et outre mer _ soit la totalité du trafic commercial français _ souligne que, pour la saison d'hiver, des allègements de fréquences et suppressions de lignes sont maintenant annoncés, notamment par la compagnie Air France, au départ d'aéroports régionaux (notamment sur Roissy Charles de Gaulle).

" Si l'on peut comprendre une décision d'entreprise du groupe Air France en raison de la

rentabilité d'une liaison, regrette cependant qu'aucune autre compagnie française ne se montre susceptible de reprendre l'exploitation de certaines de ces lignes délaissées, qui pourraient pourtant s'avérer rentables ", souligne-t-elle.

Chez Air France -KLM, nul ne contestera la réalité d'une telle réduction de la voilure. En effet, pénalisée comme toutes les autres compagnies aériennes, par le recul du trafic aérien tant sur les vols domestiques qu'à l'international, Air France-KLM ne pense plus pouvoir atteindre son objectif de 1 milliards d'euros de résultats d'exploitation pour l'exercice 2008-2009.

Mais pour l'UAF, la desserte des régions de France, qui participe de l'esprit de l'aménagement du territoire, " doit demeurer une préoccupation, pour ne pas dire une priorité " afin de " relier certaines régions françaises qui ne le sont pas, ou qui ne le sont plus, au reste du monde ".

 

 

Ryan air voit ses bénéfices semestriels fondre de 47%

L'absence de politique de couverture carburant a pénalisé la compagnie aérienne irlandaise à bas coûts au cours du premier semestre de son exercice 2008-2009. Ryan air a fait état aujourd'hui d'une baisse de 47% de son bénéfice semestriel à 214,6 millions d'euros tandis que son CA progressait sur la même période de 6,5% à 1,811 Mds d'euros. Malgré cette large diminution des profits, la compagnie maintient un objectif de résultat stable pour l'ensemble de l'exercice 2008-2009, estimant que la baisse des tarifs au second semestre estimés entre 15 et 20% devrait être compensée par celles des coûts du carburant. « Si les prix pétroliers restent approximativement à 80 dollars le baril l'an prochain, nos bénéfices rebondiront fortement », a expliqué  le directeur général de la compagnie aérienne irlandaise, Michael O'Leary, dans un communiqué.

La compagnie envisage d'ajouter 33 nouveaux appareils à sa flotte dans les six à sept prochains mois, l'objectif étant d'atteindre les 67-68 millions de passagers l'an prochain, soit une hausse de 8-10 millions par rapport à cette année.

Ryan air espère aussi se placer au rang des bénéficiaires de la récession qui se profile en Europe. « Chaque fois qu'il y a récession - et il va y avoir une récession importante en Europe -, Ryan air croît plus rapidement et devient plus profitable", dit-il. "La demande pour des vols moins chers va augmenter, y compris auprès des hommes d'affaires qui représentent déjà 45 % de la clientèle » estimait Michael O&! #39;Leary dans un entretien paru aujourd'hui dans le magazine allemand «  Tagesspielgel ».

 

… et réitère son projet de lancement d’une compagnie transatlantique

Michael O'Leary a profité de la publication des résultats semestriels de Ryan air pour confirmer son intention de lancer au cours des deux à trois prochaines années une compagnie transatlantique en direction des États-unis. Il a souligné, qu'un tel lancement, qui se ferait éventuellement via une compagnie séparée de laquelle Ryan air serait actionnaire, nécessiterait l'acquisition de 50 à 60 avions long-courriers à bas prix.  Dans le cas où le lancement pourrait se faire, il ne serait effectif qu'environ douze à dix-huit mois après l'acquisition des appareils, soit d'ici à deux ou trois ans au plus tôt, selon lui.
Michael O'Leary a estimé que quatre ou cinq appareils pourraient voler depuis huit à dix des bases existantes de Ryan air à travers l'Europe, comme Londres, Dublin, Rome! et Francfort, vers à peu près le même nombre de grandes villes américaines, à des prix pouvant s'échelonner de 10 euros le trajet à environ 1500 euros pour la classe affaires. Le directeur général a reconnu que le trafic ne pourrait se faire que vers des « aéroports secondaires » américains. A New York par exemple, il a observé que l'aéroport new-yorkais "JKF n'a pas besoin" de Ryan air, mais il n'a pas exclu une base à Newark.

 

Alitalia sauvée de la faillite

Il s'en est fallu de peu pour que la compagnie aérienne italienne se déclare en faillite. A quelques heures de l'ultimatum vendredi soir, la Compagnie aérienne italienne (Cai), consortium réunissant un certain nombre de grands patrons italiens, a finalement annoncé qu'elle avait décidé de présenter son offre définitive de reprise, malgré le blocage de certains syndicats. La Cai a également confirmé qu'elle était prête à investir un milliard d'euros pour relancer la compagnie en grande difficulté. Mais elle a tout de même répété que son offre restait « conditionnée à une décision » de la Commission européenne qui doit encore décider si le prêt relais de 300 millions d'euros accordé par le gouvernement à Alitalia est ou non une aide d'État illégale.

Le consortium d'investisseurs doit également encore décider d'une alliance avec une compagnie étrangère, Air France et Lufthansa étant favorites.

 

Première baisse du nombre de passagers aériens depuis 2003

Les dernières statistiques publiées par l'association internationale du transport aérien ce matin sont alarmantes. En septembre, le trafic aurait ainsi baissé de 2,9% sur une année, soit le premier recul depuis 2003, date de l'épidémie de SARS - pneumonie atypique.  Les résultats pour le fret sont encore plus inquiétants, avec une baisse de 7,7% sur une année. « La détérioration du trafic est particulièrement rapide et étendue », a ainsi commenté par voie de communiqué le directeur de l'IATA, Giovanni Bisignani. « Même la bonne nouvelle de la réduction de moitié du prix du pétrole depuis le pic de juillet ne suffit pas à contrebalancer la chute de la demande », a-t-il ajouté. Face à cette détérioration, l'organisme envisage la possibilité de réviser une nouvelle fois à la baisse ses prévisions de résultats pour les compagnies aériennes dans le monde : jusqu'à présent, ses pronostics tablaient sur des pertes de 5,2 Mds de dollars cette année.

 

Air-France-KLM lance un avertissement sur résultat

Air-France-KLM n'échappe pas au ralentissement économique. Dans un communiqué publié ce matin, le groupe a lancé un avertissement sur ses résultats : Air-France-KLM indique ainsi, que compte tenu de la conjoncture, il lui sera difficile d'atteindre son objectif de résultat d'exploitation d'un milliard d'euros pour l'exercice en cours. « Néanmoins », poursuit la compagnie aérienne, « ce résultat devrait rester largement positif si les conditions actuelles de marché ne se dégradent pas davantage ».
Pour affronter ces difficultés, le transporteur a décidé  de mettre en place un nouveau plan d'économies supplémentaires « dont les premières estimations s'élèvent entre 700 et 800 millions d'économies complémentaires cumulées à horizon 2011-12 et entre 1,1 et 1,2 milliards en 2013-14 ». Le groupe a également décidé de limiter l'augmentation de ses capacités entre 1% et 2% à l'hiver 2008 et à l'été 2009. « En ce qui concerne les années ultérieures »,  le transporteur franco-néerlandais indique qu'il « adaptera l'évolution de son offre en fonction des conditions de marché ».

 

Air France a le feu vert des Britanniques pour la reprise de VLM Airlines

L’autorité de la concurrence au Royaume-Uni (OFT) vient d’annoncer qu’il autorisait l’acquisition de la compagnie VLM Airlines par le groupe Air France-KLM.

VLM Airlines était auparavant une filiale de la société néerlandaise Panta Holdings B.V. VLM Airlines est un des principaux transporteurs régionaux européens. Sa clientèle voyage essentiellement pour affaires. La compagnie exploite à l’heure actuelle une flotte de Fokker 50, essentiellement au départ de son hub de London City. Le feu vert de l’OFT ouvre la perspective d’une coopération étroite entre VLM Airlines et le transporteur régional City Jet, filiale à 100 % d’Air France et qui opère déjà à London City.

 

Sévères turbulences en vue pour les compagnies aériennes

Air France-KLM confirme qu’elle ne tiendra pas ses objectifs. Après un très mauvais mois de septembre, c’est tout le secteur qui s’enfonce dans la crise.

Il n’y aura pas de miracle. La crise mondiale entraînant une diminution des échanges, il fallait s’attendre à ce que, tôt ou tard, les compagnies aériennes tirent la sonnette d’alarme. Le fret a été touché dès septembre. Mais la morosité gagne maintenant le transport de passagers malgré la baisse des prix du kérosène et du baril de pétrole qui a apporté un ballon d’oxygène.

Air France-KLM, dont l’activité cargo a baissé de 12 % en septembre, rencontre les premières turbulences dans son activité passagers. La compagnie a précisé vendredi que, « compte tenu de la conjoncture économique », il lui serait « très difficile » d’atteindre ses prévisions de résultat. Elle a confirmé qu’elle allait « mettre en œuvre un plan d’économies supplémentaires » et « réduire son plan d’investissement ». Son objectif est d’économiser 700 à 800 millions d’euros d’ici à 2011 et 1,1 milliard d’euros d’ici à 2013. La sérénité reste néanmoins de mise chez Air France-KLM, car il y a plus mal loti. Plusieurs compagnies américaines en sont à immobiliser des appareils et à supprimer des emplois.

 

Nouvelles faillites

Les perspectives pour le secteur, à l’échelle mondiale, ne sont pas vraiment pas bonnes. « La détérioration du trafic est particulièrement rapide et étendue, s’est alarmé Giovanni Bisignani, directeur de l’Association internationale du transport aérien (IATA) qui réunit toutes les grandes compagnies. C’est la première fois que nous avons une récession de cette taille, mondiale. » L’association, qui prévoyait déjà des pertes de 5,2 milliards de dollars cette année pour le transport aérien, n’exclut pas de se montrer plus pessimiste encore.

Le trafic de passagers a baissé de 2,9 % en septembre, une première depuis l’épidémie de pneumonie atypique (sras) en 2003. En septembre, touristes et hommes d’affaires ont boudé l’avion dans toutes les régions du monde, sauf en Amérique latine. La contraction brutale du commerce mondial a particulièrement touché la région Asie Pacifique, avec une dégringolade de 6,8 % du trafic passagers. L’Europe et l’Amérique du Nord souffrent également, mais dans une moindre mesure.

Pour le trafic international cargo, le recul de septembre est encore plus marqué que celui des passagers : - 7,7 %. C’est sa pire chute depuis 2001, année de l’éclatement de la bulle Internet et des attentats du 11 Septembre. Là encore, l’Asie Pacifique tire les chiffres vers le bas avec un plongeon de 10,6 %.

Du coup, de nouvelles faillites de compagnies aériennes pourraient être annoncées. L’IATA rappelle ainsi que 30 compagnies aériennes ont déjà fait faillite sur les neuf premiers mois de l’année et que 20 autres sont dans une « situation préoccupante ». Ces turbulences pourraient donner un nouveau coup d’accélérateur au mouvement de concentration déjà engagé dans le secteur.

 

Ryan air annonce la fermeture de sa base de Valence en Espagne

Ryan air claque la porte à Valence. La compagnie aérienne irlandaise à bas coûts a en effet annoncé aujourd'hui par voie de communiqué sa décision de fermer sa base de Valence en Espagne suite à un différend avec les autorités régionales.  La compagnie a regretté dans un communiqué l'attitude des autorités régionales de Valence, qui refusent selon la compagnie irlandaise, de promouvoir ses services, alors qu'elles le feraient pour d'autres compagnies aériennes apportant pourtant beaucoup moins de trafic à la région. Ryan air a rappelé qu'elle avait prévu que cette base accueille autour de 1,5 million de passagers cette année, soit le quart du trafic total de l'aéroport de Valence.

 

British Airways : 1/3 des cadres ont accepté le plan de départs volontaires


450 cadres ont finalement accepté le plan de départs volontaires offert par la compagnie aérienne britannique British Airways. Cette proposition avait été ouverte à 1400  cadres  il y a deux semaines et les départs sont attendus pour la fin de l'année. Selon un porte-parole qui se confiait à l'agence de presse Dow Jones, ce chiffre est conforme aux attentes de la compagnie aérienne mais la direction du transporteur doit encore évaluer le montant des économies de coûts générées par cette initiative. BA a décidé de proposer ce plan  afin de réduire ses coûts dans un environnement économique difficile. Selon le transporteur, sa masse salariale constitue à l'heure actuelle son deuxième poste de coûts, après les frais en carburant.

 

Alitalia: les repreneurs étendent leur offre jusqu'à fin octobre

La validité de l'offre de reprise des activités de transport de passagers d'Alitalia par les grands patrons italiens est prolongée jusqu'au 31 octobre. C'est en effet ce qu'a annoncé aujourd'hui l'alliance des repreneurs réunis sous l'égide de la Compagnie aérienne italienne (CAI), qui avait auparavant fixé une date limite au 15 octobre. 

Le 28 octobre prochain, les actionnaires de la Cai doivent donc se retrouver pour une assemblée générale afin de changer les statuts de la société et approuver l'augmentation de son capital afin qu'elle puisse procéder au rachat d'Alitalia. La Cai déposera ensuite une offre formelle de reprise auprès du commissaire extraordinaire chargé de gérer la compagnie.

 

Air France remanie sa desserte transatlantique au départ de Londres

La crise financière et économique n'en finit pas de peser sur les compagnies aériennes. Dernière annonce en date : Air France a annoncé aujourd'hui l'interruption de sa desserte Los Angeles au départ de Londres Heathrow à compter du programme d'hiver 2008-2009. « Les ressources ainsi dégagées (avions, slots) permettront de renforcer la ligne Londres Heathrow-New York JFK, dont la fréquence des vols passera de deux à trois quotidiens à l'été 2009, deux étant exploités par Delta et un par Air France » annonce la compagnie dans un communiqué publié aujourd'hui.

 

Iberia monte à 7,3% dans le capital de British Airways

Iberia et British Airways ont fait aujourd'hui un pas supplémentaire vers leur fusion. La compagnie espagnole a en effet déclaré avoir porté à 7,3% sa participation dans sa concurrente British Airways.  Annoncé fin juillet, le projet de rapprochement entre les deux compagnies devrait néanmoins prendre plus de temps que prévu en raison des turbulences actuelles constatées par le secteur du transport aérien, selon des propos tenus en début de semaine par Willie Walsh, directeur général de BA. Il n'empêche : cette fusion devrait permettre de produire à terme de larges économies d'échelle. Une étude citée par les syndicats de pilotes espagnols - SE LA - et britanniques - Balpa - évalue à 792 millions d'euros les économies annuelles réalisées à partir de 2014. La première année suivant la fusion, en 2010, les économies obtenues seraient deux fois moindres, à 415 millions d'euros.

 

Lufthansa confirme ses prévisions pour 2008

La Lufthansa confirme sa prévision de stabilité de son bénéfice d'exploitation sur l'exercice 2008.
Le groupe a ajouté qu'il n'estimait pas nécessaire de prendre de nouvelles mesures de réduction des coûts.
Le titre Lufthansa perdait 3% en milieu de journée, une baisse cependant moins marquée que celle de l'indice Dax de la Bourse de Francfort (-4,3%).

 

 

Ryanair réitère son désir de lancer une compagnie transatlantique

Qui a dit que le crédit crunch était mauvais pour les affaires ? Sans doute pas Michael O'Leary. Le tempétueux directeur général de la compagnie aérienne irlandaise Ryanair a réitéré aujourd'hui au quotidien britannique Daily Mail  son souhait de lancer une compagnie aérienne transatlantique offrant des tarifs à partir de 10 livres.  A l'occasion d'une intervention à la Chambre de Commerce de Londres, le transporteur a indiqué qu'il envisageait de créer une compagnie à bas coûts spécialisée dans le long-courrier, une opportunité rendue possible par la vague de faillites des compagnies aériennes rendant ainsi la flotte moins chère.  
Selon les projets initiaux, cette nouvelle compagnie devrait voler à destination d'un certains nombre d'aéroports amé! ricains en partance de Londres-Stansted et Prestwick.  Sans préciser une date de lancement possible, l'opérateur a néanmoins prévenu que ce ne serait pas long.  Se livrant au petit jeu des prévisions, le directeur général a également laissé entendre que deux compagnies aériennes européennes supplémentaires disparaîtraient d'ici la fin de l'année  tandis que la crise financière devrait durer au moins cinq ans.

 

Les pilotes d’United exigent une réduction des émoluments de leur directeur général

Le syndicat des pilotes de la compagnie aérienne américaine United Airlines a demandé au conseil d'administration du transporteur United Airlines de procéder à une réduction des émoluments de Glenn Tilton, directeur général de la compagnie. Motif : à une période où la plupart des salariés se serrent la ceinture, l'ALPA estime légitime que le patron de la compagnie se montre solidaire de ses salariés.
Car, selon l'ALPA, Glenn Tilton serait actuellement le patron d'une compagnie aérienne américaine le mieux payé, avec un package global - salaires, bonus et participations compris- atteignant 10,3 millions de dollars par an. A titre de comparaison, le directeur d'American Airlines ne gagne « que » 4,6 millions de dollars, celui de Southwest 1,3 millions tandis que le CEO de JetBlue empoche 514&! nbsp;000 dollars par an. « Les syndicats de pilotes pensent qu'il n'existe aucune raison pour que le plus mauvais patron d'une compagnie aérienne soit le plus récompensé. United Airlines a perdu plus d'argent cette année que près de la moitié de ses concurrentes américaines réunies » estime le syndicat dans un communiqué.

 

Alitalia : après l'accord syndical, l'épreuve de l'Europe

A quelques heures à peine de la fin du délai prévu par l'Enac, l'autorité italienne de l'aviation civile, pour suspendre la licence de vol d'Alitalia, les signatures des neuf syndicats concernés ont enfin été apposées au bas de l'accord avec la Compagnie aérienne italienne (CAI). Hier vers 14 heures, les représentants de Avia (personnel navigant commercial) et de SDL (personnel à terre) ont en effet accepté l'accord. Pour la plus grande satisfaction du chef du gouvernement, Silvio Berlusconi. Les représentants des hôtesses et stewards ont cependant souligné qu'il y aurait encore un référendum auprès de leurs mandants, et que le licenciement de 1.500 d'entre eux était « un prix très élevé à payer».

La CAI, fondée par une quinzaine de chefs d'entreprise italiens emmenés par Roberto Colaninno, va devoir désormais accélérer le processus afin d'appliquer son plan de reprise des actifs d'Alitalia et d'Air One. Les actionnaires de CAI devraient, pour ce faire, se réunir d'ici à quelques jours. Objectif : faire démarrer la nouvelle compagnie dès le 1er novembre. Parallèlement, le dossier doit obtenir sa licence de vol de l'Enac et le feu vert de Bruxelles. Deux commissaires sont impliqués : celui des Transports, Antonio Tajani, et celui de la Concurrence, Nelly Kroos. L'Union européenne pose trois conditions pour que le sauvetage ne soit pas assimilé à une aide d'Etat : il doit y avoir discontinuité de l'entreprise, transparence et vente des actifs au prix du marché. Si Bruxelles ne reconnaissait pas la discontinuité entre les deux sociétés, la CAI devrait reprendre les dettes d'Alitalia. Elle ne pourrait en outre bénéficier des aides prévues par l'Etat en cas d'embauche de personnes relevant de la Caisse d'intégration pour la reprise des 12.500 salariés qu'elle compte engager.

C'est également à la CAI qu'incombera de choisir un partenaire international, comme l'a rappelé hier Silvio Berlusconi. Ils sont deux sur la ligne de départ : Air France-KLM et Lufthansa. Et suivent très attentivement la situation, comme l'a répété hier le porte-parole de la compagnie allemande. L'administrateur délégué de CAI, Rocco Sabelli, a expliqué dans une interview au « Messagero » de dimanche que la négociation sera rapide, mais qu'il ne s'était pas fixé de date pour le terme des discussions.

 

 

Air France : Jean Cyril Spinetta passe le relais à Pierre-Henri Gourgeon

Le PDG d'Air France-KLM se donne le temps de préparer sa succession en confiant à l'actuel numéro deux du groupe la présidence de la compagnie Air France, tout en conservant les rênes du holding.

Une page est sur le point de se tourner chez Air France. Après onze ans aux commandes de la compagnie aérienne, Jean Cyril Spinetta s'apprête en effet à passer le manche à son numéro deux, Pierre-Henri Gourgeon, tout en conservant la présidence du holding Air France-KLM. L'information dévoilée par « La Tribune » devait être annoncée hier soir aux administrateurs représentants du personnel, avant d'être entérinée demain en conseil d'administration.

Jean Cyril Spinetta, qui fêtera ses soixante-cinq ans le 4 octobre, abandonnera au 1er janvier 2009 la gestion au quotidien d'Air France pour se limiter aux grandes questions stratégiques, à l'instar de Léo van Wijk, l'ancien PDG de KLM, devenu vice-président d'Air France-KLM après avoir laissé le pilotage de la compagnie néerlandaise à Peter Hartman. Son mandat de PDG du holding Air France-KLM lui permet de rester jusqu'en 2010, avec la possibilité d'être prolongé jusqu'à la limite d'âge de soixante-dix ans, en 2013.

Mais ce partage des tâches est aussi pour Jean Cyril Spinetta une façon d'organiser sa succession, en favorisant une solution de continuité, face aux ambitions concurrentes, en interne et à l'extérieur.

Un poste convoité

Cette première étape n'aura pas été franchie sans peine, le choix de Pierre-Henri Gourgeon étant loin de faire l'unanimité pour un poste aussi convoité que celui de PDG d'Air France. Engagée avant l'été au plus haut niveau de l'État, la réflexion aurait fait l'objet d'au moins deux réunions à l'Élysée.

Bien que devenu minoritaire, avec 15,7 % du capital, l'État reste le principal actionnaire du groupe. Outre les candidatures externes, comme celle, démentie depuis, du directeur de cabinet de Christine Lagarde, Stéphane Richard, ou de l'ancien ministre Thierry Breton, le choix de Pierre-Henri Gourgeon risquait d'aiguiser les rivalités entre directeurs généraux adjoints. C'est probablement pour éviter une telle guerre des chefs que le poste de directeur général délégué d'Air France devrait disparaître. Reste qu'à soixante-deux ans, Pierre-Henri Gourgeon ne représente peut-être qu'une solution d'attente dans l'esprit de certains, la prochaine échéance étant 2010 et la fin du mandat de Jean Cyril Spinetta, qui correspondra à l'âge de la retraite pour son bras droit.

 

Alitalia : offre de dernière minute d'une compagnie vénézuélienne

L'éventuel arrêt des vols de la compagnie italienne devrait intervenir au plus tard mardi prochain. Silvio Berlusconi se dit convaincu qu'une solution italienne est toujours possible. La compagnie Aserca Airlines ferait une proposition.

Faute de nouveau plan de sauvetage d'ici à demain, Alitalia devrait perdre sa licence, au plus tard mardi. Silvio Berlusconi, interrogé par l'agence Ansa, s'est dit convaincu qu'une solution italienne était toujours possible. Dans la soirée la compagnie aérienne vénézuélienne, Aserca Airlines a déclaré qu'elle « avait l'intention de déposer une offre pour la cession de tout ou partie d'Alitalia ». Pourtant, hier tous les transporteurs avaient pris leurs dispositions pour pallier une défaillance de la compagnie. A commencer par Air France, d'autant plus concernée que ses vols sur Rome et Milan sont exploités en partage de code avec Alitalia. La compagnie prévoit de mettre en place des vols supplémentaires. Toutefois, il n'est pas sûr que tous les passagers des lignes franco-italiennes puissent se rabattre sur les vols d'Air France. Si les détenteurs d'un billet Air France pour un vol Alitalia devraient être protégés, ceux voyageant avec un titre Alitalia sur un vol Air France sont moins assurés de pouvoir partir. Le cas le plus délicat étant celui des passagers détenteurs d'un document de voyage Alitalia pour un vol en partage de code assuré par Alitalia. A priori, rien n'obligerait Air France à les prendre en charge, sachant que le prix du voyage aura été encaissé par Alitalia.

Dépôt de sécurité

De même, les passagers ayant acheté leur billet via une agence de voyages agréée par l'IATA (association du transport aérien international) seraient a priori un peu moins exposés que ceux ayant acheté le billet directement auprès d'Alitalia, sur son site Internet ou à ses guichets. Non pas que l'agence de voyages soit une garantie. En tant que simple mandataire des compagnies, une agence n'a pas à rembourser les sommes encaissées par les compagnies, sauf si le billet d'avion est inclus dans un forfait. Mais l'IATA, qui fait office de chambre de compensation, a anticipé une éventuelle faillite d'Alitalia, en exigeant en août de la compagnie italienne le versement d'un dépôt de sécurité en contrepartie de son maintien dans le système.

 

 

La fusion British Airways-Iberia finalisée en mars 2009

British Airways s'attend à ce que sa fusion avec la compagnie aérienne espagnole Iberia soit finalisée d'ici mars 2009, déclare le président du transporteur aérien britannique.
"Je pense que nous devrions boucler l'opération d'ici mars", a déclaré Martin Broughton.
British Airways et Iberia veulent fusionner dans une structure de holding, au sein de laquelle chaque entité continuerait à exister séparément. Les actionnaires de BA détiendront cependant une plus grande partie du capital du nouvel ensemble.
Broughton a ajouté que les tarifs des billets aériens devraient en général augmenter de 10% pour refléter les difficultés rencontrées par le secteur du transport aérien.
"Ce n'est vraiment pas un gros montant", une hausse de prix de 10% au maximum est nécessaire, a-t-il expliqué. "Les consommateurs doivent payer un prix rationnel".

 

 

Étude : les low cost. devraient poursuivre leur offensive sur le marché français

Dans une étude réalisée par le cabinet Oliver Wyman en partenariat avec Odit France ("Alliances aériennes et compagnies low cost. en France 2004 - 2008"), on apprend que les compagnies à bas coûts continueront à cibler la France et qu'elles relieront plus de leurs bases aux aéroports français.  En dépit d'un climat économique incertain, « elles continueront à mettre en avant des tarifs très attractifs » signale un communiqué publié aujourd'hui.

Le rapport,  qui fait suite à une autre étude publiée par Odit France en juillet 2008 sur le thème du transport aérien et du développement touristique, met en évidence la forte complémentarité  des deux modèles économiques - compagnies traditionnelle et low cost ! : le rapport signale en effet qu'en 2008, les transporteurs traditionnels ont offert 1500 liaisons hebdomadaires entre leurs hubs européens et les aéroports régionaux français.  De leur côté, les low cost ont assuré 1100 vols internationaux vers des aéroports desservant les régions hexagonales, soit près de deux fois plus qu'en 2004. « La croissance des low cost est fortement liée au phénomène de 'floridisation' de l'Europe » signale dans un communiqué Olivier Fainsilber, partner au sein de la pratique Aviation chez Oliver Wyman, « En effet les Nord-européens se rendent vers le Sud ensoleillé non plus juste pour des vacances occasionnelles, mais y ont de plus en plus des résidences secondaires. Grâce aux low cost ils s'y rendent plus souvent et y reçoivent ! leurs proches et amis qui eux aussi prennent l'avion ».

 

Transition en vue à la tête d'Air France

Jean Cyril Spinetta, à la fois PDG d'Air France-KLM et d'Air France, pourrait, selon des sources internes et ministérielles, annoncer prochainement qu'il quitte la présidence de la compagnie française.

Il se concentrerait alors sur celle du holding Air France-KLM, dont le mandat court jusqu'en 2010 avec la possibilité de le prolonger jusqu'à la limite d'âge de 70 ans, en 2013. 62 ans, Pierre-Henri Gourgeon, directeur général délégué d'Air France et d'Air France-KLM, prendrait les rênes d'Air France. Cette organisation pourrait se mettre en place le 1er janvier 2009.

 

Alitalia remis en vente, le syndicat de pilotes prêt à participer

Le délai de grâce touche à sa fin pour Alitalia : après le retrait de l'offre de la CAI, formellement réitérée hier soir par le groupe d'entrepreneurs italiens, la compagnie aérienne italienne pourrait se voir privée de sa licence de vol dans deux ou trois jours. « Le commissaire extraordinaire doit présenter à l'Enac [NDLR : l'administration de l'aviation civile italienne] un plan avant jeudi pour éviter la révocation ou la suspension de sa licence de vol », a déclaré le président de l'Enac, après sa rencontre avec le commissaire Fantozzi. Dans le même temps, ce dernier a publié un appel d'offres, qui paraît aussi ce matin dans la presse italienne et le « Financial Times », en vue de céder « tout ou partie des activités de la société » (....) alors que « l'unique offre significative parvenue et sur laquelle avait commencé la négociation a été retirée ». Le commissaire Fantozzi précise que les offres devront lui parvenir avant midi le 30 septembre.

Parallèlement, les pilotes et personnels navigants commerciaux, qui avaient refusé de signer l'accord avec CAI et entraîné ainsi le retrait de l'offre, se sont déclarés prêts à entrer dans un consortium d'actionnaires. Les quatre syndicats autonomes (Anpac, UP, Avia et SDL) se proposent de consacrer le montant de leurs fonds de pension, soit 340 millions d'euros à cette participation. Le « front du non » a annoncé avoir eu des contacts « à 360 degrés » aussi bien avec des sociétés italiennes qu'avec des compagnies aériennes étrangères. Et de citer Lufthansa et Air France-KLM. Cette tentative de recréer un consortium est aussi une manière de critiquer le projet mis au point par Intesa Sanpaolo pour la CAI : « Le projet CAI est trop petit, donc l'offre est trop restreinte. Nous voulons donner vie à un projet plus grand, auquel nous voulons contribuer, ce qui prouve que nous y croyons à fond », a déclaré le président de l'Union des pilotes.

Partie politique à haut risque

Face à cette proposition, les ministres du gouvernement Berlusconi répètent que le temps presse et qu'il n'existe pas d'autre offre que celle de CAI. Il se joue en fait une partie politique à haut risque : il s'agit pour la droite de montrer sa détermination à faire céder les syndicats autonomes, tandis que la gauche se divise entre ceux qui cherchent une solution pour la survie de la compagnie et ceux qui soutiennent les syndicats maximalistes. Pour l'heure, la seule proposition est celle de la société suisse AMA, qui a formulé une manifestation d'intérêt pour l'achat ou la location de 30 avions, en vue de transporter des passagers depuis Malpensa (Milan) ou Fiumicino (Rome) vers les pays d'Europe de l'Est. En attendant, les Italiens désertent les avions d'Alitalia, si bien que le prix des billets est en chute libre. Il faut dire qu'en cas d'arrêt des opérations, ils ne seront remboursés que si le vol fait partie d'un package. Les vols secs, eux, seront à passer par pertes et profits.

 

Combien vaut la compagnie aérienne SAS ?

Dans un article publié ce matin, le quotidien financier américain Wall Street Journal se demande combien coûte actuellement la compagnie aérienne scandinave SAS. Un exercice a  priori difficile. La compagnie a en effet été durement frappée ces derniers mois par le ralentissement économique et la hausse des prix du carburant. Par ailleurs, la débâcle des marchés financiers a lourdement impacté la capitalisation boursière de SAS qui atteint aujourd'hui 1,39 Mds de dollars.  Et pour aggraver encore les choses : les trois derniers trimestres de la compagnie sont ressortis dans le rouge. 

La finalisation d'une transaction dépend aussi grandement de l'accord de syndicats, soit 37 au total, ce qui devrait rendre  les négociations  particulièrement complexes. Si la fusion aboutit,  le feu vert devra être donné à la fois par les gouvernements de Suède, Norvège et Danemark, qui possèdent une participation de 50% dans la compagnie.  Enfin, relate l'article, se pose aussi la question des participations de SAS dans différentes compagnies aériennes : le transporteur dispose ainsi d'une participation de 20% dans la compagnie aérienne britannique British Midland Airways et 47% du capital de airBaltic. Il possède aussi la compagnie finlandaise Blue1, la norvégienne Widero et l'espagnole Spanair.

Pour mémoire, la compagnie a confirmé le 12 septembre dernier qu'elle « évaluait actuellement différentes possibilités structurelles pour le groupe et que des négociations étaient actuellement menées dans ce sens.

 

Crash en Sibérie : 88 morts, dont un Français

Un Boeing-737 de la compagnie russe Aeroflot s'est écrasé cette nuit près de Perm. 21 étrangers comptent parmi les victimes.

Une pièce du fuselage de l'avion qui s'est écrasé près de Perm, en Russie (AP)

Une pièce du fuselage de l'avion qui s'est écrasé près de Perm, en Russie (AP)

Un Boeing-737 de la compagnie russe Aeroflot s'est écrasé dimanche 14 septembre dans le centre de la Russie, à Perm (Sibérie), causant la mort des 88 personnes qui se trouvaient à bord, dont un Français, ont annoncé les services de secours.
Le Boeing-737 reliant Moscou à Perm en Sibérie est tombé dans une zone inhabitée vers 3h40 locales (23h40 GMT samedi) dimanche, alors qu'il était en phase d'approche sur Perm (1.200 km à l'est de Moscou), a précisé la porte-parole du ministère des situations d'urgence, Irina Andrianova.
Il y avait 82 passagers à bord, dont sept enfants, et six membres d'équipage, a-t-elle précisé.
Il n'y a pas de morts à déplorer au sol, selon la même source, et rien ne permet de penser que l'accident soit lié à un attentat.
Dans un communiqué, Aaeroflot a indiqué que 21 étrangers, dont un Français, des Allemands et des Américains, ont trouvé la mort dans l'accident.

Enquête


Selon le responsable des secours de Perm, Valeri Tivounov, l'avion s'est écrasé sur une voie de chemin de fer, à quelques dizaines de mètres d'un immeuble d'habitations.
La porte-parole de la compagnie Aeroflot Irina Danenberg a précisé à la télévision russe que l'appareil se trouvait à 1.100 mètres du sol quand le contact a été rompu avec la tour de contrôle.
Les enquêteurs recherchent la cause de l'accident.
La Russie et les anciennes républiques soviétiques ont les pires résultats mondiaux en matière de sécurité aérienne, d'après l'autorité internationale des transports (IATA).
Des experts ont critiqué le manque de contrôle public, le mauvais entraînement des pilotes et les recherches d'économies au détriment de la sécurité. (avec AP)

 

Accor lance Al Club

Fidéliser les clients en hôtellerie relève de l'exploit ! En particulier sur le marché européen. Qu'à cela ne tienne : Accor y croit et joue la simplicité. Histoire de séduire davantage les clients, plus zappeurs que jamais. A cet effet, le groupe lance - dès le 15 septembre - prochain un nouveau programme de fidélisation mondial et multimarques. Géré à 100% sur Internet et entièrement gratuit, ce programme, baptisé « AI Club », est utilisable  dans 2 000 établissements répartis dans 90 pays. Il concerne les marques de luxe - Sofitel - ainsi que Pullman, MGallery, Novotel, Mercure, Suithotel, Ibis et All Seasons.

Concrètement, les dépenses - hébergement, restauration, minibar... - effectuées dans les hôtels du groupe génèrent des points convertibles en chèques cadeaux. Ces chèques sont utilisables 365 jours par an dans les adresses du 4ème groupe mondial ainsi qu'auprès d'un certain  nombre de partenaires : Club Med et Europcar. «Nous recherchons d'autres partenaires, notamment une carte de crédit », a indiqué Gilles Pélisson, directeur général d'Accor. Et d'ajouter, «actuellement en discussion avec le Groupe Lucien Barrière, celui-ci devrait nous rejoindre au début 2009. » En attendant, les clients ont d'ores et déjà la possibilité de convertir leurs points en miles auprès des compagnies aériennes comme Air France, KLM, British Airways, Delta Airlines, Thaï Airways...

Ambitieux, ce programme table sur 5 millions de porteurs actifs d'ici trois ans. De quoi gagner quelques points d'occupation supplémentaire au moment où! la conjoncture économique s'assombrit. D'autant plus vite que selon le nombre de nuits effectuées ou le nombre de points gagnés en douze mois, le client verra son statut évoluer rapidement. Notons par ailleurs que ces points sont acquis à vie dès lors que vous passez une nuit par an dans un hôtel participant.

Autre information : Accor a créé parallèlement à ce programme une carte d'abonnement - Accor Favorite Guest - payante (220 euros) qui offre des avantages préférentiels aux porteurs.

 

Alitalia : les syndicats divisés sur le plan de la dernière chance

Un accord partiel a été trouvé ce week-end entre les repreneurs et quatre des neuf syndicats d'Alitalia. Accord immédiatement dénoncé par les organisations qui n'ont pas pris part aux négociations.    

Alitalia va-t-elle être déclarée définitivement en faille, ou un accord de la dernière chance va-t-il enfin émerger des nombreux contacts menés ce week end entre syndicats, repreneurs et représentants du gouvernement italien ? Lundi matin, la question n'était toujours pas tranchée tant le dossier apparaît toujours aussi difficile à déminer.

Après la rupture des négociations, le 12 septembre dernier, entre les responsables de la future Compagnie aérienne italienne (CAI) et les syndicats d'Alitalia, c'est le ministre du travail italien, Maurizio Sacconi, qui, en convoquant deux réunions samedi dernier, a permis de renouer les fils du dialogue entre les industriels repreneurs et quatre des neuf syndicats représentatifs des personnels d'Alitalia. Un accord partiel a même pu être trouvé; ce qui a fait dire au ministre de Silvio Berlusconi : " L'effort a été intense mais l'accord représente une avancée importante pour l'acceptation du plan industriel".

Reste que l'accord trouvé ne porte que sur le plan industriel ne dit rien de l'autre grand sujet de discorde _ les nouveaux contrats de travail proposés aux personnels repris _ et que l'accord sur le plan industriel a été immédiatement dénoncé par les cinq syndicats qui n'ont pas pris part aux discussions. Bref, lundi matin, la survie d'Alitalia n'était toujours pas acquise.

 

BA et EasyJet réduisent leurs effectifs

La compagnie aérienne British Airways a confirmé aujourd'hui par le biais d'un porte-parole qu'un plan de départs volontaires avait été offert aux managers du transporteur. La représentante de BA n'a cependant pas voulu confirmer le chiffre de 1400 - soit 3% de l'ensemble de la force de travail de BA - qui a circulé aujourd'hui dans certains médias britanniques. Ces informations soulignaient que ces licenciements permettraient à la compagnie d'économiser l'équivalent de 170 millions de livres supplémentaires.

Au même moment, easyJet annonçait qu'entre 50 et 60 postes de direction et d'administration seraient éliminés au siège de la compagnie à l'aéroport de Londres-Luton : «  L'industrie aérienne fait face actuellement à un défi sans précédent en raison des prix du pétrole élevés. Nous pensons que l'ensemble du secteur fera face à un hiver sanglant, avec un nombre de victimes considérables » a indiqué le transporteur dans un communiqué.

 

Dépôt de bilan du troisième voyagiste britannique

XL Leisure Group annonce l'arrêt de ses activités. La direction doute de la possibilité d'un redressement.

Le ralentissement économique rattrape aussi les entreprises anglaise. Le troisième voyagiste britannique (derrière les grands TUI et Thomas Cook) XL Leisure Group a annoncé ce vendredi via un communiqué diffusé sur Internet qu'il déposait son bilan et suspend tous ses vols.

Il y indique précisément que les sociétés du groupe XL Leisure "se sont placées sous administration après avoir souffert de la volatilité des prix du carburant et du ralentissement économique, et n'ont pas été en mesure d'obtenir des financements supplémentaires. Les administrateurs ne peuvent maintenir l'activité et par conséquent, tous les vols opérés par les entreprises (du groupe) ont été immédiatement annulés.

Et du dépôt de bilan, XL pourrait bien passer à la liquidation puisqu'il indique : "pour l'avenir, il est improbable que les administrateurs soient en mesure de relancer l'activité. Tous les passagers qui n'ont pas encore commencé leur voyage feraient mieux de procéder à des arrangements alternatifs".

XL France survit à sa maison-mère

 Alors que XL Leisure Group, troisième tour-opérateur britannique, a cessé ses activités vendredi, Laurent Magnin, PDG de XL Airways France, la filiale française du groupe, assure que sa compagnie est indépendante du groupe britannique et dispose de toutes les ressources pour lui survivre.

 XL leisure Group, troisième tour-opérateur britannique, a annoncé son placement sous administration judiciaire et la cessation de ses activités, vendredi 12 septembre. Quelques heures après, la filiale française du groupe, XL Airways France (700 salariés), et la filiale allemande, ont annoncé leur acquisition par un nouvel actionnaire, le fond d'investissement irlandais, Straumur-Burdaras.  Le rachat a pris effet immédiatement et les plans de vols ne seront pas modifiés. « Nous avions pris nos précaution. Nous avons toujours refusé le transfert en Grande-Bretagne de nos structures opérationnelles, de notre maintenance et de nos capitaux. Notre compagnie est saine et indépendante de la maison-mère britannique. Nous avons également une flotte indépendante des britanniques »  assure Laurent Magnin, PDG d'XL France. La compagnie française dispose actuellement d'une trésorerie de 20 M€, et annoncera au 31 octobre des résultats bénéficiaires. La compagnie a réalisé cette année un chiffre d'affaires de 250 M€ et de 295M€, en incluant les activités de tour-operating. A titre de comparaison, la compagnie réalisait un chiffre d'affaires de 170 M€, il y a deux ans, lorsqu'elle s'appelait encore Star Airlines.

 « Nous avons un modèle économique différent des Britanniques. Nous travaillons à 90% avec des tour-opérateurs, externes au groupe, comme Thomas Cook, Look Voyages, Vacances Transat, Marsans, Nouvelles Frontières. Nous sommes donc moins exposés au risque du marché, car nous avons une grande souplesse dans l'utilisation de notre flotte. Au contraire, en Grande-Bretagne, XL Group avait une structure verticale. Il commercialisait ses vols via ses propres TO et en B to C essentiellement. Lorsque ses TO se sont trouvés en difficulté sur certains axes, notamment en raison des hausses carburant,  ils n'ont pas pu réduire leurs plans de vols, car c'étaient leurs propres avions. C'est l'activité tour-operating qui a contribué à déstabiliser le groupe » explique Laurent Magnin. XL Airways Group a également été victime de l'échec de son plan de Management Buy Out (MBO) sur trois ans. Ce processus de rachat de l'entreprise par ses dirigeants a échoué, en raison de la frilosité des investisseurs.

 

Northwest Airlines tombe dans le rouge

Northwest Airlines est la dernière compagnie aérienne américaine en date à publier des pertes au cours du second trimestre de son exercice. La compagnie aérienne, qui a l'intention de fusionner avec Delta Airlines d'ici la fin de cette année,  a accusé une perte nette de 377 millions de dollars comparé à un gain de 2,15 Mds de dollars à la même période l'année dernière. Son résultat d'exploitation est en revanche ressorti en hausse de 12% à 3,58 Mds de dollars.

Le 10 juillet dernier, Northwest Airlines avait déjà annoncé son intention de supprimer 2.500 emplois afin de faire face à la hausse des prix du carburant. Toutes les formes de départs, volontaires ou non devaient être explorées par la compagnie aérienne. Northwest avait également annoncé la mise en place! de nouvelles surfacturations, une décision faisant suite à l'annonce le mois dernier de sa volonté de réduire de 8,5% à 9,5% ses capacités sur ses vols intérieurs.

 

La baisse des prix du pétrole dope l’action des compagnies aériennes

Le recul sensible du prix du carburant durant ces deux dernières semaines est une bonne nouvelle pour les compagnies aériennes : après avoir atteint 148 dollars, le prix du baril flirte actuellement avec les 129 dollars. Selon une note publiée ce matin par le courtier britannique Collins Stewart, le point de rentabilité est atteint pour les compagnies aériennes dès lors que le prix du pétrole se trouve entre 120 et 125 dollars. «S'il redescend à 100 dollars, et conformément à nos pronostics techniques, les principaux opérateurs du secteur renoueront avec la rentabilité et, avec l'aide des réductions de capacité, ils pourront  même engranger quelques retours....Et cela, avant même que le second critère de rentabilité rentre en ligne de compte - le cycle économique - qui est clairement entrain de décliner » peut-on lire dans cette note. Le recul des prix du carburant  a également un impact non négligeable sur le prix de l'action de ces compagnies aériennes : « Si le prix du pétrole continue de baisser, le montant des actions des compagnies aériennes va en bénéficier. Si l'on s'en tient aux couvertures carburant et aux sensibilités de chacun, Ryanair serait la plus favorablement impactée, suivie par Aer Lingus et Iberia, puis British Airways et easyJet ».

 

Le gouvernement veut attirer les low cost. en France

Hervé Novelli, secrétaire d’État au Tourisme, vient de recevoir les conclusions d’un rapport qui préconise l'augmentation des dessertes low cost. en France pour développer le tourisme hexagonal.

La principale conclusion de ce rapport réalisé par l'Odit France, est que la France a besoin des "deux types de dessertes aériennes, traditionnelle et low cost., pour profiter de tout le potentiel de la demande mondiale". D'autant que "les revenus des clients aériens sont élevés, supérieurs à 3.500 euros en moyenne (revenus mensuels nets des ménages)". Selon l'Expansion.com, la part des compagnies à bas coûts dans l'activité des aéroports français n'a été que de 15,7% l’an dernier, alors qu’elle représente environ un quart des vols réguliers en Europe. Pour attirer les compagnies à bas coûts, le gouvernement veut donc s'attaquer au niveau trop élevé des taxes aéroportuaires par "la maîtrise des coûts de traitement au sol". Le journal économique précise en outre que selon "les calculs de Ryan air, les charges pour un billet de 44 euros sont de 25 euros sur un aéroport français, contre 7 euros sur l'ensemble de son réseau". Autres freins, toujours selon ce rapport : le monopole d'Air France et le manque de slots. L'analyse est pertinente, reste à voir la mise en oeuvre.

 

La France a besoin de compagnies traditionnelles et de low cost.

La France a autant besoin de dessertes traditionnelles que de low cost., «au risque de ne pas profiter de tout le potentiel de la demande mondiale». C'est en substance l'une des conclusions à laquelle a abouti ODIT France dans un rapport consacré au transport aérien et au développement touristique et commandé par le secrétariat d'état au tourisme. Selon cette étude, l'impact économique des deux types de compagnies sur les territoires - en-dehors de l'Île-de-France- se répartit avec un chiffre global minimum de 9 à 10 milliards d'euros de retombées directes, indirectes et induites, ce qui, selon ODIT France, représente 100 000 emplois.
L'étude recommande à la France de renforcer toutes les catégories de dessertes. « Compte! tenu de son offre, elle a besoin de l'accès long courrier en profitant de liaisons fréquentes vers les principaux hubs européens (Paris, Londres, Amsterdam, Francfort), sans lesquels seule Paris profiterait de la croissance des pays émergents. C'est le rôle d'Air France et des autres grandes compagnies internationales » souligne ainsi un communiqué du secrétariat au tourisme. « Tout autant, nos territoires qui sont dans la compétition européenne, doivent être desservis de la même façon que les territoires concurrents en Europe. Pour être attractifs aux compagnies et aux low cost. en particulier, les coûts de touchée sont le facteur clé. Et surtout, le territoire doit avoir ou développer une offre compatible avec les attentes des touristes aériens».
L'étude signa! le aussi que les revenus des clients aériens des deux types de compagnie sont élevés, supérieurs à 3500 euros en moyenne - revenus mensuels nets des ménages - avec un différentiel de 10 à 20% entre les clients des deux types de compagnies, allant même jusqu'à 38% à Nice. Enfin, l'offre touristique et sa diversification doivent, selon l'étude, faire l'objet de développement prioritaire pour rendre les territoires attractifs à la clientèle et donc aux compagnies aériennes.

 

AIR FRANCE -KLM va réduire la voilure cet hiver...!