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BritAir réduit la voilure
La compagnie
aérienne, filiale d'Air France, envisage
la fermeture de ses escales à Nantes et
Roissy Charles de Gaulle
Ce projet a été
annoncé mardi lors d'un comité
d'entreprise au siège à Morlaix
(Finistère). Le regroupement des
activités se ferait sur Lyon, Orly et
Rennes, selon des sources syndicales.De
son côté, la direction de BritAir a
déclaré dans un communiqué que "ce
projet" était "conçu dès le départ en
concertation avec la compagnie Régional,
autre filiale d'Air France exploitant
des avions régionaux"."La mise en oeuvre
de ce projet, ne se traduirait par
aucune réduction de l'activité aérienne
ou des emplois", souligne la compagnie
en précisant que "les activités de
BritAir et de son centre de formation
Icare à Morlaix ne seraient pas
affectées".
Air France. Bientôt du low cost sur les
vols intérieurs ?
La compagnie Air France envisage de
lancer des vols intérieurs low cost dans
l'Hexagone, via sa filiale Transavia au
départ de Nice. Selon le quotidien La
Tribune, ce projet, baptisé Mimosa, vise
à contrer les compagnies low cost
Easyjet et Ryan air, en installant
Transavia à Nice pour desservir d'autres
villes de province. Ces liaisons sont
aujourd'hui assurées par les autres
filiales
Brit Air et Régional.
Brit Air dessert Nice depuis Brest,
Rennes Strasbourg et Bordeaux. Mais,
selon La Tribune, ce projet se heurte à
plusieurs obstacles, notamment la
renégociation d'un accord avec les
pilotes d'Air France, signé lors de la
création de Transavia, et qui
interdisait les transferts d'activité du
pavillon Air France vers sa filiale low
cost. «La question du transfert chez
cette dernière, des pilotes de Britair
et Régional sera au coeur de la
problématique», écrit le quotidien.
Vers un bouleversement du réseau
domestique d’Air France
Les escales en
province coûteraient trop cher à Air
France. La compagnie française
envisagerait donc plusieurs mesures pour
les ramener à l’équilibre. Selon les
quotidiens La Tribune et Les Echos, elle
pourrait lancer un plan de
restructuration de son réseau domestique
avec pour objectif de réduire de 20% ses
coûts qui comprendrait des réductions
d’effectifs et le transfert de liaisons
à sa filiale low cost Transavia.
Selon La Tribune, Air France
travaillerait sur le projet Mimosa
prévoyant l’installation d’une base de
Transavia à Nice et le transfert de
plusieurs lignes domestiques –
aujourd’hui desservies par Britair et
Régional – à la low cost. Quatre
seraient concernées, sur lesquelles les
coûts d’escale sont trop élevés, les
rotations trop peu performantes et la
nature du trafic peu adaptée au
programme de vols actuel. Transavia
lancerait également des liaisons plus
conformes à son business plan, vers des
liaisons méditerranéennes. Toutefois, ce
projet demanderait une renégociation des
accords avec les pilotes de la
compagnie, Transavia n’ayant
initialement pas l’autorisation de
réaliser des vols domestiques.
Une telle mesure s’explique par les
difficultés que connaît Air France avec
la concurrence du TGV mais surtout des
compagnies low cost. Ryan air et easyJet
ont en effet attaqué le marché
domestique français, la première depuis
Marseille, la seconde depuis Paris (Orly
et CDG) et Lyon.
Selon Les Echos, les pertes du réseau
court et moyen-courrier pourraient
s’élever à 300 millions d’euros sur
l’année fiscale 2009-2010. Un plan NEO
(New European Offer) aurait été présenté
au comité central d’entreprise le 21
janvier avec différentes mesures pour
redresser la situation. La principale
serait une réduction des effectifs sur
les escales de province de 3 750 emplois
équivalents temps plein à 3 000 en 2011.
Transavia bientôt sur le réseau
domestique ?
Mimosa
: tel est le nom de code du nouveau
projet d’Air France sur le développement
de Transavia, selon un article paru dans
le journal La Tribune ce matin.
Il "vise à installer Transavia à
Nice, pour desservir d’autres villes de
province aujourd’hui exploitées par ses
filiales Britair et Régional",
explique le quotidien. Cela concernerait
quatre lignes, actuellement déficitaires
à cause de coûts d’opérations trop
élevés.
Non seulement un tel projet permettrait
au groupe Air France-KLM de réduire ses
coûts sur le réseau domestique, mais
également de contrer l’arrivée
éventuelle d’une grande low cost
européenne sur les liaisons
transversales d’où est absent le TGV.
L’hypothèse d’un plan Mimosa prend tout
son sens dans la restructuration du
réseau court et moyen-courrier qu’Air
France avait annoncée en novembre
dernier. Hier, révèle pour sa part
Les Echos, l’analyse de cette
restructuration a été présentée au
comité central d’entreprise d’Air France
sous le nom plan NEO.
Objectif : réduire de 20% le coût des
escales. Ceci passera par un
développement des bornes
d'enregistrement sur 22 escales ainsi
qu’une réduction du personnel au sol, un
recours accru à la sous-traitance et un
plan de départs volontaires. Ce dernier
a été lancé en septembre 2009. Les
résultats seront connus en mars.
Contactée, Air France ne souhaite pas
faire de commentaires sur ces
informations
Le plan low cost d'Air France-KLM
Air France prépare un projet de
développement de vols low cost sur
certaines liaisons intérieures. Air
France-KLM pourrait perdre 300 millions
d'euros en Europe en 2009-2010 selon les
Echos.
Selon nos informations, Air France
prépare un projet baptisé "mimosa" de
développement de vols low cost (à bas
coûts) avec sa filiale ad hoc
Transavia sur
certaines liaisons intérieures et vers
le bassin méditerranéen depuis
l'aéroport de Nice.
Par ailleurs, Air France-KLM
pourrait voir les pertes de son réseau
intra européen dépasser 300 millions
d'euros en 2009-2010, selon Les Echos.
Il cite le plan "New European Offer"
("NEO") de la compagnie aérienne, qui
prévoit une forte réduction des escales
du transporteur aérien en province,
ainsi qu'une réduction des effectifs du
réseau court et moyen-courrier de 750
équivalents temps plein entre 2009 et la
fin 2011. Les effectifs reviendraient
ainsi à 3.000 personnes.
Le plan "NEO" a été présenté dans sa
version détaillée au comité central
d'entreprise d'Air France, écrivent Les
Echos. Une porte-parole du groupe s'est
refusée à tout commentaire.
Air France veut réduire de 20 % le coût
de ses escales de province
Confrontée
au déclin de son trafic et à
l'aggravation des pertes sur le réseau
domestique et européen, la compagnie
veut s'attaquer au premier poste de
coûts que sont ses escales de province.
Le salut du réseau court et
moyen-courrier d'Air France passera
avant tout par une forte compression des
coûts des escales de province. Avec, à
la clef, une accélération des réductions
d'effectifs, qui devraient passer
d'environ 3.750 équivalent temps plein,
en 2009, à 3.000, fin 2011. C'est ce qui
ressort de l'analyse détaillée du plan
NEO (« new european offer ») effectuée
par le cabinet Secafi et présentée hier
au comité central d'entreprise d'Air
France. Dévoilé en novembre sous l'angle
de la refonte du service court et
moyen-courrier, le projet NEO
s'apparente en fait, pour l'essentiel, à
un vaste plan d'économies, destiné à
ramener à l'équilibre d'ici à deux ans
le réseau domestique et européen
aujourd'hui lourdement déficitaire.
Toutes les facettes de l'activité
devraient être concernées, y compris le
mode de rémunération des navigants
(« Les Echos » du 3 décembre 2009). Mais
dans l'immédiat, la majeure part de
l'effort devrait être supportée par les
escales, sous forme de réductions de
coûts et d'augmentation de la
productivité, avec pour objectif de
dégager de 185 à 305 millions d'euros de
résultat d'exploitation supplémentaire
sur l'exercice 2011-2012, sur un
objectif total de 415 à 561 millions
pour l'en semble du projet NEO. Pour
l'heure, les pertes du réseau court et
moyen-courrier pourraient dépasser les
300 millions d'euros sur l'exercice
2009-2010.
Poste majeur
Concrètement, ces réductions de coûts
dans les escales se traduiront par
davantage de bornes d'enregistrement,
moins de personnel derrière les guichets
et un recours accru à la sous-traitance.
Mais sa réussite dépendra avant tout du
succès du plan de départs volontaires,
lancé en septembre dernier et dont les
résultats seront connus en mars. Si les
départs volontaires s'avéraient
insuffisants, des mesures plus
contraignantes seraient envisagées.
Ce focus sur les 22 escales de province,
dont 12 gérées avec du personnel Air
France, s'explique à plusieurs titres.
Dans la structure de coûts d'un vol
domestique, les frais d'escale
représentent en moyenne 28 %, soit le
poste le plus important, devant le
carburant et les salaires de l'équipage.
Mais c'est aussi sur ce poste qu'Air
France pâtit d'un des plus forts écarts
de coûts, non seulement vis-à-vis d'une
compagnie « low cost » comme easyJet,
mais aussi comparé à des compagnies
traditionnelles. L'écart de coût au
siège, hors carburant, avec Lufthansa
sur les vols européens atteindrait ainsi
27 % sur les frais d'escale. Par
ailleurs, la différence de coûts entre
les grosses escales gérées par du
personnel Air France et celles
exploitées avec du personnel des
chambres de commerce et d'industrie
varierait également, en moyenne, du
simple au double. L'essentiel de ces
coûts d'escale -71 % sur un total de
324 millions en 2008 -est constitué par
les charges de personnels Air France.
Surtout, alors que le trafic passagers
des escales de province a reculé de
5,1 % par an depuis trois ans, les coûts
par « touchés », en hausse constante
depuis plus de dix ans, auraient encore
augmenté de plus de 10 %. Et ce, malgré
une décrue des effectifs engagée dès
2006. Par le passé, cette progression
des charges avait pu être compensée par
des hausses de tarifs. Mais, avec la
crise, la clientèle « haute
contribution », qui représente 34 % du
trafic, s'est massivement détournée des
plus hauts tarifs, entraînant un
effondrement de la recette unitaire et
de la rentabilité.
Or cette tendance au déclin du trafic ne
devrait pas s'inverser de sitôt. Selon
les prévisions d'Air France, le
développement conjugué du TGV et des
compagnies « low cost » devrait en effet
continuer à lui coûter de l'ordre de
160.000 passagers par an. A terme,
toutes les dessertes à moins de
trois heures de TGV de Paris seraient
économiquement condamnées et n'auraient
d'autre raison d'être que l'alimentation
du hub de Roissy CDG. A l'horizon 2017,
seules Nice et la Corse échapperaient
ainsi à l'effet TGV, mais pas aux « low
cost » comme easyJet, qui prévoit de
lancer 21 nouvelles lignes en France
cette année.
Le CCE d'Air France élit son nouveau
bureau
Polémique. Le
comité central d'entreprise d'Air France
se réunissait hier pour élire son
nouveau bureau, sur fond de vive
polémique sur la gestion des finances
par l'ancienne équipe. Candidat à sa
propre succession, malgré les mises en
cause, le secrétaire général de la CFDT,
François Carbrera, a vu sans surprise sa
candidature rejetée. La direction du CCE
est revenue au représentant de FO,
Jean-Claude Filippi, avec pour adjoint,
Bruno Nègre de la CGC, François Bord de
la CGT au poste de trésorier et Xavier
Gautier de l'Unsaaérien au poste de
trésorier adjoint. Le matin même, le
syndicat Unsa-aérien de la compagnie
annonçait hier avoir déposé une plainte
contre X pour « abus de
confiance ».
« Au regard des résultats de
l'audit du CCE, et après avoir pris avis
de son conseil juridique, l'Unsa-aérien
Air France a déposé mercredi 20 janvier
2010 une plainte contre X pour abus de
confiance et recel d'abus de confiance
auprès du tribunal de Bobigny »,
a indiqué le syndicat dans un
communiqué. Curieusement, aucun des
représentants syndicaux présents hier
matin au CCE ne semblait au courant de
cette plainte et la question n'a même
pas été abordée durant la session.
Le transport aérien devrait perdre
5,6 milliards en 2010
La sortie de crise
n'est pas pour demain pour les
compagnies aériennes internationales.
Malgré un léger mieux sur le front du
trafic, le transport aérien devrait
encore perdre quelque 5,6 milliards de
dollars l'an prochain, a annoncé hier à
Genève l'Association du transport aérien
international (Iata). Un chiffre aggravé
de près de 2 milliards par rapport à la
précédente estimation, compte tenu du
renchérissement du pétrole et de la
déprime persistante de la recette
unitaire. L'année 2009 devrait s'achever
sur une perte nette cumulée de
11 milliards de dollars pour les
230 compagnies membres de l'Iata, qui
s'ajoutera aux 16,8 milliards perdus en
2008. « Nous arrivons au terme d'une
“annus horribilis” », qui conclut
une « decennis horribilis », a
résumé le directeur général de l'Iata,
Giovanni Bisignani. Entre 2000 et 2009,
les compagnies aériennes ont perdu
49,1 milliards de dollars, soit une
moyenne de 5 milliards de dollars par
an.
Mais la
particularité de la crise est la baisse
sans précédent des recettes, qui semble
résister à la reprise du trafic. De 2008
à 2009, le chiffre d'affaires cumulé des
compagnies Iata, qui représentent 93 %
du trafic aérien international, a ainsi
reculé de 79 milliards de dollars, à
456 milliards. A la baisse du trafic
passagers et cargo s'est ajouté le
report d'une partie de la clientèle
affaires sur les tarifs les plus bas,
accentuant le recul de la recette. Un
phénomène mondial et apparemment
durable. Si le taux de remplissage moyen
des avions est revenu au niveau d'avant
la crise, grâce aux réductions de
capacité et aux promotions tarifaires,
le prix moyen acquitté par le passager
reste inférieur de 16 % en moyenne au
niveau de début 2008, selon l'Iata. Un
écart que les mesures d'économies ne
suffisent pas à combler. D'où les
lourdes pertes encore attendues pour
2010.
Les compagnies
européennes sont les plus touchées
« D'après nos
prévisions, 2010 ressemblera
probablement à 2007, avec le même nombre
de passagers (2,3 milliards) et un baril
de pétrole à un prix moyen équivalent
d'environ 75 dollars… Sauf que notre
chiffre d'affaires 2010 devrait être
inférieur d'environ 30 milliards à celui
de 2007 »,
explique Giovanni Bisignani. Les plus
touchées seront toujours les compagnies
européennes, dont les pertes
atteindraient 3,5 milliards de dollars
pour cette année et encore 2,5 milliards
l'an prochain. Elles cumulent en effet
une forte dépendance à la clientèle
« haute contribution » et le handicap
d'une économie européenne à la traîne de
la reprise mondiale. Les compagnies
asiatiques, qui devraient également
afficher de lourdes pertes cette année
(3,4 milliards) devraient bénéficier du
rebond des principales économies
asiatiques, Chine en tête. Quant aux
compagnies américaines, qui espéraient
revenir aux bénéfices en 2009, elles
devraient encore enregistrer
2,9 milliards de pertes pour 2009 et
2 milliards l'an prochain. Les seuls à
tirer leur épingle du jeu seraient les
transporteurs sud-américains, qui
bénéficient à la fois d'une forte
croissance économique, notamment au
Brésil, et de coûts très bas. Quant aux
compagnies du Moyen-Orient, elles
devraient rester globalement dans le
rouge, vif en 2009 (avec 1,2 milliard de
pertes) et être proches de l'équilibre
en 2010.
CHALAIR - Prise d’indépendance
Les
nouvelles lignes exploitées par la
compagnie régionale Chalair à compter du
11 janvier 2010 le seront sous son
propre pavillon. Effet de taille oblige,
le transporteur a décidé de prendre son
indépendance en retenant le système de
commercialisation de la société TTI.
Les trois dernières lignes encore
assurées sous franchise commerciale d’Airlinair
passeront à leur tour en propre en
mars 2010. Du coup, Chalair va
ajouter deux Beech 1900D à sa flotte et
vient de faire d’Air
France son agent général de
ventes pour la distribution de sa
billetterie, y compris sur Internet.
Bataille chez Air France pour piloter
l'A 380
Les pilotes s'affrontent pour savoir qui
prendra les commandes du nouvel avion
géant.

Le gros-porteur d'Airbus fait rêver chez
Air France. Et c'est donc une féroce
compétition qui s'est engagée pour
désigner ceux qui en prendront les
commandes. En théorie, le cockpit de
l'A 380 aurait dû être confié aux
pilotes les plus expérimentés de la
division Boeing 777. Mais la baisse sans
précédent de l'activité cargo est passée
par là. Elle a mis au chômage technique
une partie des effectifs de la division
Boeing 747-400. Ces pilotes sont les
plus anciens et les mieux rémunérés de
la compagnie. Air France a proposé aux
syndicats la signature d'un accord
«passerelle» pour réaffecter certains
d'entre eux dans d'autres divisions et
notamment la division Boeing 777.
Cette intégration aurait pu se passer
sans remous. Les pilotes du Boeing
747-400 sont en effet souvent proches de
60 ans et donc de l'âge de départ en
retraite. Et il faut six ans en moyenne
chez Air France pour amortir une
nouvelle qualification. Un pilote de
58 ans n'aurait pas dû être concerné par
le nouvel A 380.
Mais c'était sans compter avec le
déplafonnement du départ en retraite de
60 à 65 ans à partir du 1er janvier, qui
permet à ces pilotes de demander une
nouvelle qualification. Un pilote de
58 ans en fin de carrière qui est encore
rattaché à la division 747-400 pourrait
ainsi passer devant un pilote de 54 ans
de la division 777.
Avec ou sans limite d'âge
La possibilité de tels transfuges est
mal vécue par les pilotes : ceux de la
division 777 aimeraient monter dans la
hiérarchie et piloter l'A 380, et ceux
de la division d'en dessous (l'A 320 par
exemple) aimeraient passer sur 777. «Le
malaise de la division 747-400 va se
propager à l'ensemble des pilotes,
explique Jean-François Huzen, président
de l'Union nationale des pilotes de
ligne (UNPL), car les qualifications qui
seront données aux uns bloqueront les
autres.»
Il se dit également que la direction de
la compagnie voit d'un mauvais œil
l'arrivée de pilotes anciens aux
commandes de son avion le plus
prestigieux. Elle pourrait donc appuyer
les syndicats qui proposent d'instaurer
une limite à 60 ans pour l'obtention
d'une nouvelle qualification. Des
pilotes de la division 747-400 ont
d'ores et déjà prévenu que, dans ce cas,
ils porteraient plainte pour
discrimination sur l'âge.
100 pilotes au chômage technique
La division 747-400 est touchée de plein
fouet par la crise. Face à la baisse de
l'activité de transport de marchandises,
la compagnie a réduit sa flotte de
Boeing 747-400 cargo, qui comptait dix
appareils en 2006. La flotte cargo d'Air
France ne compte plus que cinq appareils
: deux Boeing 777 et trois 747-400. Et
c'est une cinquantaine d'équipages, soit
100 pilotes sur 400 de la division
747-400, qui sont en sureffectif. Leur
inactivité commençant à poser des
problèmes pour la sécurité des vols, ils
débutent dès janvier des séances de
simulateur pour compenser le manque de
pratique. Ils alterneront deux vols en
un mois, puis un vol et une séance de
simulateur le mois suivant. Le minimum
requis pour ne pas perdre leur
qualification. «Changer les affectations
des pilotes et les transférer dans la
division 777 ne résoudra pas le
problème, s'inquiète un cadre. La
majorité des divisions est aujourd'hui
en sureffectif du fait de la crise et
déjà “limite” en termes de pratique pour
la sécurité des vols.»
.
Europe Airpost revoit ses ambitions
Comme elle l'avait annoncé à Top Resa,
Europe Airpost est bien décidé à
développer son activité passagers dès
l'été 2010. Mais en moins de trois mois,
elle a dû revoir sa copie. Finalement
seuls deux avions passagers entreront le
1er avril dans sa flotte, et non quatre
comme elle l'avait initialement prévu.
De plus, ces appareils opéreront en
France uniquement depuis Nantes et
Paris-CDG. Il n'y aura pas de seconde
plateforme régionale tout passagers.
Avec la crise,
"certains engagements ne se sont pas
confirmés", souligne
Jean-Paul Dominiak, directeur général de
la compagnie, pour expliquer sa retenue.
De plus, sur Nantes la compagnie va
devoir faire avec un concurrent de
dernière minute : Transavia qui a
annoncé en octobre son déploiement sur
Nantes et Lyon.
Pour accompagner son tournant
stratégique, Europe Airpost a décidé de
s'appuyer sur des B737-700, plus
rentables et plus propres que ses
traditionnels B737-300 QC. Mais surtout,
cet appareil de 149 places offre
exactement les mêmes capacités pour un
rayon d'action plus large.
"Il nous permettra de desservir des
destinations plus lointaines au départ
de Paris et Nantes comme l'Egypte et
surtout l'Afrique sub-saharienne",
poursuit Jean-Paul Dominiak.
Europe Airpost ne se repose pas
uniquement sur le marché français. Elle
opèrera également en tout-passagers au
départ de Dublin.
L'A380 d'Air France cloué au sol à New
York à cause d'un problème technique
Un Airbus A380
d'Air France n'a pas pu décoller de New
York en raison d'un "problème technique"
sur un réservoir, a-t-on appris mardi
auprès de la compagnie, qui va
réacheminer les 511 passagers sur
d'autres vols.
Le vol AF007 New York-Paris qui devait
décoller à 19H10 locales lundi (00H10
GMT mardi) "a été retardé en raison d'un
problème technique sur l'avion", a
indiqué à l'AFP une porte-parole de la
compagnie, confirmant une information de
la radio RTL.
Il s'agit d'un "problème de circuit
carburant", a-t-elle précisé.
Le vol comptait 511 passagers, parmi
lesquels 261 vont être réacheminés par
d'autres vols commerciaux réguliers
mardi. Pour les 250 passagers restants,
Air France va faire spécialement partir
un Airbus A340 qui décollera à 19H40
locales de New York et arrivera à Paris
mercredi matin.
Les équipes de maintenance d'Air France
à New York "sont en train de déterminer
l'origine de cette panne", a ajouté la
porte-parole.
L'A380 d'Air France, qui assure
régulièrement la liaison New York Paris
depuis le 23 novembre, avait été
contraint fin novembre de retourner se
poser à New York en raison d'une panne
informatique jugée "mineure". Le vol
inaugural avait effectué en grande pompe
le 20 novembre.
Air France est la quatrième compagnie à
posséder l'avion géant, après Singapore
Airlines, Emirates et la compagnie
australienne Qantas. Elle a commandé
douze A380 au total.
Toulouse-Blagnac célèbre son millionième
passager
L'aéroport de
Toulouse-Blagnac a dépassé le 28
novembre dernier le cap de son
millionième passager, un succès qu'elle
attribue à la montée en puissance des
vols à bas coûts sur sa plateforme.
Alors qu'il représentait en 2008 15% du
trafic de Toulouse-Blagnac, le trafic
low cost devrait atteindre
d'ici la fin de l'année 18%, selon un
communiqué. Cette évolution se traduit
aussi dans le profil des passagers, qui
inclut désormais la clientèle affaires :
en 2008, assure l'aéroport, ce segment
représentait 14 % des réservations sur
les destinations internationales. Sur
les lignes intérieures, cette part
s'élevait à 38 % du total des passagers
embarqués vers Paris Orly et Lyon. Sur
ces deux liaisons, cette tendance est
confortée par le profil des voyageurs
qui les empruntent : 48 % sont cadres ou
professions libérales (31 % pour les
vols internationaux low cost),
ajoute l'aéroport. Toulouse-Blagnac
accueille les compagnies low cost
easyJet, Aer Lingus, BMI Baby, Flybe,
Germanwings, Jet2.com, Jet4You et,
jusqu'à récemment, Atlas Blue (remplacé
par Royal Air Maroc, sa maison mère).
Orly : préavis de grève des agents de
sûreté à partir de dimanche
Un préavis
de grève illimitée et reconductible à
partir de dimanche a été déposé lundi
par des agents de sûreté de l'aéroport
de Paris Orly, pour demander une
revalorisation salariale et une hausse
des effectifs, a-t-on appris mardi
auprès de la CGT.
Le préavis de grève concerne les
salariés
d'Alysia Sûreté, une société
sous-traitante, chargée des postes
d'inspection et de filtrage à Orly Sud.
Entre 70 et 80 personnes auraient dû
travailler dimanche, selon une
représentante CGT de la société.
Selon Jean-Claude Valéro, représentant
de l'union locale CGT à l'aéroport
d'Orly, "les effectifs sont très
insuffisants" dans les différentes
sociétés qui assurent les opérations de
sûreté sur l'aéroport.
"Orly n'est pas à l'abri, des attentats
ont déjà eu lieu, des activités de
sûreté aux mains des affairistes
fragilisent l'aéroport, le rendent plus
perméable", a-t-il ajouté, lors d'une
conférences de presse réunissant les
représentants CGT de plusieurs de ces
sociétés sous-traitantes.
"Il s'agit d'une question de sécurité et
de sûreté des passagers", a indiqué
Richard Duval, secrétaire général CGT
Aéroports de Paris.
La CGT demande l'ouverture de
négociations pour intégrer ces agents de
sûreté dans la fonction publique
territoriale. "Jusqu'en 2000, cette
mission était assurée par la gendarmerie
des transports aériens", a-t-il rappelé.
1 4 septembre 2009
Transavia se penche sur Nantes
Transavia, va lancer ses premiers vols
en province à l'été prochain, en
proposant des destinations à l'étranger
au départ de Nantes.
Nantes, nouveau port d'attache de
Transavia. Hier le DG de Transavia
Lionel Guérin a dévoilé les projets de
la filiale low cost d'Air France. La
compagnie prévoit ainsi de desservir en
vols réguliers : Nantes/Djerba,
Nantes/Monastir et Nantes/Marrakech
trois fois par semaine ainsi que
Nantes/Héraklion une fois par semaine.Le
groupe a expliqué cette décision par des
résultats supérieurs à ses prévisions
budgétaires en 2009, ainsi que
l'attractivité de Nantes. L'objectif
fixé est d'atteindre, au départ de cette
ville, 170.000 passagers transportés au
cours de l'exercice 2010/2011 (clos au
31 mars).Pour l'exercice 2009/2010, M.
Guérin table sur plus de 1,5 million de
voyageurs pour l'ensemble de Transavia,
soit plus qu'en 2008/2009 où il avait
réalisé ce résultat.
La
stratégie d’Air France devient de plus
en plus mystérieuse
En ces temps difficiles pour les grands
transporteurs aériens, on comprend que
ces derniers soient un peu plus prudents
qu’à l’accoutumée. Alors que le secteur
était en pleine ébullition avant la
crise, les fusions et autres
rapprochements étaient devenus monnaie
courante. Entre l’affaire Iberia/British
Airways ou la conquête de l’Europe par
la Lufthansa, les observateurs avaient
de quoi se mettre sous la dent. Or
aujourd’hui, on dirait que certaines
compagnies comme le géant allemand aient
toujours les dents longues et que
d’autres, comme Air France laissent
passer l’orage en limitant la casse.
L’immobilisme ayant toujours était la
marque des vaincus, l’incompréhension
gagne quand l’on regarde l’attitude du
groupe Air France – KLM.
Premier transporteur mondial au dernier
comptage, le groupe franco-néerlandais
est une compagnie qui marche bien, mieux
que ses rivales. Ca, c’était avant la
crise. Aujourd’hui, force est de
constater que le bilan n’est plus aussi
idyllique puisque les derniers résultats
de trafic sont toujours en baisse (on
parle toujours d’hémorragie) alors que
d’autres compagnies comme US Airways,
Air Canada ou encore Lufthansa affichent
des chiffres en hausses. Pour limiter la
casse, le transporteur n’aura rien
trouvé de mieux que de réduire les
capacités sur ses lignes les plus
touchées (-4,2% de réduction sur son
offre globale) portant ainsi le
coefficient d’occupation à 84,8%. Une
réaction comptable logique mais qui ne
prend plus en compte la clientèle ni la
concurrence. Or c’est aussi sur la
satisfaction client que le bas blesse
chez Air France. Confronté à une hausse
de la menace TGV sur ses lignes
intérieures et à une compétition des
low-costs de plus en plus agressive
malgré un lobbying efficace, la
compagnie continue de réduire au maximum
ses services. Or, personne ne semble
avoir fait le raisonnement inverse :
plus de services à un prix certes plus
important continuera de fidéliser une
clientèle qui ne souhaite pas forcément
passer des heures debout dans un
appareil où les toilettes sont payantes.
Air France – KLM a également souffert de
la baisse des échanges mondiaux et
affiche une baisse de 16,9% de son
activité cargo. En conséquence, le
groupe justifie un plan de 1500 départs
volontaires qui ne concernera pas les
pilotes et les mécaniciens. Des mesures
de chômage partiel pourraient également
avoir lieu si l’activité ne reprenait
pas. Or, selon IATA le trafic serait
déjà en train de reprendre même si pour
le moment la prudence reste de mise. De
leur côté, les constructeurs tablent sur
une reprise de leur activité en 2010
(Airbus) ou 2011 (Boeing).
Reste que la frilosité a pris le dessus
alors qu’il a quelques mois déjà nous
annoncions craindre que le géant
allemand Lufthansa était en train de
prendre le contrôle des cieux européens
grâce à une série de fusions
stratégiques. SAS, Air Brussels,
Austrian etc.… nous tempérions l’appétit
du transporteur germanique en affichant
la bonne tenue des activités d’Air
France et des projets de fusion tel que
celui avec la compagnie nationale
tchèque CSA. En invoquant la crise qui
pèse sur le secteur mentionnée plus
avant, Air France – KLM a maintenant
retiré sa candidature pour l’appel
d’offres en cours pour la privatisation
de CSA. Dans les circonstances
actuelles, le groupe franco-néerlandais
souhaite que la compagnie justifie d’un
plan de redressement autonome avant une
éventuelle reprise des discussions. La
compagnie affiche une baisse de 12% de
son activité passagers, une perte nette
au premier trimestre de 36,9 millions
d’euros et un plan d’économie de 9,4
millions d’euros est déjà en place. Une
stratégie sans risque pour Air France –
KLM mais qui est en contradiction avec
celle mise en place par son concurrent
Lufthansa. Brussels a désormais autorisé
le rachat d’Austrian, la compagnie
nationale autrichienne. Ceci alors même
que la compagnie faisait face à des
problèmes financiers importants (le prêt
d’urgence de 200 millions d’euros
accordé par le gouvernement autrichien
est lui aussi accordé par l’exécutif
européen.). Lufthansa n’a donc pas
baissé les bras, bien au contraire. La
valeur de la compagnie étant moindre
qu’avant la crise, l’affaire est tout
simplement meilleure et a permis de
faire passer entre autre le prêt
d’urgence mentionné ci-dessus auprès de
Brussels.
On remarque que les stratégies sont bien
différentes l’une de l’autre. Pour CSA,
le ministère des finances tchèque laisse
encore jusqu’au 30 septembre au dernier
candidat en lice Unimex/Travel Service
pour faire la meilleure offre possible.
L’opération pourrait alors
définitivement échapper à Air France –
KLM grâce à cette offre des deux
sociétés tchèques. Dans ce cas comme
dans d’autres, le mur que continue de
constituer Lufthansa en Europe de l’est
associé à une stratégie multi hubs
efficace devrait porter un coup
important à Air France – KLM. Si le
groupe franco-néerlandais agit désormais
sur deux hubs principaux que sont Paris
et Amsterdam, ils restent relativement
proches l’un de l’autre. De son côté,
l’empire Lufthansa continue de s’étendre
avec des hubs en Allemagne, en Autriche
et de plus en plus en Italie via
Lufthansa Italia. Ceci sans parler des
vues de plus en plus importantes vers le
Royaume Unis et l’Europe scandinave.
Face à une telle puissance de feu
bientôt déployée, la stratégie d’Air
France – KLM devient de plus en plus
mystérieuse pour les observateurs que
nous sommes
Air
France continue à réduire ses effectifs,
de 2.500 à 3.000 postes d'ici 2011
La compagnie Air
France va continuer à réduire ses
effectifs et vise 2.500 à 3.000 postes
en moins dans les deux années à venir,
mais sans licenciement sec, a indiqué
mercredi la direction, alors que la CGT
s'inquiète d'une "stratégie de
restructuration" au delà de la crise.
Confirmant une information parue dans La
Tribune, une porte-parole de la
direction a déclaré à l'AFP: "on devrait
réduire nos effectifs de 2.500 à 3.000
emplois au cours des deux prochains
exercices".
Au cours de
l'exercice 2008/2009 qui vient de se
terminer, Air France avait annoncé en
février avoir supprimé 1.000 à 1.200
postes, en ne remplaçant pas un certain
nombre de départs en retraite, en
bloquant les embauches et en mettant fin
aux contrats à courte durée
(intérimaires et CDD).
La compagnie Air
France emploie environ 74.000 personnes
et est fortement touchée par le
ralentissement du trafic aérien. Sur le
3e trimestre de l'exercice 2008/2009, le
groupe Air France-KLM (environ 104.000
salariés) a affiché 194 millions d'euros
de perte d'exploitation.
L'ensemble des
catégories de personnel sont touchées
par un sureffectif, a-t-on précisé.
La direction d'Air
France va mettre en place un certain
nombre de mesures pour faciliter les
départs, sans toutefois recourir à un
plan social.
"Il y a des aides
individualisées pour les gens qui
souhaitent réaliser un projet personnel
en dehors de l'entreprise (...) on va
aussi proposer des rachats de trimestres
pour les personnes très proches de l'âge
de la retraite, et on incite les gens à
utiliser les congés formation, des
congés sabbatiques", a indiqué la
porte-parole.
Pour faciliter
l'adaptation à une charge de travail
moindre, la mobilité en interne est
favorisée, et le télétravail est
également encouragé, a ajouté la
porte-parole. Le passage au temps
partiel est aussi envisagé, selon la
CFDT.
Pascal Zadikian,
délégué et administrateur CGT, s''est
demandé "comment Air France" pouvait
"annoncer 2.500 à 3.000 emplois en trop
alors qu'aucun économiste n'est en
mesure de faire un pronostic".
"On soupçonne Air
France d'avoir une stratégie et de
profiter de la crise pour restructurer
en profondeur des secteurs, notamment le
secteur des courts courriers,
concurrencé par le TGV, et le fret", a
ajouté M. Zadikian.
La CGT a aussi
souligné l'automatisation grandissante
d'un certain nombre de fonctions
(enregistrement), et l'externalisation
de certaines activités via des filiales.
"On en était resté
à environ 2.000 postes supprimés sur les
deux derniers exercices, cela portera
donc à près de 5.000 emplois les
suppressions de postes en quatre ans",
a-t-il noté.
Pour Cyril Jouan,
délégué CFDT, "les suppressions de
postes n'étant pas des suppressions
d'emplois, on est au moins rassurés à ce
niveau là. On sent que l'entreprise est
prête à s'adapter à la période difficile
en préservant l'emploi au maximum".
Les responsable
CFDT et CGT ont également souligné que
la loi de 2008 permettant aux hôtesses
et stewards de travailler jusqu'à 65 ans
au lieu de 55, ainsi que celle
permettant aux autres salariés de
travailler jusqu’à 70 ans, avaient comme
effet de maintenir plus de gens dans
l'entreprise à un moment où celle-ci
tentait de réduire sa masse salariale.
Air France KLM : le marché avide de
restructuration
La perspective de voir Air France KLM
trancher dans le vif d'une de ses
principales sources de pertes dope le
titre en bourse
en matinée, sur un gain de 6,8% à 11,54
Euros. Ce matin, le quotidien 'Les
Echos' annonçait en effet que la branche
Cargo d'Air France KLM, en grandes
difficultés comme le reste du secteur,
va être restructurée en profondeur.
Le numéro un mondial du secteur devrait
apporter la majeure partie de son
activité de fret à sa filiale
néerlandaise Martinair, qui deviendra le
spécialiste du coeur de métier de la
branche, le "tout cargo". Air France
Cargo garderait "le transport de
palettes dans les soutes de ses
appareils passagers" et KLM Cargo ne
gèrera plus que ses 17 B747 Cargo
(mi-passagers, mi-cargo). Le quotidien
financier explique que le "tout cargo"
est le plus demandé mais le plus
coûteux, "si bien que, en l'état actuel,
aucune ligne tout cargo exploitée par
Air France n'est rentable". Martinair,
avec sa structure à bas coûts, est mieux
adaptée au contexte actuel. Dans le même
temps, l'offre sera sévèrement revue en
baisse pour mieux cadrer avec une
demande atone. Et "paradoxalement",
précise 'Les Echos', les prix vont
lourdement augmenter, de 20 à 30%, car
la compagnie cherche à restaurer sa
rentabilité par tous les moyens : elle a
affiché un déficit d'exploitation de 197
ME sur le 1er trimestre fiscal, pour un
chiffre d'affaires en baisse de 41,5% à
540 ME
"Nous estimons que l'environnement
actuel permet de lancer de telles
réformes structurelles", estime ce matin
l'analyste d'Oddo Securities Yan
Derocles, qui tempère cependant en
soulignant qu'une telle secousse risque
d'entraîner des tensions sociales, et
que l'ampleur de la hausse des tarifs
indiquée pourrait fragiliser le groupe
si la concurrence ne l'aligne pas.
Air France-KLM : PLUS FORTE HAUSSE DU
CAC 40
Sur le front des valeurs, Air
France-KLM réalise une des
plus fortes hausses de la semaine sur le
CAC 40 (de 13,58%). Il faut dire que
l'actualité a été chargée pour le
transporteur aérien. Lundi, on apprenait
que le titre allait être retiré du CAC
40. Puis mardi, le titre a bondi de
6,34%, le marché saluant une baisse du
trafic compensée par le recul des
capacités en août, un bon point pour la
rentabilité de l'entreprise. Enfin,
vendredi, des informations des Echos sur
une importante restructuration de la
branche cargo (transfert du cœur de
métier à la filiale néerlandaise
Martinair) ont fait de nouveau s'envoler
l'action
9 JUIN 2009
Air France : un 2e syndicat de pilotes
refuse de voler sans nouvelles sondes
Un deuxième syndicat de pilotes d'Air
France,le Spaf (minoritaire) a appelé
ses adhérents à ne pas voler à bord
d'Airbus A330 et A340 qui ne seraient
pas équipés d'au moins deux nouvelles
sondes Pitot, jugeant "impossible" que
tous ces appareils en soient dotés dès
mardi.
Le Spaf a "édicté une consigne syndicale
demandant aux pilotes de s'assurer que
les avions étaient bien équipés de deux
sondes" de mesure de vitesse nouvelles
au moins sur trois, a déclaré à l'AFP
Michel Le-Bras, pilote et membre du
syndicat. Le syndicat Alter
(minoritaire) avait déjà fait de même
lundi soir.
Le Bureau d'enquêtes et d'analyses
(BEA), chargé de l'enquête technique,
avait pointé vendredi "une incohérence
des vitesses mesurées" par ces sondes
dans le cas du vol AF 447 Rio-Paris
disparu le 1er juin.
Selon le syndicat majoritaire SNPL, Air
France s'est engagée mardi à ce que tous
ses longs-courriers A330/A340 décollent
désormais avec "au moins deux nouvelles
sondes".
"Je ne vois pas comment, entre hier et
aujourd'hui, on pourrait équiper 19 A340
et 15 A330 d'une deuxième sonde: avec un
délai aussi court, c'est impossible", a
réagi M. Le-Bras.
"La moitié des avions sont en vol ou en
escale à l'étranger", a-t-il ajouté.
Selon lui, Air France a informé lundi
les pilotes que les A330 et A340
"seraient équipés d'au moins une sonde"
neuve et que seuls neuf avions sur la
totalité de la flotte étaient d'ores et
déjà équipés de deux ou trois sondes de
nouvelle génération.
"Le constructeur Airbus n'est pas exempt
de reproches", a-t-il par ailleurs jugé,
parce qu'il "a constaté que dans un
certain nombre de compagnies du monde,
on avait des problèmes de givrage des
sondes" sans demander un remplacement
obligatoire.
8 juin
2009
Air France : un syndicat de pilotes
refuse de voler sur des A330-340 non
modifiés
Alter, syndicat
minoritaire de pilotes d'Air France, a
appelé lundi le personnel navigant
technique à "refuser tout vol sur des
A330-340 n'ayant pas au moins deux
sondes Pitot modifiées, après la
disparition d'un vol Rio-Paris il y a
une semaine au-dessus de l'Atlantique.
Dans un communiqué, Alter "considère
qu'aucune mesure conservatoire
satisfaisante n'a été prise" et "déplore
que, dans l'attente du remplacement de
tous les Pitot défectueux, la direction
n'ait pas pris la décision d'immobiliser
les A330 et A340 non encore équipés de
nouveaux modèles de Pitot et dont le
remplacement complet n'est prévu que
dans les prochaines semaines".
L'enquête des experts sur la
catastrophe, qui a fait 228 morts,
s'intéresse notamment à une possible
défaillance des sondes Pitot qui servent
à mesurer la vitesse de l'avion.
Sollicitée par l'AFP, une porte-parole
d'Air France a annoncé lundi qu'à "la
date du 8 juin, toute la flotte des A330
et A340 de la compagnie" disposait "d'au
moins une sonde Pitot de la nouvelle
génération".
"Neuf de ces appareils disposent d'au
moins deux sondes Pitot de la nouvelle
génération", a ajouté la direction d'Air
France.
La compagnie dispose actuellement d'une
quinzaine d'A330 et d'une vingtaine
d'A340, selon cette source.
Air France avait fait savoir samedi
qu'elle avait accéléré depuis le 27
avril son programme de remplacement de
sondes anémométriques (Pitot) sur ses
avions A330 et A340 et avait révélé que,
depuis mai 2008, "des incidents de
pertes d'information anémométrique en
vol en croisière" sur des A340 et des
A330 avaient été constatés.
Selon Alter, il y a à bord d'un avion
trois sondes Pitot.
Le syndicat a rassemblé 5,5% des
suffrages du collège du personnel
navigant technique (PNT) lors des
dernières élections au comité
d'établissement des opérations aériennes
du 20 septembre 2007, a précisé la
direction d'Air France
25 mai
2009
Pilotes de lignes : Bussereau s'engage
sur le vote d'un texte
Un projet
proposant une représentativité syndicale
spécifique pour les pilotes "va être
discuté dans les jours à venir par la
Commission des affaires économiques de
l'Assemblée nationale", et, ensuite, "il
viendra à l'Assemblée" a indiqué le
secrétaire d'Etat aux Transports.
Dominique Bussereau, le secrétaire
d'Etat aux Transports, a voulu calmer le
jeu ce vendredi alors que le Syndicat
national des pilotes de lignes (SNPL),
très largement majoritaire, a menacé "de
débrayer tous les week-ends du 10
juillet au 3 août, période de gros
départs et retours de congés" dans
le but d'obtenir un vote du Parlement
leur garantissant une représentation
syndicale spécifique (en mars dernier,
les sénateurs avaient voté contre
l'amendement en leur faveur et
les pilotes redoutent que les députés
adoptent la même ligne de conduite).
Mais la grève envisagé "n'aura
pas de raison d'avoir lieu", a
déclaré vendredi le secrétaire d'Etat
sur les ondes. Elle "n'aura pas de
raison d'avoir lieu puisque nous
trouverons le moyen de faire en sorte
que la demande des pilotes, c'est-à-dire
le vote d'un texte par l'Assemblée
nationale, puisse avoir lieu" a-t-il
expliqué sur BFM.
Un texte, proposant cette
représentativité spécifique "va être
discuté dans les jours à venir par la
Commission des affaires économiques de
l'Assemblée nationale", et ensuite
"il viendra à l'Assemblée", a
indiqué Dominique Bussereau. "Je ne
peux pas vous dire à quel moment ce sera
inscrit à l'ordre du jour. Mais "nous
verrons dès lundi (...) à quel moment
nous pourrons fixer l'examen de ce texte
à l'assemblée nationale", a-t-il
ajouté, en soulignant : "on sait très
bien que dans une compagnie aérienne
rien ne peut fonctionner sans les
pilotes, donc accorder une
représentativité particulière aux
pilotes, ça me parait du bon sens en
terme de sécurité et par rapport au rôle
qu'ils jouent dans l'entreprise"
Bussereau rejette les exigences des
hôtesses et steward
Le secrétaire
d'Etat aux Transports, Dominique
Bussereau, a exclu samedi de répondre
aux exigences de syndicats d'hôtesses et
stewards, qui avaient demandé la veille
d'avoir une représentation syndicale
spécifique, après une demande similaire
des pilotes.
Quatre syndicats d'hôtesses et stewards
ont avancé la même revendication que les
pilotes de ligne qui menacent de faire
grève cet été s'ils n'obtiennent pas
gain de cause.
"Les choses sont différentes pour les
syndicats d'hôtesses, de stewards et de
personnels navigants commerciaux (par
rapport aux pilotes, ndlr) puisque eux
ont déjà affilié leur syndicat à de
grandes centrales syndicales", a déclaré
M. Bussereau à Europe 1.
Le secrétaire d'Etat a tenté vendredi de
rassurer les pilotes de ligne. Il a
déclaré que la grève qu'ils
envisageaient cet été "n'aura pas de
raison d'avoir lieu" affirmant qu'un
vote leur garantissant une
représentation syndicale spécifique aura
lieu à l'Assemblée nationale.
"Le type de responsabilité, de fonction
dans l'entreprise n'est pas le même.
(...) Le gouvernement considère que vu
la position des pilotes, vu leur statut
de cadre ou quasi, vu leur rôle pour la
sécurité, c'est une revendication
légitime", a expliqué samedi le
secrétaire d'Etat.
"Même si leur métier est difficile,
passionnant et très particulier, le
métier de PNC (personnel naviguant
commercial) n'a pas les mêmes
spécificités", a-t-il poursuivi.
"On en a déjà parlé avec eux, la
question me paraît réglée", a conclu M.
Bussereau.
Le Syndicat national des pilotes de
lignes (SNPL, majoritaire) a déposé un
préavis de grève pour tous les week-ends
du 10 juillet au 3 août, s'il n'obtient
pas le vote par le Parlement d'une
disposition aménageant pour les pilotes
la réforme de la représentativité
syndicale entrée en vigueur cette année,
de façon à leur permettre de garder une
représentation spécifique.
Syndicats d'hôtesses et stewards: les
propos de Bussereau "discriminatoires"
Quatre
syndicats d'hôtesses et stewards ont
dénoncé dimanche les "déclarations
discriminatoires" du secrétaire d'Etat
aux Transports, Dominique Bussereau, qui
a exclu samedi de leur accorder une
représentation syndicale spécifique.
La revendication des syndicats CFTC,
SNPNC-FO, Unac-CGC et Unsa aérien
faisait suite à la même demande des
pilotes de ligne qui ont menacé de faire
grève cet été s'ils n'obtenaient pas
gain de cause.
Dominique Bussereau a tenté vendredi de
rassurer les pilotes, en affirmant qu'un
vote leur garantissant une
représentation syndicale spécifique aura
lieu à l'Assemblée nationale. Il a en
revanche estimé samedi que les "choses
sont différentes" pour les hôtesses et
stewards.
Les syndicats estiment dans un
communiqué que les propos de M.
Bussereau sont "discriminatoires" et que
ses positions sont "parfaitement
incompréhensibles".
"Soit le collège global regroupant les
hôtesses, stewards et pilotes est
maintenu, soit il convient de créer deux
collèges distincts", estiment les
syndicats.
"Mais priver plus de 15.000 hôtesses et
stewards d'une représentation spécifique
pour satisfaire la demande des pilotes
nous apparaît totalement inéquitable et
discriminatoire", ajoutent-ils.
"Nous n'accepterons pas la disparition
de notre collège sans réagir", menacent
les syndicats.
En outre, ils "alertent les pouvoirs
publics sur les conséquences néfastes
que pourrait avoir la privation de cette
représentation des personnels navigants
commerciaux pour la sécurité à bord des
aéronefs".
Ils disent espérer rencontrer Dominique
Bussereau "le plus rapidement possible
afin de trouver une solution au problème
soulevé".
17 mai
2009
La Compagnie
aérienne du Mali (CAM) devient Air
Mali
BAMAKO, 17 mai
2009 (AFP)
La
Compagnie aérienne du Mali
(CAM), en "pleine croissance",
change de nom et devient "Air
Mali" pour une meilleure
visibilité dans un contexte de
compétition accrue, a-t-on
appris dimanche auprès de la
direction de la compagnie.
© 2009 AFP
30 avril
2009
Des navigants
d'Air France refusent d'embarquer
pour le Mexique
Un équipage d'Air France et
plusieurs hôtesses et stewards ont
fait valoir leur droit de retrait
depuis samedi pour ne pas embarquer
à bord de vols à destination du
Mexique en raison de la grippe
porcine, a-t-on appris mercredi
auprès de sources concordantes.
Un commandant de bord d'Air France
qui devait partir samedi de
l'aéroport de Roissy à destination
du Mexique a fait valoir son droit
de retrait en raison des risques
sanitaires liés à la grippe porcine.
Ce droit de retrait s'est
automatiquement appliqué à
l'ensemble de l'équipage qui a été
remplacé par un équipage de réserve,
a-t-on appris auprès de deux sources
aéroportuaires concordantes.
Par ailleurs, depuis samedi,
plusieurs hôtesses et stewards de la
compagnie, qui ne peuvent pas faire
valoir un droit de retrait,
contrairement au commandant de bord
mais une "clause de fatigue", ont
fait valoir cette clause prévue par
le code de l'aviation civile pour ne
pas embarquer à destination du
Mexique.
Sollicitée par l'AFP, la direction
d'Air France a indiqué qu'elle ne
ferait "aucun commentaire".
En termes généraux, le Code du
travail autorise un salarié ayant
"un motif raisonnable de penser
qu'il se trouve en situation de
danger grave et imminent pour sa
santé ou sa vie" à arrêter son
travail pour se mettre en sécurité
28 avril
2009
La compagnie aérienne espagnole
Iberia envisage de geler les
salaires de 140 de ses cadres
dirigeants dans l'objectif de
réduire les coûts dans un climat de
récession très profonde. Selon un
porte-parole de la compagnie, cette
décision aurait été prise par
l'équipe de crise d'Iberia afin de
compenser la chute des recettes en
classe affaires et une baisse du
nombre du nombre de touristes
étrangers en Espagne.
Spinetta cumulerait la présidence
d'AF-KLM et d'Areva
L'actuel président du conseil
d'administration d'Air France-KLM
est pressenti pour prendre le siège
de la présidence du conseil de
surveillance d'Areva, selon la
presse. Mais il restera à son poste
chez AF, précise le groupe
Jean Cyril Spinetta sera très
probablement nommé jeudi prochain
président du conseil de surveillance
d'Areva à la place de Frédéric
Lemoine, nommé à la tête de Wendel,
selon Les Échos et Le Figaro.
Jean Cyril Spinetta a "de très
fortes chances d'occuper le poste",
estime Le Figaro. Il sera nommé
"sauf coup de théâtre", selon Les
Echos, lors du prochain conseil de
surveillance et de l'assemblée
générale annuelle des actionnaires
d'Areva qui se tiendront le 30
avril.
Il ne semble pourtant pas renoncer à
sa chère compagnie qu'il dirige
depuis 12 ans. « Qu'il prenne la
présidence du conseil de
surveillance d'Areva ou pas, il
restera président du conseil
d'administration d'Air France-KLM »,
a précisé un porte-parole de la
compagnie
Etats-Unis : les collisions avec
les oiseaux de plus en plus
fréquentes
Les collisions aériennes
impliquant des oiseaux ont plus
que doublé au sein des 13
aéroports américains les plus
importants depuis 2000, selon
des statistiques publiées
aujourd'hui pour la première
fois par la FAA - Federal
Aviation Administration. Au
sommet de cette liste, figure
ainsi l'aéroport international
JF Kennedy qui totalise au moins
30 accidents de ce genre, suivi
de l'aéroport de Sacramento en
Californie, avec 28 depuis le
tout début de la décennie. La
révélation de cette étude,
disponible sur Internet sur le
site du FAA (http://www.faa.gov/)
intervient quelques mois
seulement après le crash d'un
appareil de la compagnie US
Airways dans la baie de l'Hudson
après que des oiseaux sont
entrés en collision&nbs! p; avec
deux de ses moteurs. Le site de
la FAA dévoile ainsi les détails
de plus de 89 000 incidents
intervenus depuis 1990.
Air
France étudie un recours contre
les Etats-Unis, après avoir dû
dérouter un vol
Air France « étudie actuellement
les voies de recours » auprès
des autorités américaines, après
avoir dû dérouter à leur demande
un vol Paris-Mexico samedi
dernier, en raison de la
présence à bord d'un passager
indésirable aux Etats-Unis. Le
vol Paris-Mexico du 18 avril,
qui a décollé de Roissy, a été
interdit de survol (des
Etats-Unis) en raison de la
présence à bord d'une personne
d'une personne figurant sur la
« No Fly List » de la TSA
(Transport Security
Administration), selon un
porte-parole d'Air France à
l'AFP.
Cette « persona
non grata » n'était
autre que le journaliste
franco-colombien Hernando Calvo
Ospina qui « a appris à cette
occasion qu'il figurait sur
cette liste interdisant à un
certain nom! bre de personnes de
se rendre, voire même de
survoler les Etats-Unis », selon
son éditeur, Le Temps des
Cerises.
« L'avion a été informé à
l'approche de l'espace aérien
américain » et « il a fait un
stop en Martinique à
Fort-de-France » au lieu de
traverser les Etats-Unis, a
précisé le porte-parole d'Air
France à l'AFP. Air France,
"comme l'ensemble des compagnies
aériennes", ne transmet ses
listes de passagers aux
autorités américaines que pour
les vols entre la France et les
Etats-Unis. Le transporteur
aérien a, en l'occurrence,
« appliqué la procédure fixée
par les autorités mexicaines »
selon la compagnie. Hernando
Calvo Ospina, qui partait en
reportage au Nicaragua pour le
compte du mensuel le Monde
diplomatique, a été interrogé
par la police mexicaine lors de
son escale à Mexico puis a pu
poursuivre son voyage.
7 avril
200
Air France verse dans le low
cost
Privée de son partenariat avec
TAM, qui s'est rapprochée de
Lufthansa, Air France-KLM devait
se trouver un nouveau partenaire
brésilien. Pour l'occasion, le
groupe a donc décidé de se
tourner vers la compagnie low
cost GOL.
A partir du 1er mai,
ce partenariat permettra aux
passagers titulaires d'une carte
de fidélité d'une des trois
compagnies de cumuler des miles
aussi bien sur les vols opérés
par GOL que par Air France ou
KLM.
L’accord prévoit également la
mise en place de vols en partage
de code en milieu d'année. Air
France apposera ainsi son code
sur les vols de GOL entre Sao
Paulo, Rio de Janeiro et treize
grandes métropoles brésiliennes.
Un accord similaire est en cours
de préparation entre KLM et GOL.
Ce partenariat entre compagnie
traditionnelle et low cost n'est
pas une première dans le monde
de l'aviation. Mais il constitue
une petite révolution chez Air
France-KLM dont le président
Jean-Cyril Spinetta a longtemps
été allergique au modèle à "bas
coût". De plus, il soulève la
cohérence du produit entre les
partenaires européens et
brésiliens.
Air France retrouve un allié en
Amérique du sud
Air
France-KLM a oublié son divorce
d'octobre avec Tam et convole
désormais avec GOL, le second
opérateur sur le pays. Une bonne
nouvelle pour le groupe, enfin.
Les présidents de AF-KLM et de
Gol, la seconde compagnie du
Brésil ont paraphé vendredi un
accord de coopération
commerciale prévoyant des
partages de code entre les deux
compagnies. Ainsi AF pourra
mettre son code sur les vols de
Gol entre Sao Paulo et Rio mais
aussi treize autres villes
brésiliennes, à partir « du
milieu de l'année », selon les
compagnies. De son côté, GOL
bénéficie ainsi d'une ouverture
sur l'Europe et le reste du
monde. les passagers des deux
transporteurs, titulaires d'une
carte de fidélité, pourront
également accumuler des "miles"
en volant à bord des avions de
GOL d' Air France ou de KLM. Cet
accord permet à Air France-KLM
de faire face à sa rivale
allemande Lufthansa, partenaire
du numéro un brésilien de
l'aérien TAM, qui avait
auparavant un partenariat
commercial avec Air France-KLM
avant de lui faire faux bond en
octobre 2008. A cette date, le
transporteur brésilien avait
choisi Star Alliance, menée par
Lufthansa, plantant
littéralement AF-KLM. C'est
logiquement que le groupe
franco-néerlandais s'est
rapproché de GOL, une compagnie
à bas coûts brésilienne, lancée
en 2001, qui a racheté en mars
2007 Varig, ancien fleuron de
l'aviation du pays au bord de la
faillite. A l'issue de cet
accord, Skyteam va conforter une
place de leader en terme de
siège sur les relations Amérique
du Sud-Europe, déjà acquise
aujourd'hui.
L’aéroport Paris-Charles de
Gaulle balise malin
Sur l'aéroport Charles de
Gaulle, les anciennes ampoules à
incandescence des 20 000 feux de
signalisation et de balisage au
sol sont progressivement
remplacées par des diodes
électroluminescentes, ou LED –
Light-Emitting Diode. Cette
nouvelle technologie
d'éclairage offre de multiples
avantages : la durée
d’utilisation de la source
lumineuse est multipliée par 10
et atteint 50 000 heures (contre
5 000 auparavant) ; des coûts de
maintenance réduits (le
remplacement des feux défectueux
est de facto fortement réduit) ;
une faible consommation
d'énergie (Aéroports de Paris
estime une réduction de 30% à
80% des consommations
énergétiques de chaque feu, en
fonction de son implantation -
axe de voie de circulation, bord
de voie de circulation hors sol
ou encastré ; investissements
réduits en régulateurs, câbles
primaires ou encore tableaux de
distribution.
Petite éclaircie sur le marché
des billets d'avion en France
Le nombre
de billets d'avion émis par les
agences de voyages en France a
augmenté de 2,2% en mars par
rapport au même mois de 2008,
après avoir chuté de 10,4% au
cours de janvier et février, a
annoncé vendredi le Syndicat
national des agences de voyages
(Snav).
Selon le Snav, il s'agit de la
première hausse depuis septembre
2008. "Même si ce phénomène doit
être relativisé en raison de la
médiocrité du mois de mars 2007,
il marque une nette inversion de
tendance", commente Jean-Pierre
Mas, président de la commission
Air du Snav, cité dans le
communiqué.
Le volume d'affaire global perçu
par les compagnies aériennes
membres de l'IATA (Association
internationale du transport
aérien) par le biais des agences
de voyages reste toutefois en
baisse sensible en mars
(-11,3%).
Si le nombre de billets d'avions
émis en France a baissé de 6% au
premier trimestre, la chute du
volume d'affaires a été trois
fois plus importante (-17,9%).
Explication: les passagers
privilégient les tarifs les plus
bas et passent de la classe
affaires à la classe économique,
en acceptant de plus en plus la
contrainte de billets non
remboursables. "En quelque
sorte, ils reculent dans
l'avion", estime M. Mas.
Le prix moyen du billet émis en
France a baissé de 14,5% en deux
ans, passant de 386 euros au
premier semestre 2007 à 330
euros au premier trimestre 2009.
20 millions de billets aériens
sont émis chaque année par les
agences de voyages en France,
qui détiennent environ 85% du
marché.
Ces données sont recensées par
le BSP, l'organisme qui
centralise les paiements des
billets aériens émis par les
agences de voyages.
La dégradation de l'activité des
chaînes hôtelières se confirme au
premier trimestre
Les chaînes hôtelières ont
enregistré une baisse de leur
activité pour le deuxième trimestre
consécutif de janvier à mars 2009,
le ralentissement étant
particulièrement vif à Paris et dans
le secteur haut de gamme, selon une
étude publiée lundi par le cabinet
MKG.
Le revenu par chambre disponible (RevPAR)
a diminué de 8,3% au premier
trimestre 2009, après un recul de
4,4% au dernier trimestre 2008,
précise le cabinet.
Dans le détail, les catégories les
plus économiques résistent mieux
(-0,4% pour les 0/1 étoile et -1,9%
pour les 2 étoiles), car la hausse
des prix moyens compense
partiellement la baisse de la
fréquentation.
En revanche, les établissements plus
cotés souffrent notamment de la
baisse de clientèle internationale:
le RevPAR a ainsi diminué de 8,0%
pour les 3 étoiles et de 18,3% pour
les 4 étoiles au premier trimestre
2009.
L'hôtellerie parisienne est la plus
touchée (-19,7% toutes catégories
confondues). Elle "perd du terrain
sur tous les fronts, alors que
l'hôtellerie de province, moins
exposée au niveau international,
limite les conséquences de la crise"
(-1,9%), analyse MKG.
Le cabinet affirme également que
l'hôtellerie française résiste mieux
à la crise que celle des "pays
voisins," qui, à l'exception de
l'Allemagne, enregistrent des
baisses de RevPAR "à deux chiffres".
Pour MKG, cela s'explique par "la
stabilité globale du parc hôtelier"
français, "la structure tarifaire
qui reste parmi les plus
raisonnables d'Europe" et les
"importantes rénovations conduites
par les principaux groupes présents
dans l'hôtellerie économique".
4
avril
2009
Air France mise sur le Brésil
La
compagnie aérienne
française a signé ce
vendredi un accord de
partenariat avec Gol,
une low cost.
brésilienne. Les
explications de notre
envoyée spéciale.
Les flashs crépitent sur un air de bossa nova, au
moment ou Jean Cyril
Spinetta président du
conseil
d'administration d'Air
France KLM et
Constantino de Oliveira
Junior, président de
Gol, le groupe brésilien
qui a racheté Varig,
signe un accord de
partenariat. 2009 est
peut être l'année de la
France au Brésil. C'est
également celle d'Air
France a São Paulo.
Pour Air France, cette
signature est
primordiale. Elle permet
en effet à la compagnie
franco-néerlandaise de
se développer encore
davantage en Amérique du
Sud, ou elle est déjà
leader avec 16% du
marché. Et de ce point
de vue, le Brésil en est
la meilleure porte d
entrée, "avec un
gigantesque potentiel
dans CE pays", affirme
Jean Cyril Spinetta, qui
estime que le pays de
Lula, puissance
économique et
touristique, avec des
villes importantes comme
Belém, Recife ou Manaus
est une priorité pour
Air France et un vrai
relais de croissance.
Le
groupe
franco-néerlandais
compte bien y faire la
course en tête. Un
marché certes touché par
la crise mais où la
croissance du trafic,
après avoir atteint 25%
par an, continue au
rythme de 5%. Surtout,
le Brésil a toujours
été et reste un
excellent marché pour
les compagnies
aériennes, puisque les
ventes en classes
affaires y sont plus
élevées qu'ailleurs (34%
du total sur le Brésil
pour Air France).
L'Amérique latine est
d'ailleurs la seule
région où la compagnie
nationale n'a pas
réduit son offre et
compte bien l'augmenter
(elle l'a déjà augmentée
de 55% en 5 ans).
Air France se devait
aussi de contrer sa
rivale Lufthansa, qui
lui a "volé" la
compagnie brésilienne
TAM avec qui elle avait
des accords. Car la
concurrence, à l'avenir
se fera non seulement en
Asie et aux États-unis
mais également en
Amérique Du Sud.
Le
plus curieux dans cet
accord est que Gol est
au départ une compagnie
low cost., un type de
transporteur longtemps
villipendé par Spinetta.
Mais avec une qualité
égale à celle de la TAM.
De plus, les vols entre
l'Europe et le Brésil
seront tous opérés par
AF KLM tandis que les
vols intérieurs entre
les pays du Mercosur
seront réalisés par Gol
et Varig, qui reste une
marque phare adulée par
les Brésiliens.
Aujourd'hui pour Gol,
inconnu du grand public,
c'est la fête.
Constantino de Oliveira
affiche sa fierté d
avoir rejoint le gotha
des compagnies
mondiales. Un
partenariat qui va
sûrement aboutir à
l'entrée de Gol Varig
dans l'alliance Skyteam.
Alors ce vendredi, comme
on dit au Brésil "tudo
Bem" ("tout va bien")...
3 mars
2009
British Airways prive ses dirigeants
de bonus
Dans une lettre interne
hebdomadaire, le directeur général
de la compagnie aérienne britannique
British Airways, Willie Walsh, a
fait savoir que le transporteur ne
verserait aucun bonus cette année à
sa direction : «
Dans la mesure où la compagnie table
sur une perte d'exploitation de près
de 150 millions de livres, nous ne
verserons pas de bonus au management
cette année » a-t-il
ainsi déclaré. Willie Walsh a
également rappelé que la direction
avait renoncé à ses bonus au cours
de l'exercice 2006-2007 alors que BA
avait pourtant réalisé un bénéfice
substantiel : «les
bonus des managers n'avaient pas été
versés parce que la marge
d'exploitation était ressortie
légèrement en retrait par rapport
aux attentes ». a-t! -il
ainsi déclaré.
2 mars
2009
Air France : huit syndicats
appellent à la grève le 19 mars
Huit syndicats
d'Air France appellent vendredi les
salariés de la compagnie à faire
grève le 19 mars, à l'occasion de la
journée d'action
interprofessionnelle en France,
ont-ils annoncé vendredi dans un
communiqué.
Pour leur
part, les syndicats des contrôleurs
aériens de la direction générale de
l'aviation civile (DGAC) n'ont pas
encore indiqué s'ils
appelleraient
à faire grève le 19 mars.
Le 29 janvier,
lors de la dernière journée d'action
interprofessionnelle, en raison de
la grève d'une partie des
aiguilleurs du ciel, de nombreux
vols avaient été annulés ou retardés
et l'aéroport du Bourget avait été
fermé.
Les
organisations syndicales d'Air
France - CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT,
UGICT-CGT, FO, CI.FO et Unsa Aérien
- "invitent l'ensemble des salariés
d'Air France à une nouvelle journée
de grève et de mobilisation en
métropole et dans les départements
d'Outre Mer".
Les syndicats
entendent ainsi défendre l'emploi,
les salaires et la protection
sociale et lutter contre la
précarité, selon le communiqué.
Des
toilettes payantes chez Ryan air
Le PDG de
la compagnie à bas coûts
envisage de faire payer l'usage
des toilettes à bord de ses
avions.
Dernière
trouvaille de Michael O'Leary,
le PDG de la compagnie à bas
prix irlandaise Ryan air : faire
payer l'usage des toilettes bord
de ses avions au prix d'une
livre (1,12 euro). Le projet est
à l'étude a déclaré le bouillant
et provocateur PDG sur la BBC
aujourd'hui. « "Nous cherchons
toujours des solutions pour
rendre le voyage aérien moins
onéreux. Nous faisons tout notre
possible pour trouver des
revenus nous permettant de
continuer à baisser les tarifs",
a-t-il justifié.
"On dirait
que Ryan air est prêt à tout
pour faire du fric facile et,
une fois de plus, fait passer le
profit avant le confort de ses
passagers",
s'est
indignée Rochelle Turner, une
responsable du magazine de
loisirs Which!
Que
faut-il penser de ses
déclarations ? Tout d'abord
qu'il s'agit une nouvelle fois
d'un superbe coup de pub à
moindre frais dont Michael
O'Leary est coutumier : Balancer
un truc énorme que reprennent
tous les sites Internet,
journaux (et nous les premiers)
radio ou télévision. Un jour X
millions de billets à un euros,
le lendemain une menace de
plainte contre un concurrent, le
surlendemain une déclaration
agressive et dénigrante contre
un concurrent, le surlendemain
une publicité à propos de
l'épouse du chef de l'État
français....
La liste
et longue. Et çà marche. Même
lors des cas extrêmes ou la
compagnie est attaquée en
justice et perd ses procès, les
sommes à payer sont ridicules en
regard de la valorisation
publicitaire dudit coup d'éclat.
Résultat,
la notoriété de Ryan air, comme
celle d'EasyJet, est énorme
Supérieure et de très loin en
France à celle de la low-cost
d'Air France ... Transavia, une
marque que peu connaît.
Reste que,
cette histoire de sanisette
volante va peut être plus loin
que la seule volonté de faire de
la pub. Ryan air a déjà
pratiquement tout fait pour
disposer d'une structure de
coûts extrêmement bas. Et œuvre
désormais à augmenter les
revenus annexes. Après le
paiement des boissons à bord des
avions dès l'origine, il y a eu
ces dernières années une
multiplication des prestations
devenues payantes. Bagages à
mains, téléphone demain...
Il
reste à espérer pour Michael
O'Leary que les passagers ne se
mettent pas à renoncer à se
payer un verre à bord pour ne
avoir ensuite à financer l'usage
des toilettes. Sauf s'il se
lance sur le long-courrier, où
il sera difficile de rester huit
heures sans boire ni manger...et
donc d'aller au petit coin.
8 mois fermes pour l'ex-PDG d'Air
Lib
La cour
d'appel de Paris a confirmé, ce
matin, la condamnation à 4 ans de
prison dont 18 mois ferme de
Jean-Charles Corbet. L'ancien PDG
d'Air Lib devra également verser 3
M€ de dommages et intérêts.
Jean-Charles
Corbet avait été condamné en
première instance pour avoir
détourné 15 M€ et provoqué, en 2003,
la faillite de la compagnie.
Mais il n'est
pas encore près de dormir en prison.
Il a déjà a annoncé qu'il se
pourvoyait en cassation.
ADP augmente les redevances
aéroportuaires de 5,5%
éroports
de Paris (ADP) va augmenter,
cette année, ses redevances
aéroportuaires principales de
5,5%. Les redevances accessoires
seront pour leur part en hausse
de 5,3%. Approuvée par l'État,
cette nouvelle tarification
entrera en vigueur dès le 1er
avril prochain.
Les redevances
principales concernent : la taxe
passager, la taxe d'atterrissage et
celle de stationnement. Les
redevances accessoires portent sur
les comptoirs d'enregistrements, la
mise à disposition des installations
de dégivrage des avions et de
fourniture d'électricité aux
appareils, le tri des bagages.
Dans un
premier temps, ADP avait envisagé de
remonter les redevances
aéroportuaires de 6,9%, suscitant un
tollé notamment des compagnies
aériennes.
27 février
2009
Air Lib: la peine de prison ferme de
Jean-Charles Corbet confirmée en
appel
PARIS, 27 fév 2009 (AFP)
L'ancien PDG d'Air Lib,
Jean-Charles Corbet, a vu
vendredi confirmée en appel sa
condamnation à 18 mois de prison
ferme pour avoir détourné 15
millions d'euros et provoqué la
faillite de la compagnie en
2003, une décision qu'il entend
contester devant la Cour de
cassation.
© 2009 AFP
20 février
2009
Corsairfly : un syndicat de pilotes
appelle à la grève ce week-end
Le Syndicat National des Pilotes de
Ligne (SNPL) appelle les pilotes de
Corsairfly à la grève du vendredi 20
février au dimanche 22 février. Mais
le mouvement ne devrait pas nuire au
programme de vol.
Le SNPL est très minoritaire, son
appel à la grève "ne
provoquera aucune perturbation et
les vols seront normalement opérés",
assure une porte parole de la
compagnie.
Le syndicat veut protester contre la
régression des conditions de travail
des pilotes liée à la mise en place
de l'aménagement du temps de
travail, conformément à une
directive européenne.
14 février
2009
easyJet a démarré aujourd’hui sa
desserte entre Paris CDG et Bastia
C'est aujourd'hui que la compagnie
aérienne britannique à bas coûts
easyJet a démarré sa desserte de
Bastia depuis l'aéroport de Paris
CDG. Actuellement, la ligne Paris
Orly Bastia est desservie uniquement
par Air France en partenariat avec
la compagnie Corse Méditerranée
(CCM). La direction d'easyJet attend
beaucoup de cette desserte, avec un
objectif de taux de remplissage de
85% dès le mois de mars, qui devrait
se transformer en un taux de 90% à
100% en juillet et en août. Lors
d'un Conseil des ministres
décentralisé à Ajaccio fin octobre
2007, Nicolas Sarkozy avait exprimé
le souhait de faire de la place aux
compagnies aériennes à bas prix à
destination de la Corse. « Je
ne comprends pas pourquoi l'ensemble
du territoire français peut
aujourd'hui trouver des vols à
trente euros ! sur des compagnies à
bas coût, sauf la Corse »,
avait-il déclaré. Pour l'été 2008,
easyJet avait déjà assuré les
liaisons Londres Bastia, Londres
Ajaccio et Genève Ajaccio. Une ligne
supplémentaire entre Bastia et Lyon
avait également débuté le 12
décembre dernier, offrant trois
vols hebdomadaires à destination de
la capitale rhônalpine.
13 février
2009
Coupes claires chez Air France
Avec un plan de suppression de 1000
à 1200 postes qui est en
préparation, Air France doit
l’annoncer aujourd’hui selon
Aujourd’hui en France. Pas de
licenciements secs mais des départs
volontaires. Quelque 450 salariés
âgés de 60 à 65 ans seraient
potentiellement concernés. Parmi les
sujets d’inquiétude, l’effondrement
du nombre des réservations passées
par les entreprises pour les mois
qui viennent et la concurrence
acharnée des compagnies low cost,
mais aussi du TGV.
Air France investit dans son
image.......

© Air France |
Air
France
change
son
image de
marque.
La
compagnie
française
a
redessiné
son logo
– avec
l’agence
Brandimage
– et a
dévoilé
sa
nouvelle
identité
visuelle
le 11
février.
Celle-ci
ne se
place
pas en
rupture
avec
l’image
qu’Air
France
affichait
dans le
monde
depuis
1975 :
la
livrée
tricolore
est
conservée
et le
code
barre
reste
présent
sur
l’empennage,
quoique
redessiné.
Le code
barre a
cependant
disparu
de sous
le nom
de la
compagnie.
Celui-ci
se
présente
maintenant
en un
seul
mot,
toujours
en bleu
marine,
couleur
forte de
l’identité
d’Air
France.
Le logo
qui
l’accompagne
est
celui
porté
par
CityJet
depuis
qu’a été
lancé le
partenariat
CityJet
for Air
France,
c’est-à-dire
une
barre
rouge
large et
oblique
arrondie
à la
base. La
police a
également
été
affinée
pour un
effet
plus
élégant
et plus
moderne.

© Air France |
Quant au
code
barre,
symbole
d’Air
France,
il n’a
pas été
abandonné
et
conservera
sa place
sur
l’empennage
des
appareils.
Il passe
toutefois
de cinq
à quatre
barres
stylisées
de façon
à
ressembler
au
nouveau
logo,
avec le
même
arrondi
à la
base.
Ainsi,
le rouge
paraît
plus
présent.
Désireuse
de ne
pas
occasionner
plus de
dépenses
en ces
temps de
crise,
la
compagnie
a décidé
de
repeindre
ses
appareils
progressivement,
au fur
et à
mesure
des
livraisons
et des
passages
en
maintenance.
Le
premier
Airbus
A380 de
la
compagnie
devrait
voler
sous les
nouvelles
couleurs
d'ici
peu.
|
|
Vendée Globe: Armel Le Cleac'h
arrive 2e avec un bateau à bout de
souffle
Il y a 1 jour
LES SABLES
D'OLONNE (AFP) — Armel Le Cleac'h (Brit
Air), benjamin des 11 rescapés du 6e
Vendée Globe, a franchi samedi matin
en deuxième position la ligne
d'arrivée sous le soleil des
Sables-d'Olonne après une fin de
course éprouvante qui a mis à mal
son bateau.
"Je ne
réalise pas encore ma performance
mais je suis très fier d'avoir fait
mon tour du monde déjà, d'être
arrivé au bout", a déclaré à son
arrivée le skipper qui s'était fixé
comme objectif de finir cette course
durant laquelle les abandons se sont
multipliés, ce qui lui a permis
d'atteindre peu à peu le devant du
classement.
Armel Le
Cléac'h est arrivé samedi à 09H41
après 89 jours, 20 heures 35 minutes
et 45 secondes de course (au
classement officiel 89 jours, 9
heures 39 minutes et 35 secondes)
après avoir parcouru 27.233 milles
(50.435 km) à une moyenne de 12,69
noeuds (23 km/h).
Il
a déjà annoncé le renouvellement de
son contrat d'un an avec Brit Air et
sa participation en 2009 à la
Solitaire du Figaro et à la Transat
Jacques Vabre.
Menace de grève à Air France :
réunion des syndicats jeudi
L'intersyndicale d'Air France, qui a
menacé de faire grève à la suite de
l'augmentation du prix des billets à
tarifs réduits pour les salariés du
groupe, doit se réunir jeudi pour
décider si elle maintient son mot
d'ordre, après avoir rencontré la
direction mercredi.
La grande majorité des syndicats
d'Air France, qui composent
l'intersyndicale, menacent depuis le
2 février de faire grève à partir du
26 février en raison de
l'augmentation au 1er janvier du
prix de certains billets à prix
réduit dont bénéficient les 70.000
salariés, les "R1" réservables à
l'avance.
L'intersyndicale, qui s'est réuni
mercredi avec la direction des
ressources humaines de la compagnie,
doit se concerter jeudi pour décider
du maintien ou du retrait du préavis
de grève reconductible déposé pour
le 26 février, a-t-on appris jeudi
auprès de plusieurs sources
syndicales concordantes.
Selon ces sources, les syndicats ne
sont pas d'accord entre eux.
Certains estiment qu'ils ont obtenu
des gestes suffisamment forts de la
direction pour ne pas aller au
conflit, d'autres, qui semblent
minoritaires, seraient favorables au
maintien du préavis de grève pour
obtenir plus de la direction.
Un porte-parole d'Air France a
confirmé que la direction de la
compagnie avait rencontré les
syndicats mercredi au sujet de
l'augmentation des tarifs des
billets à prix réduit sans faire
d'autres commentaires
Corsairfly propose des offres de
lancement pour Nantes Québec
Corsairfly lance une nouvelle ligne
hebdomadaire entre Nantes et Québec
du 13 juin au 5 septembre 2009.
Les vols aller seront opérés de jour
(départ 13h00 arrivée 14h25) et les
vols retour seront effectués de nuit
(départ 16h25 arrivée 4h45) en
Airbus A330 d’une capacité de 323
sièges, dont 18 en classe Grand
Large. A cette occasion, la
compagnie lance un tarif
promotionnel, soit 1.300 sièges à
599 euros TTC. Ce tarif est valable
pour des départs en haute saison,
soit du 4 juillet au 4 septembre
inclus. Il s’applique pour des
billets achetés entre le 3 février
et le 18 mars. D’autre part,
Corsairfly propose un tarif de
lancement pour des départs sur les
trois premiers vols soit les 13, 20
et 27 juin à 383 euros TTC A/R
(période de vente jusqu'au 18
février)
Martinique : appel à la grève
générale
Alors que les stations-service ont
réouvert en Guadeloupe, 12 syndicats
de la Martinique ont lancé un appel
à la grève générale pour le jeudi 5
février 2009. Au coeur des
revendications : l'amélioration des
conditions de vie et de travail.
Jeudi noir sur les rails
La SNCF prévoit un trafic fortement
perturbé jeudi 29 janvier, jour de grève
nationale annoncée par les syndicats.
Seulement 50 % des TGV devraient
circuler sur les réseaux Atlantique et
Sud - Est. 65% du trafic devrait être
assuré sur le réseau TGV nord alors que
tous les trains devraient être maintenus
sur le TGV Est Européen.
Par ailleurs, le trafic Lyria sera
également perturbé avec seulement 35%
des trains annoncés maintenus sur la
ligne Paris Est-Bâle-Zurich et 50% sur
les lignes Paris-Lyon-Lausanne,
Parys-Lyon-Berne et Paris Genève ainsi
que sur le Paris-Turin-Milan opéré par
Artésia.
Les Thalys, Eurostar et Alleo ne
devraient pas être affectés par le
mouvement.
29 janvier 2009- Appel des Unions
locales et organisations syndicales
locales de l’aéroport de Roissy : CGT,
FO, CFDT, CFTC, SUD aérien, CFE-CGC et
UNSA
Ceci est un communiqué commun :
Les Unions locales et Organisations
syndicales locales de l’aéroport de
Roissy : CGT, FO, CFDT, CFTC, SUD
aérien, CFE-CGC et UNSA s’associent
pleinement à la décision unitaire d’agir
le 29 janvier 2009. Elles appellent
l’ensemble des salariés à participer à
cette journée interprofessionnelle de
grève et de manifestations autour des
revendications suivantes :
La
défense de l’emploi par l’arrêt des
réductions d’effectif, du gel des
embauches comme à FedEx, ADP, Air
France, des plans de licenciements
collectifs comme à Swissport, United
Airlines…
A
lutter contre la précarité et les
déréglementations économiques et
sociales par l’arrêt du recours aux
emplois précaires sous toutes ses formes
(CDD, intérim, contrat de
professionnalisation). L’arrêt de
l’éclatement des marchés de
sous-traitance qui précarise les
salariés. La reprise à 100% des
personnels dans le cadre des transferts
d’activités liés aux pertes de marchés ;
Pour
l’augmentation générale des salaires,
des retraites et des pensions, seule
solution pour assurer la progression du
pouvoir d’achat ;
Pour
la défense de la sécurité sociale, le
maintien et le renforcement du système
de retraite par répartition et la
possibilité pour tous du départ à la
retraite à 60 ans ;
Pour
l’arrêt des privatisations ;
Contre
la remise en cause du code du travail,
des conventions collectives et des
statuts ;
Pour
l’arrêt de toutes les atteintes aux
libertés individuelles et syndicales.
Pour l’arrêt de l’utilisation des
politiques sécuritaires pour faire du
« nettoyage social » aux travers du
retrait des badges, prétexte aux
licenciements abusifs ;
Pour
l’arrêt de toutes les politiques
patronales ayant pour but de dégrader
les conditions de travail (harcèlements,
stress, intimidations, pressions, … ) ;
Alors que des milliards d’euros sont
distribués aux banques et à certaines
entreprises, ne laissons pas le
gouvernement et les patrons utiliser la
crise financière comme prétexte pour
nous imposer des sacrifices. Exigeons
ensemble une amélioration de nos
salaires, de nos conditions de vie et de
travail.
Les Unions locales et Organisations
syndicales locales FO, CGT, CFDT, CFTC,
SUD aérien, CFE-CGC et UNSA de
l’aéroport de Roissy appellent leurs
syndicats, sections syndicales dans
toutes les entreprises à se réunir dans
l’unité la plus large avec les salariés
pour définir les revendications et les
modalités d’actions.
Elles appellent l’ensemble des salariés
de Roissy :
à
une action de plate forme en se
rassemblant massivement le 29 janvier à
partir de 10h30 à la gare RER 1 (côté
taxi) ;
à
la manifestation de Paris à 14H00 de la
place de la Bastille à St-Augustin (des
cars seront disponibles à Roissy).
Les Unions locales et Organisations
syndicales locales CGT, FO, CFDT, CFTC,
SUD aérien, CGC et UNSA de l’aéroport de
Roissy ont décidé d’une nouvelle
rencontre à l’issue du 29 janvier afin
de lui donner des suites.
TOUS ENSEMBLE DANS L’UNITE, IMPOSONS NOS
REVENDICATIONS !
Air France-KLM dans la lorgnette de
l'AMF pour son erreur de communication
financière
Le président de l'Autorité des marchés
financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, a
indiqué jeudi "suivre l'affaire" d'un
éventuel non respect des règles de
communication financière par le groupe
Air France-KLM sur sur l'annonce d'un
avertissement sur résultat.
"Nous suivons cette affaire", a déclaré
M. Jouyet sans plus de précision, lors
d'une conférence de presse à l'occasion
de la publication du rapport 2008 de
l'AMF sur les agences de notation.
Interrogée par l'AFP, l'AMF n'a pas
souhaité faire de commentaires
supplémentaires.
Le groupe franco-néerlandais Air
France-KLM a informé dès lundi des
analystes qu'elle revoyait à la baisse
ses estimations de résultats pour le
troisième trimestre, soit un jour avant
la publication par communiqué de presse
de cette information, a appris mercredi
l'AFP auprès d'un analyste.
Lundi matin, le courtier Raymond James
avait émis une note au sujet de cet
avertissement sur résultat. Le titre Air
France-KLM avait perdu ce jour 7,93% à
la Bourse de Paris dans un marché en
baisse de 0,90%.
Le règlement général de l'AMF stipule
que toute société cotée doit, dès que
possible, porter à la connaissance du
public toute information privilégiée qui
la concerne directement.
L'information est publiée par le biais
d'un communiqué dont la diffusion doit
être effective et intégrale,
c'est-à-dire accessible à tout le monde
et dans les meilleurs délais, indique en
substance le règlement
Corsairfly brade 20 000 sièges en
2009, 50 000 en 2010
Avant même de signer hier après-midi
à Paris sa charte d’engagement
volontaire pour faire baisser les
prix des billets d’avion sur
l’outre-mer, Corsairfly a précisé
les grandes lignes de son dispositif
que nous dévoilions dans notre
édition d’hier
. Ce n’est qu’en 2010 que la
compagnie du groupe TUI mettra à
disposition 15 % de sa capacité
globale, tous segments confondus, au
tarif le plus bas, applicable hors
promotions, sur la période de haute
saison du 15 juin au 15 septembre,
soit près de 50 000 sièges pour
l’ensemble des DOM. En attendant,
elle s’engage sur plus de 20 000
sièges, d’ores et déjà en vente,
pour l’hiver austral 2009, à tarifs
promotionnels. Des facilités de
paiement, et des tarifications
particulières seront mises en place
et destinées aux personnes les plus
défavorisées. En matière de
flexibilité, Corsairfly acceptera,
sous certaines conditions, les
changements de réservation
intervenants avant le départ, et ce,
sans aucune pénalité
Il reste aujourd'hui à Alitalia à
approuver à son tour l'entrée d'Air
France-KLM comme partenaire
international, avec 25 % du capital. La
nouvelle compagnie italienne doit
démarrer demain matin.
Malgré l'accord passé avec Air
France-KLM, le démarrage de la nouvelle
Alitalia demain matin doit encore
affronter quelques obstacles.

C'est à 6 h 10 demain matin avec un vol
Rome Londres que devrait démarrer la
nouvelle compagnie aérienne Alitalia,
née de la reprise de la compagnie en
liquidation par un groupe
d'entrepreneurs italiens, auxquels s'est
joint la compagnie Air France-KLM comme
partenaire international. Vendredi, le
conseil d'administration de la compagnie
aérienne franco-néerlandaise a en effet
approuvé le projet de prendre
25 %
de la
compagnie transalpine pour un prix
d'environ
310 millions d'euros.
Aujourd'hui même, le conseil
d'administration d'Alitalia doit, à son
tour, approuver l'entrée d'Air France à
son capital. Une conclusion qui n'aura
pas été sans mal, tant les forces
politiques ont pesé en faveur de
l'entrée d'un autre partenaire,
Lufthansa. Silvio Berlusconi lui-même,
et surtout la Ligue du Nord souhaitaient
cette conclusion dans l'espoir de
renforcer le rôle de l'aéroport de Mal
pensa (voir ci-dessous), près de Milan,
dont Air France n'a jamais caché qu'il
le trouvait peu adapté à l'exploitation
rationnelle d'un réseau.
Mais l'affaire est désormais entendue :
«
Air France s'est mise en avant de
manière plus décisive que les autres
compagnies, mais personne n'a jamais
fermé la porte à Lufthansa »,
a déclaré samedi le chef du
gouvernement italien. Quant à la Ligue,
si elle regrette ce choix, elle mise sur
un amendement de dernière minute au plan
anti-crise en cours de discussion au
Parlement, qui prévoit une relance de
l'aéroport du nord de l'Italie.
Malgré l'accord passé avec Air
France-KLM, le démarrage de la nouvelle
Alitalia demain matin doit encore
affronter quelques obstacles. Les
syndicats de salariés sont en effet
mécontents du déroulement des embauches
de la nouvelle société et, après des
mouvements qui ont entraîné l'annulation
de 135 vols à Rome Fiumicino vendredi
dernier, menacent de lancer de nouvelles
grèves. Une réunion doit avoir lieu dès
ce matin entre le management de la
compagnie et les partenaires sociaux.
Prodi : l'accord est « humiliant »
Parmi les nombreuses réactions
politiques, celle de Romano Prodi est
significative, puisque l'ex-chef du
gouvernement avait promu un rachat de la
compagnie aérienne italienne par Air
France qui a capoté lorsque, en pleine
campagne électorale, Silvio Berlusconi
s'est prononcé pour une solution
nationale.
Selon le porte-parole de Romano Prodi,
le nouvel accord est
«
humiliant » :
«
L'accord avec Air France du gouvernement
Prodi prévoyait le paiement de 1
milliard d'euros avec l'engagement de
reprendre les dettes de la compagnie et
de faire 5 milliards d'investissements
et d'augmentation de capital dans la
phase suivante. Avec l'accord actuel,
les Italiens auront sur les épaules 2
milliards de dettes et les règlement des
allocations pour les 5.000 suppressions
de postes. » Pour Air France,
par contraste, le ticket d'entrée sur un
marché réputé rentable est devenu bien
peu élevé.
Aéroports bretons : 4,6 millions de
passagers
• Nantes Atlantique dopé par
l'international.
Avec2 731 454 passagers embarqués en
2008, soit 135 000 de plus qu'en
2007, le principal aéroport de
l'Ouest confirme sa place de 6e
aéroport régional français. Cette
belle progression cache deux
tendances contraires. Le trafic
national a reculé de 2,6 % du fait
de la fermeture de la liaison vers
Brest et des difficultés économiques
du dernier trimestre. En revanche,
le trafic international a connu un
envol de 26,7 %, grâce notamment aux
nouvelles lignes vers Liverpool
(Ryan air), Amsterdam (Air
France-KLM), Genève (EasyJet), Tunis
ou Marrakech. Sans oublier le succès
des vols vacances vers le soleil.
• Brest Bretagne poursuit
son envolée. La
nouvelle aérogare, inaugurée il y a
treize mois, a accueilli 874 747
passagers (13 000
de plus si on compte les militaires)
soit près de 27 000 de plus qu'en
2007. Avec 38 destinations à son
catalogue dont 17 lignes régulières
vers les principales villes de
France et du Royaume-Uni, et des
vols vacances vers une dizaine de
pays, l'aéroport du Ponant continue
de bénéficier de vents portants. À
lui seul, il représente près de 45 %
du trafic passagers des aéroports de
la Bretagne administrative.
• Activité contrastée à
Rennes. Après trois
années de fort développement (+ 8 %
en 2005, + 14,2 % en 2006 et +15,3 %
en 2007), le trafic passagers a
diminué de 7,2 % en 2008 pour
atteindre 496 231
voyageurs. La faute à l'interruption
de la liaison Rennes Orly depuis
avril, entraînant la perte de 38 000
passagers. Le trafic national chute
ainsi de 12,8 %. Une baisse que ne
compense pas l'expansion du trafic
international (+ 15,8 %), qui
progresse notamment grâce au succès
de la nouvelle ligne Rennes Madrid
lancée en février par Ibérien. Le
fret, en revanche, se porte bien.
Avec 14 495 tonnes de marchandises
transportées, l'activité de la
plate-forme de Rennes est en hausse
de 15,6 % en 2008, ce qui la situe
au 9e rang dans le
classement des aéroports de fret
français, hors Paris.
• Un reflux à Quimper.
117 698
passagers ont emprunté la ligne
Paris Quimper (Brit Air). Soit une
baisse de 11,21 %
imputable essentiellement à un
changement d'avion (un CRJ 70 places
remplaçant un Fokker 100 places sur
la quasi-totalité des rotations).
Avec la liaison saisonnière Quimper
Corse, on arrive à 120 483
passagers.
• Dinard
affiche une belle progression grâce
à l'ouverture d'une ligne
supplémentaire low-cost Dinard
Birmingham.
• Lorient
avait connu l'an dernier et net
fléchissement (moins 4 %)
et reprend une partie de son marché.
samedi 10
janvier 2009
Air France-KLM :
trafic passagers en hausse de 1,3% !!
L'exception
française se poursuit dans le secteur
aérien. Tandis que les majors font profil
bas et courbent le dos en attendant que
l'orage passe (?), Air France-KLM poursuit
son insolente progression. En attendant de
prendre une participation significative (300
Mie ?) dans le capital de l'ex-Alitalia qui
pourrait être annoncé dès ce lundi.
Au cours du
mois de décembre 2008, le trafic du
groupe Air France-KLM a progressé de
1,3%, soutenu
par le trafic loisirs.
Les capacités étant en augmentation
de 0,9%, le coefficient d’occupation
a légèrement progressé à 78,9% (+0,3
point). Le trafic long-courrier
continue à résister avec une hausse
de 1,6%. Le groupe a transporté 5,8
millions de passagers (+0,2%).
Sur le réseau Amériques, le trafic a
bien progressé (+4,1%) pour des
capacités en hausse de 2,9%.
Le coefficient d'occupation a gagné
0,9 point à 84,0%.
Le réseau Asie a enregistré une
hausse du trafic et des capacités de
0,4%.
En conséquence, le coefficient
d’occupation est resté stable à
82,2%. Sur le réseau Afrique et
Moyen-Orient, le trafic a augmenté
de 2,7% et les capacités de 1,6%,
permettant ainsi au coefficient
d’occupation de progresser de 0,9
point à 80,0%.
Seul le réseau Caraïbes & Océan
Indien a connu une baisse de 3,7% du
trafic et de 1,6% des capacités. Le
coefficient d’occupation est en
retrait de 1,9 point mais reste au
niveau élevé de 81,7%. Enfin, sur le
réseau européen, le trafic est
stable (+0,1%) pour des capacités en
baisse de 0,3%, entraînant une
progression de 0,3 point du
coefficient d’occupation à 66,1%.
Air
France et Alitalia pourraient formaliser
vendredi leur accord
C'est
ce que rapporte l'agence Reuters, qui cite des
sources proches de la situation. Selon l'AFP,
les deux transporteurs devraient tenir vendredi
(9 janvier) un conseil d'administration sur la
question.
L'accord
prévoyant une prise de participation d'environ
25% d'Air France-KLM dans Alitalia est "tout
près d'être conclu" et les deux compagnies vont
se retrouver vendredi pour le formaliser. C'est
ce qu'a annoncé mercredi l'agence Reuters,
citant une "source proche de la situation". Une
autre source a indiqué à l'agence britannique
que les discussions se poursuivent. A moins d'un
retournement de dernière minute, la compagnie
française devrait donc l'emporter dans la lutte
qui l'oppose à sa concurrente allemande
Lufthansa, alors que celle-ci avait pourtant les
faveurs du Président du conseil Silvio
Berlusconi.
De son côté,
l'agence AFP, citant une "source proche du
dossier" a indiqué que le transporteur
franco-néerlandais doit tenir un conseil
d'administration vendredi sur l'opération. Ni
Air France-KLM ni la banque d'affaires
franco-américaine Lazard -qui conseille la
compagnie sur ce dossier- n'ont fait de
commentaire à ce sujet. "Les équipes d'Air
France-KLM continuent de travailler sur le
dossier", a répété une porte-parole du groupe.
Selon une source proche du dossier, la Cai
(Compagnie aérienne italienne), l'alliance des
repreneurs d'Alitalia, devait également tenir un
conseil d'administration vendredi.
La nouvelle
Alitalia, qui conserve son nom historique, doit
décoller le 13 janvier. Elle est issue de la
reprise par un consortium de grands patrons
italiens des activités de transports de
passagers d'Alitalia, fusionnées avec Air One,
la deuxième compagnie de la Péninsule.
Depuis
plusieurs mois, Air France-KLM et Lufthansa
étaient en concurrence pour prendre 25%
d'Alitalia, sauvée de la faillite en 2008 grâce
à l'intervention d'un consortium d'industriel
baptisé CAI. Comme l'ont révélé lundi Les Echos,
le transporteur franco-néerlandais pourrait
débourser jusqu'à 300 millions d'euros, soit
davantage que les 250 millions d'euros
initialement évoqués.
CAI souhaitait
vivement qu'un partenaire étranger vienne
l'épauler pour relancer Alitalia sous une forme
allégée. Silvio Berlusconi et ses alliés de la
Ligue du Nord s'étaient prononcés en faveur de
Lufthansa, espérant ainsi préserver de nombreux
emplois à l'aéroport de Milan. La compagnie
allemande prévoyait en effet de lui conserver le
rôle crucial qu'il joue actuellement tandis
qu'Air France-KLM avait indiqué vouloir
privilégier l'aéroport de Rome.
ADP dans le collimateur du ministère des
Transports
La réaction du
secrétaire d'État aux Transports ne s'est pas
fait attendre. Dominique Bussereau a demandé
"une enquête
administrative immédiate sur les
dysfonctionnements inacceptables ayant affectés
les passagers" de
Roissy-CDG lundi et mardi en raison des
intempéries, annonce-t-il aujourd'hui dans un
communiqué.
Les premiers résultats de l'enquête confiée à la
Direction Générale de l'aviation Civile (DGAC)
devraient lui être communiqués avant la fin de
la semaine.
Lundi, en raison de la neige, de nombreux vols
ont dû être annulés. Air France a dû ainsi
suspendre 120 vols sur 400 programmés. 3 000
passagers ont dû être hébergés dans les hôtels
alentours, 1 500 autres restant coincés en zone
de transit. Le trafic n'est revenu à la normale
que le lendemain en fin de journée.
Air France se rapproche d'Alitalia
Pierre-Henri Gourgeon
intronisé directeur général d'Air France depuis
le 1er janvier pourrait conclure l'alliance avec
Alitalia dans quelques jours.
Le nouveau directeur général d'Air France,
Pierre-Henri Gourgeon va peut-être inaugurer son
mandat avec l'alliance d'AF-KLM et Alitalia.
Selon le journal italien MF, les deux groupes
pourraient conclurent un accord autour du 10
janvier, déjà approuvé sur le principe par les
deux parties dès Noël, selon le journal. Air
France prendrait un participation de 25 % dans
Alitalia, pour 250 ME à 310 ME, selon les
sources. Depuis quelques jours, Alitalia
regroupe officiellement les deux transporteurs
italiens, Alitalia ancienne mouture et Air One,
conformément au plan de relance adopté par la
Cai (Compagnie aérienne italienne), un pool
d'entrepreneurs qui ont décidé de sauver le
transporteur national. Désormais, on ne parlera
plus que d'Alitalia pour désigner le possible
futur partenaire d'Air France. L'alliance entre
les deux compagnies marquera ainsi la fin d'un
feuilleton à rebondissements qui dure depuis des
mois, au cours duquel Lufthansa n'a pas dit son
dernier mot
revue au 18/12/08
Transavia permet l'enregistrement en ligne
Ce nouveau
service concerne les vols au départ de Paris Orly
Sud dont les billets ont été réservés sur le site de
la compagnie ou auprès du centre d'appel
téléphonique.
Il est désormais possible de s'enregistrer sur le
site internet transavia.com. Gratuit, ce service
permet aux passagers de choisir leur siège et
d'imprimer leur carte d'embarquement. Il est
disponible entre 24 h et 3 h avant l'heure limite
d'enregistrement.
Les passagers voyageant avec des bagages enregistrés
peuvent les déposer au point de remise de Transavia
à l'aéroport.
British Airways et Qantas échouent dans leurs
discussions de fusion
Les deux compagnies aériennes, qui avaient
officialisé leur projet début décembre, n'ont
pas été en mesure de s'entendre sur "les
éléments clés d'une fusion à ce stade".
La consolidation en cours dans le secteur aérien
marque une pause. British Airways et sa
concurrente australienne Qantas, qui avaient
confirmé le 2 décembre discuter fusion, ont
annoncé jeudi que leurs négociations se sont
soldées par un échec. "En
dépit des bénéfices à long terme potentiels pour
British Airways et Qantas, les compagnies n'ont
pas été en mesure de s'entendre sur les éléments
clés d'une fusion à ce stade", ont
annoncé les deux compagnies aériennes dans un
communiqué commun.
"British
Airways et Qantas vont continuer à travailler
ensemble dans le cadre de leur activité commune
entre le Royaume-Uni et l'Australie, et en tant
que membres de l'alliance commerciale Oneworld",
ont ajouté les deux compagnies, sans s'étendre
sur les motifs de leur désaccord.
British Airways comptait profiter d'un
assouplissement de la législation australienne
sur les investissements étrangers pour resserrer
les liens avec sa partenaire australienne, dont
elle avait été actionnaire à hauteur de 25%
entre 1993 et 2004. Les deux compagnies avaient
envisagé une alliance assortie d'une prise de
participation croisée, British Airways montant à
49% du capital de sa consœur. Les deux
compagnies, contrôlées par un holding commun,
auraient conservé leur autonomie.
British Airways reproduisait ainsi le schéma
déjà proposé à Iberia. Cette dernière, qui
travaille depuis plusieurs mois à un projet de
mariage avec sa consœur britannique, a pris
ombrage du projet de fusion parallèle avec
Qantas, s'inquiétant des difficultés à mener
deux fusions en même temps. Selon le Financial
Times du 4 décembre, Fernando Conte, le
président d'Iberia, aurait même lancé un
ultimatum à British Airways à ce sujet.
L'épisode Qantas mis à part, force est de
constater que, près de cinq mois après avoir été
approuvé par les conseils d'administration des
deux compagnies, le projet de mariage de British
Airways et d'Iberia piétine. Les négociations
butent sur la répartition des parts au sein du
futur ensemble : British Airways réclame la
majorité, tandis qu'Iberia souligne que la
récente baisse du cours de bourse de sa promise
rapproche la valorisation des deux
entreprises. Ces dernières n'espèrent pas sortir
des négociations avant le printemps prochain,
avait indiqué fin novembre le directeur
commercial d'Iberia.
MARTINAIR détenue à 100% par KLM
Après accord de la Commission européenne, le
groupe maritime et pétrolier danois AP
Moeller-Maersk a vendu sa participation de 50 %
qu'il détenait dans la compagnie néerlandaise
Martinair à KLM (groupe Air France KLM), déjà
propriétaire de l'autre moitié du capital. La
cession sera effective le 31 décembre.
Air Lib : le parquet requiert la confirmation de
la peine de l'ex-PDG
Le parquet général de Paris a demandé mercredi
la confirmation de la condamnation à 4 ans de
prison, dont 18 mois ferme, qui avait été
infligée en septembre 2007 à Jean-Charles
Corbet, ancien PDG d'Air Lib, rejugé pour avoir
provoqué la faillite de la compagnie aérienne.
M. Corbet, rejugé depuis le 10 octobre à Paris,
avait fait appel de sa condamnation prononcée le
25 septembre 2007 par le tribunal correctionnel
pour avoir détourné 15 millions d'euros, soit
10% de la somme versée par Swissair, l'ancienne
maison mère, pour redresser Air Lib.
Le début de l'affaire remonte à l'été 2001. Le
27 juillet, Jean-Charles Corbet et sa holding
personnelle Holco avaient été désignés par le
tribunal de commerce de Créteil pour reprendre
les rênes d'Air Lib, alors la deuxième compagnie
aérienne française.
Dix-huit mois plus tard, la compagnie avait été
placée en liquidation, provoquant le
licenciement collectif de 3.200 salariés.
Le nouveau procès doit se terminer vendredi
devant la cour d'appel de Paris qui mettra son
arrêt en délibéré.
Mercredi l'avocat général Denys Millet a requis
la confirmation des peines infligées en première
instance à M. Corbet (4 ans dont 18 ferme et
300.000 euros d'amende) ainsi qu'à l'ancien
avocat de Holco Yves Leonzi (3 ans dont 18 mois
ferme et 300.000 euros) et au pilote et
syndicaliste Christian Paris (8 mois avec
sursis), rejugés à ses côtés.
M. Millet a par ailleurs demandé que soit portée
de deux à quatre ans la durée d'interdiction
d'exercer la profession d'avocat pour M. Leonzi.
revue au 17/12/08
Air Caraïbes met fin au monopole d'Air France
sur Paris Cayenne
La compagnie inaugure aujourd'hui un vol direct
entre Paris et la Guyane. Cette liaison était la
dernière sur les DOM assurée en situation de
monopole par le transporteur national.

Avec le décollage aujourd'hui à Paris Orly de
l'Airbus A330-300 aux couleurs d'Air Caraïbes
vers Cayenne prend fin le monopole d'Air France
sur les départements d'outre-mer. La Guyane
était en effet le dernier des quatre DOM où le
transporteur national demeurait sans concurrent
sur les liaisons avec la métropole. En
Martinique et en Guadeloupe, il cohabite déjà
avec Corsair et Air Caraïbes, et à La Réunion
avec Air Austral et Corsair.
Ce quatrième gros-porteur d'Air Caraïbes (364
sièges), fraîchement sorti des usines Airbus,
assurera la liaison directe trois fois par
semaine avec l'aéroport de Cayenne Rochambeau.
L'objectif annoncé par Jean-Paul Dubreuil, PDG
du groupe vendéen, maison mère de la compagnie
aérienne qu'il dirige également, est de
conquérir 20 % d'un marché estimé à quelque
200.000 passagers par an, puis de monter en
puissance progressivement, comme il l'avait fait
à partir de 2003 en lançant des vols
transatlantiques directs sur la Guadeloupe et la
Martinique.
Aujourd'hui l'outsider, né en 2000 de la fusion
d'Air Guadeloupe, Air Martinique, Air
Saint-Martin et Air Saint Barth, détient un
quart du trafic entre la métropole et les
Antilles, au coude à coude avec Corsair mais
encore loin derrière Air France.
Trafic en progression
Sur un trafic total de 1 million de passagers en
2007 (en augmentation de 15 % sur 2006), la
moitié est réalisée sur les lignes
transatlantiques (+ 25 %), qui assurent à elles
seules les trois quarts du chiffre d'affaires.
Lequel a progressé de 19 % (227 millions
d'euros) avec un résultat net en hausse de 66 %,
à 6,8 millions d'euros, en 2007.
Pour 2008, la compagnie table sur une hausse de
3 % de son activité, en intégrant d'ores et déjà
pour les trois à quatre prochaines années une
exploitation déficitaire sur la nouvelle ligne.
La défiscalisation confirmée en septembre
dernier sur l'A330-3000 (à hauteur de 40 %, au
prorata de son utilisation sur la Guyane) ainsi
que les exonérations de charges accordées par la
Guyane devraient permettre à Air Caraïbes (875
salariés) d'encaisser sans trop de mal les
importants coûts de démarrage de la ligne pour
laquelle une centaine de personnes, à majorité
guyanaises, ont été recrutées.
Air Caraïbes pourrait, en s'appuyant à la fois
sur ses lignes trans- atlantiques et sur son
réseau régional (l'archipel antillais de
Sainte-Lucie à Saint-Martin, Saint-Domingue,
Cuba, Costa Rica, Panama) faire plus tard de
Rochambeau une porte ouvrant sur l'Amérique du
Sud.
Mais si les ambitions de Jean-Paul Dubreuil ont
été jusqu'alors pas trop mal servies par la
volonté parallèle du gouvernement d'ouvrir
davantage la concurrence sur les liaisons entre
la métropole et les territoires ultramarins, il
est peu probable qu'Air France reste les bras
croisés dans cette région face à cette jeune
compagnie. Déjà, l'année dernière, peu de temps
avant qu'Air Caraïbes ne reçoive le soutien
public du président de la République sur la
ligne Paris-Cayenne, le transporteur national
avait été autorisé à exploiter de nouvelles
lignes sur l'Arc antillais, directement
concurrentes d'Air Caraïbes, qui a alors dû
réduire quelque peu la voilure.
Lufthansa veut bâtir une nouvelle stratégie «
modulaire » européen
Après l'invention du « hub and spoke » par Delta
en 1955, du modèle « low cost. » par Southwest
Airlines en 1971 et du « double-hub » par Air
France-KLM en 2003, voici venu le temps du
système « multi hub modulaire » de Lufthansa.
C'est du moins ce qu'espère son PDG, Wolfgang
Mayrhuber, dont les acquisitions successives
remodèlent la carte du ciel européen.
« Notre concept
modulaire est différent du système de hub
classique. C'est une meilleure solution à la
fragmentation du marché européen »,
a-t-il expliqué en fin de semaine dernière, en
marge d'une réunion de la Star Alliance à
Chicago, en réponse aux interrogations suscitées
par sa soudaine frénésie d'achats.
Après Swiss en 2005 et 19 % de l'américain
JetBlue fin 2007, le patron autrichien de la
compagnie allemande a engagé depuis le début de
l'année la reprise du belge Brussels Airlines,
du britannique BMI, d'Austrian Airlines et de la
compagnie allemande à bas coûts Germanwings,
auxquels s'ajoute la création d'une nouvelle
filiale en Italie au printemps prochain
parallèlement à un projet d'alliance avec
Alitalia et à des discussions avec le scandinave
SAS et le britannique Virgin Atlantic.
Multitude de hubs
Cette stratégie permettra à Lufthansa de ravir
le titre de numéro un européen à Air France-KLM
dès l'an prochain, mais elle déconcerte plus
d'un observateur. Jusqu'à présent, le modèle
éprouvé du transport aérien repose en effet sur
la concentration des vols sur un ou deux grands
aéroports, afin de maximiser les correspondances
tout en optimisant l'utilisation des moyens.
Mais, avec ses acquisitions, le groupe rompt
avec la logique de concentration. Outre ses 3
hubs actuels de Francfort, Munich et Zurich,
Lufthansa se retrouve en effet avec 2 mini hubs
à Bruxelles et Vienne, et 2 autres potentiels à
Londres Heathrow et Milan-Malpensa. Et peut-être
bientôt Copenhague et Stockholm. Une dispersion
qui n'est pas sans rappeler la triste expérience
de Swissair, qui avait multiplié les prises de
participation à travers l'Europe avant de faire
faillite en 2002. Mais Wolfgang Mayrhuber veut
croire en son nouveau modèle.
« Trop
d'intégration est contre-productive. Chaque
marché européen conserve en effet des
spécificités », explique ainsi le
patron de Lufthansa.
Dans ce modèle, chaque compagnie conserverait
ainsi ses spécialités - l'Afrique pour Brussels
Airlines, l'Europe centrale et de l'Est pour
Austrian et les vols transcontinentaux pour
Lufthansa -, le groupe se chargeant des
arbitrages et des achats communs. Mais, si
Lufthansa a les moyens de ses ambitions, il
n'est pas épargné par la crise économique. Son
bénéfice net a chuté de 74,6 % au troisième
trimestre, l'obligeant à abaisser son objectif
de résultat pour 2008 à 1,1 milliard d'euros,
contre 1,38 milliard précédemment. Et 2009, qui
sera la dernière année de mandat de Wolfgang
Mayrhuber à la tête de Lufthansa, s'annonce plus
difficile.
Air France-KLM porte plainte dans le dossier de
rachat d’Austrian Airlines
Le transporteur franco-néerlandais a annoncé
aujourd'hui avoir déposé plainte auprès de la
commission européenne en ce qui concerne les
conditions dans lesquelles le numéro un allemand
Lufthansa s'est porté acquéreur de la compagnie
nationale autrichienne Austrian Airlines. Selon
le transporteur qui était également candidat à
l'acquisition de la compagnie autrichienne, « l'accord
conclu le 5 décembre 2008 entre les
autorités autrichiennes et la compagnie
Lufthansa n'est pas conforme aux conditions qui
avaient été imposées à Air France-KLM durant le
processus de sélection d'un investisseur
stratégique. Cet accord est notamment
conditionné à une annulation, par l'État
autrichien, de la dette d'Austrian Airlines
à hauteur de 500 millions d'euros et repose sur
un prix offert par action considérablement
minorépar
rapport à celui proposéaux
autres actionnaires,
poursuit la compagnie dans un communiqué.
A l'occasion d'un entretien avec l'édition
germanique du FT, Pierre-Henri Gourgeon avait
déjà estimé il y a quelques semaines que
Lufthansa avait été favorisée dans la
privatisation d'Austrian Airlines.
La reprise d’Alitalia par la CAI est désormais
officielle
Ça y est : le consortium d'investisseurs italien
sous la houlette de la CAI reprend la compagnie
aérienne italienne Alitalia pour 427 millions
d'euros. La vente des actifs a été signée
aujourd'hui par le commissaire extraordinaire
Augusto Fantozzi. Reste donc à la compagnie
aérienne italienne à se choisir un partenaire
étranger. A l'occasion d'une conférence de
presse à Rome, le président de la nouvelle
Alitalia, Roberto Colannino, a mentionné les
noms de Air France KLM, Lufthansa, British
Airways au rang des partenaires potentiels.
Selon le quotidien économique Il Sole 24 Ore
dans son édition de jeudi, Air France KLM
devrait faire l'acquisition de 25% de la
nouvelle Alitalia.
Le mois dernier, Alitalia a indiqué qu'elle
s'attendait à clore son exercice 2008 avec des
pertes d'exploitation supérieures à 1 Mds
d'euros comparé à 203 millions d'euros en 2007.
China Southern et China Eastern recapitalisées
Les maisons mères de China Southern Airlines et
China Eastern Airlines vont renflouer les deux
compagnies à l'aide d'aides publiques. Les fonds
levés, qui doivent permettre de rembourser des
emprunts, vont également avoir pour conséquence
de renforcer le contrôle gouvernemental sur les
deux compagnies et diluer les parts des
actionnaires minoritaires.
L'initiative, bien que saluée unanimement, ne
semble pas pour autant suffisante à adresser les
maux des compagnies aériennes chinoises. Un
consensus des analystes table cette année sur
des pertes cumulées de 800 millions de dollars
pour les trois principales compagnies. Le
gouvernement chinois a cependant déjà pris les
devants pour limiter la surcapacité en
interdisant tout nouvel entrant dans l'industrie
jusqu'en 2012 et exhorte aussi les compagnies
existantes à annuler toute nouvelle commande :
un total de 180 nouveaux avions sont
actuellement en commande pour 2009.
Brussels Airlines va rejoindre Star Alliance
A l'occasion de la réunion annuelle du conseil
d'administration à Chicago, les présidents des
compagnies aériennes membres de Star Alliance
ont voté en faveur de l'intégration du
transporteur belge Brussels Airlines. Ce
dernier exploite une flotte de 45 appareils et
opère quelque 300 vols quotidiens vers 55
aéroports européens et 15 destinations
africaines. Brussels Airlines sera parrainé par
Lufthansa pour son intégration.
Aer Lingus se cherche un actionnaire
Tout sauf Ryan air ! C'est un peu le sens de la
quête de la compagnie traditionnelle irlandaise
Aer Lingus. A l'occasion d'un entretien avec le
Irish Times, Colm Barrington, président d'Aer
Lingus a indiqué que sa compagnie recherchait un
investisseur pour prendre une participation
majoritaire à l'amiable avec elle. De ce point
de vue, « Air France-KLM serait une bien
meilleure option que Ryan air », selon le
dirigeant. Barrington déclare aussi qu'il ne
voit pas de partenaire parfait pour Aer Lingus,
déficitaire. Il ajoute qu'Aer Lingus envisagera
une émission d'actions nouvelles pour diluer la
participation de Ryan air dans la compagnie
aérienne, qui atteint presque 30%. Si les cours
pétroliers se maintiennent sous les 50 dollars
le baril, il ne sera pas nécessaire d'appliquer
une surcharge carburant, a-t-il aussi conclu.
Jet Airways a conclu un accord de partenariat
avec Emirates Airline
La compagnie aérienne indienne privée Jet
Airways a conclu un accord de partenariat avec
Emirates Airlines au sujet de leurs programmes
de fidélisation et d'accords de partage de code.
A partir du 15 décembre prochain, les deux
compagnies aériennes vont lancer un programme de
fidélisation commun permettant aux membres
JetPrivilege de Jet Airways de gagner et
échanger des miles sur le réseau international
d'Emirates, à l'exception des vols reliant
l'Inde et Dubaï. De la même manière, les membres
Skywards d'Emirates pourront gagner et échanger
des miles sur le réseau domestique de Jet
Airways. Ce même jour, Les deux transporteurs
mettront en place un accord de partage de code
sur les vols au départ de Mumbai et Delhi à
destination de Dubaï

Le "système
Ryanair",
qui consiste à profiter de subventions
publiques pour proposer des billets à prix
réduit, a du plomb dans l’aide depuis la
récente mise en examen de deux cadres de la
compagnie low-cost. Le début de la fin d'un
modèle économique atypique?
L'Irlandais vient
de relancer son
OPA sur son concurrent
local, Aer
Lingus. Histoire de rassurer les
investisseurs sur la santé de sa boîte.
Pourtant, si l’on
regarde de près, la nouvelle offre est
inférieure de moitié à celle de l'an dernier
et les agences boursières ont déclassé une
action qui dégringole depuis un an en demi,
passant de 6,6 euros
en avril 2007 à 2,76 euros
le 2 décembre.
Surtout, les médias
s’intéressent moins à
la mise en examen,
début novembre en Belgique,
de deux cadres supérieurs de Ryanair pour
leur implication dans un savant montage de
sociétés écran off-shore.
Un événement qui
pourrait marquer la descente aux enfers du
juteux business qui a rendu son PDG, Michael
O'Leary, 400 fois millionnaire en euros en
17 ans. Car si les épisodes judiciaires
visant les méthodes de la compagnie
irlandaise foisonnent, celui-ci est le
premier à mettre ouvertement en cause deux
personnalités de la haute direction.
Sont
dans le collimateur
des juges belges,
trois cadres de l'aéroport de Charleroi (dit
"Brussels South"), l'un des plus généreux
pourvoyeurs de Ryanair en subventions de
toute nature.
Des
liaisons suspendues
Un vent de panique
s'est donc mis à souffler sur les autres
aéroports ayant multiplié les amabilités à
l'endroit de Michael O'Leary, d'autant que
la plupart sont liés par contrat avec
Ryanair pour dix ans, quand ce n'est pas
quinze. A Valencia, en Espagne, les
autorités locales ont immédiatement décidé
de ne pas renouveler leurs "plans marketing"
avec le transporteur low-cost. Résultat:
Ryanair a fermé sans préavis toutes ses
liaisons avec Valencia.
Idem à
Fuerteventura, aux Canaries, où l’Irlandais
a
menacé de fermer
ses lignes si l’aéroport dénonçait son
"accord commercial de promotion".
Pour Charleroi,
c'est plus délicat, vu que Ryanair y a
installé un véritable hub, engloutissant
quelque 250 millions d'argent public.
Toutefois, la compagnie a ouvert quelques
lignes au départ de Lille, voisine de 80
kilomètres... Histoire de mettre la pression
sur les Belges au cas où l’on persisterait à
lui faire des tracasseries juridiques.
Une méthode
mise en lumière
Voilà mis à jour le
"système Ryanair": la compagnie menace de
tout plaquer si on lui résiste, quitte à
laisser en plan des sites où les pouvoirs
locaux, alléchés par la perspective d'un
développement économique et touristique, ont
lourdement investi dans les infrastructures
et les aides –marketing et autres.
Ainsi, à Charleroi,
dès qu'une grève ou une taxation des voyages
aériens s'annonce, on brandit sur le champ
le spectre d'un départ vers des cieux plus
cléments et celui des nombreuses pertes
d'emplois subséquentes. Les choses
s'arrangent alors très vite, quitte à ce que
le gouvernement belge soit
forcé d’assumer une
piteuse volte-face.
De son coté, la
Commission européenne autorise la subvention
à l'ouverture de nouvelles liaisons, à
hauteur de 250000 à 300000 euros par
nouvelle ligne ouverte sur une durée
maximale de deux ou trois ans, selon les
cas. Puis les aéroports locaux ajoutent au
pot (marketing et ristournes en tous
genres), quitte à avoir à le regretter.
Ainsi, l’aéroport basque de Vitoria avait
offert quelque 6 millions d'euros à Ryanair
avant que la compagnie ne ferme sa ligne
vers Londres Stansted, deux ans après son
lancement.
Mi-octobre, c'est
Toulon qui, trois ans exactement après avoir
accueilli (et financé) une rotation
régulière avec Londres,
voit les avions à la
lyre lui dire bye bye
sous prétexte de crise économique. Comme par
hasard, exactement à l'expiration de la
légalité des aides reçues.
Des
enquêtes en cours
La Commission
européenne a, de son coté,
lancé des "enquêtes
formelles" sur
une kyrielle d'aéroports européens (dont Pau
Béarn) englués dans le même système.
Et la Cour des
comptes, dans un rapport rendu en juillet
dernier, a stigmatisé les tombereaux
d'argent public "investis" à perte par les
Chambres de commerce dans les aéroports où
l'on déroule le tapis rouge à Ryanair. Voilà
qui ne fait rien pour rassurer d’éventuels
candidats et
pourrait signer la
chute de tout un système.
Justement, on
observe que les profits de Ryanair ont chuté
de 47% au premier semestre 2008, alors même
que la compagnie annonce des fréquentations
record. Comme si les robinets à subsides
étaient en train de se tarir soudain,
obligeant les compagnies low-cost à
augmenter les coûts annexes facturés aux
voyageurs...
Des frais annexes
qui multiplient le prix annoncé par trois ou
quatre, selon les cas. Et qui, en hausse de
28% en 2007,
représentent désormais
quelque 18% des revenus des la firme.
C'est ainsi que O'Leary peut se vanter d'un
chiffre d'affaires en hausse, alors que ses
profits, eux, dégringolent. Tant que la
presse relaie docilement, pourquoi s'en
priver?
Action en
chute libre
O'Leary n'est pas à
un paradoxe près lorsqu'il
s'est réjoui
ouvertement de la crise financière
qui va, a-t-il dit, favoriser son business.
Mais ce chantre de la libre concurrence gros
consommateur de subventions publiques n'a
pas de mots assez durs pour réclamer que
l'on "vire tous ces p... de fonctionnaires".
Quant à lui-même,
il s'est acheté une licence de taxi pour
pouvoir rouler à son aise dans les couloirs
de bus à Londres. A un journaliste qui lui
demandait s'il trouvait ça bien civique, le
redoutable irlandais a eu cette réponse
cinglante:
"La dernière fois
que j'ai vérifié, nous étions en
démocratie. Je fais donc ce que je veux
de mon argent."
Ryan air refait une offre sur Aer Lingus
Ryan air ne renonce
décidemment jamais. Après avoir échoué l'année
dernière à prendre le contrôle de sa principale
concurrente Aer Lingus, la voici de nouveau partie à
l'assaut de sa compatriote avec une dote cette fois
de 748 millions d'euros pour le rachat de la
totalité du capital de la compagnie. Plus
précisément, Ryan air, qui possède déjà 29,82% de
Aer Lingus, propose 1,40 euros par action Aer
Lingus totalement en numéraires.
Ryan air propose de fusionner
les deux compagnies en « un
groupe irlandais solide de propriété commune ».
« Comme pour
d'autres fusions en Europe telles que Air France/KLM
et Lufthansa/Swiss, les deux compagnies opéreront en
tant qu'entités séparées, avec des marques
distinctes, préservant ainsi les m! eilleures
caractéristiques de chacune, comme les tarifs bas et
la ponctualité élevée de Ryan air, et la culture de
service et les opérations long courrier d'Aer
Lingus », explique le communiqué publié
ce matin par la compagnie.
L'année dernière, Ryan air
avait échoué à racheter Aer Lingus, en raison de
l'opposition du gouvernement irlandais mais aussi
celle des membres de l'équipage d'Aer Lingus, qui
avaient diabolisé le personnage de Michael O'Leary,
directeur général de Ryan air. La commission
européenne avait finalement opposé son veto au
rapprochement entre les deux entités irlandaises.
Mais en ces temps de crise exceptionnels, ce qui
était encore impossible il y a six mois- à l'image
du rapprochement des deux géants bancaires Hbos et
Lloyds TSB - apparaît désormais beaucoup plus
envisageable. Durant ce laps de temps, le nouveau
gouvernement de Dublin, qui possède 25% du capital
d'Aer Lingus, a multiplié ses besoins de liquidités.
A l'image aussi des fonds de pension d'Aer Lingus,
qui contrôlent près de 20% de la compagnie et qui
ont pâti de l'effondrement des marchés boursiers
sur lesquels ils restent fortement indexés. A
l'inverse de la première tentative, cette nouvelle
offre pourrait bien se conclure par un rachat
effectif.
Alitalia devrait décoller le 12 décembre
Après un petit retard à
l'allumage, la nouvelle compagnie aérienne italienne
Alitalia, sous la houlette du consortium
d'investisseurs réunis au sein de la CAI, devrait
prendre son envol le 12 décembre prochain. C'est en
effet ce qu'indique aujourd'hui un communiqué
distribué à la Consob, la bourse de Milan. Le
commissaire extraordinaire d'Alitalia a accepté la
semaine dernière l'offre de rachat de la compagnie
par la CAI pour 1,052 milliard d'euros, à la suite
du feu vert du gouvernement, mettant un point final
à un processus de reprise qui a duré des mois et
connu de nombreux rebondissements.
Ne reste donc plus à la
compagnie qu'à se choisir un partenaire étranger qui
prendra 20% de la nouvelle compagnie. Toujours sur
les rangs Air-France KLM et Lufthansa, qui a
annoncé la semaine dernière son intention de lancer
sa propre compagnie sur le territoire italien dès
l'an prochain.
Air Lib: le procès en appel de Jean-Charles Corbet
débutera le 10 décembre
Le procès en appel de l'ancien PDG d'Air Lib,
Jean-Charles Corbet, condamné à 18 mois ferme pour
avoir détourné des millions d'euros et provoqué la
faillite de la compagnie, débutera finalement le 10
décembre prochain, et non le 3 comme initialement
prévu et se tiendra jusqu'au 19 décembre devant la
9e chambre de la cour d'appel de Paris. Pour
mémoire,
le 25 septembre 2007, la 12e chambre du tribunal
correctionnel de Paris avait condamné Jean-Charles
Corbet à quatre ans de prison, dont un et demi
ferme, et à 300.000 euros d'amende.
L'ex-PDG avait aussi été condamné à verser plusieurs
millions d'euros de dommages-intérêts aux
mandataires-liquidateurs d'AOM-Air Liberté, l'ancien
nom d'Air Lib.
Etude : l’hôtellerie hexagonale rattrapée par la
crise
Si le mois de septembre
avait donné des signes avant-coureur de crise en
France, le mois d'octobre a confirmé cette
mauvaise tendance. C'est en effet ce qu'a
constaté le cabinet d'études Deloitte à
l'occasion de la publication de ses statistiques
mensuelles.
A Paris, si les chiffre
d'affaires de l'hôtellerie 3 étoiles et haut de
gamme sont en recul, l'affaissement le plus
significatif s'est opéré au sein des
établissements 4 étoiles dont le CA est en recul
de 16%. Aucune famille ne serait épargnée
puisque même les hôtels 4 étoiles supérieur
enregistrent un CA hébergement en berne (-15%)
selon Deloitte.
Seule l'hôtellerie 2
étoiles semble parvenir à tirer son épingle du
jeu, avec une légère progression de son CA à 80
euros la recette moyenne par chambre louée
comparé à 79 euros une année auparavant.
Le visage de l'hôtellerie
hexagonale en province semble beaucoup plus
contrastée : les taux d'occupation seraient
ainsi en baisse : modérée pour les
établissements milieu de gamme ( -1%), la chute
serait plus marquée pour les 4 étoiles (-7%). En
revanche, signale l'étude, l'hôtellerie milieu
de gamme continue d'enregistrer une croissance
de son CA hébergement, en raison de
l'augmentation des prix moyens. A la différence
de l'hôtellerie haut de gamme dont le prix moyen
s'affiche en recul de 2% en octobre.
L'hôtellerie hexagonale
dans son ensemble semble avoir souffert de la
désaffection de la clientèle affaires, en
particulier au sein des hôtels
traditionnellement fréquentés par une clientèle
anglo-saxon! ne, très touchée par la crise. « Avec
le prolongement probable de la crise, nombre
d'hôtels risquent de voir disparaître la
croissance enregistrée au premier semestre,
avant d'engager une année 2009 déterminante. »
conclut l'étude.
Le Sénat adopte le relèvement de l’âge limite
des pilotes en France
Au centre de la grève des pilotes d'Air France
qui s'est achevée hier soir, le relèvement de 60
à 65 ans de l'âge limite d'activité en vol des
pilotes en France a été adopté par le Sénat
cette nuit. Ce relèvement avait été introduit
dans le projet de loi de financement de la
Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009 lors de sa
première lecture à l'Assemblée nationale. Les
pilotes n'ont finalement pas obtenu le retrait
de l'article comme ils le demandaient mais le
gouvernement l'a largement amendé et la majorité
sénatoriale a entériné ces changements.
Cet amendement « garantit aux pilotes la
possibilité de pouvoir cesser leur activité
comme aujourd'hui à 60 ans » et celle, « sur la
base du volontariat, de poursuivre leur carrière
entre 60 et 65 ans, avec la garantie de pouvoir,
à tout moment, cesser leur activité aux mêmes
conditions financières qu'actuellement ».
Le nombre de passagers aériens a décliné de 4,4%
en septembre
Le nombre de passagers aériens a continué à
décliner en septembre à hauteur de 4,4% selon
des chiffres du IATA - International Air
Transport Association. Le nombre de passagers en
classe économique a reculé de 4% en septembre,
après un recul de 0,1% en août.
Les billets en première classe et classe
affaires ont également reculé de 8% en septembre
sur une année, conséquence du ralentissement
économique particulièrement visible à la fois en
Europe, au Japon et aux États-unis.
L'organisation du transport aérien international
a également indiqué que la confiance dans le
secteur économique avait encore plus reculé en
octobre qu'en septembre, ce qui laissait
envisager des déclins substantiels à venir en
matière de voyages d'affaires.
Le résultat d'exploitation d'Air France-KLM en
baisse de 44,1%
PARIS (Reuters) - Air France-KLM a publié un
résultat d'exploitation de son deuxième
trimestre 2008-2009 en baisse de 44,1%, pénalisé
par le ralentissement économique mondial, la
volatilité du pétrole et la fluctuation des taux
de change, et prévoit désormais un bénéfice
opérationnel "nettement positif" sur l'exercice
alors qu'il espérait atteindre précédemment un
milliard d'euros.
Sur la période juillet septembre, le bénéfice
d'exploitation s'est établi à 405 millions
d'euros. Le résultat net retraité des éléments
non récurrents a reculé de 49,1% à 244 millions
pour un chiffre d'affaires en hausse de 3,2% à
6,69 milliards.
"Le résultat du trimestre est bon dans un
contexte difficile, nous résistons mieux que nos
concurrents à la crise grâce à la force de nos
hubs (plates-formes de correspondances, ndlr)",
a déclaré Pierre-Henri Gourgeon, directeur
général délégué de la compagnie aérienne
franco-néerlandaise, au cours d'un point presse.
Les analystes du consensus Reuters Estimates,
arrêté au 19 novembre, anticipaient en moyenne
un chiffre d'affaires de 6,61 milliards d'euros,
un résultat opérationnel de 378,8 millions et un
résultat net de 258 millions.
Dans un communiqué, le groupe précise prévoir un
résultat opérationnel "nettement positif" pour
l'exercice en cours.
AF-KLM avait prévenu le 24 octobre que son
objectif de résultat opérationnel 2008-2009,
fixé en début d'exercice à un milliard d'euros,
serait "très difficile à atteindre" compte tenu
de la dégradation généralisée du contexte
économique mondial.
La compagnie souligne jeudi que sa situation
financière reste saine dans le contexte actuel,
avec une trésorerie de 4,4 milliards d'euros à
fin septembre, niveau comparable à celui du 31
mars.
Pierre-Henri Gourgeon, qui succédera au PDG Jean
Cyril Spinetta le 1er janvier prochain, a ajouté
que l'impact de la récente grève des pilotes,
suivie à 35%, était évalué entre 40 et 50
millions d'euros. L'estimation initiale était de
100 millions d'euros.
Les pilotes d'Air France se sont mis en grève du
14 au 17 novembre pour protester contre le
relèvement de l'âge limite de leur départ à la
retraite de 60 à 65 ans.
Air France KLM aurait été choisie comme
partenaire d’Alitalia, selon Il Sole 24 Ore
Selon le quotidien économique italien Il Sole 24
ore, plus de doute possible : c'est bien la
compagnie aérienne franco-néerlandaise qui a été
choisie comme partenaire par les repreneurs
d'Alitalia réunis sous l'égide de la CAI.
Air-France-KLM débourserait ainsi 200 millions
d'euros pour prendre une part de 20% dans la
compagnie transalpine. Le quotidien rajoute que
le numéro un allemand Lufthansa serait encore en
course « sur le papier » bien que les dés
soient jetés.
Selon Il Sole, Air France « fera tout de suite
l'acquisition d'environ 20% de la nouvelle
Alitalia. Le montant prévu est d'environ 200
millions d'euros, avec une augmentation de
capital réservée ». Ce montant s'ajoutera au 1,1
milliard des actionnaires de la Compagnie
aérienne italienne (Cai), qui compose le!
capital de la nouvelle compagnie.
D'après Il Sole, le fait qu'Air France-KLM ait
engagé comme conseil la banque d'affaires
Mediobanca prouve aussi que la compagnie
franco-néerlandaise va emporter la mise.
"Mediobanca a été enrôlée par Paris pour mettre
le tampon de la victoire sur le dossier
Alitalia", assure le quotidien. Questionné sur
ce point, Jean Cyril Spinetta, Pdg d'Air France
KLM a indiqué que « c'était aux repreneurs
d'Alitalia, de faire part de leur décision ».
Air
France-KLM : trafic passagers en hausse de 9% en
octobre
Le groupe franco-néerlandais Air France-KLM a
enregistré une hausse de 9% de son trafic
passagers (passager kilomètre transporté) pour
une offre en augmentation de 8% en octobre,
a-t-il annoncé lundi dans un communiqué.
Le coefficient d'occupation s'établit en hausse
de 0,7 point, à 81,3%, précise le groupe, qui a
transporté en octobre 6,6 millions de passagers
(+5,7%)
Air
France va imposer 50 euros de plus pour les
meilleures places en classe éco
Air France a décidé d'instaurer un supplément de
50 euros en classe économique pour les sièges
situés près des issues de secours des avions,
plus confortables, sur les vols longs courriers,
selon une information recueillie par l'AFP
auprès d'un porte-parole de la compagnie.
La compagnie aérienne française a déjà mis en
place cette mesure sur ses vols à destination de
l'Amérique du Nord et du Canada depuis la
mi-septembre, a précisé la porte-parole,
confirmant une information du Parisien. Elle
sera étendue
« au fil des
mois » aux autres destinations longue
distance.
Les passagers qui effectuent leurs achats sur
internet auront la possibilité, à raison d'un
supplément de 50 euros par personne, de réserver
un siège en classe économique situé près d'une
issue de secours, qui dispose
"d'un plus
grand confort", a expliqué la
porte-parole.
Un avion dispose de six places de ce type en
moyenne en classe économique. Le supplément ne
s'appliquera pas aux passagers disposant des
cartes de fidélité Flying Blue et Gold Platinum,
selon la porte-parole.
BA prévoit un léger bénéfice d’exploitation pour
2008-2009
BA fait moins pire que prévu. La compagnie
aérienne britannique a en effet publié
aujourd'hui une perte nette de 42 millions de
livres (53 millions d'euros) au premier semestre
clos au 30 septembre contre 493 millions de
livres de bénéfice (605 millions d'euros) au
premier semestre 2007, pour un chiffre
d'affaires en hausse de 6,4%, à 4,75 milliards
de livres. Les analystes avaient tablé sur un
chiffre d'affaires de 4,574 milliards de livres
d'où la progression de l'action BA à la bourse
de Londres aujourd'hui qui prenait plus de 13% à
la mi-journée.
Forte de cette performance, la compagnie, qui
visait l'équilibre opérationnel pour l'exercice
en cours clos fin mars, table désormais sur un
léger bénéfice d'exploitation. BA a également
revu à la hausse (de +3%! à +4% "au moins"), sa
prévision de chiffre d'affaires pour cet
exercice.
A l'image de ses paires, la compagnie aérienne
envisage une réduction de capacité à hauteur
d'1% sur son programme estival, « sans pour
autant compromettre son réseau ». Cette
initiative va également s'accompagner d'une
révision à la baisse des capitaux
d'investissement de la compagnie : de 650
millions de livres prévus initialement, ce
montant doit désormais atteindre 550 millions de
livres. Enfin, BA a maintenu son estimation de
dépenses carburant inchangée à 3 Mds de livres
pour la totalité de l'exercice en cours, et cela
malgré la baisse des cours du pétrole.
Plombée par de mauvais trimestriels, Air Canada
va encore réduire sa capacité
Mauvais troisième trimestre pour Air Canada. La
compagnie aérienne a publié une perte nette de
132 millions de dollars canadiens (110 millions
de dollars américains) alors que le groupe avait
publié un bénéfice de 273 millions de dollars
une année auparavant. Les raisons invoquées sont
de deux ordres : la compagnie a ainsi été
plombée par une perte nette hors trésorerie de
93 millions de dollars canadiens liées à ses
contrats de couverture carburant et une perte
nette de 87 millions de dollars liés aux effets
de change. Même son bénéfice d'exploitation
ressort divisé par trois en une année à 112
millions de dollars.
Conséquence de ces mauvais trimestriels, la
compagnie aérienne a revu à la baisse ses
prévisions de capacité : celle-ci devrait
baisser de 1%! à 1,5% par rapport à 2007 et de 7
à 8% sur le seul quatrième trimestre. Cette
tendance devrait également se poursuivre en
2009, avec une réduction attendue de l'ordre de
7 à 8% au premier trimestre comparé au premier
trimestre 2008.
Les factures pleuvent sur le passager aérien
Claironnant leur différence face aux compagnies
à bas coûts qui surfacturent le moindre service
additionnel mais adoptant, parfois en catimini,
certaines des pratiques en vigueur chez les «
low cost », les compagnies aériennes
traditionnelles multiplient des initiatives
visant à faire passer le consommateur à la
caisse pour un oui ou pour un non. Dernier
exemple en date : Air France a confirmé vendredi
une information de la chaîne de télévision
France 2 selon laquelle, depuis septembre et sur
ses vols transatlantiques, les passagers en
classe économique qui veulent réserver des
sièges proches des issues de secours - ceux qui
permettent aux grands d'étendre leurs jambes -
paient leur trajet 50 euros de plus.
Jusqu'à présent, la règle était plutôt
d'attribuer les meilleurs sièges à ceux ayant
réservé les premiers mais ce ne sera bientôt
plus qu'un souvenir : une porte-parole d'Air
France a indiqué vendredi à l'AFP que cette
surfacturation sera étendue
« au fil des
mois » aux autres destinations
long-courriers.
Quelques jours avant cette révélation, la
compagnie française, qui s'enorgueillit dans ses
publicités de « faire du ciel le plus bel
endroit de la terre », et sa consoeur
néerlandaise KLM avaient décidé que les
détenteurs de la carte de fidélité Ivory du
programme Flying Blue devront, à partir d'avril
2009, voyager au moins une fois tous les vingt
mois - contre trente-six mois auparavant - s'ils
veulent prolonger la durée de vie de leurs miles
accumulés. Soit seize mois effacés d'un coup
dans le but d'alléger le passif du bilan, qui
comptait sur le dernier exercice fiscal pour
près de 2,3 milliards d'euros de billets émis et
non utilisés.
Des prix « de plus en plus opaques »
Certes, les compagnies traditionnelles, qui
répercutaient déjà les surcharges carburants
sans états d'âme, n'ont pas encore osé imiter la
« low cost » easyJet, qui débite carrément 7,5
euros supplémentaires pour tout paiement par
carte de crédit autre que Carte Bleue et Visa
Electron alors qu'elle n'accepte ni les chèques
ni les espèces. Ou son homologue américaine
JetBlue qui vend 7 dollars l'oreiller de voyage.
Mais pour le reste... L'été dernier, la plupart
des grands transporteurs américains ont
introduit des surcharges de 15 à 20 dollars pour
le second bagage enregistré sur un vol
domestique, certains faisant même payer le
premier. US Airways a annoncé que le verre d'eau
serait facturé 2 dollars et le café 1 dollar. La
palme revient à United Airlines, qui entendait
facturer 9 dollars le repas et 6 dollars le
snack sur ses vols transatlantiques en classe
économique à partir du 1er octobre avant de
faire machine arrière devant le tollé.
Président de la commission air au Syndicat
national des agences de voyages (Snav),
Jean-Pierre Mas s'insurge contre cette stratégie
consistant à transférer le maximum de coûts sur
le client. «
Plus il y a de suppléments, moins il y a de
lisibilité des prix pour les passagers et plus
c'est nocif, dit-il.
En rendant
leurs prix de plus en plus opaques, les
compagnies provoquent l'hostilité des passagers.
»
7 NOV 2008
La
question de l'âge de la retraite aiguise les
craintes pour l'emploi chez Air France
Les syndicats de personnels de cabine ont
reporté leur menace de grève à début décembre,
afin de protester contre un projet de loi visant
à reculer de 55 à 65 ans l'âge de cessation
d'activité.
L'épineuse question de l'âge de départ à la
retraite des personnels navigants des compagnies
aériennes ne perturbera pas les vols. Du moins
pas dans l'immédiat. Les huit syndicats de
navigants d'Air France qui avaient appelé à la
grève pour cette semaine (CFDT, CFTC, FO, SNPNC,
SUD aérien, CGT, Unac et Unsa) ont décidé samedi
de reporter le mouvement aux 5, 6, 7, 8 et 9
décembre. Les organisations seront reçues
aujourd'hui au ministère des Transports.
A l'origine du conflit, un amendement adopté
tard vendredi soir par l'ensemble des députés
sur proposition de la commission des Affaires
sociales dans le cadre du projet de loi de
financement de la Sécurité sociale (PLFSS), et
qui propose de reculer à 65 ans l'âge de
cessation d'activité pour les pilotes et les
personnels de cabine, au lieu de 60 ans pour les
premiers et 55 ans pour les seconds. Présentée
comme une simple possibilité offerte aux
salariés qui en feraient le choix, cette mesure
pourrait entrer en vigueur dès janvier 2009 !
Même si la menace de grève s'éloigne pour le
moment, les organisations syndicales ne
désarment pas sur ce dossier, qui suscite non
seulement l'opposition de tous les syndicats de
navigants (à l'exception de deux associations
très minoritaires), mais aussi celle, plus
feutrée, de la direction. Les représentants des
salariés veulent
« mettre la
pression sur les sénateurs », qui
doivent désormais se prononcer sur l'amendement,
et sur la commission mixte paritaire
Sénat-Assemblée nationale, qui aura lieu fin
novembre. D'autre part, le principal syndicat
des pilotes (SNPL) n'a pas encore précisé la
suite qu'il comptait donner à son propre appel à
la grève dans toutes les compagnies aériennes du
14 au 17 novembre.
Tarissement de l'embauche
Outre l'argument habituel de la sécurité des
vols, le recul de l'âge de la retraite suscite
des craintes pour l'emploi, déjà menacé par la
dégradation de la situation économique. Comme
l'ont récemment souligné des responsables d'Air
France, lors du dernier comité d'entreprise, le
recul de l'âge de la retraite de 60,5 à 62 ans
ferait passer la capacité d'embauche annuelle de
la compagnie de 1.500 personnes à 250. Un
passage à 65 ans se traduirait donc par un
tarissement de l'embauche. Et ce alors que la
compagnie a déjà revu à la baisse ses prévisions
de recrutement sur trois ans, ce qui devrait se
traduire par une diminution des effectifs d'ici
à 2011. Le maintien en poste des plus de 60 ans
serait également un frein pour la réduction des
coûts, alors que la compagnie prévoit
d'économiser 400 millions d'euros par an. Et ce
serait aussi un frein pour la carrière des
navigants, dont l'avancement se fait
essentiellement à l'ancienneté. Autant de
sources potentielles de tension sociale que
personne ne semble vouloir risquer. D'autant
que, contrairement à d'autres régimes spéciaux,
la caisse de retraite des navigants, récemment
réformée, est financièrement équilibrée.
Aérien : le plan d'économie d'Air France
inquiète l'Union des aéroports français
Selon l'UAF, nombre de villes, tant en province
que dans les départements et territoires
d'outre-mer, vont faire les frais des mesures
d'économie annoncées par la compagnie pour la
saison d'hiver.
Le trafic aérien français a enregistré son
premier déclin mensuel depuis 2003, avec une
baisse de 3% en septembre comparé au même mois
de l'an passé, rappelle mardi dans un communiqué
l'Union des Aéroports Français (UAF).
L'UAF qui regroupe 126 membres qui exploitent
près de 154 aéroports en France métropolitaine
et outre mer _ soit la totalité du trafic
commercial français _ souligne que, pour la
saison d'hiver, des allègements de fréquences et
suppressions de lignes sont maintenant annoncés,
notamment par la compagnie Air France, au départ
d'aéroports régionaux (notamment sur Roissy
Charles de Gaulle).
" Si l'on
peut comprendre une décision d'entreprise du
groupe Air France en raison de la
rentabilité d'une liaison, regrette cependant
qu'aucune autre compagnie française ne se montre
susceptible de reprendre l'exploitation de
certaines de ces lignes délaissées, qui
pourraient pourtant s'avérer rentables
", souligne-t-elle.
Chez Air France -KLM, nul ne contestera la
réalité d'une telle réduction de la voilure. En
effet, pénalisée comme toutes les autres
compagnies aériennes, par le recul du trafic
aérien tant sur les vols domestiques qu'à
l'international, Air France-KLM ne pense plus
pouvoir atteindre son objectif de 1 milliards
d'euros de résultats d'exploitation pour
l'exercice 2008-2009.
Mais pour l'UAF, la desserte des régions de
France, qui participe de l'esprit de
l'aménagement du territoire, "
doit demeurer
une préoccupation, pour ne pas dire une priorité
" afin de "
relier certaines régions françaises qui ne le
sont pas, ou qui ne le sont plus, au reste du
monde ".
Ryan air voit ses bénéfices semestriels fondre
de 47%
L'absence de politique de couverture carburant a
pénalisé la compagnie aérienne irlandaise à bas
coûts au cours du premier semestre de son
exercice 2008-2009. Ryan air a fait état
aujourd'hui d'une baisse de 47% de son bénéfice
semestriel à 214,6 millions d'euros tandis que
son CA progressait sur la même période de 6,5% à
1,811 Mds d'euros. Malgré cette large diminution
des profits, la compagnie maintient un objectif
de résultat stable pour l'ensemble de l'exercice
2008-2009, estimant que la baisse des tarifs au
second semestre estimés entre 15 et 20% devrait
être compensée par celles des coûts du
carburant.
« Si les prix pétroliers restent
approximativement à 80 dollars le baril l'an
prochain, nos bénéfices rebondiront fortement »,
a expliqué le directeur général de la compagnie
aérienne irlandaise, Michael O'Leary, dans un
communiqué.
La compagnie envisage d'ajouter 33 nouveaux
appareils à sa flotte dans les six à sept
prochains mois, l'objectif étant d'atteindre les
67-68 millions de passagers l'an prochain, soit
une hausse de 8-10 millions par rapport à cette
année.
Ryan air espère aussi se placer au rang des
bénéficiaires de la récession qui se profile en
Europe.
« Chaque fois qu'il y a récession - et il va y
avoir une récession importante en Europe -, Ryan
air croît plus rapidement et devient plus
profitable", dit-il.
"La demande
pour des vols moins chers va augmenter, y
compris auprès des hommes d'affaires qui
représentent déjà 45 % de la clientèle »
estimait Michael O&! #39;Leary dans un
entretien paru aujourd'hui dans le magazine
allemand « Tagesspielgel ».
… et réitère son projet de lancement d’une
compagnie transatlantique
Michael O'Leary a profité de la publication des
résultats semestriels de Ryan air pour confirmer
son intention de lancer au cours des deux à
trois prochaines années une compagnie
transatlantique en direction des États-unis. Il
a souligné, qu'un tel lancement,
qui se ferait éventuellement via une
compagnie séparée de laquelle Ryan air serait
actionnaire, nécessiterait l'acquisition de 50 à
60 avions long-courriers à bas prix. Dans le
cas où le lancement pourrait se faire, il ne
serait effectif qu'environ douze à dix-huit mois
après l'acquisition des appareils, soit d'ici à
deux ou trois ans au plus tôt, selon lui.
Michael O'Leary a estimé que quatre ou cinq
appareils pourraient voler depuis huit à dix des
bases existantes de Ryan air à travers l'Europe,
comme Londres, Dublin, Rome! et Francfort, vers
à peu près le même nombre de grandes villes
américaines, à des prix pouvant s'échelonner de
10 euros le trajet à environ 1500 euros pour la
classe affaires. Le directeur général a reconnu
que le trafic ne pourrait se faire que vers des
« aéroports secondaires » américains. A New York
par exemple, il a observé que l'aéroport
new-yorkais "JKF n'a pas besoin" de Ryan air,
mais il n'a pas exclu une base à Newark.
Alitalia sauvée de la faillite
Il s'en est fallu de peu pour que la compagnie
aérienne italienne se déclare en faillite. A
quelques heures de l'ultimatum vendredi soir, la
Compagnie aérienne italienne (Cai), consortium
réunissant un certain nombre de grands patrons
italiens, a finalement annoncé qu'elle avait
décidé de présenter son offre définitive de
reprise, malgré le blocage de certains
syndicats. La Cai a également confirmé qu'elle
était prête à investir un milliard d'euros pour
relancer la compagnie en grande difficulté. Mais
elle a tout de même répété que son offre restait
« conditionnée à une décision » de la Commission
européenne qui doit encore décider si le prêt
relais de 300 millions d'euros accordé par le
gouvernement à Alitalia est ou non une aide
d'État illégale.
Le consortium d'investisseurs doit également
encore décider d'une alliance avec une compagnie
étrangère, Air France et Lufthansa étant
favorites.
Première baisse du nombre de passagers aériens
depuis 2003
Les dernières statistiques publiées par
l'association internationale du transport aérien
ce matin sont alarmantes. En septembre, le
trafic aurait ainsi baissé de 2,9% sur une
année, soit le premier recul depuis 2003, date
de l'épidémie de SARS - pneumonie atypique. Les
résultats pour le fret sont encore plus
inquiétants, avec une baisse de 7,7% sur une
année. « La
détérioration du trafic est particulièrement
rapide et étendue », a ainsi commenté
par voie de communiqué le directeur de l'IATA,
Giovanni Bisignani. « Même
la bonne nouvelle de la réduction de moitié du
prix du pétrole depuis le pic de juillet ne
suffit pas à contrebalancer la chute de la
demande », a-t-il ajouté. Face à
cette détérioration, l'organisme envisage la
possibilité de réviser une nouvelle fois à la
baisse ses prévisions de résultats pour les
compagnies aériennes dans le monde : jusqu'à
présent, ses pronostics tablaient sur des pertes
de 5,2 Mds de dollars cette année.
Air-France-KLM lance un avertissement sur
résultat
Air-France-KLM n'échappe pas au ralentissement
économique. Dans un communiqué publié ce matin,
le groupe a lancé un avertissement sur ses
résultats : Air-France-KLM indique ainsi, que
compte tenu de la conjoncture, il lui sera
difficile d'atteindre son objectif de résultat
d'exploitation d'un milliard d'euros pour
l'exercice en cours.
« Néanmoins »,
poursuit la compagnie aérienne, « ce
résultat devrait rester largement positif si les
conditions actuelles de marché ne se dégradent
pas davantage ».
Pour affronter ces difficultés, le transporteur
a décidé de mettre en place un nouveau plan
d'économies supplémentaires « dont
les premières estimations s'élèvent entre 700 et
800 millions d'économies complémentaires
cumulées à horizon 2011-12 et entre 1,1 et 1,2
milliards en 2013-14 ». Le groupe a
également décidé de limiter l'augmentation de
ses capacités entre 1% et 2% à l'hiver 2008 et à
l'été 2009. « En ce qui concerne les années
ultérieures », le transporteur
franco-néerlandais indique qu'il « adaptera
l'évolution de son offre en fonction des
conditions de marché ».
Air France a le feu vert des Britanniques pour
la reprise de VLM Airlines
L’autorité de la concurrence au Royaume-Uni
(OFT) vient d’annoncer qu’il autorisait
l’acquisition de la compagnie VLM Airlines par
le groupe Air France-KLM.
VLM Airlines était auparavant une filiale de la
société néerlandaise Panta Holdings B.V. VLM
Airlines est un des principaux transporteurs
régionaux européens. Sa clientèle voyage
essentiellement pour affaires. La compagnie
exploite à l’heure actuelle une flotte de Fokker
50, essentiellement au départ de son hub de
London City. Le feu vert de l’OFT ouvre la
perspective d’une coopération étroite entre VLM
Airlines et le transporteur régional City Jet,
filiale à 100 % d’Air France et qui opère déjà à
London City.
Sévères turbulences en vue pour les compagnies
aériennes
Air France-KLM confirme qu’elle ne tiendra pas
ses objectifs. Après un très mauvais mois de
septembre, c’est tout le secteur qui s’enfonce
dans la crise.
Il n’y aura pas de miracle. La crise mondiale
entraînant une diminution des échanges, il
fallait s’attendre à ce que, tôt ou tard, les
compagnies aériennes tirent la sonnette
d’alarme. Le fret a été touché dès septembre.
Mais la morosité gagne maintenant le transport
de passagers malgré la baisse des prix du
kérosène et du baril de pétrole qui a apporté un
ballon d’oxygène.
Air France-KLM, dont l’activité cargo a baissé
de 12 % en septembre, rencontre les premières
turbulences dans son activité passagers. La
compagnie a précisé vendredi que, « compte tenu
de la conjoncture économique », il lui serait
« très difficile » d’atteindre ses prévisions de
résultat. Elle a confirmé qu’elle allait
« mettre en œuvre un plan d’économies
supplémentaires » et « réduire son plan
d’investissement ». Son objectif est
d’économiser 700 à 800 millions d’euros d’ici à
2011 et 1,1 milliard d’euros d’ici à 2013. La
sérénité reste néanmoins de mise chez Air
France-KLM, car il y a plus mal loti. Plusieurs
compagnies américaines en sont à immobiliser des
appareils et à supprimer des emplois.
Nouvelles faillites
Les perspectives pour le secteur, à l’échelle
mondiale, ne sont pas vraiment pas bonnes. « La
détérioration du trafic est particulièrement
rapide et étendue, s’est alarmé Giovanni
Bisignani, directeur de l’Association
internationale du transport aérien (IATA) qui
réunit toutes les grandes compagnies. C’est la
première fois que nous avons une récession de
cette taille, mondiale. » L’association, qui
prévoyait déjà des pertes de 5,2 milliards de
dollars cette année pour le transport aérien,
n’exclut pas de se montrer plus pessimiste
encore.
Le trafic de passagers a baissé de 2,9 % en
septembre, une première depuis l’épidémie de
pneumonie atypique (sras) en 2003. En septembre,
touristes et hommes d’affaires ont boudé l’avion
dans toutes les régions du monde, sauf en
Amérique latine. La contraction brutale du
commerce mondial a particulièrement touché la
région Asie Pacifique, avec une dégringolade de
6,8 % du trafic passagers. L’Europe et
l’Amérique du Nord souffrent également, mais
dans une moindre mesure.
Pour le trafic international cargo, le recul de
septembre est encore plus marqué que celui des
passagers : - 7,7 %. C’est sa pire chute depuis
2001, année de l’éclatement de la bulle Internet
et des attentats du 11 Septembre. Là encore,
l’Asie Pacifique tire les chiffres vers le bas
avec un plongeon de 10,6 %.
Du coup, de nouvelles faillites de compagnies
aériennes pourraient être annoncées. L’IATA
rappelle ainsi que 30 compagnies aériennes ont
déjà fait faillite sur les neuf premiers mois de
l’année et que 20 autres sont dans une
« situation préoccupante ». Ces turbulences
pourraient donner un nouveau coup d’accélérateur
au mouvement de concentration déjà engagé dans
le secteur.
Ryan air annonce la fermeture de sa base de
Valence en Espagne
Ryan air claque la porte à Valence. La compagnie
aérienne irlandaise à bas coûts a en effet
annoncé aujourd'hui par voie de communiqué sa
décision de fermer sa base de Valence en Espagne
suite à un différend avec les autorités
régionales. La compagnie a regretté dans un
communiqué l'attitude des autorités régionales
de Valence, qui refusent selon la compagnie
irlandaise, de promouvoir ses services, alors
qu'elles le feraient pour d'autres compagnies
aériennes apportant pourtant beaucoup moins de
trafic à la région. Ryan air a rappelé qu'elle
avait prévu que cette base accueille autour de
1,5 million de passagers cette année, soit le
quart du trafic total de l'aéroport de Valence.
British Airways : 1/3 des cadres ont accepté le
plan de départs volontaires
450
cadres ont finalement accepté le plan de départs
volontaires offert par la compagnie aérienne
britannique British Airways. Cette proposition
avait été ouverte à 1400 cadres il y a deux
semaines et les départs sont attendus pour la
fin de l'année. Selon un porte-parole qui se
confiait à l'agence de presse Dow Jones, ce
chiffre est conforme aux attentes de la
compagnie aérienne mais la direction du
transporteur doit encore évaluer le montant des
économies de coûts générées par cette
initiative. BA a décidé de proposer ce plan
afin de réduire ses coûts dans un environnement
économique difficile. Selon le transporteur, sa
masse salariale constitue à l'heure actuelle son
deuxième poste de coûts, après les frais en
carburant.
Alitalia: les repreneurs étendent leur offre
jusqu'à fin octobre
La validité de l'offre de reprise des activités
de transport de passagers d'Alitalia par les
grands patrons italiens est prolongée jusqu'au
31 octobre. C'est en effet ce qu'a annoncé
aujourd'hui l'alliance des repreneurs réunis
sous l'égide de la Compagnie aérienne italienne
(CAI), qui avait auparavant fixé une date limite
au 15 octobre.
Le 28 octobre prochain, les actionnaires de la
Cai doivent donc se retrouver pour une assemblée
générale afin de changer les statuts de la
société et approuver l'augmentation de son
capital afin qu'elle puisse procéder au rachat
d'Alitalia. La Cai déposera ensuite une offre
formelle de reprise auprès du commissaire
extraordinaire chargé de gérer la compagnie.
Air France remanie sa desserte transatlantique
au départ de Londres
La crise financière et économique n'en finit pas
de peser sur les compagnies aériennes. Dernière
annonce en date : Air France a annoncé
aujourd'hui l'interruption de sa desserte Los
Angeles au départ de Londres Heathrow à compter
du programme d'hiver 2008-2009. « Les ressources
ainsi dégagées (avions, slots) permettront de
renforcer la ligne Londres Heathrow-New York
JFK, dont la fréquence des vols passera de deux
à trois quotidiens à l'été 2009, deux étant
exploités par Delta et un par Air France »
annonce la compagnie dans un communiqué publié
aujourd'hui.
Iberia monte à 7,3% dans le capital de British
Airways
Iberia et British Airways ont fait aujourd'hui
un pas supplémentaire vers leur fusion. La
compagnie espagnole a en effet déclaré avoir
porté à 7,3% sa participation dans sa
concurrente British Airways. Annoncé fin
juillet, le projet de rapprochement entre les
deux compagnies devrait néanmoins prendre plus
de temps que prévu en raison des turbulences
actuelles constatées par le secteur du transport
aérien, selon des propos tenus en début de
semaine par Willie Walsh, directeur général de
BA. Il n'empêche : cette fusion devrait
permettre de produire à terme de larges
économies d'échelle. Une étude citée par les
syndicats de pilotes espagnols - SE LA - et
britanniques - Balpa - évalue à 792 millions
d'euros les économies annuelles réalisées à
partir de 2014. La première année suivant la
fusion, en 2010, les économies obtenues seraient
deux fois moindres, à 415 millions d'euros.
Lufthansa confirme ses prévisions pour 2008
La Lufthansa confirme sa prévision de stabilité
de son bénéfice d'exploitation sur l'exercice
2008.
Le groupe a ajouté qu'il n'estimait pas
nécessaire de prendre de nouvelles mesures de
réduction des coûts.
Le titre Lufthansa perdait 3% en milieu de
journée, une baisse cependant moins marquée que
celle de l'indice Dax de la Bourse de Francfort
(-4,3%).
Ryanair réitère son désir de lancer une
compagnie transatlantique
Qui a dit que le
crédit crunch
était mauvais pour les affaires ? Sans doute pas
Michael O'Leary. Le tempétueux directeur général
de la compagnie aérienne irlandaise Ryanair a
réitéré aujourd'hui au quotidien britannique
Daily Mail son souhait de lancer une compagnie
aérienne transatlantique offrant des tarifs à
partir de 10 livres. A l'occasion d'une
intervention à la Chambre de Commerce de
Londres, le transporteur a indiqué qu'il
envisageait de créer une compagnie à bas coûts
spécialisée dans le long-courrier, une
opportunité rendue possible par la vague de
faillites des compagnies aériennes rendant ainsi
la flotte moins chère.
Selon les projets initiaux, cette nouvelle
compagnie devrait voler à destination d'un
certains nombre d'aéroports amé! ricains en
partance de Londres-Stansted et Prestwick. Sans
préciser une date de lancement possible,
l'opérateur a néanmoins prévenu que ce ne serait
pas long. Se livrant au petit jeu des
prévisions, le directeur général a également
laissé entendre que deux compagnies aériennes
européennes supplémentaires disparaîtraient
d'ici la fin de l'année tandis que la crise
financière devrait durer au moins cinq ans.
Les
pilotes d’United exigent une réduction des
émoluments de leur directeur général
Le syndicat des pilotes de la compagnie aérienne
américaine United Airlines a demandé au conseil
d'administration du transporteur United Airlines
de procéder à une réduction des émoluments de
Glenn Tilton, directeur général de la compagnie.
Motif : à une période où la plupart des salariés
se serrent la ceinture, l'ALPA estime légitime
que le patron de la compagnie se montre
solidaire de ses salariés.
Car, selon l'ALPA, Glenn Tilton serait
actuellement le patron d'une compagnie aérienne
américaine le mieux payé, avec un package global
- salaires, bonus et participations compris-
atteignant 10,3 millions de dollars par an. A
titre de comparaison, le directeur d'American
Airlines ne gagne « que » 4,6 millions de
dollars, celui de Southwest 1,3 millions tandis
que le CEO de JetBlue empoche 514&! nbsp;000
dollars par an. « Les
syndicats de pilotes pensent qu'il n'existe
aucune raison pour que le plus mauvais patron
d'une compagnie aérienne soit le plus
récompensé. United Airlines a perdu plus
d'argent cette année que près de la moitié de
ses concurrentes américaines réunies »
estime le syndicat dans un communiqué.
Alitalia
: après l'accord syndical, l'épreuve de l'Europe
A quelques heures à peine de la fin du délai
prévu par l'Enac, l'autorité italienne de
l'aviation civile, pour suspendre la licence de
vol d'Alitalia, les signatures des neuf
syndicats concernés ont enfin été apposées au
bas de l'accord avec la Compagnie aérienne
italienne (CAI). Hier vers 14 heures, les
représentants de Avia (personnel navigant
commercial) et de SDL (personnel à terre) ont en
effet accepté l'accord. Pour la plus grande
satisfaction du chef du gouvernement, Silvio
Berlusconi. Les représentants des hôtesses et
stewards ont cependant souligné qu'il y aurait
encore un référendum auprès de leurs mandants,
et que le licenciement de 1.500 d'entre eux
était « un
prix très élevé à payer».
La CAI, fondée par une quinzaine de chefs
d'entreprise italiens emmenés par Roberto
Colaninno, va devoir désormais accélérer le
processus afin d'appliquer son plan de reprise
des actifs d'Alitalia et d'Air One. Les
actionnaires de CAI devraient, pour ce faire, se
réunir d'ici à quelques jours. Objectif : faire
démarrer la nouvelle compagnie dès le 1er
novembre. Parallèlement, le dossier doit obtenir
sa licence de vol de l'Enac et le feu vert de
Bruxelles. Deux commissaires sont impliqués :
celui des Transports, Antonio Tajani, et celui
de la Concurrence, Nelly Kroos. L'Union
européenne pose trois conditions pour que le
sauvetage ne soit pas assimilé à une aide d'Etat
: il doit y avoir discontinuité de l'entreprise,
transparence et vente des actifs au prix du
marché. Si Bruxelles ne reconnaissait pas la
discontinuité entre les deux sociétés, la CAI
devrait reprendre les dettes d'Alitalia. Elle ne
pourrait en outre bénéficier des aides prévues
par l'Etat en cas d'embauche de personnes
relevant de la Caisse d'intégration pour la
reprise des 12.500 salariés qu'elle compte
engager.
C'est également à la CAI qu'incombera de choisir
un partenaire international, comme l'a rappelé
hier Silvio Berlusconi. Ils sont deux sur la
ligne de départ : Air France-KLM et Lufthansa.
Et suivent très attentivement la situation,
comme l'a répété hier le porte-parole de la
compagnie allemande. L'administrateur délégué de
CAI, Rocco Sabelli, a expliqué dans une
interview au « Messagero » de dimanche que la
négociation sera rapide, mais qu'il ne s'était
pas fixé de date pour le terme des discussions.
Air France : Jean Cyril Spinetta passe le relais
à Pierre-Henri Gourgeon
Le PDG d'Air France-KLM se donne le temps de
préparer sa succession en confiant à l'actuel
numéro deux du groupe la présidence de la
compagnie Air France, tout en conservant les
rênes du holding.
Une page est sur le point de se tourner chez Air
France. Après onze ans aux commandes de la
compagnie aérienne, Jean Cyril Spinetta
s'apprête en effet à passer le manche à son
numéro deux, Pierre-Henri Gourgeon, tout en
conservant la présidence du holding Air
France-KLM. L'information dévoilée par « La
Tribune » devait être annoncée hier soir aux
administrateurs représentants du personnel,
avant d'être entérinée demain en conseil
d'administration.
Jean Cyril Spinetta, qui fêtera ses
soixante-cinq ans le 4 octobre, abandonnera au
1er janvier 2009 la gestion au quotidien d'Air
France pour se limiter aux grandes questions
stratégiques, à l'instar de Léo van Wijk,
l'ancien PDG de KLM, devenu vice-président d'Air
France-KLM après avoir laissé le pilotage de la
compagnie néerlandaise à Peter Hartman. Son
mandat de PDG du holding Air France-KLM lui
permet de rester jusqu'en 2010, avec la
possibilité d'être prolongé jusqu'à la limite
d'âge de soixante-dix ans, en 2013.
Mais ce partage des tâches est aussi pour Jean
Cyril Spinetta une façon d'organiser sa
succession, en favorisant une solution de
continuité, face aux ambitions concurrentes, en
interne et à l'extérieur.
Un poste convoité
Cette première étape n'aura pas été franchie
sans peine, le choix de Pierre-Henri Gourgeon
étant loin de faire l'unanimité pour un poste
aussi convoité que celui de PDG d'Air France.
Engagée avant l'été au plus haut niveau de
l'État, la réflexion aurait fait l'objet d'au
moins deux réunions à l'Élysée.
Bien que devenu minoritaire, avec 15,7 % du
capital, l'État reste le principal actionnaire
du groupe. Outre les candidatures externes,
comme celle, démentie depuis, du directeur de
cabinet de Christine Lagarde, Stéphane Richard,
ou de l'ancien ministre Thierry Breton, le choix
de Pierre-Henri Gourgeon risquait d'aiguiser les
rivalités entre directeurs généraux adjoints.
C'est probablement pour éviter une telle guerre
des chefs que le poste de directeur général
délégué d'Air France devrait disparaître. Reste
qu'à soixante-deux ans, Pierre-Henri Gourgeon ne
représente peut-être qu'une solution d'attente
dans l'esprit de certains, la prochaine échéance
étant 2010 et la fin du mandat de Jean Cyril
Spinetta, qui correspondra à l'âge de la
retraite pour son bras droit.
Alitalia : offre de dernière minute d'une
compagnie vénézuélienne
L'éventuel arrêt des vols de la compagnie
italienne devrait intervenir au plus tard mardi
prochain. Silvio Berlusconi se dit convaincu
qu'une solution italienne est toujours possible.
La compagnie Aserca Airlines ferait une
proposition.
Faute de nouveau plan de sauvetage d'ici à
demain, Alitalia devrait perdre sa licence, au
plus tard mardi. Silvio Berlusconi, interrogé
par l'agence Ansa, s'est dit convaincu qu'une
solution italienne était toujours possible. Dans
la soirée la compagnie aérienne vénézuélienne,
Aserca Airlines a déclaré qu'elle « avait
l'intention de déposer une offre pour la cession
de tout ou partie d'Alitalia ». Pourtant, hier
tous les transporteurs avaient pris leurs
dispositions pour pallier une défaillance de la
compagnie. A commencer par Air France, d'autant
plus concernée que ses vols sur Rome et Milan
sont exploités en partage de code avec Alitalia.
La compagnie prévoit de mettre en place des vols
supplémentaires. Toutefois, il n'est pas sûr que
tous les passagers des lignes franco-italiennes
puissent se rabattre sur les vols d'Air France.
Si les détenteurs d'un billet Air France pour un
vol Alitalia devraient être protégés, ceux
voyageant avec un titre Alitalia sur un vol Air
France sont moins assurés de pouvoir partir. Le
cas le plus délicat étant celui des passagers
détenteurs d'un document de voyage Alitalia pour
un vol en partage de code assuré par Alitalia. A
priori, rien n'obligerait Air France à les
prendre en charge, sachant que le prix du voyage
aura été encaissé par Alitalia.
Dépôt de sécurité
De même, les passagers ayant acheté leur billet
via une agence de voyages agréée par l'IATA
(association du transport aérien international)
seraient a priori un peu moins exposés que ceux
ayant acheté le billet directement auprès
d'Alitalia, sur son site Internet ou à ses
guichets. Non pas que l'agence de voyages soit
une garantie. En tant que simple mandataire des
compagnies, une agence n'a pas à rembourser les
sommes encaissées par les compagnies, sauf si le
billet d'avion est inclus dans un forfait. Mais
l'IATA, qui fait office de chambre de
compensation, a anticipé une éventuelle faillite
d'Alitalia, en exigeant en août de la compagnie
italienne le versement d'un dépôt de sécurité en
contrepartie de son maintien dans le système.
La fusion British Airways-Iberia finalisée en
mars 2009
British Airways s'attend à ce que sa fusion avec
la compagnie aérienne espagnole Iberia soit
finalisée d'ici mars 2009, déclare le président
du transporteur aérien britannique.
"Je pense que nous devrions boucler l'opération
d'ici mars", a déclaré Martin Broughton.
British Airways et Iberia veulent fusionner dans
une structure de holding, au sein de laquelle
chaque entité continuerait à exister séparément.
Les actionnaires de BA détiendront cependant une
plus grande partie du capital du nouvel
ensemble.
Broughton a ajouté que les tarifs des billets
aériens devraient en général augmenter de 10%
pour refléter les difficultés rencontrées par le
secteur du transport aérien.
"Ce n'est vraiment pas un gros montant", une
hausse de prix de 10% au maximum est nécessaire,
a-t-il expliqué. "Les consommateurs doivent
payer un prix rationnel".
Étude : les low cost. devraient poursuivre leur
offensive sur le marché français
Dans une étude réalisée par le cabinet Oliver
Wyman en partenariat avec Odit France ("Alliances
aériennes et compagnies low cost. en France 2004
- 2008"), on apprend que les
compagnies à bas coûts continueront à cibler la
France et qu'elles relieront plus de leurs bases
aux aéroports français. En dépit d'un climat
économique incertain, « elles continueront à
mettre en avant des tarifs très attractifs »
signale un communiqué publié aujourd'hui.
Le rapport, qui fait suite à une autre étude
publiée par Odit France en juillet 2008 sur le
thème du transport aérien et du développement
touristique, met en évidence la forte
complémentarité des deux modèles économiques -
compagnies traditionnelle et
low cost !
: le rapport signale en effet qu'en 2008, les
transporteurs traditionnels ont offert 1500
liaisons hebdomadaires entre leurs hubs
européens et les aéroports régionaux français.
De leur côté, les low cost ont assuré 1100 vols
internationaux vers des aéroports desservant les
régions hexagonales, soit près de deux fois plus
qu'en 2004. «
La croissance
des low cost est fortement liée au phénomène de
'floridisation' de l'Europe » signale dans un
communiqué Olivier Fainsilber,
partner au sein
de la pratique Aviation chez Oliver Wyman, « En
effet les Nord-européens se rendent vers le Sud
ensoleillé non plus juste pour des vacances
occasionnelles, mais y ont de plus en plus des
résidences secondaires. Grâce aux low cost ils
s'y rendent plus souvent et y reçoivent ! leurs
proches et amis qui eux aussi prennent
l'avion ».
Transition en vue à la tête d'Air France
Jean Cyril Spinetta, à la
fois PDG d'Air France-KLM et d'Air France,
pourrait, selon des sources internes et
ministérielles, annoncer prochainement qu'il
quitte la présidence de la compagnie française.
Il se concentrerait alors sur celle du holding
Air France-KLM, dont le mandat court jusqu'en
2010 avec la possibilité de le prolonger jusqu'à
la limite d'âge de 70 ans, en 2013. 62 ans,
Pierre-Henri Gourgeon, directeur général délégué
d'Air France et d'Air France-KLM, prendrait les
rênes d'Air France. Cette organisation pourrait
se mettre en place le 1er janvier 2009.
Alitalia remis en vente, le syndicat de pilotes
prêt à participer
Le délai de grâce touche à sa fin pour Alitalia
: après le retrait de l'offre de la CAI,
formellement réitérée hier soir par le groupe
d'entrepreneurs italiens, la compagnie aérienne
italienne pourrait se voir privée de sa licence
de vol dans deux ou trois jours.
« Le
commissaire extraordinaire doit présenter à
l'Enac [NDLR : l'administration de
l'aviation civile italienne]
un plan avant jeudi pour éviter la révocation ou
la suspension de sa licence de vol »,
a déclaré le président de l'Enac, après sa
rencontre avec le commissaire Fantozzi. Dans le
même temps, ce dernier a publié un appel
d'offres, qui paraît aussi ce matin dans la
presse italienne et le « Financial Times », en
vue de céder
« tout ou
partie des activités de la société »
(....) alors que
« l'unique
offre significative parvenue et sur laquelle
avait commencé la négociation a été retirée ».
Le commissaire Fantozzi précise que les offres
devront lui parvenir avant midi le 30 septembre.
Parallèlement, les pilotes et personnels
navigants commerciaux, qui avaient refusé de
signer l'accord avec CAI et entraîné ainsi le
retrait de l'offre, se sont déclarés prêts à
entrer dans un consortium d'actionnaires. Les
quatre syndicats autonomes (Anpac, UP, Avia et
SDL) se proposent de consacrer le montant de
leurs fonds de pension, soit 340 millions
d'euros à cette participation. Le
« front du non
» a annoncé avoir eu des contacts
« à 360 degrés
» aussi bien avec des sociétés
italiennes qu'avec des compagnies aériennes
étrangères. Et de citer Lufthansa et Air
France-KLM. Cette tentative de recréer un
consortium est aussi une manière de critiquer le
projet mis au point par Intesa Sanpaolo pour la
CAI : « Le
projet CAI est trop petit, donc l'offre est trop
restreinte. Nous voulons donner vie à un projet
plus grand, auquel nous voulons contribuer, ce
qui prouve que nous y croyons à fond »,
a déclaré le président de l'Union des pilotes.
Partie politique à haut risque
Face à cette proposition, les ministres du
gouvernement Berlusconi répètent que le temps
presse et qu'il n'existe pas d'autre offre que
celle de CAI. Il se joue en fait une partie
politique à haut risque : il s'agit pour la
droite de montrer sa détermination à faire céder
les syndicats autonomes, tandis que la gauche se
divise entre ceux qui cherchent une solution
pour la survie de la compagnie et ceux qui
soutiennent les syndicats maximalistes. Pour
l'heure, la seule proposition est celle de la
société suisse AMA, qui a formulé une
manifestation d'intérêt pour l'achat ou la
location de 30 avions, en vue de transporter des
passagers depuis Malpensa (Milan) ou Fiumicino
(Rome) vers les pays d'Europe de l'Est. En
attendant, les Italiens désertent les avions
d'Alitalia, si bien que le prix des billets est
en chute libre. Il faut dire qu'en cas d'arrêt
des opérations, ils ne seront remboursés que si
le vol fait partie d'un package. Les vols secs,
eux, seront à passer par pertes et profits.
Combien vaut la compagnie aérienne SAS ?
Dans un article publié ce matin, le quotidien
financier américain Wall Street Journal se
demande combien coûte actuellement la compagnie
aérienne scandinave SAS. Un exercice a priori
difficile. La compagnie a en effet été durement
frappée ces derniers mois par le ralentissement
économique et la hausse des prix du carburant.
Par ailleurs, la débâcle des marchés financiers
a lourdement impacté la capitalisation boursière
de SAS qui atteint aujourd'hui 1,39 Mds de
dollars. Et pour aggraver encore les choses :
les trois derniers trimestres de la compagnie
sont ressortis dans le rouge.
La finalisation d'une transaction dépend aussi
grandement de l'accord de syndicats, soit 37 au
total, ce qui devrait rendre les négociations
particulièrement complexes. Si la fusion
aboutit, le feu vert devra être donné à la fois
par les gouvernements de Suède, Norvège et
Danemark, qui possèdent une participation de 50%
dans la compagnie. Enfin, relate l'article, se
pose aussi la question des participations de SAS
dans différentes compagnies aériennes : le
transporteur dispose ainsi d'une participation
de 20% dans la compagnie aérienne britannique
British Midland Airways et 47% du capital de
airBaltic. Il possède aussi la compagnie
finlandaise Blue1, la norvégienne Widero et
l'espagnole Spanair.
Pour mémoire, la compagnie a confirmé le 12
septembre dernier qu'elle « évaluait
actuellement différentes possibilités
structurelles pour le groupe et que des
négociations étaient actuellement menées dans ce
sens.
Crash en
Sibérie : 88 morts, dont un Français
Un Boeing-737 de
la compagnie russe Aeroflot s'est écrasé cette nuit
près de Perm. 21 étrangers comptent parmi les
victimes.

Une pièce du fuselage de l'avion qui s'est
écrasé près de Perm, en Russie (AP)
Un
Boeing-737 de la compagnie russe Aeroflot s'est
écrasé dimanche 14 septembre dans le centre de
la Russie, à Perm (Sibérie), causant la mort des
88 personnes qui se trouvaient à bord, dont un
Français, ont annoncé les services de secours.
Le Boeing-737 reliant Moscou à Perm en Sibérie
est tombé dans une zone inhabitée vers 3h40
locales (23h40 GMT samedi) dimanche, alors qu'il
était en phase d'approche sur Perm (1.200 km à
l'est de Moscou), a précisé la porte-parole du
ministère des situations d'urgence, Irina
Andrianova.
Il y avait 82 passagers à bord, dont sept
enfants, et six membres d'équipage, a-t-elle
précisé.
Il n'y a pas de morts à déplorer au sol, selon
la même source, et rien ne permet de penser que
l'accident soit lié à un attentat.
Dans un communiqué, Aaeroflot a indiqué que 21
étrangers, dont un Français, des Allemands et
des Américains, ont trouvé la mort dans
l'accident.
Enquête
Selon le responsable des secours de Perm, Valeri
Tivounov, l'avion s'est écrasé sur une voie de
chemin de fer, à quelques dizaines de mètres
d'un immeuble d'habitations.
La porte-parole de la compagnie Aeroflot Irina
Danenberg a précisé à la télévision russe que
l'appareil se trouvait à 1.100 mètres du sol
quand le contact a été rompu avec la tour de
contrôle.
Les enquêteurs recherchent la cause de
l'accident.
La Russie et les anciennes républiques
soviétiques ont les pires résultats mondiaux en
matière de sécurité aérienne, d'après l'autorité
internationale des transports (IATA).
Des experts ont critiqué le manque de contrôle
public, le mauvais entraînement des pilotes et
les recherches d'économies au détriment de la
sécurité. (avec AP)
Accor lance Al Club
Fidéliser les clients en hôtellerie relève de
l'exploit ! En particulier sur le marché
européen. Qu'à cela ne tienne : Accor y croit et
joue la simplicité. Histoire de séduire
davantage les clients, plus zappeurs que jamais.
A cet effet, le groupe lance - dès le 15
septembre - prochain un nouveau programme de
fidélisation mondial et multimarques. Géré à
100% sur Internet et entièrement gratuit, ce
programme, baptisé « AI Club », est
utilisable dans 2 000 établissements répartis
dans 90 pays. Il concerne les marques de luxe -
Sofitel - ainsi que Pullman, MGallery, Novotel,
Mercure, Suithotel, Ibis et All Seasons.
Concrètement, les dépenses - hébergement,
restauration, minibar... - effectuées dans les
hôtels du groupe génèrent des points
convertibles en chèques cadeaux. Ces chèques
sont utilisables 365 jours par an dans les
adresses du 4ème groupe mondial ainsi qu'auprès
d'un certain nombre de partenaires : Club Med
et Europcar.
«Nous
recherchons d'autres partenaires, notamment une
carte de crédit », a indiqué Gilles
Pélisson, directeur général d'Accor. Et
d'ajouter, «actuellement
en discussion avec le Groupe Lucien Barrière,
celui-ci devrait nous rejoindre au début 2009. »
En attendant, les clients ont d'ores
et déjà la possibilité de convertir leurs points
en miles auprès des compagnies aériennes comme
Air France, KLM, British Airways, Delta
Airlines, Thaï Airways...
Ambitieux, ce programme table sur 5 millions de
porteurs actifs d'ici trois ans. De quoi gagner
quelques points d'occupation supplémentaire au
moment où! la conjoncture économique
s'assombrit. D'autant plus vite que selon le
nombre de nuits effectuées ou le nombre de
points gagnés en douze mois, le client verra son
statut évoluer rapidement. Notons par ailleurs
que ces points sont acquis à vie dès lors que
vous passez une nuit par an dans un hôtel
participant.
Autre information : Accor a créé parallèlement à
ce programme une carte d'abonnement - Accor
Favorite Guest - payante (220 euros) qui offre
des avantages préférentiels aux porteurs.
Alitalia : les syndicats divisés sur le plan de
la dernière chance
Un accord partiel a été trouvé ce week-end entre
les repreneurs et quatre des neuf syndicats
d'Alitalia. Accord immédiatement dénoncé par les
organisations qui n'ont pas pris part aux
négociations.
Alitalia va-t-elle être déclarée définitivement
en faille, ou un accord de la dernière chance
va-t-il enfin émerger des nombreux contacts
menés ce week end entre syndicats, repreneurs et
représentants du gouvernement italien ? Lundi
matin, la question n'était toujours pas tranchée
tant le dossier apparaît toujours
aussi difficile à déminer.
Après la rupture des négociations,
le 12 septembre dernier, entre les responsables
de la future Compagnie aérienne italienne (CAI)
et les syndicats d'Alitalia, c'est le ministre
du travail italien, Maurizio Sacconi, qui, en
convoquant deux réunions samedi dernier, a
permis de renouer les fils du dialogue entre les
industriels repreneurs et quatre des neuf
syndicats représentatifs des personnels
d'Alitalia. Un accord partiel a même pu être
trouvé; ce qui a fait dire au ministre de Silvio
Berlusconi : " L'effort
a été intense mais l'accord représente une
avancée importante pour l'acceptation du plan
industriel".
Reste que l'accord trouvé ne porte que sur le
plan industriel ne dit rien de l'autre grand
sujet de discorde _ les nouveaux contrats de
travail proposés aux personnels repris _ et que
l'accord sur le plan industriel a été
immédiatement dénoncé par les cinq syndicats qui
n'ont pas pris part aux discussions. Bref, lundi
matin, la survie d'Alitalia n'était toujours pas
acquise.
BA
et EasyJet réduisent leurs effectifs
La compagnie aérienne British Airways a confirmé
aujourd'hui par le biais d'un porte-parole qu'un
plan de départs volontaires avait été offert aux
managers du transporteur. La représentante de BA
n'a cependant pas voulu confirmer le chiffre de
1400 - soit 3% de l'ensemble de la force de
travail de BA - qui a circulé aujourd'hui dans
certains médias britanniques. Ces informations
soulignaient que ces licenciements permettraient
à la compagnie d'économiser l'équivalent de 170
millions de livres supplémentaires.
Au même moment, easyJet annonçait qu'entre 50 et
60 postes de direction et d'administration
seraient éliminés au siège de la compagnie à
l'aéroport de Londres-Luton : «
L'industrie
aérienne fait face actuellement à un défi sans
précédent en raison des prix du pétrole élevés.
Nous pensons que l'ensemble du secteur fera face
à un hiver sanglant, avec un nombre de victimes
considérables » a indiqué le
transporteur dans un communiqué.
Dépôt de bilan du troisième voyagiste
britannique
XL Leisure Group annonce l'arrêt de ses
activités. La direction doute de la
possibilité d'un redressement.
Le ralentissement économique rattrape aussi
les entreprises anglaise. Le troisième
voyagiste britannique (derrière les grands
TUI et Thomas Cook) XL Leisure Group a
annoncé ce vendredi via un communiqué
diffusé sur Internet qu'il déposait son
bilan et suspend tous ses vols.
Il y indique précisément que les sociétés du
groupe XL Leisure "se sont placées sous
administration après avoir souffert de la
volatilité des prix du carburant et du
ralentissement économique, et n'ont pas été
en mesure d'obtenir des financements
supplémentaires. Les administrateurs ne
peuvent maintenir l'activité et par
conséquent, tous les vols opérés par les
entreprises (du groupe) ont été
immédiatement annulés.
Et du dépôt de bilan, XL pourrait bien
passer à la liquidation puisqu'il indique :
"pour l'avenir, il est improbable que les
administrateurs soient en mesure de relancer
l'activité. Tous les passagers qui n'ont pas
encore commencé leur voyage feraient mieux
de procéder à des arrangements alternatifs".
XL France survit à sa maison-mère
Alors que XL Leisure Group, troisième
tour-opérateur britannique, a cessé ses
activités vendredi, Laurent Magnin, PDG de
XL Airways France, la filiale française du
groupe, assure que sa compagnie est
indépendante du groupe britannique et
dispose de toutes les ressources pour lui
survivre.
XL leisure Group, troisième tour-opérateur
britannique, a annoncé son placement sous
administration judiciaire et la cessation de
ses activités, vendredi 12 septembre.
Quelques heures après, la filiale française
du groupe, XL Airways France (700 salariés),
et la filiale allemande, ont annoncé leur
acquisition par un nouvel actionnaire, le
fond d'investissement irlandais,
Straumur-Burdaras. Le rachat a pris effet
immédiatement et les plans de vols ne seront
pas modifiés. « Nous avions pris nos
précaution. Nous avons toujours refusé le
transfert en Grande-Bretagne de nos
structures opérationnelles, de notre
maintenance et de nos capitaux. Notre
compagnie est saine et indépendante de la
maison-mère britannique. Nous avons
également une flotte indépendante des
britanniques » assure Laurent Magnin, PDG
d'XL France. La compagnie française dispose
actuellement d'une trésorerie de 20 M€, et
annoncera au 31 octobre des résultats
bénéficiaires. La compagnie a réalisé cette
année un chiffre d'affaires de 250 M€ et de
295M€, en incluant les activités de
tour-operating. A titre de comparaison, la
compagnie réalisait un chiffre d'affaires de
170 M€, il y a deux ans, lorsqu'elle
s'appelait encore Star Airlines.
« Nous avons un modèle économique différent
des Britanniques. Nous travaillons à 90%
avec des tour-opérateurs, externes au
groupe, comme Thomas Cook, Look Voyages,
Vacances Transat, Marsans, Nouvelles
Frontières. Nous sommes donc moins exposés
au risque du marché, car nous avons une
grande souplesse dans l'utilisation de notre
flotte. Au contraire, en Grande-Bretagne, XL
Group avait une structure verticale. Il
commercialisait ses vols via ses propres TO
et en B to C essentiellement. Lorsque ses TO
se sont trouvés en difficulté sur certains
axes, notamment en raison des hausses
carburant, ils n'ont pas pu réduire leurs
plans de vols, car c'étaient leurs propres
avions. C'est l'activité tour-operating qui
a contribué à déstabiliser le groupe »
explique Laurent Magnin. XL Airways Group a
également été victime de l'échec de son plan
de Management Buy Out (MBO) sur trois ans.
Ce processus de rachat de l'entreprise par
ses dirigeants a échoué, en raison de la
frilosité des investisseurs.
Northwest Airlines tombe dans le rouge
Northwest Airlines est la dernière compagnie
aérienne américaine en date à publier des pertes
au cours du second trimestre de son exercice. La
compagnie aérienne, qui a l'intention de
fusionner avec Delta Airlines d'ici la fin de
cette année, a accusé une perte nette de 377
millions de dollars comparé à un gain de 2,15
Mds de dollars à la même période l'année
dernière. Son résultat d'exploitation est en
revanche ressorti en hausse de 12% à 3,58 Mds de
dollars.
Le 10 juillet dernier, Northwest Airlines avait
déjà annoncé son intention de supprimer 2.500
emplois afin de faire face à la hausse des prix
du carburant. Toutes les formes de départs,
volontaires ou non devaient être explorées par
la compagnie aérienne. Northwest avait également
annoncé la mise en place! de nouvelles
surfacturations, une décision faisant suite à
l'annonce le mois dernier de sa volonté de
réduire de 8,5% à 9,5% ses capacités sur ses
vols intérieurs.
La baisse des prix du
pétrole dope l’action des compagnies aériennes
Le recul sensible du prix du carburant durant
ces deux dernières semaines est une bonne
nouvelle pour les compagnies aériennes : après
avoir atteint 148 dollars, le prix du baril
flirte actuellement avec les 129 dollars. Selon
une note publiée ce matin par le courtier
britannique Collins Stewart, le point de
rentabilité est atteint pour les compagnies
aériennes dès lors que le prix du pétrole se
trouve entre 120 et 125 dollars. «S'il
redescend à 100 dollars, et conformément à nos
pronostics techniques, les principaux opérateurs
du secteur renoueront avec la rentabilité et,
avec l'aide des réductions de capacité, ils
pourront même engranger quelques retours....Et
cela, avant même que le second critère de
rentabilité rentre en ligne de compte - le cycle
économique - qui est clairement entrain de
décliner » peut-on lire dans cette
note. Le recul des prix du carburant a
également un impact non négligeable sur le prix
de l'action de ces compagnies aériennes : « Si
le prix du pétrole continue de baisser, le
montant des actions des compagnies aériennes va
en bénéficier. Si l'on s'en tient aux
couvertures carburant et aux sensibilités de
chacun, Ryanair serait la plus favorablement
impactée, suivie par Aer Lingus et Iberia, puis
British Airways et easyJet ».
Le gouvernement veut attirer les low cost. en
France
Hervé
Novelli, secrétaire d’État au Tourisme, vient de
recevoir les conclusions d’un rapport qui
préconise l'augmentation des dessertes low cost.
en France pour développer le tourisme hexagonal.
La principale conclusion de ce rapport réalisé
par l'Odit France, est que la France a besoin
des "deux types de dessertes aériennes,
traditionnelle et low cost., pour profiter de
tout le potentiel de la demande mondiale".
D'autant que "les revenus des clients aériens
sont élevés, supérieurs à 3.500 euros en moyenne
(revenus mensuels nets des ménages)". Selon l'Expansion.com,
la part des compagnies à bas coûts dans
l'activité des aéroports français n'a été que de
15,7% l’an dernier, alors qu’elle représente
environ un quart des vols réguliers en Europe.
Pour attirer les compagnies à bas coûts, le
gouvernement veut donc s'attaquer au niveau trop
élevé des taxes aéroportuaires par "la maîtrise
des coûts de traitement au sol". Le journal
économique précise en outre que selon "les
calculs de Ryan air, les charges pour un billet
de 44 euros sont de 25 euros sur un aéroport
français, contre 7 euros sur l'ensemble de son
réseau". Autres freins, toujours selon ce
rapport : le monopole d'Air France et le manque
de slots. L'analyse est pertinente, reste à voir
la mise en oeuvre.
La France a besoin de compagnies traditionnelles
et de low cost.
La France a autant besoin de dessertes
traditionnelles que de
low cost., «au
risque de ne pas profiter de tout le potentiel
de la demande mondiale». C'est en
substance l'une des conclusions à laquelle a
abouti ODIT France dans un rapport consacré au
transport aérien et au développement touristique
et commandé par le secrétariat d'état au
tourisme. Selon cette étude, l'impact économique
des deux types de compagnies sur les territoires
- en-dehors de l'Île-de-France- se répartit avec
un chiffre global minimum de 9 à 10 milliards
d'euros de retombées directes, indirectes et
induites, ce qui, selon ODIT France, représente
100 000 emplois.
L'étude recommande à la France de renforcer
toutes les catégories de dessertes.
« Compte!
tenu de son offre,
elle a besoin de l'accès long
courrier en profitant de liaisons fréquentes
vers les principaux hubs européens
(Paris, Londres, Amsterdam,
Francfort), sans lesquels seule Paris
profiterait de la croissance des pays émergents.
C'est le rôle d'Air France et des autres grandes
compagnies internationales » souligne
ainsi un communiqué du secrétariat au tourisme.
« Tout
autant, nos territoires qui sont dans la
compétition européenne, doivent être desservis
de la même façon que les territoires concurrents
en Europe. Pour être attractifs aux compagnies
et aux low cost. en particulier, les coûts de
touchée sont le facteur clé. Et surtout, le
territoire doit avoir ou développer une offre
compatible avec les attentes des touristes
aériens».
L'étude signa! le aussi que les revenus des
clients aériens des deux types de compagnie sont
élevés, supérieurs à 3500 euros en moyenne -
revenus mensuels nets des ménages - avec un
différentiel de 10 à 20% entre les clients des
deux types de compagnies, allant même jusqu'à
38% à Nice. Enfin, l'offre touristique et sa
diversification doivent, selon l'étude, faire
l'objet de développement prioritaire pour rendre
les territoires attractifs à la clientèle et
donc aux compagnies aériennes.
AIR
FRANCE -KLM va réduire la voilure cet hiver...!
Air France-KLM enregistre un bon niveau de
réservation cet été mais des inquiétudes pèsent sur
l'hiver en raison du niveau des surcharges
carburant, de la faiblesse du dollar et du
ralentissement de l'activité économique dans
certains pays. Le groupe aérien dévoilera donc en
septembre un programme hiver moins ambitieux
qu'initialement prévu.
"Chaque fois que nous relevons nos surcharges
carburant, nous sommes inquiets de l'impact sur le
trafic", déclare Christian Boireau, directeur
général d'Air France en charge du commercial France.
"Nous ne répercutons toutefois qu'une partie du
surcoût lié à la hausse des carburants car notre
surcharge est actuellement basée sur un cours du
baril à 120 dollars alors que celui-ci dépasse déjà
les 140 dollars". Ce sont les passagers de la classe
économique qui se montrent le plus sensibles à ces
augmentations mais les entreprises, selon Christian
Boireau, pourraient être tentées de prendre bientôt
certaines mesures d'économie concernant le voyage de
leurs salariés en classe affaires. Ce phénomène a
déjà été observé lors de la crise post-11 septembre
2001. Ces inquiétudes, plus les incertitudes
concernant l'économie mondiale et l'effet du dollar
faible, qui commence à dissuader les Américains de
venir en Europe, rendent le groupe aérien prudent
pour la prochaine saison hiver. "Nous ne mettrons
pas en place toute l'offre que nous avions prévue".
Ce programme moins ambitieux sera dévoilé en
septembre prochain. D'ores et déjà la compagnie
envisage de supprimer certaines lignes non rentables
et de suspendre certains vols long-courriers lors de
périodes creuses, en novembre notamment. Dans ce
contexte, il n'est plus exclu de laisser des avions
au sol plutôt que de les remplir avec des tarifs
promotionnels. Des allègements du réseau seront
également opérés sur la Métropole. "Les compagnies
américaines sont en situation de survie annonçant
des baisses de capacité jusqu'à 13 ou 14%. Nous
allons vivre le même choc en Europe avec un
décalage. Nous étudions aujourd'hui les mesures qui
nous permettront d'être encore là dans deux ans". A
cette date, Air France ne devrait en effet plus
bénéficier de l'effet amortisseur de ces couvertures
carburant, qui couvrent actuellement 75% à 80% de
ses besoins.
British Airways rachète L'Avion
Le montant de l'acquisition s'élève à 68 millions
d'euros. Le transporteur britannique va fusionner
L'Avion avec sa propre filiale transatlantique
opérant depuis Paris, Open Skies.
La grande compagnie aérienne britannique British
Airways annonce ce mercredi qu'elle fait
l'acquisition l'achat de la petite française
L'Avion.
Le montant de l'acquisition s'élève à 68 millions
d'euros. Le transporteur britannique précise qu'il
va fusionner L'Avion avec sa propre filiale
transatlantique opérant depuis Paris, OpenSkies,
dont elle fait en ce moment la publicité sur les
taxis parisiens.
Lancé il ya quelques années, le concept L'Avion est
assez original (même s'il existait déjà dans
d'autres pays) : proposer des vols en classe
affaires ("business class") entre Paris et New York
sur un avion, un Boeing 757, uniquement équipé
business, avec des prix inférieurs à ceux de la
concurrence.
Le projet a été lancé par Marc Rochet, grand
spécialiste du transport aérien français et qui
connait bien British Airways puisqu'il était aux
commandes du pôle TAT - Air Liberté quand ce dernier
a été repris par le transporteur britannique.
Aviation
civile: VINCI-KEOLIS au pied du
mur à Clermont-Ferrand
Depuis le 1er janvier de cette année,
Vinci-Kéolis est le nouveau gestionnaire délégué de
l'aéroport Clermont-Ferrand Auvergne.
La direction générale de l'aéroport a été confiée à
Xavier Delaunay, qui était
jusque-là directeur général en charge de
l'exploitation des trois aéroports que gère Vinci au
Cambodge.
Défi.
Après Grenoble et Chambéry, c'est
un défi d'une nouvelle nature que doit relever
le groupement. A la différence de ses
deux aéroports alpins positionnés sur un
marché spécifique, en l'occurrence celui
des sports d'hiver, la plate-forme auvergnate
apparaît plus classique avec un trafic reposant sur le
régulier et une activité
charter saisonnière. Elle est également
située dans une région dont l'attractivité
touristique est moindre. En fait la problèmatique
réside, à court terme, dans l'adaptation des moyens
humains et des infrastructures dimensionnées pour les
besoins du Hub de Regional Airlines qui n'est plus
aujourd'hui que l'ombre de lui-même.
Depuis la prise de contrôle de la compagnie
régionale par Air France, en 2000, la
plate-forme de correspondances a perdu la plupart de ses
lignes. En l'espace de quelques années, le trafic de
l'aéroport a quasiment été divisé par deux pour
atteindre, en 2007, 555000 passagers. Les effectifs qui
comptent environ 170 salariés sont restés inchangés.
Infrastructures surdimensionnées
En l'état actuel de l'activité,
les nouvelles infrastructures mises en
service en 2000 pour répondre aux attentes
spécifiques du hub de Régional Airlines ne
sont pas non plus adaptées à la nature du
trafic actuel. Elles sont à la fois surdimensionnées
(capacité de 2 millions de passagers)
et beaucoup trop étirées. Le nouveau gestionnaire est
confronté à
un enjeu de qualité de service. "Nous
devons aller vers une croissance durable
qui permette d'être positif financièrement,
de traduire la politique du territoire et
d'éviter les grandes
fluctuations de trafic",
résume Nicolas Notebaert, directeur du
développement de Vinci concessions et président de la société de gestion de l'aéroport Clermont-Ferrand. Une stratégie qui
a réussi dans les Alpes. "Outre la consolidation
de notre partenariat avec Air
France, nous
envisageons deux pistes de
développement, d'une
part le low cost.,
d'autre part le
charter."
Les efforts du précédent
gestionnaire pour attirer une compagnie
à bas coût ont été vains. Ryanair a fait un essai qui ne
s'est pas révélé concluant.
Objectif.
Vinci-Kéolis entend tirer parti de
sa connaissance du marché acquise à travers
Grenoble et Chambéry pour faire
décoller le trafic low-cost, mais aussi pour
renforcer le charter, à Clermont-Ferrand."Nos
responsables marketing travaillent
indifféremment sur tous nos aéroports,
souligne Nicolas Notebaert. Notre objectif
est d'arriver à 800.000 passagers dans
sept ans, au terme de notre contrat."
Air France-KLM a gagné 1,61 %
vendredi, à 20,24 euros.
Le groupe aérien européen publiera jeudi, avant l'ouverture,
ses comptes annuels pour l'exercice 2007-2008 (clos au 31
mars). Il avait confirmé le 14 février son objectif d'un
retour sur capitaux employés de 7 % après impôt, lors de la
publication de ses comptes pour le troisième trimestre. Il
avait également fait état d'une hausse de 52,3 % du résultat
net part du groupe en cumul sur neuf mois par rapport au
montant de la même période de 2006-2007, pour un chiffre
d'affaires en augmentation de 4,1 %.
Alitalia: pour Veltroni, Berlusconi a commis "une grave
erreur" en rejetant Air France-KLM
Le leader de l'opposition constate qu'après que le groupe
franco-néerlandais a jeté l'éponge, aucun candidat à la
reprise ne s'est manifesté.
Le Premier ministre italien, Silvio Berlusconi, a commis une
"grave erreur" en repoussant l'offre d'Air France- KLM pour
la reprise de la compagnie aérienne Alitalia, a estimé
aujourd'hui le leader de l’opposition, Walter Veltroni.
"Évincer Air France en
annonçant l'arrivée d'un groupe d'investisseurs, jamais été
identifiés, a été une grave erreur. Maintenant, j'espère
seulement qu'on pourra trouver une solution qui permette la
survie de la compagnie étendard et des milliers d'emplois",
a déclaré M.Veltroni, chef du principal parti d'opposition,
le Parti Démocrate, à l'issue d'un tête-à-tête avec Silvio
Berlusconi, à Rome.
M. Berlusconi, qui est devenu Premier ministre pour la
troisième fois en remportant les élections nationales, le 14
avril dernier, s'était engagé à trouver un repreneur pour
Alitalia, compagnie au bord de la faillite. Air France-KLM a
rompu les négociations le mois dernier après que Silvio
Berlusconi a manifesté son opposition à cette offre durant
la campagne électorale. Depuis, aucun candidat ne s'est
manifesté.
Romano Prodi, qui dirigeait le précédent gouvernement
transalpin, avait approuvé le 22 avril dernier un soi-disant
prêt de 300 millions d'euros à Alitalia, le temps que son
successeur trouve des repreneurs pour la compagnie nationale
qui perd 1 million d'euros par jour. L'Union européenne a
donné jusqu'au 30 mai à l'Italie pour apporter la preuve que
ce prêt ne constitue pas une aide d'état.
British Airways s'attend à un début
d'exercice 2008-2009 "particulièrement difficile"
La compagnie aérienne britannique subit les conséquences du
ralentissement économique et de la flambée persistante des
prix du carburant. Avec un bénéfice net annuel plus que
doublé, elle versera son premier dividende depuis 2001.
British Airways s'attend à des mois "particulièrement
difficiles". Comme beaucoup de ses homologues
dans le monde, la compagnie aérienne britannique subit en
effet de plein fouet la flambée des prix du kérosène et le
ralentissement économique. Elle précise dans un communiqué
que, "sur la base d'un
prix du pétrole à 120 dollars par baril, nos coûts de
carburant augmenteraient d'environ 1 milliard de livres (2
milliards de dollars) cette année". La compagnie
a affiné son chiffrage et estime désormais à 16 millions de
livres le coût supplémentaire pour elle d'une variation de 1
dollar du prix du baril. Les déboires du nouveau terminal T5
d'Heathrow, dont l'entrée en service le 27 mars a tourné au
fiasco, ont également affecté British Airways.
La compagnie a pourtant enregistré un exercice 2007-2008 de
bonne tenue. Son chiffre d'affaires a progressé de 3,1% sur
un an, à 8,8 milliards de livres. Son taux de marge
opérationnelle a atteint le niveau "record"
de 10%, soit 3,1 points de plus que lors de l'exercice
2006-2007. Son résultat avant impôts a progressé au même
rythme, atteignant 883 millions de livres. Le bénéfice net,
lui, a été multiplié par 2,3 sur la période, à 680 millions
de livres.
Willie Walsh, le directeur général de British Airways, n'a
pas caché sa satisfaction, saluant des "résultats
remarquables, en dépit de la hausse des prix des carburants
et du ralentissement économique des six derniers mois".
Les actionnaires et les salariés devraient également être
satisfaits. Les premiers vont, pour la première depuis 2001,
recevoir un dividende, dont le montant a été fixé à 5 pence
par action. Les seconds se partageront quelque 35 millions
de livres de primes.
Vente de billets d'avion sur Internet : Bruxelles veut mettre
fin aux abus
La commissaire européenne à la Protection des consommateurs,
Meglena Kuneva, a indiqué hier qu'elle se réservait le droit de
légiférer si les sites Internet vendant des billets d'avion en
Europe n'avaient pas mis fin aux abus dont ils se rendent
coupables vis-à-vis des consommateurs d'ici au 1er mai 2009.
« Il n'est pas acceptable que
les consommateurs se fassent plumer », s'est-elle
insurgée en présentant à la presse une enquête sur les offres
proposées sur leurs sites Internet par les compagnies aériennes
et les voyagistes.
Prix trompeur, clause illégale...
Bruxelles, qui a décidé de s'attaquer au problème, fin 2007, a
constaté qu'un site sur trois, soit 137 sur 386 passés au crible
dans 13 pays de l'Union, induisaient en erreur les consommateurs
: 58 % des sites pratiquent un prix trompeur, 49 % proposent un
contrat dont les clauses présentent des irrégularités et 15 %
mettent en avant des offres qui ne sont en réalité pas
disponibles. Sous la pression de la Commission, plus de la
moitié des sites visés ont déjà corrigé ces abus. Mais seulement
12 % d'entre eux ont mis fin à ces pratiques dans les cas
transnationaux, où les autorités du pays du consommateur doivent
demander l'appui de celles du pays où est basée la compagnie
aérienne, le site de comparaison de tarifs, l'agence de voyages
ou le voyagiste mis en cause.
Le trafic aérien se tasse en France au 1er trimestre
La croissance du trafic aérien a ralenti au premier trimestre.
C'est ce qui ressort des derniers chiffres relatifs à l'activité
en France publiés par la DGAC.
Ainsi, avec 26,9 millions de passagers transportés, soit une
croissance de 3,5%, et "en dépit d'une journée supplémentaire
cette année au mois de février", l'évolution est plus contenue
qu'au cours du 1er trimestre 2007 (+8%). Des résultats que la
DGAC explique par une progression "plus modérée" du trafic
international (+5,8% en 2008 contre +9,5% en 2007). Mais aussi
un recul du trafic intérieur métropolitain (-4,6% contre + 3,6%
l'année dernière), tiré vers le bas par les faibles performances
des liaisons radiales. Sans oublié "un ralentissement global du
trafic vers les Dom (+3,3% début 2008 contre +6,6% au premier
trimestre 2007). On notera que les résultats des Dom sont
contrastés. Les liaisons vers la Réunion ont retrouvé, avec une
croissance de +12,9%, leurs niveaux du 1er trimestre 2004
précédant la crise du chikungunya. Celles vers la Guadeloupe
"restent positives" mais ralentissent fortement (+2,7% cette
année contre +10,5% l'année dernière). De son côté, la
Martinique passe en négatif (avec -2,3% contre +3,3% il y a un
an) alors que la Guyane poursuit une progression qualifiée de
"constante" (+2,1% en 2008 contre +2,5% en 2007).
Air France : Tarom devient compagnie associée de SkyTeam
Air France a annoncé l'arrivée de la compagnie roumaine Tarom au
sein de l'alliance SkyTeam en qualité de compagnie associée.
La compagnie aérienne tricolore indique que dans le cadre des
procédures habituelles d'adhésion, Tarom devra répondre à un
certain nombre de conditions préalables, notamment dans les
domaines des opérations, des technologies et des produits, afin
que ses standards de qualité de service et de performances
opérationnelles correspondent à ceux des compagnies de SkyTeam.
Une fois ces conditions satisfaites, Tarom recevra l'agrément
formel du Comité directeur (Governing Board) de SkyTeam et
deviendra la quatrième compagnie associée de l'alliance, après
Air Europa (Espagne), Copa Airlines (Panama) et Kenya Airways.
Alitalia : Bruxelles met en garde l'Italie contre la tentation
de renationaliser
Le bras de fer entre la commission européenne et le leader de la
droite italienne Silvio Berlusconi se poursuit. Face aux menaces
de renationalisation du futur premier ministre, l'entité
européenne a annoncé qu'elle refuserait toute nouvelle aide
d'état accordée à Alitalia, quel que soit l'instrument utilisé.
« Alitalia ne peut plus
recevoir d'aide d'Etat, quelle que soit sa forme et ce jusqu'en
2011 », a rappelé Benoît Le Bret, directeur de
cabinet du commissaire européen aux Transports Jacques Barrot.
« Si par un biais ou un
autre, avec un instrument ou un autre, il y a intention de
donner une aide d'Etat, elle sera déclarée illégale »,
a-t-il averti.
« La Commission européenne a déjà sauvé Alitalia en 2006 en lui
permettant de trouver des financements jusqu'à ce jour grâce à
une recapitalisation sans aide d'Etat »,
a-t-il souligné. "Dès lors
qu'il y a une aide d'Etat, elle est illégale, car incompatible
avec les règles. Ce principe s'applique à toutes les
compagnies », a-t-il insisté.
EasyJet limite les dégâts au premier semestre malgré de fortes
pertes
La deuxième compagnie aérienne à bas coûts européenne a
enregistré une perte nette de 43,3 millions de livres d'octobre
à fin mars. Avec un chiffre d'affaires en hausse de 24 %, à 892
millions de livres, elle devrait toutefois maintenir sa
rentabilité sur l'ensemble de l'exercice.
La hausse du prix du pétrole et les coûts liés au rachat de GB
Airways ont multiplié par près de 4 les pertes d'easyJet sur le
premier semestre de son exercice 2007-2008, clos fin mars. La
deuxième compagnie à bas coûts européenne a annoncé mercredi une
perte nette de 43,3 millions de livres (55 millions d'euros)
contre 12,7 millions au premier semestre un an plus tôt. Le
chiffre d'affaires a toutefois progressé de 24 %, à 892 millions
de livres (1,131 milliard d'euros).
Ces mauvais résultats étaient attendus, après l'avertissement
lancé en mars dernier par la « low cost » britannique. Son PDG,
Andrew Harrison, avait annoncé que la compagnie n'atteindrait
pas son objectif de hausse de 20 % du bénéfice net sur
l'exercice en cours, du fait d'un surcoût pétrolier estimé à
environ 45 millions de livres.
Hausse du nombre de passagers
En 2007, easyJet avait annoncé un bénéfice net avant impôt de
201,9 millions de livres. Malgré ces pertes au premier semestre,
la compagnie aérienne, qui réalise habituellement l'essentiel de
ses bénéfices sur la deuxième partie de son exercice, devrait
être en mesure de produire un résultat à peu près équivalent
cette année. D'où la relative mansuétude de la Bourse de
Londres, où le titre easyJet, qui avait fortement reculé mardi,
a clôturé vendredi en baisse de 1,96 %, à 300,75 pence.
La baisse du taux de remplissage, constatée depuis plusieurs
mois, semble notamment enrayée. A coup de tarifs promotionnels,
le transporteur aérien est parvenu à faire remonter ce taux de
78,9 % en décembre à 81 % sur l'ensemble du semestre, avec une
augmentation de 15 % du nombre de ses passagers.
« Nous ne voyons aucun signe de ralentissement de la demande de
voyage en avion »,
a affirmé Andrew
Harrison. La compagnie table sur le développement de ses deux
nouvelles bases de Roissy-CDG et Milan Malpensa pour tirer la
croissance. Ses recettes annexes, qui ont presque doublé à 141
millions de livres au premier semestre (avec l'application d'un
supplément tarifaire sur les bagages enregistrés), devraient
également continuer à grossir.
Par ailleurs, elle prévoit que l'intégration de GB Airways
génère 20 millions de livres de synergies. A comparer aux 9,1
millions de livres déboursés pour le rachat, en octobre dernier.
Enfin, par mesure d'économies, easyJet entend accélérer le
remplacement de ses Boeing 737 les plus anciens par des Airbus
A320.
Alitalia : Air France-KLM jette l'éponge!
La compagnie franco-néerlandaise renonce définitivement au
rachat de l'italienne et retire son offre. L'arrivée au pouvoir
en Italie de Berlusconi semble avoir précipité cette décision.
Air France-KLM se retire définitivement de la course au rachat
d'Alitalia. Dans un communiqué publié hier soir, la compagnie
franco-néerlandaise a annoncé avoir indiqué à son homologue
italien "que les engagements
contractuels pris le 14 mars dernier en vue du lancement d'une
offre publique d'échange sur Alitalia n'étaient plus valides".
Elle estime que "les
conditions suspensives qui devaient être préalablement
satisfaites avant tout lancement d'une offre" n'ont
"pas été remplies".
Air France-KLM entend, avec cette annonce,
"clarifier la situation
juridique" née de l'interruption des négociations
entre les deux compagnies depuis le 2 avril. Le groupe dirigé
par Jean-Cyril Spinetta avait alors rejeté la proposition des
syndicats italiens, qui lui demandaient de conserver l'ensemble
des activités de la compagnie. Cinq jours plus tard, la
compagnie n'avait toutefois pas fermé la porte à une poursuite
du processus, tout en réaffirmant que son projet était à prendre
ou à laisser.
Du côté d'Air France-KLM, on indiquait hier soir que ce "non"
définitif à la reprise d'Alitalia avait été motivé par la
nouvelle poussée des prix du pétrole. Difficile toutefois de ne
pas y voir aussi un effet de l'arrivée au pouvoir en Italie de
Silvio Berlusconi : même s'il n'excluait plus totalement ces
derniers jours la solution du groupe franco-néerlandais, le "
Cavaliere " avait été un critique virulent du projet d'Air
France-KLM durant la campagne.
Selon l'agence Ansa, un Conseil des ministres devrait se tenir
dans les prochaines 48 heures pour examiner les conséquences du
retrait de l'offre du groupe franco-néerlandais, alors que la
compagnie italienne est au bord de la faillite. Après le retrait
d'Air France-KLM, les discussions pour la reprise d'Alitalia
pourraient se faire avec Aeroflot.
Silvio Berlusconi a en effet obtenu vendredi du président
Vladimir Poutine une reprise des contacts avec la compagnie
russe. Le futur président du conseil italien a toutefois indiqué
que ces discussions ne pourraient se dérouler qu'une fois
achevés les contacts avec Air France-KLM. Aeroflot s'était
retirée en novembre de la course pour la privatisation
d'Alitalia, en déplorant un manque d'informations et des
conditions de vente insatisfaisantes.
Les inquiétantes économies
de kérosène de Continental

Les Boeing 757,
transportant 175 passagers, étaient conçus à l'origine pour
effectuer des vols intérieurs aux États-Unis.
Crédits photo : Etienne de
MALGLAIVE/REA
Des Boeing 757 de Continental Airlines traversent
régulièrement l'Atlantique sans le niveau de carburant
réglementaire.
L'Atlantique sur les fonds de
réservoir. À quatre-vingt-seize reprises l'an dernier, les
Boeing 757 de la compagnie Continental Airlines ont atterri
à New York-Newark en provenance d'Europe avec les jauges des
réservoirs dans le rouge. Au retour, pas de problème car les
vents dominants soufflent d'ouest en est et poussent
l'avion. Ce type d'appareil, pouvant transporter 175
passagers, n'a pas été conçu à l'origine pour traverser
l'Atlantique mais pour assurer des liaisons
transversales,aux États-Unis.Mais il a l'avantage d'être de
petite capacité, ce qui est intéressant en basse saison ou
pour desservir des aéroports secondaires. À condition
toutefois d'arriver à destination.
Robert Mendez, un sénateur du
New Jersey, État où se trouve l'aéroport de Newark,
s'indigne. Il reproche à la Federal Administration Aviation
d'ignorer cette situation qui ne tolère aucune marge
d'erreur. En 1990, faute de carburant suffisant, un avion
colombien à destination de l'aéroport Kennedy s'était crashé
près de New York faisant 73 morts au sol. Le département
américain des Transports a enquêté sur le comportement des
équipages de Continental qui hésitent à faire escale au
Canada pour effectuer un complément de plein. Cette
procédure, coûteuse en temps et en taxes d'aéroport, serait
découragée par la compagnie aérienne qui explique dans une
note de service aux pilotes qu'elle peut «réduire les
bénéfices et éventuellement le financement de leurs
retraites». Continental Airlines, qui possède 41 Boeing 757,
ne souhaite pas s'exprimer sur le mode d'exploitation de ses
appareils. Quant aux contrôleurs aériens, ils sont
parfaitement informés de la situation délicate de ces vols.
La réglementation américaine prévoit d'emporter le carburant
nécessaire pour assurer le trajet, se dérouter si l'aéroport
prévu est indisponible avec une réserve supplémentaire de
trente minutes de vol. Beaucoup de compagnies en Europe
ajoutent à cela 10 % de plus. Elles utilisent aussi des
avions récents moins gourmands. On touche là à un
dysfonctionnement structurel du transport aérien aux
États-Unis : les compagnies, souvent au bord de la faillite,
n'ont pas pu renouveler leur flotte et mettent en ligne des
avions hors d'âge, polluant et consommant beaucoup de
carburant.
Air France passe au crible tous les vols
Des solutions existent. L'Avion,
la compagnie française low-cost haut de gamme qui relie
uniquement en classe affaires Orly à Newark, fait aussi
appel à ces mêmes Boeing 757. Mais ceux-ci ont été équipés
de winglets, des appendices en bout d'aile qui permettent
d'économiser 5 % de carburant. De plus, les réacteurs Pratt
& Whitney utilisés sont réputés moins gourmands que les
Rolls-Royce des autres 757. Enfin, L'Avion ne transporte que
90 passagers contre 175 pour Continental. Autant de poids en
moins qui réduit encore la consommation globale de
carburant. Toutes les grandes compagnies surveillent la
gestion du carburant par les équipages pour des raisons de
sécurité et aujourd'hui de coût à raison de 250 euros la
tonne. Chez Air France, c'est un des paramètres
systématiquement examinés par le service d'analyse et de
sécurité des vols qui passe au crible tous les vols grâce un
enregistreur spécial indépendant des boîtes noires.
Alitalia: Air France confirme la tenue d'un
conseil d'administration
Air
France-KLM a confirmé la tenue aujourd'hui d'un conseil
d'administration à la suite de la rupture des discussions sur son
offre de rachat d'Alitalia. La compagnie n'a en revanche pas pas
souhaité commenter les spéculations sur un éventuel retour à la
table des négociations. Pour mémoire, la compagnie
franco-néerlandaise avait abandonné les négociations mercredi
dernier après avoir jugé irrecevable la proposition des syndicats
italiens, qui lui demandaient de conserver l'ensemble des activités
de la compagnie et de faire entrer une holding publique à ses côtés
dans le capital d'Alitalia.
Les syndicats d'Alitalia, accusés d'irresponsabilité par une partie
de la classe politique et des médias, ont indiqué être prêts à
rediscuter avec Air France-KLM tout en refusant tout ultimatum. Deux
des neuf syndicats, Anpav et Avia, ont franchi hier un pas
supplémentaire, affirmant être disposés à faire "marche arrière"
pour parvenir à un accord avec Air France-KLM, dont le plan de
rachat prévoit 2100 suppressions d'emplois.
De
son côté, la région lombarde a menacé aujourd'hui d'intenter une
action judiciaire auprès de l'Union européenne si Air-France-KLM
revenait à la table des négociations. En marge d'une conférence de
presse à Milan, Roberto Formigoni, président de la région lombarde,
a également assuré que certains entrepreneurs importants étaient
intéressés par Alitalia et qu'ils étaient prêts à intervenir dès
qu'Air-France-KLM aurait abandonné les négociations.
Delta
et Northwest auraient repris leurs discussions en vue d'une fusion
L'édition électronique du quotidien britannique The Financial Times
faisait état dimanche d'une reprise des négociations en vue d'une
fusion entre Delta Air Lines et Northwest. Selon le quotidien, le
conseil d'administration de Delta, qui s'est réuni en fin de semaine
dernière, a convenu de reprendre les négociations avec Northwest.
Les discussions se sont depuis intensifiées et les deux parties
doivent se retrouver de nouveau cette semaine, selon le FT, qui cite
« des personnes proches du dossier ». Les compagnies, membres toutes
deux de Skyteam, étaient quasiment parvenues à un accord en février,
mais avaient souhaité obtenir l'accord de leurs pilotes avant
d'aller plus loin, ce qui ne s'est pas produit.
Toutefois, depuis février, le marché du transport aérien aux
Etats-Unis a continué de se dégrader, conséquence du ralentissement
de l'économie et de la hausse du prix des carburants. Ces derniers
jours, Delta et Northwest ont annoncé des mesures d'économies, avec
notamment des réductions de capacités sur le marché américain.
C'était précisément ce que les deux compagnies souhaitaient éviter
lorsqu'elles avaient décidé de négocier une fusion.
Northwest avait alors repris les négociations avec Delta, en
proposant de procéder à un rapprochement sans accord préalable avec
les pilotes, selon la presse.
Airlines
gèle les embauchesAmerican
Le
numéro un des compagnies aériennes américaines a décidé de lutter
contre le pétrole cher et le ralentissement de l'économie par un gel
des embauches à tous les niveaux de l'entreprise. Selon un
porte-parole de la compagnie américaine cité par l'agence de presse
AP, American Airlines honorera l'ensemble des offres d'emploi
publiées jusqu'à fin mars mais remettra à plus tard toute nouvelle
vague de recrutements : «Il
n'est un secret pour personne que l'ensemble de l'industrie, et
nous-mêmes, avons considérablement lutté pour contenir les coûts, et
en particulier les coûts de carburant » a-t-il indiqué.
Le
mois dernier, American avait indiqué qu'elle allait dépenser
l'équivalent de 9,3 Mds de dollars en carburant cette année, soit
une progression de 39% sur une année.
Bruxelles veut faciliter l'utilisation des téléphones portables en
avion
La
commission européenne a introduit aujourd'hui un certain nombre de
règles pour harmoniser l'utilisation des services de téléphonie
mobile en vol dans l'Union européenne. Cette pratique reste pour
l'instant limitée à des tests orchestrés par quelques compagnies
aériennes dont Air France.
Bruxelles propose ainsi de créer un réseau à bord de l'appareil,
avec une station-relais embarquée qui assurera une connexion avec le
sol par satellite. « Le système
empêchera en même temps que les téléphones se connectent directement
aux réseaux mobiles du pays que l'avion survole, la puissance de
transmission étant maintenue à un niveau assez faible pour que les
téléphones portables puissent être utilisés sans risque pour la
sécurité de l'équipement de bord ou sans entraver le fonctionnement
normal des réseaux mobiles terrestres » souligne
l'instance européenne dans un communiqué.
Une autre difficulté actuellement est la nécessité d'obtenir une
licence de téléphonie mobile dans chacun des pays survolés.
Bruxelles veut y remédier en instaurant un système de reconnaissance
mutuelle: la compagnie aérienne pourra demander dans le pays où elle
est immatriculée une licence qui sera valable pour toute l'UE.
L'avion devra dans tous les cas avoir atteint son altitude de
croisière (plus de 3.000 mètres), et seuls les téléphones classiques
GSM (2e génération) sont concernés dans l'immédiat. Bruxelles
n'exclut pas une extension dans l'avenir, en fonction de la demande,
à la téléphone mobile de 3e génération qui permet des débits plus
rapides, et notamment la connexion à internet.
Les tarifs seront fixés par les opérateurs télécoms, que la
commissaire européenne en charge du secteur, Viviane Reding, a
toutefois appelé à être raisonnables. « Si
les consommateurs reçoivent des factures choquantes, le service ne
décollera pas », a-t-elle souligné dans un communiqué.
Air France/Alitalia : c'est la rupture !
Air
France-KLM a indiqué mercredi dans un communiqué que "les conditions
d'une poursuite des négociations avec Alitalia n'étaient plus réunies".
Jean-Cyril
Spinetta, PDG d'Air France-KLM, a rejeté mercredi soir à Rome la
contre-proposition des syndicats d'Alitalia (qui demandent à Air
France-KLM de conserver l'intégralité des activités de la compagnie
alors que le groupe franco-néerlandais propose d'abandonner à terme
l'activité cargo et une partie de la maintenance) et a quitté la table
des négociations. Il a "pris acte avec regret de la rupture des
négociations qui n'est pas de notre fait". Et a ajouté : "C'est un
projet auquel je croyais profondément et auquel je continue de croire,
parce qu'il aurait permis à Alitalia de retrouver rapidement le chemin
de la croissance rentable". Pour la compagnie italienne, une difficile
restructuration est désormais inévitable.
Alitalia
: la cotation suspendue à Milan
Faute
d'accord avec les syndicats italiens, Air France-KLM a annoncé hier soir
renoncer à Alitalia. Un conseil d'administration se réunit ce matin pour
tirer les conséquences de la rupture des négociations. Un communiqué
doit être publié
La
cotation du titre de la compagnie aérienne italienne Alitalia a été
suspendue ce matin dans l'attente de la publication d'un communiqué.
Hier soir, le PDG d'Air France-KlM, Jean-Cyril Spinetta a quitté la
table des négociations avec les syndicats d'Alitalia. Le patron du
transporteur franco-néerlandais a jugé inacceptables les exigences des
représentants du personnel. Le président de la compagnie italienne,
Maurizio Prato, a dans la foulée décidé de démissionner. Ce matin se
tient un conseil d'administration pour tirer les conséquences de la
rupture des négociations qui pourrait conduire à la faillite d'Alitalia
Des figurants pour remplir les avions !
01/04/2008
.Flybe
a fait ses comptes. La compagnie britannique à bas coût a préféré payer des
passagers pour remplir ses avions au départ de Norwich, à l'est de
l'Angleterre, et à destination de Dublin.
La rémunération de ces voyageurs recrutés sur Internet était
moins élevée que l'amende que Flybe aurait dû payer en vertu du contrat qui
la lie avec l'aéroport de Norwich. Au terme de son exercice clos hier, il
manquait 172 passagers à Flybe pour remplir son objectif commercial annuel
de 15000 personnes sur la ligne Norwich Dublin. Le calcul est simple.
L'amende s'élevait à 280000 livres (352000 euros) ; les faux voyageurs ont
été rétribués 80 livres chacun. Soit 13760 livres au total. En revanche,
Flybe a tenu ses objectifs sur ses autres lignes.
Nouveau contrat géant pour Sabena Technics
Le groupe aéronautique français a signé avec Aer Lingus un contrat
portant sur l’entretien de 30 A320 et de 15 A340.
Le groupe aéronautique français spécialisé dans la maintenance des
avions va annoncer son 2e contrat géant en l’espace d’un mois.
Après avoir raflé à Air France Industrie l’entretien des avions citerne
de l’Armée de l’Air, Sabena Technics a signé avec l’irlandais Aer Lingus
en début de semaine un contrat portant sur l’entretien de trente A320 et
de quinze A340.
Ce
contrat, au montant encore non dévoilé, devrait débuter en 2009 et
s’étendre sur 12 ans. Les A320 d’Aer Lingus seront entretenus à Dinard
alors que les A340 seront révisés à Bordeaux sur les anciennes
installations de Sogerma récemment acquises par Sabena Technics auprès
d’ EADS.
Ce contrat qualifié d’exceptionnel en interne pourrait générer une
cinquantaine d’embauches, notamment à Dinard, dont jusqu’à présent le
plan de charge était surtout alimenté par la maintenance des avions de
Régional, la filiale d’Air France.
Hors exceptionnel, l’activité maintenance de Dinard a enregistré une
progression de chiffre d’affaires de 2 millions d’euros entre 2006 et
2007.
Ryanair dépose une
nouvelle plainte contre Air France-KLM
La compagnie aérienne irlandaise à bas coûts s'est plaint auprès de la
Commission européenne d'une aide de l'Etat néerlandais dont aurait
bénéficié illégalement sa concurrente la compagnie
franco-néerlandaise et l'aéroport d'Amsterdam-Schipol.
La
compagnie aérienne irlandaise à bas coûts Ryanair a porté mercredi une
nouvelle plainte auprès de la Commission européenne contre une aide de
l'Etat néerlandais dont aurait selon elle bénéficié illégalement sa
concurrente Air France-KLM et l'aéroport d'Amsterdam-Schipol.
L'aide en
question s'élève "à plus de 400
millions d'euros par ans", a affirmé Ryanair dans un
communiqué, ajoutant qu'"elle est
versée par le gouvernement néerlandais sous la forme d'une exemption des
transferts de passagers de l'écotaxe sur le transport aérien".
Cette taxe sur les vols en partance des Pays-Bas doit entrer en vigueur
le 1er juillet prochain. Elle s'élève à 11,25 euros pour les vols
européens et 45 euros pour les vols hors du continent. La mesure a été
justifiée en termes écologiques dans l'esprit du "pollueur payeur" par
le gouvernement de centre-gauche néerlandais
Ryanair
affirme que Schiphol est en pratique
"le seul aéroport néerlandais abritant
des transferts de passagers entre deux vols, et qu'Air France-KLM
représente à lui seul 95% de ce trafic". Schipol et
l'aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle sont les deux
principales plateformes de correspondance d'Air France-KLM.
Ryanair
considère du coup que cette exemption de taxe aux Pays-Bas
"profite quasi-exclusivement à Schipol
et au monopole d'Air France-KLM", et voudrait qu'elle soit
supprimée, ou bien étendue à tous les vols, a plaidé Jim Callaghan, le
directeur juridique de la compagnie dublinoise, cité dans le communiqué.
"Nous avons nous même engagé une procédure en référé contre l'Etat sur
cette taxe, car elle nuit à la concurrence (...) et est contraire à des
traités internationaux",
a indiqué à l'AFP Gerbrant Corbee, porte-parole de l'aéroport
d'Amsterdam-Schiphol. Le juge des référés de La Haye doit entendre les
parties dans cette affaire, parmi lesquelles de nombreuses compagnies
aériennes internationales, lors d'une audience mercredi 5 mars.
Ryanair a
déjà lancé de multiples plaintes contre des aides d'Etat présumées,
accordées selon elle illégalement aux grandes compagnies aériennes
d'Europe comme Air France, Lufthansa et Alitalia. La compagnie
irlandaise a même porté plainte contre la Commission européenne pour
n'avoir rien fait contre ces aides "indues" qui faussent selon elle la
concurrence.
La fusion Delta-Northwest au point mort
Les PDG des deux compagnies aériennes ont envoyé mardi soir des mémos à
leurs équipes répétant que cette fusion leur semble inévitable. Mais
l'opération bute toujours sur le refus des 11.000 pilotes et le
pessimisme s'accroît
Le projet
de fusion entre Delta et Northwest n'est pas encore officiellement
enterré mais il semble être dans une impasse. Mardi soir, les directions
des deux compagnies aériennes américaines ont reconnu que, dans l'état
actuel des négociations, toutes les conditions devant permettre de
donner naissance au numéro un mondial du transport aérien n'étaient pas
réunies.
Dans des
mémos adressés aux salariés des deux groupes, les PDG ne ferment pas la
porte à un éventuel accord. Richard Anderson, le patron de Delta, titre
ainsi son mémo " information concernant la consolidation " et Doug
Steenland, celui de Northwest, explique lui qu'il " continue de croire
que la consolidation est inévitable ". Mais les deux compagnies qui
s'étaient mises d'accord sur les grandes lignes d'un projet de fusion en
désignant Atlanta comme siège social, en faisant de Delta le nom de la
compagnie et en confiant les commandes du groupe à Richard Anderson
butent encore, pour l'instant, sur le refus des pilotes.
Soucieux
de préserver leurs intérêts à long terme, les 11.000 pilotes des deux
compagnies s'affrontent en effet pour obtenir avant la fusion des
garanties concernant leurs promotions futures. La priorité pour chaque
syndicat étant en particulier de s'assurer que dans les années à venir
les pilotes qu'ils défendent se verront confier les vols long courrier
générant le plus de primes.
Sur le
principe, l'intérêt global d'une fusion entre Delta (numéro trois
américain) et Northwest (numéro 5) ne fait guère de doute. Les réseaux
des deux compagnies sont complémentaires et leur mariage viendrait
renforcer l'alliance SkyTeam dont ils sont membres aux côtés d'Air
France-KLM. Le tandem franco-néerlandais semblait d'ailleurs prêt à
investir jusqu'à 750 millions d'euros dans le nouvel ensemble pour
consolider ses relations avec le futur numéro un américain.
Si la
fusion envisagée ne devait pas aboutir, le management de Delta a fait
savoir qu'il poursuivrait une stratégie en " solo ". Northwest qui
semble juger que la consolidation est inéluctable a de son côté souligné
que le transporteur étudierait tout projet de rapprochement qui pourrait
s'avérer bénéfique pour ses salariés, ses actionnaires et ses passagers.
Si elle n'aboutit pas, la fusion Delta-Northwest risque néanmoins de
freiner le processus de consolidation dans le ciel américain qui
semblait engagé. Northwest qui dispose d'un droit de veto sur tout
projet de rapprochement entre son rival Continental et n'importe qu'elle
autre compagnie pourrait en effet bloquer une union entre United et
Continental, si son propre mariage avec Delta ne se matérialise pas.
Northwest n’exclut pas de fusionner avec une autre compagnie aérienne
La presse anglo-saxonne se faisait l'écho ce matin de l'avancée des
négociations de fusion entre les compagnies aériennes américaines
Northwest et Delta Airlines. Les deux transporteurs auraient ainsi
envoyé à leur salariés respectifs des memos internes pour les rassurer
sur leur devenir, dans l'éventualité d‘une fusion : "Jusqu'à
présent, nous ne sommes pas parvenus à une transaction potentielle qui
réponde à nos besoins" écrit Edward Bastian, directeur
financier de Delta, selon le Financial Times. La direction de la
compagnie aurait ainsi fait une liste indiquant les conditions
nécessaires à une fusion comme par exemple le maintien de son nom et de
son siège à Atlanta ou encore le principe de séniorité au sein des
pilotes de l'entité recomposée.
Su! ite au mémo de Delta, Doug Steenland, directeur général de
Northwest, aurait également envoyé un message à ses salariés, dans
lequel, selon le Wall Street Journal, il a publiquement reconnu que sa
compagnie pourrait fusionner avec une autre que Delta : "Northwest
se prépare à considérer positivement une transaction qui serait
bénéficiaire à la fois pour ses salariés, ses actionnaires, ses
clients, et les communautés dans lesquelles elle opère"...
La
reprise de la compagnie aérienne italienne en difficultés Alitalia se jouera
finalement entre Air France-KLM et la petite compagnie aérienne nationale
italienne Air One. Première à sortir de l'anonymat, la compagnie nationale
hexagonale a fait savoir ce matin, par voie de communiqué, qu'elle avait
envoyé une lettre d'intérêt à Alitalia tout en précisant que sa démarche ne
l'engageait pas juridiquement.
« Cette proposition s'adresse à un partenaire commercial majeur, avec lequel
des accords bénéfiques pour les deux parties ont été conclus en 2001, que ce
soit dans le cadre des relations aériennes entre la France et l'Italie, ou
dans le cadre de l'alliance mondiale Skyteam »,
a ainsi rappelé dans un communiqué Air France-KLM. Le groupe a, par ailleurs
donné quelques précisions sur la nature de son plan de sauvetage : Elle
prévoit ainsi d'abord « la reconquête
du marché italien par Alitalia, grâce notamment au développement rentable de
son réseau, au rayonnement de sa marque et à l'affirmation de son identité".
Selon
ce projet, l'aéroport de Rome-Fiumicino
« sera organisé en hub, comme Roissy et
Schiphol » et « de
nombreuses dessertes directes seront assurées de et vers Milan, avec une
qualité améliorée afin de mieux répondre aux besoins de la clientèle
affaires, en long et moyen-courrier ».
« Bénéfique pour les passagers, cette étape majeure dans la consolidation
européenne s'inscrit dans le respect des équilibres économiques et
financier! s du groupe, et notamment de son objectif d'un retour sur
capitaux employés de 8,5%, après impôts, à la fin de l'exercice 2009/2010 »,
affirme ainsi Jean-Cyril Spinetta, le PDG d'Air France-KLM.
Pas un mot en revanche sur les conséquences sociales de son projet de
reprise alors même que la presse italienne pointait du doigt ces jours
derniers la suppression de 2700 postes et la mise au repos de 30 à 35
appareils sur une flotte de 185.
De son
côté, la petite compagnie aérienne Air One, soutenue par les banques Intesa
San Paolo et Nomura, a également confirmé qu'elle ferait une offre sur
Alitalia. Pour sa part, le numéro un allemand s'est retiré de la course.
Le
président de la compagnie aérienne italienne Maurizio Prato avait fixé à
aujourd'hui la date-limite de l'envoi des dossiers. Face aux déclarations
d'Air-France KLM et Air One, Alitalia a fait savoir aujourd'hui par voie de
communiqué qu'elle annoncerait le nombre de propositions et l'identité des
repreneurs à la fin de la journée.
Air
France veut s'offrir Alitalia et ses deux principaux hubs
 
Air France sort enfin du
bois. La compagnie française vient en effet d'annoncer qu'elle était
officiellement candidate à la reprise d'Alitalia.
En
effet, le groupe Air France KLM a adressé hier une lettre d'intérêt au
conseil d'administration du transporteur italien, qui est actuellement,
comme chacun le sait, en grande difficulté. Dans un communiqué, AF rappelle
que "des accords bénéfiques pour les deux parties ont été conclus dès 2001,
que ce soit dans le cadre des relations aériennes entre la France et
l’Italie, ou dans le cadre de l’alliance mondiale SkyTeam". Air France-KLM
affirme vouloir "faire partager à Alitalia les bénéfices de la stratégie de
croissance rentable poursuivie avec succès par le groupe franco-néerlandais
depuis près de quatre ans". Pour rassurer les personnels d'Alitalia, AF KLM
explique compter "sur l’engagement et le soutien de l’ensemble des
personnels de la compagnie italienne, qui seront associés aux fruits de la
croissance de leur compagnie et du groupe". Le message est clair. Et pour
rassurer tous ceux qui craignent que le futur repreneur fasse un choix entre
Rome et Milan, les 2 principaux hubs d'Alitalia, AF affirme que son projet
prévoit "un grand nombre de destinations européennes et intercontinentales
de et vers Rome-Fiumicino, qui sera organisé en hub, comme Roissy et
Schiphol, ainsi que de nombreuses dessertes directes de et vers Milan, avec
une qualité améliorée afin de mieux répondre aux besoins de la clientèle
"affaires", en long et en moyen-courrier (départs matinaux et retours en
soirée)". AF n'a pas précisé quel était le montant qu'elle proposait pour
cette reprise. La balle est maintenant dans le camp du conseil
d'administration d'Alitalia, qui doit choisir avec qui il entamera des
négociations exclusives. Pour sa part Lufthansa, un temps candidate, vient
d'annoncer qu'elle renonce à déposer une offre.

Vente d'Europe Airpost : l'Aéropostale va devenir irlandaise
 
Le
processus de vente d'Europe Airpost touche à sa fin. Il y a plusieurs mois
maintenant, La Poste avait manifesté son envie de céder sa filiale compagnie
aérienne afin de recentrer le transport du courrier sur le ferroviaire.
Plusieurs entreprises se sont intéressées au dossier de l'ex-Aéropostale.
Notamment la compagnie Aigle Azur, dont le patron, Arezki Idjerouidene, nous
expliquait alors combien cette reprise "aurait du sens". Finalement, c'est
une entreprise irlandaise qui est sur le point de rafler la mise. Dans un
communiqué envoyé vendredi dernier, La Poste explique que "Le groupe La
Poste a signé, ce jour, un accord portant sur la cession de sa filiale de
fret aérien Europe Airpost au groupe irlandais Air Contractors (ACL)". Une
signature qui arrive à l’issue d’une période de négociations exclusives
ouverte le 8 novembre. Reste encore à régler certains détails et notamment
le décret de privatisation d’Europe Airpost, indispensable à sa vente. Ces
détails devraient être finalisés début février 2008. Europe Airpost exploite
une flotte de 22 appareils, dont 16 B737 QC, des avions convertibles lui
permettant de transporter du fret la nuit et des passagers le jour.
Air
France perd sa qualification de survol longue durée
la compagnie aérienne
française Air France a perdu sa qualification ETOPS 180 des Boeings B777 au
profit d'une qualification ETOPS 120 suite aux récents soucis techniques
qu'elle a rencontrés sur ces types d'avions.
La qualification ETOPS (de l'anglais: Extended-range Twin-engine Operation
Performance Standards) est un règlement de l'OACI (Organisation de
l'aviation civile internationale) permettant aux avions commerciaux équipés
de deux moteurs d'utiliser des routes aériennes comportant des secteurs à
plus d'une heure d'un aéroport de secours donc, en particulier, les parcours
océaniques. ETOPS est parfois traduit avec humour par Engines Turning Or
Passengers Swimming (littéralement, moteurs qui tournent ou passagers qui
nagent).
Lyon : Air France veut en découdre avec
Easyjet
La compagnie française a
engagé la riposte contre la compagnie à bas tarifs en augmentant la voilure
sur les lignes porteuses, mais n'hésite pas non plus à tailler dans ses
dessertes déficitaires.
Pour fêter les 10 ans de
son hub lyonnais, Air France a décidé de ne plus faire de cadeau. Si elle
annonce une augmentation de capacité (environ 30%) et une baisse des tarifs
sur les deux lignes Lyon-Toulouse et Lyon-Bordeaux, c'est pour répondre à la
concurrence d'Easyjet, déjà effective sur quelques lignes européennes, mais
qui deviendra vraiment offensive d'ici avril 2008 avec la mise en place de 7
nouvelles destinations dont Bordeaux et Toulouse.
Revers de la médaille,
cette mobilisation face à la compagnie low-cost s'accompagne d'une réduction
de voilure sur deux lignes déficitaires.
Dans quelques semaines, Air France supprimera de son programme les deux vols
quotidiens effectués en code-share vers Casablanca avec Royal Air Maroc. En
concurrence frontale avec le TGV Lyon-Paris, son vol Paris-Orly passera
quant à lui de 6 à 1 fréquence quotidienne. Ces suspensions ne remettent pas
en cause l'implication d'Air France dans son hub lyonnais : en 2006/2007,
celui-ci a accueilli 3,5 millions de passagers dont 834.000 en
correspondance. De la plate-forme de Saint-Exupéry, 247 vols relient chaque
jour entre elles 45 villes d'Europe et d'Afrique du Nord.
BA renonce à Iberia
La compagnie aérienne britannique British
Airways a finalement annoncé aujourd'hui qu'elle n'exercerait pas son droit
d'options sur les actions vendues par la banque BBVA ainsi que Logista. Le
consortium formé par la compagnie aérienne BA et le fonds TPG renoncent donc
ainsi à s'emparer de la compagnie espagnole. « La
position de BA comme partenaire industriel d'Iberia demeure importante et ne
dépend pas d'une augmentation de participation. Nous allons rentrer en
discussions avec Caja Madrid afin de maximiser la valeur de notre relation
avec Iberia» selon Keith Williams, directeur financier de BA cité
dans un communiqué. Cette annonce fait suite à la décision prise par deux
des principaux actionnaires d'Iberia - BBVA et Logista- de vendre leurs
actions à Caja Madrid.
Le hub
d’Air France à Lyon fête ses dix ans (communiqué d’Air France)
Derrière l’anniversaire du hub de Lyon (communiqué Air France ci-après),
apparait un plan anti low cost (notamment en direction d’EasyJet) qui met a
contribution Air France et ses filiales…
Christian Boireau,
directeur général adjoint « Marché France » d’Air France, Bruno Matheu,
directeur général adjoint « Marketing et Réseau » d’Air France et Guy
Mathiolon, président du Conseil de surveillance d’Aéroport de Lyon, ont
marqué de leur présence le dixième anniversaire du hub d’Air France à Lyon,
mis en service le 27 octobre 1997.
Cet événement illustre le
développement économique de la région Rhône-Alpes et son ouverture
internationale. Il intervient alors qu’Air France et Delta ont annoncé il y
a quelques jours le lancement en juillet 2008 d’un
vol sans escale Lyon-New York.
De plus, trois nouvelles routes
européennes viennent d’être ouvertes : Lyon-Birmingham,
Lyon-Florence et Lyon-Hambourg.
Dans un contexte de
concurrence renforcée à Lyon, Air France adapte également son programme en
suivant une stratégie offensive sur les
routes à potentiel. Ainsi,
l’offre est progressivement doublée cet hiver sur les routes Lyon-Barcelone,
Lyon-Madrid, Lyon-Rome et Lyon-Venise. De même, les capacités vont être
augmentées d’environ 30% sur Lyon-Bordeaux et Lyon-Toulouse.
Pour accompagner ces
développements, Air France lance des tarifs très attractifs : par exemple
Lyon-Barcelone et Lyon-Madrid à partir de 79€ aller et retour TTC*, avec une
promotion en cours à partir de 69€ aller et retour TTC*. *hors
frais de service
Pour financer ces
investissements,
la compagnie est amenée à suspendre des lignes déficitaires : à compter de
début 2008, fermeture de la ligne Lyon-Casablanca ; maintien, sur Lyon-Orly
d’une seule fréquence par jour, afin de permettre les correspondances
de et vers les Antilles, courant de trafic important au départ de la région
Rhône-Alpes.
Air France marque ainsi
son engagement à soutenir fortement le hub de Lyon dans le cadre d’une
stratégie claire et économiquement saine.
Le hub d’Air France à
Lyon est bâti sur une formule originale offrant trois plages de
correspondances quotidiennes : matin, mi-journée et soir.
274 vols quotidiens permettent
de relier entre elles 45 villes
de France, d’Europe et d’Afrique du Nord. Au total, les clients disposent
chaque semaine d’un choix de 6 300
possibilités de correspondances.
Au cours de l’année IATA
2006/2007, Air France a accueilli à Lyon
3,5 millions de passagers ;
834 000 d’entre eux étaient en
correspondance. Ce chiffre a été multiplié par 4 en dix ans.
Lyon, première
plate-forme eurorégionale de la compagnie, est donc un exemple, unique en
Europe, de hub spécialisé dans les correspondances entre vols court et
moyen-courriers, avec des temps de transit très réduits et un taux
exceptionnel de réussite de 99%.
Les équipes d’Air France,
de Brit Air et de Régional, ainsi que celles d’Aéroport de Lyon, sont les
acteurs de ce ballet
quotidien d’avions et de correspondances.
Des améliorations
logistiques importantes, en particulier la jetée du Terminal 2, mise en
service en 2005, ainsi que le développement de la chaîne libre service
(bornes automatiques, billet électronique, etc.), ont contribué à la
réussite de ce dispositif.
Aujourd’hui, le hub de
Lyon dispose de nombreux atouts : la qualité et la fiabilité de son
programme, l’adaptabilité et la réactivité d’Air France et de ses filiales
Brit Air et Régional en termes opérationnels et tarifaires, ainsi que le
rayonnement de l’agglomération de Lyon, entrée dans le « top 20 » des villes
européennes les plus attractives.
Le cœur d’Air France
balance entre l’A350 et le B787
La prochaine commande
d’Air France KLM pourrait bien soutenir la comparaison avec une venant d’Emirates.
Le groupe franco-néerlandais devrait en effet commander sous peu une
centaine d’appareils long-courriers, du type A350XWB ou B787 Dreamliner.
L’information a été révélée par Philippe Calavia, Directeur financier, en
marge de la présentation des résultats semestriels du groupe.
C’est en 2008 que tout devrait se jouer. Selon certaines sources, l’appel
d’offres a déjà été lancé et la commande devrait être passée au premier
semestre. D’autres estiment qu’elle ne le sera qu’à la fin de l’année 2008
voire au début de l’année 2009, l’appel d’offres ne devant pas être lancé
avant 2008. Dans tous les cas, la décision devrait intervenir rapidement :
Air France KLM veut ses appareils pour les livraisons sur les cinq à dix
prochaines années.
Ils devraient permettre au groupe de poursuivre sa politique de
renouvellement de flotte. La plupart des 112 appareils en commande ont en
effet vocation à remplacer des appareils déjà présents dans la flotte, ainsi
qu’a insisté Jean-Cyril Spinetta durant la présentation des résultats. Les
A350 ou B787 devraient intégrer en priorité la flotte de KLM, où ils
pourraient remplacer les B747 Combi et les MD-11. Chez Air France, ils
prendraient tout d’abord la place des 19 A340-300.
A première vue, Boeing pourrait sembler mieux engagé dans l’appel d’offres,
les deux compagnies étant fidèles à General Electric. Or l’A350XWB n’a
encore qu’une motorisation Rolls-Royce, le Trent XWB, quand le Dreamliner
peut être également équipé du GEnx.
Mais le motoriste américain serait en train d’étudier la possibilité
d’équiper les A350-800 et -900, en coopération avec Snecma. Les mois à venir
ne vont donc pas être de tout repos pour Airbus et Boeing.
ALITALIA. Le gouvernement italien espère
trouver un repreneur d'ici à Noël
Le gouvernement italien
espère trouver d'ici à Noël un repreneur pour Alitalia, détenu à 49,9 % par
l'Etat et en graves difficultés financières, a déclaré mardi le président du
Conseil Romano Prodi. La compagnie allemande Lufthansa a indiqué qu'elle se
déciderait d'ici à la fin de l'année sur le dépôt ou non d'une offre, tandis
qu'Air France-KLM continue de regarder le dossier, sans donner plus
d'indications.
Vueling laisse la porte
ouverte à d'éventuelles fusions
La
compagnie espagnole Vueling pourrait fusionner avec d'autres compagnies.
C'est en effet ce qui ressort d'un article publié aujourd'hui dans la revue
espagnole La Gaceta de Los Negocios. S'appuyant sur des propos de son
nouveau président Josep Pique, la publication indique que la compagnie
pourrait aussi augmenter ses tarifs et rajouter des taxes de services très
bientôt. Dans le cadre du nouveau business plan dessiné par son nouveau
président, Vueling a gelé ses projets de nouvelles bases et d'achats de
nouveaux appareils.
Air France : La facture de la grève pourrait
dépasser 50 millions d'euros
Les cinq jours de grève
des navigants commerciaux vont coûter cher à Air France, indiquait hier son
directeur général, Pierre-Henri Gourgeon. Toutefois, la direction n'était
pas en mesure, hier, d'avancer la moindre estimation chiffrée. Difficile, en
effet, d'évaluer le manque à gagner et le montant des remboursements, les
passagers pouvant aussi bien reporter leur voyage.
Air
France n'avait pas connu de telles perturbations sociales depuis la grève
des pilotes de 1998.
Néanmoins, en se basant sur les 20 % à 30 % d'annulations indiquées par la
compagnie, et sachant que le chiffre d'affaires journalier de l'activité «
passagers » d'Air France était en moyenne de 35,71 millions d'euros l'an
dernier, la perte de recettes pour les cinq jours de grève serait de 35 à 53
millions d'euros. Mais une partie de ce manque à gagner sera toutefois
compensée par des reports de vols, les retenues de salaires et les économies
de carburant. A titre de comparaison, British Airways avait chiffré à 58
millions d'euros (40 millions de livres) le coût du préavis de grève de deux
jours de ses PNC, en janvier dernier.
Northwest Airlines renoue avec
les bénéfices au troisième trimestre
La
compagnie aérienne américaine Northwest Airlines a publié aujourd'hui un
bénéfice trimestriel de 244 millions de dollars comparé à une perte de 1,17
Mds de dollars une année auparavant, date à laquelle la compagnie était
encore sous la protection de la loi sur les faillites américaine (Chapter
11). Son chiffre d'affaires a décliné sur la période à 3,38 Mds de dollars,
soit un recul de 1% sur une année, conséquence d'une réduction de capacité.
Un résultat qui reste cependant supérieur aux estimations des analystes de
Thomson Financial, lesquels tablaient sur un CA de 3,36 Mds de dollars.
Alors
que Northwest était encore sous la protection de la loi sur les faillites,
les pilotes et les autres salariés de la compagnie avaient accepté des
réductions de salaires significatives afin que leur entreprise puisse
renouer avec la rentabilité. A l'occasion de sa sortie de faillite le 31 mai
dernier, Northwest avait indiqué que sa restructuration lui avait permis de
réduire ses coûts d'exploitation à hauteur de 2,4 mds de dollars par an dont
1,4 Mds en provenance des concessions accordées par les salarié
La
SNCF en guerre contre Air France
La présidente de
la SNCF Anne-Marie Idrac cherche à convaincre le
gouvernement de taxer les autres moyens de transport.
La présidente de la SNCF,
Anne-Marie Idrac, entre en guerre contre les types de transport autres que
le train, dévoile
Le Parisien,
mercredi 26 septembre.
Elle a déclaré ouvertement
mener "la plus grande opération de lobbying de toute msa carrière". Son
objectif étant de convaincre le gouvernement de taxer lourdement la voiture,
l'avion et les camions, écrit le quotidien
Dans un document présenté
mercredi au conseil d'administration de la SNCF, la présidente s'en prend de
front à Air France, et demande à ce que le transport aérien soit au plus
vite soumis aux quotas d'émission de C02. Petite mesure qui coûterait 150
millions d'euros à Air France, prix à payer pour acquérir ces fameux "permis
de polluer".
Ne s'arrêtant pas en si
bon chemin, Anne-Marie Idrac demande à ce que les 340 millions d'euros
d'économie annuels réalisés par Air France dans le cadre de la détaxation du
kérosène, soient supprimés.
Enfin, le journal nous
apprend qu'elle soutient un projet d'"écotaxe" sur les billets d'avions.
Selon les calculs de la SNCF, si cette taxe était étendue à toute l'Europe,
elle rapporterait 5 milliards d'euros par an.
Taxe de 10 centimes
par kilomètres
La route n'est pas en
reste. Anne-Marie Idrac plaide pour une hausse des tarifs de péages
d'autoroutes, modulés en fonction du taux de pollution des voitures, la
création de péages sur les voies rapides et l'instauration d'une taxe de 10
centimes par kilomètre pour les poids lourds circulants sur les autoroutes
gratuites et les axes 2x2 voies.
Enfin, n'oubliant pas les métropoles, l'ex-patronne de la RATP souhaite que
le système du chèque transport soit généralisé. Cet avantage permet aux
salariés utilisant les transports en commun d'être remboursés à hauteur de
50% de leur abonnement.
Etihad Airways France poursuit
sa croissance
La compagnie nationale des
Emirats arabes Unis devrait transporter un total de 70 000 à 80 000
passagers au départ de France sur la totalité de son exercice 2007 (janvier
–décembre). Après 18 mois d'exploitation sur le sol français, la compagnie
revendique le transport de 55 000 passagers fin août pour un coefficient de
remplissage moyen de 75%. « La France
représente actuellement sur l'axe Abou Dhabi 75% de part de marché, avec des
ventes particulièrement soutenues dans la classe affaires »
commente Fabrice Ebner, directeur général France de Etihad Airways dans un
entretien à TNI.
Depuis sa création sur le
sol français, la compagnie est passée de 6 à 10 fréquences hebdomadaires –
depuis le 1 er septembre - sur la ligne directe Paris- Abou Dhabi et a
bénéficié d'un réseau de connexions enrichi tout au long de cette période.
Etihad se félicite en particulier du succès de la desserte de Sydney,
ouverte en mars, et qui a déjà assuré le transport de 40 000 passagers au
départ d'Abou Dhabi.
Tous marchés géographiques
confondus, la compagnie aérienne a transporté au cours du premier semestre
2007 1,9 millions de passagers comparé à 900 000 une année auparavant, pour
un coefficient de remplissage moyen de 65%, soit une hausse de 20% en
glissement annuel. De son côté, la recette unitaire au kilomètre offert a
progressé de 31% sur la période.
« En
moyenne, 60% du trafic sur Etihad est réalisé par des passagers en transit,
en particulier à destination des destinations asiatiques (Bangkok, Inde
etc..) tandis que les 40% restants sont des connexions directes à
destination des Emirats arabes Unis, vers Abou Dhabi et Dubai »
explique Fabrice Ebner.
Pour accompagner la
croissance de la compagnie aérienne sur le sol hexagonal, Etihad a
l'intention de porter ses effectifs à 25 au début de l'année prochaine –
contre 19 actuellement – pour occuper des postes dans les secteurs
commerciaux et administratifs essentiellement. Sur ce marché, le plan de
développement de la compagnie passe aussi par une plus grande inflexion
donnée à la province : « Nous avons
l'intention de nous développer davantage sur la province en allant à la
rencontre des agences de voyages », conclut Fabrice Ebner.
L'ancien PDG d'Air Lib condamné
à un an et demi de prison ferme
Le verdict est tombé
aujourd'hui : l'ancien PDG d'Air Libb Jean-Charles Corbet, a été condamné à
Paris à quatre ans de prison dont un an et demi ferme et quelque 3 millions
d'euros de dommages –intérêts.
Motif : avoir "pillé" la
deuxième compagnie aérienne dans l'Hexagone, qui a aujourd'hui disparu.
Jean-Charles Corbet, qui devra verser les quelques 3 millions d'euros de
dommages-intérêts aux mandataires-liquidateurs d'AOM-Air Liberté a également
écopé de 300 000 euros d'amendes. Pour mémoire, la mise en liquidation
judiciaire le 17 février 2003 par le tribunal de commerce de Créteil avait
entraîné le licenciement collectif de 3.200 salariés.
Jean-Charles Corbet a été
reconnu coupable de n'avoir consacré qu'une partie des 150 millions d'euros
versés par Swissair, l'ancienne maison-mère d'AOM-Air Liberté, au
redressement d'Air Lib. Parallèlement, d'importants virements - pour un
total de 24 millions d'euros, selon l'accusation - étaient effectués vers
diverses sociétés de sa holding personnelle Holco. Cet ancien pilote avait
pris le 27 juillet 2001 les rênes d'AOM-Air Liberté rebaptisé Air Lib
quelques mois plus tard. évidemment pas".
Alitalia est "dans un état comateux", estime son président
Maurizio Prato, chargé de
trouver un repreneur à la compagnie italienne en difficultés, se heurte aux
mondes politique et syndical de la péninsule
La compagnie nationale
aérienne Alitalia se trouve "dans un état comateux" a déclaré mardi le
président du transporteur italien, Maurizio Prato, lors d'une audition
devant les sénateurs. "Alitalia se trouve dans un état comateux, elle est
dans la chambre de réanimation", a-t--il déclaré au cours de cette audition,
selon l'agence Ansa.
"Personnellement, je suis
surpris par le refus presque généralisé de prendre conscience de la réalité
et par le fait qu'une société qui se trouve dans ces conditions n'ait pas la
possibilité, tout en étant sur le marché et cotée en bourse, de faire des
choix autonomes même pour une thérapie de survie", a ajouté M. Prato.
Le patron du transporteur
aérien qui se trouve depuis des années dans de grandes difficultés qui vont
en s'aggravant, faisait allusion aux interférences des dirigeants politiques
et syndicaux italiens qui rendent plus difficile la survie d'Alitalia. M.
Prato est chargé de trouver un repreneur pour Alitalia après que le
précédent processus de privatisation de la compagnie italienne, enclenché en
février par le gouvernement, ait tourné court à la mi-juillet faute de
candidats aux conditions fixées par Rome. M. Prato veut en particulier
réduire le nombre de vols au départ de Milan au profit de Rome, ce qui a
entraîné un tollé du monde politique dans le nord du pays.
Alitalia est en perte de
vitesse depuis plus de 10 ans. La compagnie a perdu 626 millions d'euros
l'an dernier et encore 211 millions d'euros au premier semestre 2007.
Une
nouvelle classe à bord d'Air France
Une classe économique de
luxe, c'est le nouveau concept qui devrait apparaître dans dix-huit mois sur
les avions long-courriers d'Air France.
Cette quatrième catégorie
de confort s'insère entre les classes affaires et économique (baptisée
Tempo). La Première n'est plus proposée que sur une vingtaine de
destinations, celles susceptibles d'accueillir des passagers à très haute
contribution.
L'arrivée de la quatrième
classe à Air France correspond sensiblement à la mise en ligne de l'Airbus A
380 avec 525 sièges au service d'été 2009. Ce bond en termes de capacité
amène, comme par le passé, la création d'une nouvelle classe. À la fin des
années 1950, avec les premiers avions à réaction Boeing 707 et Douglas DC 8
est apparue la classe nommée alors touriste. Puis, à partir de 1970, naît la
classe affaires sur les gros-porteurs Boeing 747 et DC 10 qui fidélise une
clientèle de passagers désirant se démarquer des touristes et des
vacanciers. Les deux ponts de l'A 380 permettent de multiplier les espaces.
Qantas, qui met en ligne le super-jumbo l'an prochain, crée aussi une classe
de plus avec des sièges plus larges équipés notamment d'une prise de courant
pour alimenter un ordinateur. British Airways avait anticipé cette tendance
en 2002 avec la « world traveller plus » tandis que Lufthansa regarde avec
intérêt les choix de ses concurrents.
L'espagnol Vueling replonge dans les turbulences
Après avoir sérieusement
décroché en Bourse, au début du mois d'août, à la suite de l'annonce d'une
multiplication de ses pertes par cinq, à 33,7 millions d'euros, et d'un
avertissement sur résultats, l'action de Vueling a de nouveau piqué du nez,
hier, plongeant de 8 % à l'ouverture à Madrid et clôturant en baisse de 3,98
%, à 11,59 euros. La démission du président du conseil d'administration et
de deux autres membres représentant les intérêts de Hemisferio, le premier
actionnaire (15,8 %) de la compagnie à bas coûts espagnole, pour des
« différends sur la gestion »,
a jeté un froid. Depuis le début de l'année, le titre a perdu plus de 60 %
de sa valeur.
Le capital de la société
est complètement éclaté depuis le désengagement en juin du fonds de
capital-risque Apax, qui détenait 20,9 % des parts. Les autres actionnaires
connus sont Carlos Muñoz, le dirigeant de Vueling (5,6 %), et Atalaya (5 %),
une entité qui réunit plusieurs Caisses d'Epargne espagnoles. Hemisferio,
dont le maintien dans le tour de table est désormais en question, est
l'outil d'investissement du groupe de communication Planeta, de la famille
Lara, qui compte notamment des participations importantes dans le quotidien
« La Razon », le gratuit « ADN » et la chaîne de télévision TV3.
Au début du mois, le
transporteur catalan, victime tout à la fois de la guerre des prix qui sévit
parmi les « low cost » et de la hausse de sa facture pétrolière, a lancé une
timide politique de réduction des coûts, révisant aussi à la baisse son plan
de développement. Jusque-là administratrice indépendante, Barbara Cassini,
une ancienne responsable de British Airways et de Go Airlines, son ancienne
filiale à bas coûts, va prendre la présidence de la compagnie.
Le président de Vueling
démissionne
Hier dans la soirée, le
président du conseil d'administration de la compagnie espagnole low cost
Vueling, José Miguel Abad Silvestre, a annoncé sa démission. Motif : des
différends de gestion, selon un communiqué de Vueling transmis à l'autorité
des marchés espagnols. Cette démission s'est également accompagnée de celle
de deux autres membres du conseil, Ferran Conti Penina et José Creuheras
Margenat.
La compagnie espagnole a
annoncé parallèlement la nomination de Barbara Cassani, ancienne directrice
générale de Go, autrefois compagnie à bas coûts de British Airways.
Vueling subit actuellement
la très forte concurrence des compagnies aériennes à bas coûts Ryanair et
Easyjet sur son marché domestique. Au premier semestre, elle a creusé sa
perte, à 33,7 millions d'euros contre 6,52 millions une année auparavant.
Surtout, la compagnie a lancé au début du mois d'août un avertissement sur
résultat en indiquant qu'elle ne pourrait pas tenir ses objectifs 2007.
Air France se laisse pousser des ailes à Londres
Air France monte en
puissance à Londres. Le nouveau réseau mis en place en avril
2007 par la compagnie à
travers une de ses filiales au départ de London City Airport, poursuit son
développement.
Depuis le 3 septembre
dernier, ce sont 2 nouvelles liaisons qui sont desservies. Il s'agit de
Dundee avec 4 vols par jour et Edimbourg avec 7 vols quotidiens (notez que
la plupart de ces vols sont opérés par Scot Airways, le nouveau partenaire
britannique de CityJet).
La desserte Londres Strasbourg, jusqu'alors opérée depuis
l'aéroport de Londres Gatwick, a été transférée à London City. Elle
bénéficie d'une troisième fréquence quotidienne (les vols sont également
opérés par Scot Airways). Ainsi, 10 nouvelles destinations sont offertes par
Air France sous la marque "Cityjet for Air France". Avec 38 vols par jour,
AF explique dans un communiqué "devenir un acteur majeur sur cette
plate-forme londonienne". Par ailleurs, toujours en Grande-Bretagne, Air
France poursuit sa nouvelle desserte entre CDG et Bristol, opérée depuis cet
été, à raison de 3 vols quotidiens.
Air
France -klm : Spinetta a rencontré le patron d'Iberia
Fernando Conte, le
président de la compagnie aérienne espagnole Iberia, a rencontré cet été le
patron de Lufthansa, Wolfgang Mayrhuber, pour discuter avec lui des
avantages que les deux groupes auraient à fusionner, rapporte le quotidien
économique espagnol Cinco Dias.
Selon le journal, Fernando
Conte et Jean-Cyril Spinetta, le PDG d'Air France – KLM, ont échangé des
informations sur le même sujet au cours des dernières semaines.
Lufthansa et Air France –
KLM attendent à présent que le consortium mené par TPG, notamment composé de
British Airways, lance une offre officielle sur Iberia.
British Airways est déjà
le premier actionnaire d'Iberia avec 10% du capital. Allié à la compagnie
britannique, le fonds d'investissement américain TPG a annoncé une offre
préliminaire de 3.6 euros par action le 30 mars dernier.
Air
France KLM attend qu'Alitalia prenne contact avec lui en octobre
Le
PDG d'Air France KLM, Jean-Cyril Spinetta, a réaffirmé son intérêt pour ses
concurrentes italienne Alitalia et espagnole Iberia et indiqué attendre
qu'Alitalia prenne contact en octobre avec son groupe, dans un entretien à
la Tribune, à paraître mardi.
Le nouveau président
d'Alitalia, Maurizio Prato, "a une urgence, celle de son plan de
restructuration interne", estime M. Spinetta.
"Nous attendons qu'il
prenne, courant octobre, des contacts avec nous et sans doute avec
d'autres", poursuit-il.
"Quant à Iberia, nous
évaluons le dossier", indique le patron d'Air France.
Mais, ajoute-il, "si nous
n'avons pas la conviction qu'une consolidation soit fortement créatrice de
valeur, nous ne la ferons évidemment pas".
Par ailleurs, le PDG du
groupe estime que "le transport aérien va rapidement devenir un métier
entièrement libéralisé où chaque compagnie pourra voler et investir où elle
le souhaite".
"Aussi, si nous voulons
figurer parmi les dix premiers transporteurs mondiaux à l'avenir, il ne
suffira plus d'être une compagnie qui relie l'Europe au reste du monde",
poursuit-il.
Il s'agira en effet d'être
"un transporteur possédant des établissements et des activités en Asie, en
Amérique latine, partout dans le monde où un trafic se crée et se
développe", estime M. Spinetta.
Interrogé sur les défis
des deux prochaines décennies, il estime qu'"en 2025, les compagnies
chinoises auront une taille considérable" et qu'il faudra aussi compter,
parmi les leaders mondiaux, des "grands transporteurs indiens, au moins un
japonais, trois américains, peut-être des compagnies du Golfe".
Pour le patron d'Air
France, il "faut créer les conditions pour qu'un groupe européen à fortes
racines françaises soit également présent". "C'est mon obsession",
ajoute-t-il.
Espagne : les compagnies à bas
coûts gagnent du terrain
Pour le seul mois d'août,
les compagnies à bas coûts ont transporté un total de 2,7 millions de
passagers à destination de l'Espagne, soit une progression de 42,9% en une
année. Au total, les compagnies à bas coûts s'arrogent désormais 40,2% du
ciel aérien espagnol, selon les derniers chiffres publiés par le ministère
de l'industrie et du tourisme dans ce pays.
Le coefficient de
remplissage des compagnies
low cost a atteint
au mois d'août 86,2% comparé à 82,9% pour les compagnies aériennes
traditionnelles.
Selon ces chiffres
officiels, Ryanair, Easyjet et Air Berlin se sont arrogées plus de la moitié
du trafic en volume, avec un pourcentage de 52,1% tandis que l'espagnole
Vueling a enregistré une progression annuelle de son trafic à hauteur de
75,2%.
A titre de comparaison, la
low cost
Clickair, dont Iberia est l'un des actionnaires, occupe le 6
e rang de ce classement avec 179 000 passagers.
Germanwings inaugure une
liaison Bastia-Dortmund
La compagnie aérienne à
bas coûts allemande Germanwings va inaugurer dans le cadre de son programme
d'été 2008 deux nouvelles liaisons au départ de l'aéroport de Dortmund :
l'une en direction de Bastia – tous les samedis à partir du 5 avril – et
l'autre à destination d'Ankara trois fois par semaine à compter du 31 mai
prochain.
La compagnie va également
augmenter la fréquence de ses liaisons au départ de l'aéroport de
Cologne-Bonn, à destination par exemple d'Istanbul, desservie tous les
week-ends dans la journée.
Pour mémoire, Germanwings
opère, au départ de France sept vols par semaine entre Nice et Cologne, deux
vols quotidiens entre Paris (CDG 1) et Cologne/Bonn. La compagnie propose
également deux vols par jour entre Paris (CDG 1) et Stuttgart et six vols
hebdomadaires entre Toulouse et Hambourg.
Iberia pourrait confier ses
liaisons court courrier non rentables à Clickair
Iberia multiplie les
moyens pour lutter contre les compagnies à bas coûts. Selon un article
publié aujourd'hui dans le journal espagnol El Economista, la compagnie
espagnole pourrait bien céder ses opérations court-courrier les moins
rentables à Clickair, sa filiale à bas coûts dont elle détient 20%. La
stratégie actuelle d'Iberia est de se concentrer sur des liaisons
long-courrier en partance de l'aéroport de Madrid-Barajas.
Selon des sources de
l'industrie citées par le journal, Iberia a déjà comptabilisé une perte de
près de 14 points sur son marché domestique dans le cadre de son plan
stratégique 2006-2008.
Lufthansa s'intéresse à
Alitalia… et Air France-KLM préciserait son plan
La compagnie aérienne
allemande Lufthansa est intéressée par Alitalia. C'est en effet ce
qu'affirme le quotidien Il Sole 24 Ore dans son édition quotidienne, sans
citer de source.
De son côté, Air
France-KLM, qui a déjà fait part de son intérêt pour Alitalia, proposerait,
toujours selon le quotidien, d'absorber la compagnie italienne via un
échange d'actions. La Stampa s'appuie sur un document de travail adressé au
gouvernement italien et à la compagnie.
Le projet proposé par la
compagnie franco-néerlandaise reprendrait en outre les grandes lignes du
plan de survie que veut mettre en place le président d'Alitalia, Maurizio
Prato, et qui prévoit un recentrage de l'activité sur l'aéroport de Rome au
détriment de celui de Milan. Ce plan aurait reçu un accueil mitigé au sein
du gouvernement, toujours selon la Stampa.
500
000 euros auraient été détournés chez CorsairFly !
D’autres compagnies victimes d'une escroquerie internationale ?
L'enquête de la brigade
financière est en cours chez CorsairFly mais les premières sanctions
touchent trois collaborateurs. Une histoire de surfacturation dont les
ramifications sont internationales, est à l'origine de la descente des
policiers. La malversation pourrait toucher d'autres compagnies françaises.
Tout part de chez
CorsairFly. Le Pdg, Hervé Pierret, s'aperçoit d'un certain nombre
d'anomalies dans les comptes du service des opérations aériennes dirigé par
Frédéric Pralus.
Le dossier apparaît suffisamment important pour faire appel aux services de
la police. Une plainte est déposée en juillet dernier.
La brigade financière commence son enquête fin août et confirme les soupçons
de la direction.
La comptabilité est passée au peigne fin et des descentes de police ont lieu
dans la foulée aux domiciles du directeur du service et de deux autres
collaborateurs.
Les inspecteurs auraient trouvé suffisamment de preuves pour que la décision
d'une mise à pied immédiate des trois personnes impliquées soit prise par
Hervé Pierret.
La malversation porterait sur une surfacturation de la part de certains
fournisseurs de pièces d'avion avec un circuit sophistiqué, passant par des
relais internationaux, notamment au Canada, et reversement de commissions.
Mise à pied immédiate des
trois personnes
Dans les couloirs, il se
dit que le détournement porterait sur une somme d'environ 500 000 euros. A
vérifier…
Le plus dur à encaisser pour la compagnie française, c'est que les personnes
impliquées étaient des collaborateurs de longue date qui avaient la
confiance du président.
Officiellement, la compagnie fait passer un message rassurant sur la qualité
des fournitures incriminées. Il ne s'agirait pas de copies qui pourraient
mettre en danger la sécurité des appareils. Les pièces seraient
authentiques, mais simplement surfacturées.
Mais l'affaire ne s'arrête pas là. La police qui n'a pas terminé son
enquête, aurait détecté un véritable réseau de surfacturation ne concernant
pas uniquement Corsair mais aussi d'autres compagnies françaises.
Interrogé, Laurent Magnin le Pdg d'XL Airways et ex-Corsair se dit atterré
et attristé par l'affaire. Antoine Ferretti, le Pdg d'Air Méditerrannée et
Arezki Idjerouidène, celui d'Aigle Azur, se considèrent comme hors
d'atteinte puisqu'ils se fournissent chez Air France, comme XL Airways.
A suivre...
Corsair escroqué, jusqu'où ira l'affaire ?
Ça risque de faire des
vagues ! L'affaire de détournement de fonds qui touche actuellement Corsair
rapportée jeudi par le site Web
tourmag.com pourrait bien aller au-delà de ce seul transporteur
français.
Comme nous l'a expliqué
l'avocat de la compagnie "aujourd'hui,
Corsair n'est pas encore capable de déterminer l'ampleur du préjudice, ni
depuis combien de temps ça dure". En revanche, il ajoute qu'il "semblerait
que le système ait été répliqué chez d'autres transporteurs français et que
des gens extérieurs à Corsair soient mis en cause". Retour sur le
film des événements. A la fin du premier semestre le PDG de Corsair a trouvé
des choses bizarres dans ses comptes. "Ce
que ne comprenait pas Monsieur Pierret, c'est que quand sa compagnie passait
des commandes, notamment de pièces détachées, elle obtenait une fin de non
recevoir de la part de son fournisseur, puis qu'un intermédiaire se
manifestait très rapidement en expliquant que lui avait les pièces en
question", explique le conseil de Corsair. Or, les intermédiaires
(Montréal Avia basée au Canada et Setintac basée en Tunisie) se sont révélée
être "des coquilles vides".
L'escroquerie aurait dont consisté à surfacturer les pièces en question tout
en payant des bakchichs à au moins 2 employés de la compagnie. D’où le dépôt
d'une plainte contre x de la part de la direction qui a déclanché
l'ouverture de l'enquête en cours et les perquisitions. Jusqu'où cela ira ?
On ne le sait pas encore. Reste que sous couvert d'anonymat, le patron d'une
compagnie française nous a confié "avoir
des craintes".
Air Caraïbes commande deux Airbus A330 pour
les Antilles
C'est en grande partie sous la pression d'Air
France, qui renforce sa présence dans la région (l'axe historique
Miami-Cayenne) que la compagnie Air Caraïbes (groupe Dubreuil) va revoir son
offre sur son réseau moyen-courrier. Ainsi, pour contrecarrer le doublement
des fréquences d'Air France sur Cayenne, le transporteur va-t-il proposer
des vols directs sur la Guyane au départ de la Guadeloupe au lieu de la
Martinique auparavant. « Air France a
une démarche destructrice de valeur. Je suis sceptique sur la viabilité du
projet. On va perdre de l'argent tous les deux », assure, amer,
Jean-Paul Dubreuil, PDG. Pour réduire la casse, le transporteur a passé un
accord commercial avec la compagnie brésilienne TAF, qui proposera des
correspondances vers Manaus et Fortaleza, via Belem.
Nouvelles liaisons
Par ailleurs, Air Caraïbes va lancer en
décembre deux nouvelles liaisons à partir des Antilles, vers Panama City et
San José au Costa Rica, avec un Embraer 190, un jet de 100 places qui lui
sera bientôt livré. Un accord a été trouvé avec le tour-opérateur Switch,
qui prendra un allotement de sièges sur ces vols. Jean-Paul Dubreuil ne
s'interdit pas non plus d'ouvrir dans la région d'autres destinations, mais
pas sur les Etats-Unis.
C'est toutefois sur le long-courrier (520.000
passagers attendus cette année et une part de marché de 24 % face à Air
France, 48 %, et Corsair, 28 %) que la montée en puissance de la jeune
compagnie va être la plus visible ces prochaines années. Avec la livraison
de trois nouveaux Airbus A330-300 entre fin 2008 et 2011 (dont deux
commandes qui viennent d'être confirmées), Air Caraïbes va pouvoir, avec une
flotte de quatre gros-porteurs au total, développer ses lignes
transatlantiques, qui constituent aujourd'hui 77 % de son chiffre d'affaires
(220 millions d'euros attendus en 2007 contre 190 millions en 2006 et un
résultat net de 6,7 millions). Depuis fin 2003 qu'elle exploite cette route
avec des A330-200 loués à ILFC, la compagnie a vu son chiffre d'affaires
quasiment multiplié par quatre. En 2008 celui-ci devrait atteindre 230
millions d'euros.
En coopération avec les pouvoirs publics
locaux, le transporteur (786 personnes) cherche également à élargir la
clientèle touristique des Antilles au-delà de celle de la métropole. C'est
le sens de l'accord passé avec le tour-opérateur scandinave Langley Travel,
qui vient de racheter l'hôtel Fort Royal en Guadeloupe, et qui, à partir de
la fin de l'année, va apporter du trafic au transporteur au départ de la
Suède et du Danemark via Paris-Orly.
AIR
FRANCE-KLM, en repli de 3,29% à 25,27 euros
, a essuyé sa dixième séance consécutive de
baisse. Selon le Financial Times, la compagnie aérienne étudie une
éventuelle fusion, soit avec Alitalia, soit avec Iberia. UBS a abaissé son
objectif de cours de 40 à 30 euros. Son analyste Tim Marshall estime que le
"gearing" d'Air France-KLM est trop élevé et que les chiffres de trafic de
juillet et août ont montré un ralentissement de l'amélioration du rendement
par passager. L'indice DJ Stoxx européen du transport aérien et de
l'hôtellerie a cédé 2,86%. Des analystes prévoient un environnement plus
difficile en 2008, alors que les prix du pétrole sont à des niveaux record
Air
France -klm : UBS abaisse son objectif de cours à 30 euros
UBS a abaissé lundi son
objectif de cours sur Air France – KLM de 40 à 30 euros, tout en maintenant
sa recommandation « Neutre » sur la compagnie aérienne.
Le broker suisse justifie la réduction drastique de son cours cible
notamment par la sensibilité, disproportionnée selon lui, du résultat
opérationnel aux variations de la recette unitaire par passager (« yield »)
et des cours du pétrole.
UBS estime qu'une variation de 1% de la recette unitaire par passager peut
générer un impact de 14% sur le bénéfice par action, tandis qu'une hausse ou
une baisse de 5 $ du cours du baril fait varier le bénéfice par action de
15%.
Etant donné les incertitudes actuelles sur l'environnement pétrolier et
économique, « ce levier opérationnel est gênant », juge UBS.
Air
France-KLM étudie les dossiers de reprise d'Alitalia et d'Iberia
Dans un
entretien accordé ce matin au « Financial Times », Jean-Cyril
Spinetta, PDG d'Air France-KLM a précisé que le processus de consolidation
des compagnies aériennes européennes n'était pas achevé et que sa compagnie
étudiait les opportunités offertes par Alitalia d'un côté, et Iberia de
l'autre. Si un consortium conduit par TPG et British Airways est déjà sur
les rangs pour reprendre la compagnie ibérique, Jean-Cyril Spinetta dit
mener des discussions informelles avec des partenaires financiers espagnols
et étudie actuellement le potentiel de coopération avec Iberia. Celle-ci
n'est cependant pas dans des difficultés propres à agir dans l'urgence,
précise le patron français, au contraire d'Alitalia, dont le sort doit être,
selon lui, décidé très rapidement.
Panne d'avion : 277 touristes bloqués trois jours en République Dominicaine
277
touristes ont été bloqués en République Dominicaine pendant trois jours en
raison des problèmes techniques d'un avion de la compagnie XL Airways.
L'information a été
relatée par le journal de 13 heures de France 2. Les 277 vacanciers, qui
avaient réservé leur voyage pour la République Dominicaine via plusieurs
tours-opérateurs français, devaient normalement repartir jeudi, mais ils
n'ont finalement pu le faire que dans la nuit de samedi à dimanche. Ils ont
atterri à Paris dimanche en fin d'après-midi. L'avion, un Airbus A330, avait
atterri à l'aéorport de Samana avec un système d'aide électrique au
démarrage inopérant : "ce n'est pas un
problème de sécurité en soi, mais les autorités aéroportuaires locales nous
avaient assuré qu'elles avaient le matériel nécessaire pour que nous
redémarrions", en l'occurrence un groupe électrogène, a expliqué
Laurent Magnin, PDG de la compagnie, joint par téléphone par l'AFP. Le
matériel prêté s'est alors révélé défaillant.
"Nous nous sommes retrouvés pris en otage
avec l'avion et les passagers, à cause d'une totale incurie des autorités
aéroportuaires", affirme M. Magnin, qui souhaite porter plainte
contre ces dernières. Le PDG a indiqué qu'il regarderait, avec les
tours-opérateurs concernés, le "geste
commercial" qu'il accorderait aux voyageurs malchanceux
CORSAIR : liaison vers CUBA
La compagnie aérienne
française inaugurera le 24 décembre prochain une liaison hebdomadaire vers
La Havane au départ d'Orly-Sud, en Boeing 747-400 bi-classe de 582 sièges.
Alitalia a légèrement réduit ses pertes au
premier semestre
La compagnie italienne a légèrement réduit sa perte nette au premier
semestre, à 211 millions d'euros, contre 220 millions un an plus tôt. Sa
perte d'exploitation a atteint 127 millions, contre 132 millions en 2006,
pour un chiffre d'affaires en hausse de 3,1 %, à 2,31 milliards. La
compagnie italienne a indiqué qu'elle disposait de liquidités suffisantes
pour survivre les 12 prochains mois, mais seulement grâce à la cession
envisagée d'actifs non stratégiques. Par ailleurs, selon le quotidien « Il
Sole 24 Ore », des dirigeants d'Air France-KLM ont rencontré mercredi le
directeur stratégie et alliance de la compagnie italienne, Piero Ceschia.
Selon le journal, Air France-KLM est désormais le mieux placé pour la
reprise de la compagnie en difficulté, détenue à 49,9 % par l'Etat italien.
Alitalia dément discuter avec
Air France
La compagnie aérienne
italienne Alitalia a formellement démenti aujourd'hui une info rmation de
l'agence de presse Ansa selon laquelle elle mènerait des discussions « au
plus haut niveau » avec Air France dans le cadre du processus de vente.
Outre le démenti, la compagnie a ajouté que les directions des deux
transporteurs se rencontrent régulièrement pour discuter de leurs
partenariats commerciaux au sein de l'alliance Sky Team.
Les spéculations sur un
éventuel partenariat avec Air France avaient été relancées lors de la
présentation par Alitalia, le 30 août, d'un plan triennal d'organisation que
les observateurs ont décrit comme largement conçu pour aller dans le sens
des exigences d'Air France avec la réduction de son activité sur la
plate-forme de Milan au profit du "hub" de Rome-Fiumicino.
De son côté, Air France
n'a, pour sa part, cessé d'affirmer qu'elle ne serait intéressée par
Alitalia qu'une fois les finances de celle-ci remises en ordre. Elle a
récemment déclaré qu'elle serait à l'écoute en cas d'approche par la
compagnie italienne.
La profession s'interroge sur le transport aérien de demain
La fédération nationale de
l'aviation marchande (Fnam) se penche sur l'avenir du secteur. Elle a
organisé une journée de colloque intitulée "Vision d'avenir" le 12 septembre
dernier.
L'occasion de tenter
d'entrevoir ce que sera le paysage aérien à l'horizon 2020, dans des
conditions de croissance de croissance de trafic maintenu et à travers des
contraintes connues (réglementaires, environnementales, technologiques…).
Pour Didier Bréchemier, du cabinet de consultants Roland Berger, "d'une part
la consolidation du secteur est inévitable parce que les 5 compagnies les
plus importantes représentent seulement 35% des parts de marché du secteur,
alors que dans les secteurs du pétrole et du gaz, ce ratio monte à 88%".
Reste qu'aujourd'hui toute concentration est encore soumise à une évolution
réglementaire. Le pendant de cette évolution, c'est l'émergence et le
développement de compagnies de niche. Au rayon des nouveautés déjà
annoncées, le développement de transporteurs low fare complètement "classe
affaires" ou encore l'arrivée sur le marché de low cost long courriers.
Bref, entre les compagnies traditionnelles qui s'attaquent (souvent via des
filiales comme Transavia) à la clientèle loisirs (en prenant, en Europe, le
plus souvent la place des transporteurs charter sur les axes nord sud), et
les compagnies low cost qui draguent de plus en plus la clientèle
"affaires", les cartes qui sont aujourd'hui brouillées devraient sous peu
laisser place à plus de clarté.
Corsair veut une liaison Québec-Paris
Dans une entrevue récente
accordée au bulletin touristique
TourMaG.com, le directeur commercial de Corsair, Christophe
Leloup, affirme que Québec est désormais dans la ligne de mire de cette
compagnie.
«Les 400 ans de présence
française l'année prochaine à Québec est un élément que nous regardons pour
élargir la desserte du Canada sur la ville de Québec l'an prochain», a-t-il
soutenu. Corsair désire également développer davantage de liaisons aériennes
avec les États-Unis et Israël.
Il a été impossible de
joindre M. Leloup hier. Mais le directeur de l'Aéroport de Québec, Pascal
Bélanger, a confirmé au Soleil
que plusieurs discussions ont déjà eu lieu avec cette compagnie, qui offre
présentement des vols entre la France et Montréal.
«C'est un dossier bien en
vie. Nous nous sommes parlé à plusieurs reprises et j'attends de leurs
nouvelles. Il y a toutefois des enjeux réglementaires dans ce dossier. Les
gouvernements doivent donner les permissions nécessaires», a-t-il expliqué.
M. Bélanger ne cache pas
son enthousiasme par rapport aux intentions de Corsair de s'installer à
Québec au cours des prochains mois et d'offrir des prix compétitifs pour les
vols vers la France. À ses yeux, la vitrine du 400e permettra à Québec de
mieux se positionner comme destination touristique au cours des années qui
suivront. Outre Corsair, d'autres transporteurs ont en effet approché
l'Aéroport de Québec pour démontrer leur intérêt à desservir la capitale en
2008.
«On sent que la demande
est là. Il y a un côté unique à cette fête. On n'a pas 400 ans tous les 100
ans et, pendant le 300e, il n'y avait pas d'avions qui volaient. C'est donc
difficile pour moi de donner des comparables, mais l'engouement des
transporteurs commence à se faire sentir. Pour nous, 2008 sera l'occasion de
frapper sur le clou pour développer de nouvelles liaisons qui perdureront
après les festivités.»
Transavia "dégoupille" Grenade, ouvre l'Egypte et se renforce sur le Maroc
et la Tunisie
Transavia France, la
filiale d'Air France et de Transavia Hollande (elle-même filiale de KLM) se
prépare à lancer sa saison hiver.
C'est avec l'ouverture
d'une route entre Paris-Orly et Grenade que le bal sera ouvert le 18 octobre
prochain. La compagnie utilisera un de ses Boeing 737-800 pour relier les 2
villes à raison de 3 rotations par semaine (les mardis, jeudis et dimanches)
et proposera des allers simples à partir de 49 euros TTC. Elle devrait
ensuite annoncer d'autres ouvertures de lignes. Ainsi, durant les semaines à
venir, ce sont des destinations comme Fès (le 30 octobre), Louxor (le 3
novembre), Tozeur (le 29 octobre), Hurghada (le 31 octobre), Essaouira (le
1er décembre) ou encore Ouarzazate (le 29 octobre) qui devraient venir
agrandir le réseau du transporteur au modèle mi-charter mi-low cost.
Rappelons qu'avec un coefficient d'occupation moyen de 77% en août dernier
(avec 4 appareils), la compagnie est en avance sur ses objectifs.
Delta est de retour dans la cour des grands
Delta Airlines poursuit son déploiement à l'international. Il y a 18 mois, ces lignes ne représentaient que 17% du chiffre d'affaires de la compagnie.
Aujourd'hui, après un passage sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, l'international pèse 35% de son CA. Pour autant, prévient Béatrice de Rotalier, directrice commerciale France de Delta, la compagnie n'abandonne pas son marché intérieur puisqu'elle reste "la seule compagnie américaine à desservir les 50 états". Quoi qu'il en soit, la stratégie mise en place semble payante puisque Delta vient de boucler son 4e trimestre consécutif bénéficiaire d'un point de vue opérationnel. De bons résultats globaux qui se reflètent sur le marché français. De janvier à mai, Delta a vu le nombre de documents émis au BSP France faire un bond de 30,7 % sur un an. Ce doit être à relativiser puisque l'année dernière l'activité était fortement perturbée par les problèmes de passeports et de visas.
Six compagnies de Skyteam déposent une demande d'immunité antitrust auprès du DOT
Six compagnies membres de l"alliance SkyTeam : Air France, Alitalia, CSA Czech Airlines, Delta Air Lines, KLM Royal Dutch Airlines et Northwest Airlines ont déposé auprès du département américain des transports (DOT) une demande d'immunité antitrust pour leurs services transatlantiques. Actuellement, Delta bénéficie d'une immunité antitrust avec Air France, Alitalia et CSA. Pour sa part, KLM bénéficie d'une immunité antitrust avec Northwest.
La demande inclut notamment un projet d'accord de joint venture transatlantique entre Air France, Delta, KLM et Northwest, qui contribuera à renforcer encore davantage, sur l'Atlantique Nord, les liens entre ces quatre partenaires de SkyTeam.
Le DOT a approuvé par le passé plus de vingt demandes d'immunité antitrust. La demande présentée aujourd'hui est la première à s'inscrire dans le cadre du récent accord aérien intervenu entre l'Union européenne et les Etats-Unis visant à créer un marché totalement libéralisé sur l'axe aérien le plus important dans le monde.
Pourquoi Roissy craque
Roissy, l'habitué des petits matins se reconnaît à cette manière de se précipiter hors de l'appareil, sitôt la porte ouverte. Il sait, lui. L'initié enfile les couloirs, dévale les escalators, bouscule, bougonne, bref redevient français sitôt rentré au pays. Voilà les cabines du contrôle de police. Combien seront-ils à leur poste, deux ou plus ? La file sera-t-elle longue ? Angoisse.
Un jour, Michel-Yves Labbé a craqué. Las d'attendre, il a fait remarquer que les guichets en principe réservés aux ressortissants de l'espace Schengen n'étaient pas ouverts. Des récriminations qui lui ont valu de se retrouver au poste de la police de l'air et des frontières (PAF). "Cela ne m'était plus arrivé depuis mes années beatnik, raconte-t-il. Dans les bureaux, j'ai pu voir qu'il y avait des policiers présents, mais pas où il l'aurait fallu."
Michel-Yves Labbé n'est pas un râleur ordinaire : il est patron de Directours, un grand opérateur du tourisme français. Son constat est cinglant : "Quand vous arrivez d'Osaka ou de Dubaï, Roissy, c'est le tiers-monde. Tout le monde sait que le 1, le 2A et le 2B sont des terminaux d'un autre temps. Pour les étrangers qui arrivent, cela donne une mauvaise image de la France."
La complainte dépasse les frontières. Sur Internet, les forums regorgent de témoignages furibards. On y évoque pêle-mêle la piètre qualité des transferts entre les terminaux, la signalétique défaillante, le manque d'information, l'arrogance des contrôles. "Le système de connexions a apparemment été conçu par le marquis de Sade", assure un Américain sarcastique.
Une chroniqueuse du Washington Post n'hésite pas à considérer Charles-de-Gaulle comme "effrayant" et "confus". L'IATA, association regroupant 250 compagnies aériennes, a classé les différents terminaux de Roissy en catégorie B ou C, sur une échelle de A à E. Chaque année, le Conseil international des aéroports organise un palmarès d'excellence sur la base du volontariat : "CDG" n'y participait pas jusqu'à cette année...
Certes, les contrariétés d'aéroport sont partout une intarissable source d'anecdotes lors des repas d'affaires ou des soirées diapositives. Certes, avec 56,8 millions de passagers par an et autant de bagages, l'aéroport s'expose mathématiquement à un quota d'aigris. Mais cette réputation commence à inquiéter le secteur touristique. La Maison de la France, qui s'occupe de la promotion du pays à l'étranger, se fait l'écho de cette préoccupation. "Les voyagistes nous font remonter les récriminations de leurs clients, explique un responsable, contraint à l'anonymat par une consigne interne. Pour un Asiatique, Paris est un rêve, la France une destination magique. Or l'arrivée à Roissy n'est pas à la hauteur. Pour des pays où la notion d'accueil est primordiale, c'est un frein certain."
Les Chinois s'offusquent des contrôles de police effectués à l'arrivée, dès la passerelle. Les Japonais se plaignent de ne pouvoir toujours effectuer la détaxe de leurs achats, en raison de l'attente devant le guichet des douanes. Les Américains se lassent d'être parqués le long des murs à l'enregistrement des vols transatlantiques. D'une manière générale, la configuration des terminaux les plus anciens - Roissy 1 a été inauguré en 1974, Roissy 2A et 2B en 1982 et 1981 - se prête mal à l'application des nouvelles mesures de sûreté et de lutte contre l'immigration clandestine.
Septième aéroport au monde par la fréquentation, Roissy continue de croître plus vite que la moyenne internationale. La structure envisage 10 millions de passagers supplémentaires en 2010. Sa surface et le nombre de pistes lui permettent d'espérer un jour accueillir 100 millions de voyageurs. Mais les infrastructures ont du mal à suivre l'explosion du trafic. Les terminaux sont utilisés à 120 %. Aujourd'hui, à peine deux débarquements sur trois se font "au contact", c'est-à-dire avec une passerelle et non un bus.
Jean-François Rial, président de l'agence Voyageurs du monde et représentant du Cercle des tour-opérateurs (CETO), ironise sur le statut hybride et la privatisation partielle de la société Aéroports de Paris (ADP) : "Roissy cumule les inconvénients du public, à savoir l'impossibilité de faire jouer la concurrence, et les inconvénients du privé, c'est-à-dire la liberté d'assurer le niveau de service et de prix qu'il entend. On arrive ainsi au pire des services pour le prix le plus élevé."
Les compagnies aériennes sont moins véhémentes. Poser la question de Roissy aboutit le plus souvent à une prudente impasse téléphonique ou à une réponse lapidaire comme celle recueillie auprès de Japan Airlines : "Tout va bien."
Jean-Pierre Sauvage, président de l'Association des représentants de compagnies aériennes, qui regroupe plus de 80 compagnies opérant en France, se plaint surtout des redevances, qui augmentent de 5 % par an. Pour le reste, il préfère user de diplomatie. "La plate-forme a connu une croissance rapide, constate celui qui est par ailleurs directeur général d'Iberia France. Cela a créé de réels problèmes, qui se sont accentués avec le renforcement des mesures de sécurité. Pour le taux de ponctualité, Roissy est dans le bas du classement."
"Un client aérien est prodigieux de patience", poursuit M. Sauvage. Mais il peut se lasser. "Une ou deux compagnies se posent la question de renforcer leurs vols sur d'autres plates-formes", constate-t-il. "Les clients des régions, on les pousse à utiliser d'autres "hubs" comme Francfort, Bruxelles, Zurich, Munich ou Amsterdam", explique Jean-François Rial. Des voyagistes qui organisent des tours d'Europe lorgnent vers d'autres portes d'entrée sur le Vieux Continent, comme Schipol (Pays-Bas).
ADP est conscient que Roissy craque aux entournures. 2,7 milliards d'euros vont être investis en cinq ans, dont 1,6 milliard sera consacré à améliorer l'existant. De gros efforts ont été consentis à rénover les terminaux 1, 2A et 2B. La réouverture en mars 2008 du terminal 2E, qui s'est partiellement effondré en 2004, va améliorer la capacité d'accueil. Le Satellite 3, inauguré mardi 26 juin pour un coût de 645 millions d'euros, pourra accueillir 8,5 millions de passagers supplémentaires.
La mise en place début avril du CDGVal, le métro interne de Roissy, a énormément accéléré les transits entre les terminaux. Le gestionnaire affirme aussi travailler à améliorer la coordination avec la PAF. Egalement contactée, la police de l'air et des frontières n'a pas souhaité nous répondre.
Roissy n'est pas le seul à souffrir de congestion. A Londres, "Heathrow est un aéroport au bord de la catastrophe", constate Michel-Yves Labbé. Un article du Times n'en faisait-il pas "l'endroit le plus moche et le plus déprimant pour commencer ou finir ses vacances" ?
Alitalia: Air France serait à nouveau intéressée
Le titre Alitalia gagne près de 2% à la Bourse de Milan. Les marchés spéculent sur un possible interêt d'Air France-KLM pour la compagnie aérienne italienne en cours de privatisation.
Après avoir été boudé pendant cinq jours par les investisseurs, le titre Alitalia était à nouveau recherché vendredi à la Bourse de Milan. A l'origine de ce rebond, la spéculation sur un possible interêt d'Air France-KLM pour la compagnie aérienne italienne en cours de privatisation.
A mi séance, le titre Alitalia, qui a perdu plus de 5% sur les 5 dernières séances, gagnait 1,90% à 0,82 euro dans un marché en léger recul. A Paris, le titre Air France-KLM était quasiment stable à 34,21 euros (+0,12%).
Selon le Corriere della Sera, le conseil d'administration de la compagnie franco-néerlandaise a évoqué les difficultés que rencontre le ministère italien de l'Economie pour privatiser Alitalia. Il est vrai qu'après le retrait officiel mercredi d'Aeroflot, AirFrance-KLM apparait en position de force pour négocier. En effet à ce jour, seul Air One est encore en lice sur le dossier de privatisation d'Alitalia.
Air France-KLM a longtemps été considéré comme un candidat possible à la reprise d'Alitalia mais a renoncé à participer à la privatisation. La compagnie dirigée par Jean-Cyril Spinetta n'a cessé de dire qu'elle n'avait aucun intérêt à entrer au capital d'Alitalia tant que celle-ci n'aurait pas assaini sa situation financière et sa restructuration industrielle. Mais surtout, Air France-KLM a toujours contesté la procédure de l'appel d'offre. D'autant plus que le compagnie française pensait avoir une priorité en tant que membre du conseil d'administartion de la compagnie italienne.
"Le dossier Alitalia n'est pas à l'ordre du jour", vient toutefois de déclarer l' un des porte-parole d'Air France-KLM. Ce que ne semble pas croire aujourd'hui les inverstisseurs italiens.
La privatisation d'Alitalia s'est compliquée après le retrait d'Aeroflot de la course au rachat de la part de l'Etat de 49,9% dans la compagnie. Carlo Toto, le patron de la compagnie Air One, est considéré comme le seul candidat sérieux encore en lice, celle du fonds Mattlin Paterson pouvant difficilement répondre aux critères de l'Etat italien. Les offres fermes doivent être remises le 12 juillet.
Air France-KLM renonce à distribuer des actions gratuites à ses dirigeants
Face à l'opposition des syndicats, le groupe franco-néerlandais n'attribuera pas quelque 1,395 million d'actions à ses 400 principaux cadres. Une émission d'actions nouvelles reste d'actualité.
Face à l'opposition des syndicats, la direction d'Air France-KLM a finalement renoncé à son projet de distribuer 1,395 million d'actions gratuites - soit l'équivalent de 0,5 % du capital - à quelque 400 cadres dirigeants du groupe. Annoncé fin mai, ce projet devait être soumis au vote de l'assemblée générale, le 12 juillet, parmi d'autres résolutions relatives à l'actionnariat salarié. Selon la direction, la distribution de titres était censée compenser l'absence de stock-options, mécanisme supprimé chez KLM depuis la fusion et très impopulaire en France.
Pour les organisations syndicales, toutes opposées au projet, cela risquait d'accentuer les clivages entre catégories de personnels et de relancer la polémique sur la rémunération des dirigeants, alors que le Parlement s'apprête à légiférer sur le sujet. En 2005, les fortes augmentations de salaires de la direction d'Air France et l'instauration d'une retraite-chapeau pour 39 cadres supérieurs avaient provoqué des mouvements sociaux au sein de la compagnie. Prudent, Air France-KLM a donc préféré faire machine arrière, en retirant la résolution contestée de l'ordre du jour de l'assemblée générale.
3 % du capital aux salariés
En revanche, le groupe proposera bien à ses actionnaires le principe d'une émission d'actions nouvelles à hauteur de 3 % du capital - soit 8,37 millions de titres pour un montant d'environ 288 millions d'euros - réservées aux salariés du groupe basés en France. La direction espère faire remonter la part des salariés au capital, passée de 16,5 % en mars 2005 à environ 10 % à 13 %, du fait de la très forte progression du cours (+ 97,7 % sur un an) qui a incité de nombreux actionnaires à prendre leurs bénéfices.
Air France-KLM espère également convaincre ses employés de réinvestir dans leur entreprise une partie de la prime d'intéressement qui sera versée en septembre. Son montant, dopé par les résultats record du groupe, a doublé par rapport à l'année précédente, pour représenter en moyenne 1.164 euros par salarié (2.642 euros chez les pilotes), soit au total 67,2 millions d'euros, auxquels s'ajoutent 22,8 millions d'euros au titre de l'intéressement.
Ryanair entre Clermont-Ferrand et Londres ?
La compagnie aérienne irlandaise à bas coût Ryanair envisage de rouvrir une liaison entre Clermont-Ferrand et Londres à raison de trois fois par semaine d'avril à octobre, selon le président (PS) du conseil régional d'Auvergne René Souchon, président du syndicat mixte propriétaire de l'aéroport auvergnat. La réouverture d'une ligne Clermont-Ferrand-Londres devrait permettre, selon René Souchon, d'augmenter le trafic de l'aéroport auvergnat, passé de 1,1 million de passagers en 2002 à 552.000 en 2006, et d'attirer des touristes britanniques.
Air France KLM annonce l'ouverture de discussions exclusives avec China Southern Airlines
Air France KLM annonce l'ouverture de discussions exclusives avec China Southern Airlines (CSA), en vue de la création d'une joint venture cargo en Chine.
La compagnie aérienne franco-néerlandaise précise que les deux sociétés coopèrent déjà étroitement dans les domaines du passage et du cargo. Leurs réseaux respectifs sont articulés autours de leurs grands hubs en Europe (Paris et Amsterdam) et en Chine (Pékin, Shanghai, Chengdu et Canton).
Par ailleurs, Air France KLM rappelle que China Southern Airlines a signé il y a tout juste un an à Canton un accord en vue de son adhésion à SkyTeam.
Jean-Marc Siano : "Transavia accélère la destructuration du package"
Nouvelles Frontières se bat pour retrouver le chemin la croissance avec un "été correctement engagé" selon Jean-Marc Siano, président du directoire du groupe, et la parution d'un flyer de 33 produits estivaux, dont certains à moitié prix pour la seconde personne.
Mais le groupe se prépare également cet hiver à lancer une centrale hôtelière permettant de créer des packages dynamiques sur son site. C'est une façon de s'armer contre un opérateur qui, pour Jean-Marc Siano, va devenir dans les années à venir un concurrent de taille : Transavia. "Le développement des low cost déstructurent l'achat des produits packagés", explique le patron du groupe NF. "La présence d'Air France a, jusqu'à aujourd'hui, limité la croissance de ce type de compagnie", poursuit-il. Mais l'arrivée de Transavia change la donne. "Cette compagnie va accélérer la déstructuration du marché surtout si elle propose des solutions de packages dynamiques sur son site." NF, qui gère un TO et une compagnie se sent directement menacé. Le groupe se voit donc dans l'obligation d'intensifier son offre B to C, quitte à redéfinir ses relations avec ses franchisés, tout en s'assurant leur soutien et leur performance. Un véritable challenge.
Rachat d'Alitalia : Aéroflot jette l'éponge
La compagnie aérienne russe Aéroflot a finalement indiqué officiellement aujourd'hui qu'elle renonçait à racheter la compagnie aérienne en difficultés Alitalia. Dans un communiqué, le transporteur russe a regretté que ni lui ni ses conseillers Unicredit « n'aient pu avoir accès aux informations commerciales et opérationnelles de la compagnie aérienne italienne, ce qui leur aurait permis de formuler en confiance une proposition de rachat ».
Il y a quelques semaines, la compagnie aérienne Air One, qui reste toujours en course, s'était également inquiétée de l'absence d' informations fournies par la compagnie transalpine. Les candidats au rachat d'Alitalia ne sont désormais plus que deux : outre la compagnie aérienne Air One, le fonds d'investissement américain Matlin Patterson, qui est revenu dans la course le 19 juin dernier, restent seuls en lice.
Bruxelles s'apprête à bloquer la fusion entre Ryanair et Aer Lingus
Selon Ryanair, la commission européenne devrait annoncer dès la semaine prochaine son intention de bloquer la fusion entre la compagnie aérienne à bas coûts irlandaise et sa compatriote Air Lingus. A l'occasion d'une conférence de presse ce matin à Bruxelles, Michael O'Leary, patron d'Aer Lingus, a d'ores et déjà annoncé qu'il ferait appel de cette décision. « Cette décision va à l'encontre de ce que l'on observe dans le secteur aérien depuis ces vingt dernières », clame la compagnie. La Commission a, en effet, approuvé toutes les fusions jusqu'ici : Air France/KLM, Lufthansa/Swiss et Lufthansa/Austrian. "C'est une décision uniquement politique, motivée par le refus du gouvernement irlandais de voir cette fusion aboutir". A elles deux, les compagnies représentent moins de 5% du trafic aérien européen.
La compagnie à bas coûts indique aussi que cette décision n'est pas favorable aux consommateurs dans la mesure où elle va permettre à « Aer Lingus de continuer à augmenter ses tarifs et imposer des surcharges ca rb urant injustifiés, deux obstacles qui auraient été supprimés par Ryanair une fois la fusion acquise ».
Les services de la concurrence européenne avaient ouvert une enquête approfondie sur cette fusion, estimant qu'elle risquait de créer de graves problèmes de concurrence. Ils doivent rendre leur décision d'ici le 4 juillet au plus tard.
Aer Lingus : Ryanair confirme faire appel de la décision de l'UE
La compagnie aérienne à bas coûts irlandaise Ryanair a confirmé aujourd'hui, sans surprise, qu'elle allait faire appel de la décision de la Commission européenne d'interdire la fusion entre Aer Lingus et Ryanair. Selon la Commission qui a rendu aujourd'hui son avis, ce rapprochement entre les deux compagnies aériennes irlandaises « aurait porté préjudice aux consommateurs en faisant disparaître (leur) concurrence et en créant une situation de monopole ou de position dominante pour 35 lignes aériennes exploitées par les deux compagnies. » Bruxelles craignait en particulier une hausse des prix, conséquence logique d'une restriction du choix proposé à la clientèle.
Le 5 octobre dernier, Ryanair avait lancé une offre de rachat sur Aer Lingus, après avoir ramassé 16 % du capital. L'OPA, d'un montant de 1,48 milliard d'euros, avait été d'emblée rejetée par la direction de l'ex-compagnie nationale irlandaise, par ses salariés, mais aussi par Dublin, l'Etat détenant encore une participation de 28,3 %. La low-cost a dû la retirer le 21 décembre, après l'ouverture par la Commission d'une enquête approfondie. Ryanair a cependant conservé sa participation de 25,2 % dans le capital d'Aer Lingus, en attendant la décision de la commission européenne.
United Airlines recommence à recruter des pilotes
La compagnie aérienne américaine United Airlines va recruter des pilotes en fin d'année, pour la première fois depuis 2001. Le transporteur, qui a développé son réseau, et notamment à l'international, a en effet besoin de pilotes pour répondre à cette augmentation.
La compagnie prévoit de commencer les appels à candidatures à la fin de l'été. Après une formation au centre d'entraînement d'United à Denver, les nouveaux pilotes devraient en effet commencer à travailler au service de la compagnie dès le mois de décembre.
United souhaite engager et former jusqu'à 100 pilotes d'ici à la fin de l'année. Ces derniers s'ajouteront à ceux qu'United rappellera cette année, « achevant ainsi la réintégration de tous ceux qui avaient été mis au chômage technique » selon un communiqué. La compagnie rappelle qu'elle a mis en place une nouvelle procédure de recrutement en ligne qui comprend un système de sélection des candidatures sur dossier, suivi d'un entretien individuel.
Apax discuterait avec Air France-KLM et Lufthansa d'un rachat d'Iberia
Nouveau rebondissement dans l'affaire du rachat de la compagnie aérienne espagnole Iberia. A en croire un article du jour du quotidien anglais Daily Telegraph, le fonds d'investissement britannique Apax Partners discuterait avec le groupe Air-France-KLM au sujet d'un éventuel rachat de la compagnie aérienne espagnole, pour une transaction qui la valoriserait à environ 3,4 Mds d'euros.
Selon le journal, les discussions entre Apax, Air France-KLM et le numéro un allemand seraient actuellement à un stade très précoce et pourraient ne pas déboucher sur une offre. En début de semaine, la compagnie aérienne britannique British Airways, actionnaire d'Iberia à hauteur de 10%, avait annoncé son alliance avec le fonds américain Texas Pacific Group (TPG) ainsi que les trois fonds espagnols Vista Capital (groupe Santander), Ibersuizas et Quercus en vue du rachat de la compagnie ibérique.
Hier, à l'occasion de la présentation des résultats annuels du groupe, Jean-Cyril Spinetta, patron d'Air-France-KLM, avait indiqué que sa compagnie «n'avait aucune discussion en cours avec Iberia », ajoutant cependant « pour le moment ».
Air France-KLM a réalisé un bénéfice d'exploitation record en 2006-2007
Pour la première fois de son histoire, le transporteur Air-France-KLM a enregistré un bénéfice d'exploitation annuel supérieur à 1 milliard d'euros. Le résultat d'exploitation de la compagnie franco-néerlandaise a en effet atteint 1,24 milliard d'euros, soit une hausse de 32,5% sur une année.
La performance est d'autant plus significative que les charges d'exploitation sont en hausse de 6,4% (+3,8% hors carburant). De son côté, le bénéfice net s'est établi à 891 millions d'euros, soit une baisse de 2,4% par rapport à 2005-2006, un chiffre qui incluait toutefois la plus-value tirée de la cession de la part d'Air France dans le fournisseur technologique Amadeus. Hors cet élément exceptionnel, ce bénéfice aurait été en croissance de 80%.
De son côté, le chiffre d'affaires progresse de 7,6%, à 23,1 milliards d'euros et la marge d'exploitation de 0,9 point à 3,3%. Fort de cette bonne performance, le conseil d'administration de la compagnie a décidé de proposer à l'assemblée générale un dividende de 48 centimes d'euros, soit une hausse de 60% par rapport à l'an dernier. « Cet exercice clôture notre première étape dans le rapprochement des deux compagnies », explique Jean-Cyril Spinetta, patron du groupe dans un communiqué. « Aujourd'hui une nouvelle étape s'ouvre visant une intégration renforcée. Elle nous permettra d'améliorer encore notre rentabilité avec un objectif de retour sur capitaux employés de 8,5% à l'horizon 2009-2010 » (contre 6,5% aujourd'hui). Les synergies issues du rapprochement devraient alors s'élever à 1 milliard d'euros, contre 525 millions à fin 2006-2007.
Seule ombre au tableau, la facture pétrolière reste très élevée et a progressé de +18,7% sur l'ensemble de l'exercice à 4,26 milliards d'euros. Pour 2007-2008, le groupe a d'ores et déjà couvert ses besoins à 76% à un prix moyen de 60 dollars le baril, et prévoit une facture pétrolière de l'ordre de 4,6 milliards d'euros.
Le groupe aérien a également annoncé la mise en place d'un nouveau programme d'économies visant des réductions de coûts de 1,4 milliard d'euros sur trois ans. Pour l'exercice 2007-2008, ce plan baptisé «Challenge 10» contribuera à la maîtrise des coûts à hauteur de 560 millions d'euros.
Air France-KLM a également profité de la publication de ses résultats annuels ce matin pour annoncer une commande de 50 nouveaux appareils destinés à renouveler sa flotte. La compagnie franco-néerlandaise va donc acquérir 2 A380, 30 A 320 et 18 Boeing 777, pour un montant catalogue total de plus de 7 milliards de dollars.
Enfin, à l'occasion d'une conférence de presse, le patron du groupe a déclaré qu'Air France-KLM ne menait « aucune discussion » avec la compagnie aérienne espagnole Iberia « pour le moment ».
Open sky : Air France-KLM se sent pousser des ailes !
Après le duo, la compagnie veut un concert à quatre mains...
La mise en place prochaine d'un ciel ouvert entre l'Europe et les Etats-Unis ouvre des perspectives nouvelles pour le groupe Air France-KLM et ses alliés américains, respectivement Delta Air Lines pour Air France et Northwest pour KLM.
Jean-Cyril Spinetta veut convaincre les autorités américaines d'accorder l'immunity antitrust à quatre compagnies : Air France, KLM, Delta et Northwest.
Première étape du projet, convaincre les autorités américaines d'accorder l'immunity antitrust à quatre compagnies : Air France, KLM, Delta et Northwest.
Ce qui, par le passé, a été refusé plusieurs fois lorsque Air France et Delta en ont fait la demande dans le cadre de Skyteam.
Les raisons invoquées par l'administration américaine étaient alors un déséquilibre de la concurrence dans un marché régulé. Face à l‘Open Sky, cet argument ne peut plus vraiment être opposé.
L'immunity antitrust permettra aux quatre alliés de définir leurs tarifs en commun. Mais Jean-Cyril Spinetta veut aller plus loin avec la mise en place d'une joint venture commune aux quatre compagnies à l'instar de celle de KLM/Northwest qui tient l‘épreuve du temps puisque c‘est sa dixième année d‘existence.
« Pas d'apports capitalistiques mais la mise en commun de l'exploitation qui permet de partager les coûts et les revenus sur certaines lignes définies préalablement », explique le patron du groupe.
Un projet qui s'encadre dans une perspective de développement du groupe vers l'Amérique du Nord plutôt favorable : entre 2006 et 2011, la croissance naturelle du trafic est estimée à 6% dont 4,5% sera absorbée par Air France/KLM.
Vers l'Amérique latine que l'on peut considérer comme les « beyonds » inclus dans l'accord de ciel ouvert, le développement est encore plus marquant avec 8% de croissance naturelle. Et côté européen, le groupe examine, comme ses concurrents, « toutes les options possibles au départ des grands aéroports européens » qu‘apportera l‘Open Sky.
Un comité de développement stratégique
En attendant la réalisation de la joint venture, le groupe Air France-KLM va passer à la phase 2 de la fusion pour la période 2007-2010. Leo Van Wijk, le patron de KLM se plait à souligner que la première phase de rapprochement qui a duré trois ans s'est soldée par une croissance de 80 % de la valeur de l'action et la multiplication par dix du dividende versé aux actionnaires.
Un succès financier qui permet de passer plus avant à la fusion totale des équipes. Dans un premier temps, un comité exécutif sera mis en place au cours de l'été 2007 dont les membres auront une responsabilité groupe tout en conservant leurs responsabilités dans chaque compagnie.
Huit secteurs sont concernés : stratégie, finance, réseaux et marketing, fonctions commerciales, cargo, maintenance, achats et flotte, informatique. Et avant 2010, un comité de développement stratégique chapeautera l'ensemble. Le tout dans un climat plutôt favorable au transport aérien et sans surcapacité qui pourrait avoir une influence néfaste sur le yiel d, ni au sein du groupe ni chez les concurrents.
Résultats de l'exercice 2006-07
Chiffre d'affaires : 23 073 M€ (+ 7,6%) dont 18 370M€ CA passages (+ 8,4%) Résultat d'exploitation : 1240 M€ (+32,5%) Résultat net part du groupe : 891M€ (-2,4%)
A noter le gain de 1201 M€ réalisé sur les coûts commerciaux ( conséquence de la suppression de la commission en France sur les premiers mois de l'exercice, puis sur les marchés étrangers et enfin, de la baisse du montant des bookings fees payés aux GDS du fait de l'augmentation des ventes directes sur internet.
Face au TGV Est, Air France propose 55.000 places à 25 euros
Pour contrer l'arrivée du TGV Est, Air France met en vente jeudi et vendredi 55.000 places à 25 euros au départ de Strasbourg vers les principaux aéroports français, a annoncé la direction de la compagnie aérienne.
Ces places, disponibles en "vente flash" au prix de 25 euros l'aller simple jusqu'à vendredi minuit, concernent les destinations de Paris, Marseille, Nice, Toulouse, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Lille, Lyon, Nantes et Rennes, pour des voyages du 18 juin au 2 septembre. La direction d'Air France explique avoir voulu réagir à l'arrivée du TGV Est dont la mise en service commerciale est prévue le 10 juin. "Il s'agit de tarifs imbattables pour effectuer des transversales de 1.000 km en un peu plus d'une heure. Il n'y a aucune comparaison possible avec ce que propose la SNCF", a argué Franck Lucas, directeur marketing d'Air France pour le Grand Est.
Cette offensive tarifaire fait suite à l'annonce en mars d'une baisse des tarifs d'Air France avec des places à 49 € l'aller simple entre Paris et Strasbourg, sous conditions de réservation. L'opération a été lancée par le biais d'une "flash mob" (mobilisation éclair sur internet de personnes invitées à un lieu de rendez-vous par SMS), qui a eu lieu mercredi soir dans le quartier de la Petite France à Strasbourg. Les inscrits, munis d'une pomme, avaient la possibilité de gagner deux billets pour New York, 20 billets étant offerts en concours. Face à Air France qui va baisser le nombre de ses fréquences quotidiennes de 12 à 8 entre Strasbourg et Paris, la SNCF propose 5.000 places par jour à 15 euros entre le 10 juin et le 26 août sur toutes les liaisons faisant partie de la ligne du TGV Est européen. En outre, la SNCF vient d'ouvrir les réservations pour des voyages à partir du 2 octobre entre Mulhouse, Strasbourg et Paris pour 19 euros, sous certaines conditions.
Air France-KLM : une union sans nuages
La compagnie aérienne franco-néerlandaise a annoncé un résultat d’exploitation record en 2006-2007. Au cours d’une interview vidéo accordée à Easybourse TV, le directeur financier Philippe Calavia tire les leçons de ce succès. Il évoque au passage le parcours du titre et fait le point sur la consolidation en marche dans le secteur… tout en démentant quelques rumeurs.
«Grâce aux synergies que nous développons avec KLM, nous pouvons améliorer nos résultats respectifs bien plus que nous l’aurions fait de façon isolée», se félicite Philippe Calavia, directeur financier d’Air France-KLM.
On comprend son enthousiasme : c’est en effet une pluie de bons chiffres qui sont tombés ce matin pour l’exercice 2006-2007.
Le chiffre d’affaires est en hausse de 7,6% à 23 milliards d’euros, le résultat d’exploitation caracole à 1,24 milliards d’euros après un gain de 32,5%, la marge d’exploitation gagne 0,9 points et s’ajuste à 6,3% tandis que le retour sur capitaux employés progresse d’1,3 point à 6,5%.
Un rapprochement stratégique
Forte de ces résultats, la compagnie aérienne compte encore intensifier les synergies liées à la fusion intervenue en 2003, notamment au niveau de la direction.
«Au plus tard cet été, nous allons mettre en place un véritable comité exécutif du groupe qui sera composé de dirigeants français et hollandais dans les secteurs où une plus forte intégration est prévue. Ils ne siégeront pas en tant que représentants d’Air France ou de KLM mais au nom du métier dont ils ont la responsabilité», explique Philippe Calavia.
Les synergies cumulées s’élevaient à 525 millions d'euros au 31 mars 2007. Le groupe espère arriver à un milliard d'euros d'ici la fin de l'exercice 2009-2010.
D’alliance, il en est aussi question avec Aéroports de Paris. Les deux sociétés ont signé un protocole d’accord pour une coopération renforcée en mars dernier, principalement dans le but d’améliorer la capacité d’accueil des passagers.
«ADP ne peut pas se développer si Air France ne développe pas fortement son activité. […] On a vu dans le passé, notamment lors des événements tragiques de 2001, que si Air France n’avait pas maintenu un niveau d’activité satisfaisant sur les aéroports parisiens, ADP aurait beaucoup souffert», estime le directeur financier. Seule ombre au tableau, le bénéfice net de 891 millions d’euros est inférieur à celui de 2005 qui s’élevait à 913 millions.
C’est principalement la flambée des cours du carburant qui a pesé sur les comptes de la compagnie aérienne. En 2006, Air France-KLM a dû y consacrer 4,26 milliard d'euros, contre 3,59 milliard d'euros un an plus tôt, soit une hausse de 18,7%. Quant aux charges d’exploitation, elles ont augmenté de 6,4% à 21,83 milliards d'euros.
Dans une optique de rationalisation, le groupe a indiqué le lancement du plan «Challenge 10» qui prévoit la réduction des coûts en trois ans. Il devrait permettre de générer une économie d’1,4 milliard d'euros d'ici 2009-2010, dont 560 millions pour 2007-2008.
Le choix des partenaires
Evoquant la consolidation du secteur aérien, Philippe Calavia a formellement démenti une rumeur de presse qui indiquait qu’Air France-KLM pourrait prendre une participation au capital des compagnies américaines Delta et Northwest.
Bien que désireux de poursuivre sur la voie de la consolidation, le groupe laisse également de côté le dossier Alitalia.
«Nous avons déjà dit que nous n’étions pas intéressés par la forme qu’a choisi le gouvernement italien pour privatiser sa compagnie.Tant que cette procédure continue, nous n’avons pas l’intention de rouvrir le dossier», indique Philippe Calavia.
Il revient enfin sur la flambée du titre, qu’il explique par la performance économique de l’entreprise, mais pas seulement. «Le marché a une vision un peu plus juste de la valeur des compagnies aériennes. Il est moins frileux à l’égard du transport aérien, car il croit d’avantage à la consolidation et à son potentiel d’amélioration des résultats», estime le dirigeant.
«Les actionnaires qui ont été fidèles ont vu leur patrimoine significativement revalorisé. Les perspectives des 2 ou 3 ans à venir doivent les inciter à rester confiants dans le potentiel de valorisation du titre, puisque nous avons annoncé que nous attendrions nos objectifs de retour sur capitaux employés 2 ans avant la date prévue, c’est à dire en 2007 au lieu de 2009», conclut Philippe Calavia.
Alitalia affiche 626 millions de pertes en 2006
La « data room » d'Alitalia ne dévoilera pas de bonnes surprises aux trois candidats à la reprise des 39,9 % du capital de la compagnie aérienne italienne détenus par le Trésor italien. Le conseil d'administration qui s'est terminé dans la soirée de mercredi a en effet dévoilé que la perte du groupe s'est élevée à 626 millions d'euros en 2006, soit 458 millions de plus qu'en 2005. Un chiffre en partie attribuable à la nouvelle évaluation de la valeur de la flotte dans les livres de la compagnie, laquelle a dû passer une moins-value de 197 millions.
Une assemblée des actionnaires convoquée pour les 26 et 27 juin devra prendre acte de la situation, mais les conséquences de l'aggravation des pertes vont essentiellement peser sur les offres des trois consortiums en lice pour reprendre la société : l'AP Holding de Carlo Toto, président de Air One, appuyé par Banca Intesa Sanpaolo, TPG-Mattlin Patterson associé à Mediobanca, et Aeroflot avec UniCredit, qui ont accès aux comptes depuis hier. Les candidats doivent déposer leurs offres définitives avant le 2 juillet à 17 heures.
La situation sociale, caractérisée par les grèves à répétition des hôtesses et la grève du zèle des personnels de cabine, sans compter celle des contrôleurs aériens, a amené le gouvernement à décider de convoquer pour le 29 mai la direction et les syndicats de la compagnie, afin de trouver une issue à la confrontation. La direction espère présenter des comptes 2007 en amélioration, mais les mouvements sociaux compromettent cet objectif. En 2006, les grèves auraient coûté quelque 100 millions à Alitalia
Droit des passagers : La DGAC peut désormais sanctionner les compagnies
Il est parfois difficile de faire évoluer les comportements. Tenter de le faire par voie réglementaire ne peut vraiment fonctionner que si il existe une perspective de sanction.
La parution d'un décret, publié au journal officiel le 15 mai dernier, peut faire peur aux transporteurs : Les compagnies aériennes effectuant des vols au départ du territoire national peuvent dorénavant être sanctionnées par la DGAC. Des amendes pourront aussi être infligées pour des vols à l�arrivée sur le territoire national si les compagnies aériennes concernées sont ressortissantes d�un Etat membre de l�Union. Un passager pourra alors saisir la DGAC qui pourra décider de transmettre le dossier à sa commission administrative, "seule habilitée à proposer au ministre des Transports des amendes à l�encontre des compagnies contrevenantes". Ces amendes pourront atteindre 7 500 euros, et seront portées à 15 000 euros en cas de récidive. Pour mémoire en 2006, 1800 réclamations ont été traitées par la DGAC. Elles concernaient pour 33 % des annulations de vol, 33 % des retards, 8 % des refus d�embarquement, 3 % des pertes ou détérioration de bagages, et 23 % des causes diverses (enfants non accompagnés, transport d�animaux?). La DGAC intervenait auprès des compagnies concernées mais ne pouvais pas envisager de sanction. Elle dispose aujourd'hui d'un bâton.
Transavia France vient de démarrer ses activités. Visiblement, les choses se passent plutôt bien.
Pour son premier vol, samedi 12 mai, la compagnie a décollé d'Orly vers Porto avec 182 passagers à bord. Elle est revenue avec une centaine de clients. Le Boeing 737-800 qu'elle utilise offrant une capacité de 186 places, la performance est intéressante. Comme l'explique Lionel Guérin, le PDG de la nouvelle filiale d'Air France à l'occasion du vol inaugural de la low cost, "nous sommes contents des remplissages, mais également des résultats des ventes à bord qui se sont révélé très importants". Entre le début des opérations samedi 12 et le lundi suivant Transavia a enregistré environ 50% de taux de remplissage, "ce qui est encourageant". D'autant que les engagements sont bons et que la campagne de communication vient à peine de commencer. L'équipe dirigeante estime qu'elle sera à plein régime aux alentours du 13 juillet. Aujourd'hui 80% des ventes sont réalisées en direct, "la surprise, c'est que nous estimons que 10% de nos ventes sont réalisées en agences de voyages".
La nouvelle compagnie de loisirs Transavia a pris son envol samedi
La nouvelle compagnie touristique d'Air France-KLM, Transavia France, a effectué son premier vol régulier samedi entre l'aéroport d'Orly et Porto, avant de desservir cet été un total de neuf destinations loisirs moyen-courrier non assurées par Air France.
La compagnie, dont le lancement a été annoncé en novembre 2006, étoffera en juin son réseau avec huit destinations touristiques méditerranéennes réparties sur cinq pays (Maroc, Tunisie, Espagne, Italie, Grèce).
Transavia, aux couleurs vert et bleu, annonce des billets à partir de 49 euros l'aller simple sur Porto, et jusqu'à un maximum de 200 euros. Les prestations à bord seront payantes.
Le transporteur, à mi-chemin entre charter et low-cost, desservira également des destinations "soleil" non régulières pour le compte de tour-opérateurs comme Club Med, Nouvelles Frontière ou Fram.
A terme, Transavia prévoit des recettes équilibrées entre vols réguliers et charters.
C'est une manière pour Air France de concurrencer à la fois les compagnies à bas coûts et les charters mais aussi d'occuper à Orly-Sud les créneaux horaires qu'elle s'apprête à libérer en juin, avec la baisse de ses fréquences vers Strasbourg à l'occasion du lancement du TGV Est.
La nouvelle compagnie est une filiale commune d'Air France (60%) et de Transavia.com (40%), filiale existante du néerlandais KLM spécialisée sur le segment touristique, dont le modèle combine une activité charter à de la vente directe de billets à bas prix.
Transavia, dont la flotte atteindra quatre appareils moyen-courriers 737 cet été, passera à sept avions l'été prochain.
La compagnie ambitionne de desservir une quinzaine de destinations méditerranéennes.
Le syndicat des pilotes d'Air France appelle à la grève lundi
Pour dénoncer les conditions de création de Transavia France, filiale low-cost d'Air France, le syndicat des pilotes d'Air France appelle à la grève lundi.
Transavia France devrait commencer son activité à partir du mois de juin sur la Tunisie. La filiale d'Air France desservira le bassin méditerranéen cet été. Pour le moment, la compagnie dispose de quatre avions, mais sa flotte comptera onze appareils à terme. Les destinations qui n'étaient plus desservies par Air France, car pas assez rentables, vont de nouveaux être proposées, par Transavia France désormais.
Air France avait annoncé ce projet le 17 novembre 2006. La compagnie désirait profiter de l'expansion du tourisme, afin d'exploiter de nouveau les vols à bas prix. La compagnie aérienne française revient sur ce marché dix ans après la fermeture d'Air Charter, sa précédente filiale low-cost. Cette première tentative avait été un échec, la compagnie charter ne parvenant pas à maîtriser ses coûts d'exploitation.
La compagnie aérienne low-cost Transavia a d'abord été la propriété de KLM. En 1991, son actionnaire majoritaire, P&O Nedlloyd, a vendu 80% de ses parts à KLM. En juin 2003, KLM a racheté les 20% du capital restant, devenant ainsi la propriété de KLM à 100%. La fusion postérieure des compagnies Air France et KLM fit de Transavia une filiale indépendante de la nouvelle entité.
Par ailleurs, Transavia France devrait fonctionner de la même manière que Transavia.com, la compagnie charter de KLM. Chez cette dernière, les vols sont vendus sur Internet, mais également aux voyagistes, ce qui fait d'elle une compagnie à la fois low-cost et charter.
Les syndicats refusent "l'externalisation" de leurs métiers
Le syndicat, à l'origine du mouvement de grève, dénonce l'impact de la création de Transavia France, une nouvelle entité de Transavia, sur tous les corps de métiers d’Air France. Il dénonce "la régression sociale" qui "s'organise au sein du groupe AF-KLM". D'autres syndicats, du personnel navigant et du personnel au sol, ont fait part de leur désapprobation. Le syndicat SUD Aérien avait également dénoncé en avril que "tous les salariés auront des conditions de travail et de salaire inférieures à Air France", dans le but de proposer des tarifs permettant à Transavia France de concurrencer les compagnies low-cost présentes sur le marché.
D'après la direction d'Air France, cette journée de grève ne "devrait avoir aucune incidence sur le trafic".
AIR FRANCE/KLM Tentée par le parc d'avions d'affaires
Alors que de plus en plus de passagers haut de gamme se tournent vers l'aviation d'affaires pour effectuer des liaisons point à point en Europe, afin d'éviter les contraintes liées à la sécurité sur les aéroports, Air France/KLM réfléchit au développement d'une nouvelle filiale dédiée aux hommes d'affaires. Sur le modèle déjà adopté depuis 2005 par Lufthansa, qui a passé un accord avec NetJets, Air France/KLM étudie un service "Premium" au départ de Paris, l'aéroport de Schiphol étant déjà très encombré. La compagnie pourrait également placer des avions d'affaires sur certaines lignes régionales dont le trafic est trop faible pour exploiter profitablement des avions régionaux.
Alitalia : le choix de l'acquéreur devrait être connu avant fin juillet
La vente de la compagnie aérienne italienne a franchi hier un pas supplémentaire. Le ministre de l'Economie, Tommaso Padoa-Schioppa, a indiqué devant le Parlement que le Trésor enverra dans les prochains jours aux trois candidats au rachat une lettre de procédure leur précisant la part exacte de capital que l'Etat entend céder. Le Trésor détient en effet 49,9 % d'Alitalia et a déclaré vouloir en céder au moins 39,9 %. La lettre indiquera aussi le calendrier, les modalités des offres et les critères d'adjudication. Les offres définitives accompagnées du plan industriel devront être déposées au plus tard fin juin et le choix de l'acquéreur devrait se faire avant la fin juillet. Le Trésor a insisté hier sur le fait qu'un des critères de choix déterminant sera la garantie « d'un redressement et d'une relance d'Alitalia sur la base d'un plan industriel crédible ».
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Le CRJ100 FGRJO qui opérait le vol AF5869 de CDG à Southampton est sorti de piste après son atterrissage à Southampton. |
Les premières informations dont nous disposons sont les suivantes : l’avion a eu une panne hydraulique du circuit n°3 en vol, et après l’atterrissage a effectué une embardée à droite et a terminé sa course dans l’herbe à basse vitesse environ 30Km/h . Il s’est immobilisé à 900m du début de piste et à droite des balises latérales. Aucun blessé n’est à déplorer. Il n’y a pas eu de réaction de panique de la part des passagers qui, selon les éléments communiqués, ont évacué l’avion tranquillement et avec le sourire.
Airlinair met le cap sur l'Europe
Airlinair a pris un chemin qui semble mener du statut de compagnie régionale à celui de transporteur européen.
En effet, après Le Havre Amsterdam en novembre dernier, la compagnie commercialise depuis hier une ligne reliant Paris Orly à Eindhoven. Une commercialisation qui se fait en agences de voyages (à travers Amadeus, Sabre et Galileo sous code A5), aux comptoirs des aéroports concernés et sur le site Internet d'Airlinair. En revanche, les opérations seront effectivement assurées par la compagnie Chalair, avec un Beechcraft 1900 D de 19 places, à raison de 2 vols par jour. Il s'agit du 4e partenariat de ce type entre les 2 transporteurs après Rennes Mulhouse, Le Havre Amsterdam et Le Havre Toulouse.
Transavia.com, la filiale low cost de KLM, casse les prix du 09 Janvier 2007
En ce début d'année 2007, la filiale low cost de KLM, transavia.com, met en vente des billets à des prix cassés.
Pour toute réservation effectuée entre mardi 9 janvier et lundi 15 janvier 2007 à minuit, les voyageurs pourront bénéficier d'une réduction de 10 euros sur leur vol à destination d'Amsterdam et Rotterdam depuis les villes françaises de Nice, Pau et Toulon (billets aller-simple à partir de 19,99 euros HT). Cette offre est valable pour un départ entre le 15 janvier et le 31 mars 2007
Le pétrole tombe en dessous des 52 dollars le baril
Les cours du pétrole ont chuté sous le seuil des 52 dollars le baril jeudi, au plus bas depuis 19 mois, plombés par les températures trop élevées pour la saison aux Etats-Unis, sur un marché guettant la réponse de l'Opep à ce déclin des prix.
A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février s'est replié de 1,99 dollar, clôturant à 51,70 dollars, après avoir reculé à 51,65 dollars, un prix inédit depuis le 9 juin 2005.
A New York, le baril de "light sweet crude" a perdu 2,14 dollars à 51,88 dollars sur l'échéance de février, après avoir chuté jusqu'à 51,80 dollars, un plus bas depuis le 31 mai 2005.
Malgré un faible rebond en milieu d'après-midi, la douceur des températures américaines et l'ampleur des stocks américains de produits distillés ont continué de peser sur le marché, frileux en cet hiver plus doux que de coutume.
Le rapport publié mercredi par le département de l'Energie américain (DoE) a fait état d'une augmentation beaucoup plus forte que prévu des stocks de produits distillés (diesel et fioul de chauffage), de 5,4 millions de barils, contre 2 millions attendus.
"Ce rapport était plutôt baissier, dans la mesure où il a signalé de solides hausses des stocks de produits distillés et d'essence alors que les températures restent toujours relativement douces", explique Kevin Norrish, analyste chez Barclays Capital à Londres.
La demande américaine en fioul de chauffage, actuellement bien inférieure aux normales saisonnières en raison du climat, a chuté à son plus bas niveau depuis cinq mois, selon le DoE.
Ces chiffres ont fait passer au second plan la baisse de 5 millions de barils des stocks de brut.
"Comme bien souvent en période de sentiment négatif, l'attention du marché s'est focalisée davantage sur la hausse des stocks de produits distillés et d'essence que sur la chute de ceux de brut", explique Kevin Norrish.
Ce déclin des prix devrait accentuer la pression exercée sur l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui fournit 40% du brut mondial et voit sans doute fondre sa rente d'un mauvais oeil.
Le panier de l'Opep, moyenne des onze bruts produits par les membres du cartel, valait mercredi 50,56 dollars le baril, son plus bas niveau depuis novembre 2005, un niveau jugé "cinq dollars trop bas au goût de l'Opep", selon Kevin Norrish.
Le ministre du Pétrole des Emirats arabes unis, Mohammad Al-Hamili, a reconnu jeudi que l'Opep était "inquiète" et que ses membres se consultaient régulièrement au sujet de la chute des cours.
Le cartel avait décidé en octobre d'une baisse de production de 1,2 million de barils par jour, applicable au 1er novembre. Les analystes estiment toutefois qu'il n'a pas tenu ses engagements. A la mi-décembre, les différentes estimations faisaient état d'une baisse réelle de production de 500 à 800.000 barils par jour seulement.
Une nouvelle baisse théorique de 500.000 barils par jour, décidée à la mi-décembre à Abuja (Nigeria) doit entrer en vigueur au 1er février. Elle pourrait cependant prendre effet plus vite que prévu.
Selon Mike Wittner, analyste chez Calyon, deux hypothèses sont envisageables : "soit l'Opep décide d'appliquer plus sérieusement les baisses de production déjà fixées, soit elle décide de réduire sa production de manière plus drastique après février, de plus de 500.000 barils par jour."
Swiss : 10.5 millions de passagers en 2006
En comparaison annuelle, le coefficient d'occupation de Swiss s'est accru en moyenne de 1,7 points en 2006 pour atteindre 79,8 % sur l'ensemble du réseau. Sur le réseau intercontinental, le coefficient d'occupation s'est stabilisé au taux élevé de 83,8 % (contre 84 % en 2005). Sur le réseau européen, il s'est amélioré de 5,4 points à 71,3 %. SWISS a transporté 10,5 millions de passagers en 2006 (2005 : 9.6 mio).
En décembre 2006, le coefficient d'occupation de Swiss s'est élevé à 79,7 % (contre 74,9 % en 2005). La compagnie helvétique a transporté 881'997 passagers (année précédente : 721'013).
Sur le réseau intercontinental, le coefficient d'occupation s'est accru de 3,1 points à 83,9 % en comparaison annuelle. Sur le réseau européen, il a même augmenté de 7,8 points à 70 %.
Sur l'ensemble de l'année, Swiss a enregistré, sur le réseau intercontinental, le coefficient d'occupation s'est situé à 83,8 % en 2006, demeurant pratiquement à hauteur des 84 % de l'année précédente.
Europe : le coefficient d'occupation s'est accru de 5,4 points
Pour une capacité (exprimée en sièges kilomètres offerts - SKO) augmentée de 6,1 % en comparaison annuelle, le trafic (exprimé en passagers kilomètres transportés - PKT) s'est accru de 5,8 %.
Sur le réseau européen, le coefficient d'occupation s'est accru de 5,4 points en 2006, atteignant 71,3 % (contre 65,9 % en 2005). Pour une capacité (SKO) accrue de 4,7 % en comparaison annuelle, le trafic (PKT) a grimpé de 13,3 %. La compagnie a transporté 10.5 millions de passagers en 2006.
Un consortium financier s'intéresserait à Alitalia
Selon la presse économique américaine, la banque d'affaires Rotschild serait en train de monter un consortium pour prendre une participation dans le capital d'Alitalia, incluant la petite compagnie italienne Meridiana.
Alors que les incertitudes planent toujours sur un éventuel rapprochement entre Air France-KLM et Alitalia, la presse économique américaine a annoncé que la banque d'affaires Rotschild serait en train de monter un consortium financier pour prendre une part dans le capital de la compagnie transalpine. Le gouvernement italien a récemment lancé un appel d'offres pour l'attribution de 30,1% du capital d'Alitalia et acceptera les candidatures jusqu'au 29 janvier. La petite compagnie italienne Meridiana, contrôlée par le Prince Karim Aga Khan, ferait partie du consortium. La capitalisation d'Alitalia se monte à 1,47 milliard d'euros.
Cédric Pastour devient super conseiller
L’ancien président de la compagnie Star Airlines a créé cinq sociétés autour de la marque Aloa, spécialisée dans le conseil, la communication, la formation professionnelle, l’intérim et la prestation de services informatiques pour les professionnels du tourisme.
Quelques mois après la création du groupe ATI (pour Aviation Tourisme Investissement) destiné à conseiller les entreprises du tourisme en général et du transport aérien en particulier, Cédric Pastour officialise l’instauration de cinq sociétés autour de la marque Aloa. Aloa Conseil sera ainsi spécialisée dans le conseil et l’audit dans l’organisation des transporteurs aériens de taille moyenne. Aloa Communication entend venir en aide aux entreprises touristiques confrontées à une situation de crise. Aloa Formair est dédiée à la formation et à la sélection de personnels pour les différents métiers du transport aérien. Aloa Intérim avec deux agences, l’une en Ile-de-France, l’autre en Paca, entend pourvoir aux demandes en personnels de sociétés dans l’aérien, l’hôtellerie, le tourisme et la restauration. Enfin, la société Aloa Si est spécialisée dans les prestations de services informatiques en matière de conseils, de sécurité, de formation… Installée à Maisons-Alfort (94), ATI qui compte déjà une trentaine de collaborateurs est une SAS au capital 480 000 €, dotée de 1 M€ de capitaux propres détenus par Cédric Pastour, ancien DG de Look Voyages et président de la compagnie Star Airlines.
Y-a-t'il un avenir pour le low cost long courrier ?
Si plusieurs low cost long courrier volent déjà dans le monde, le décollage en France de l'AVION, première compagnie française de ce type, a rendu tangible pour les professionnels ce type de transport. Est-il appelé à la même réussite que les low cost traditionnelles ou ses fondamentaux sont-ils incompatibles avec la nature même du transport à bas coût ?
Si les projecteurs de l'actualité ont été braqués dans la semaine qui vient de s'écouler sur le décollage de l'AVION, il faut savoir qu'à quelques nuances près (pas de Classe business) deux autres compagnies fonctionnant sur le même business model sont implantées sur le sol français : Zoom Airlines et Maestro qui, toutes deux desservent ou vont desservir le Canada.
Dans le monde (Asie et USA en particulier), les low cost long courrier se multiplient. Un foisonnement qui donne des idées aux plus entreprenants comme Tony Fernandes, le magnat malaisien de l'aviation, qui a annoncé vendredi le lancement d'Air Asia X qui veut appliquer au long les recettes du court et du moyen courrier.
Un Kuala Lumpur – Londres, aller-retour, pourrait ainsi coûter seulement 140 dollars et même 3 dollars pendant les périodes de promotion. Mais son ambition ne s'arrête pas là : Tony Fernandes rêve de bâtir une alliance low cost mondiale et discute avec tous les ténors du secteur : EasyJet, Virgin…
Mais alors… on nous aurait menti ? Le low cost long courrier est-il viable et les recettes qui en ont fait le succès que l'on sait sont-elles reproductibles ?
Historiquement, l'affaire a démarré plutôt mal. En septembre 1977, Sir Freddie Laker, pionner du vol à bas prix, lance son Skytrain sur Londres-New York. Mais l'expérience s'arrêtera au bout de cinq ans.
Aujourd'hui, le modèle low cost est bien défini et les résultats sont là : des flottes qui volent longtemps (11 heures jour en moyenne), donc davantage de rotations, des services et des frais a minima (résa en ligne), un marketing et un pricing agressifs et des aéroports secondaires ou des aérogares low cost pour réduire les frais.
Le long courrier, dernier bastion non encore investi
Autant de facteurs difficilement conciliables avec les longs trajets. Du moins c'est ce que prétendaient les compagnies traditionnelles. « Si les low cost se lancent dans le long-courrier, où nos avions volent déjà 15 heures par jour, elles seront dans la même position que nous (…) le modèle des compagnies à bas prix s'accommode mal de la complexité des services sur longues distances.
Il faut servir à manger, donner le choix entre régimes kasher ou végétarien, offrir des systèmes vidéo, ce qui n'est pas forcément cher à l'achat mais se révèle coûteux en logistique et en entretien. Je pourrais multiplier les exemples… », déclarait en 2005 Jean-Cyril Spinetta, PDG d'AF-KLM dans une interview à l'Expasion.
Pourtant, le modèle se multiplie : AirAsia, à Kuala Lumpur, dessert la Chine, JALways le Pacifique et Air Sahara en Inde opère le Londres-New Delhi, tandis que Oasis Hong Kong Airlines a amorcé le Hong Kong-Londres et étendra prochainement son réseau aux USA.
Et les projets foisonnent comme rappelait dernièrement Vincent de Monicault : « Viva Macau lance aussi ses opérations cet été, depuis Macao sur l'Asie, le Moyen-Orient et l'Europe. Un autre projet doit bientôt voir le jour en Indonésie : Adam Air. L'Australie n'est pas en reste. Jetstar International, filiale de Qantas, se lance sur ce segment en fin d'année. Virgin Blue confirme étudier des liaisons à bas prix entre l'Australie et les Etats-Unis… »
Bien entendu, on pense immédiatement aux débuts du low cost européen et à la consolidation qui ne tardera pas, là aussi, à s'exercer. Mais qui eût parié sur le devenir de ces low cost il y a 6 ans ? C'est pourtant le laps de temps qu'il leur a fallu pour conquérir 27% de parts de marché du ciel européen.
Si l'on ajoute à cela que les plateformes de province veulent des vols internationaux en point à point et que certaines comme Marseille disposent des infrastructures pour accueillir avec le meilleur rapport qualité prix ces compagnies, voilà qui pourrait donner rapidement un coup de vieux au sacro-saint modèle du hub généralisé par les alliances aériennes internationales.
Mais la bataille sera rude. Le long courrier est le dernier bastion non encore investi par les nouveaux entrants. Et sa clientèle haute contribution (First et Business), véritable manne, est considérée comme la chasse-gardée des compagnies régulières. Bousculées par les low cost dans leur dernier pré carré, il y a fort à parier qu'elles se battront aile-à-aile pour le garder. Une nouvelle guerre du ciel vient de commencer…
Aéroport de Rennes a battu des records en 2006
L'Aéroport de Rennes a accueilli 465 000 passagers en 2006, un nouveau record pour la plate-forme. Lyon, première destination au départ de Rennes progresse de 14,8 %. Pour 2007, la plate-forme est optimiste et compte consolider ce résultat.
Avec un trafic dépassant les 465 000 passagers sur l'ensemble de l'année
2006, l'aéroport de Rennes affiche une croissance exceptionnelle de l'activité globale de 14 %. Rennes Aéroport a renoué avec la croissance et a dépassé son précédent record, 421 580 passagers, établi en 2000.
Le trafic régulier domestique enregistre de bons résultats (+11 %), avec 6 lignes sur 10 en augmentation. Les plus fortes progressions concernent les toutes premières lignes de l'aéroport.
Lyon, première destination au départ de Rennes progresse de 14,8 %. Depuis octobre, une fréquence quotidienne supplémentaire permet une meilleure accessibilité au Hub de Lyon et aux grandes stations des Alpes.
Ryanair conteste le décret illégal du 23 novembre 2006
Ryanair, la compagnie aérienne leader pour ses bas tarifs en Europe, annonce qu’elle porte plainte contre le gouvernement français pour son décret illégal relatif aux bases d’exploitation des entreprises de transport aérien.
Ce décret est contraire à la réglementation européenne concernant les services aériens, et représente une nouvelle tentative de protéger Air France contre toute concurrence.
Jim Callaghan, responsable juridique et secrétaire général de la compagnie, commentait aujourd’hui :
« Ryanair a porté plainte (le 26 décembre 2006) auprès du conseil d’Etat pour demander l’annulation de ce décret illégal et contre toute concurrence. Ce décret essaie de contraindre les compagnies aériennes étrangères d’appliquer le droit du travail français lorsqu’elles ont des avions basés en France. Ce décret est contraire aux lois européennes sur la libre circulation des services et la liberté d’établissement. Il est aussi contraire à la libéralisation du marché du transport aérien européen. Ce décret est clairement destiné à décourager les compagnies aériennes étrangères d’établir des bases opérationnelles en France, et de concurrencer le monopole d’Air France.
Ryanair a aussi porté plainte auprès de la Commission Européenne afin de faire annuler ce décret illégal.
TUI va recapitaliser sa filiale française.
TRAITEMENT de choc pour le géant européen du tourisme. Le conseil de surveillance de TUI a dévoilé hier les grandes lignes de son plan stratégique d'ici à 2008. Objectif : restaurer la santé financière de l'entreprise dans un contexte très concurrentiel. Le plan d'économies de 250 millions d'euros qui a été adopté s'accompagnera de 3 600 suppressions d'emploi : 2 600 en Grande-Bretagne, 400 en Allemagne, 200 en France et le solde dans le reste du monde.
En France, le groupe allemand s'est engagé à renflouer sa filiale Nouvelles Frontières à hauteur de 160 millions d'euros afin de lui permettre de renouer avec les bénéfices d'ici à fin 2008 contre 50 millions d'euros de pertes sur le dernier exercice clos en 2005.
« Une partie de cette recapitalisation se fera en effacement de dettes (qui s'élèvent à 220 millions d'euros), une autre servira à financer notre plan stratégique que nous annoncerons en janvier prochain, explique au Figaro, Jean-Marc Siano, le président de TUI France. Cela concerne le développement d'Internet, du réseau de nos agences et de la communication. » TUI veut créer un portail Internet unique pour ses cinq compagnies aériennes pour gonfler la part de ses ventes sur Internet.
C'est la deuxième recapitalisation de Nouvelles Frontières depuis 2002, après son rachat par TUI à son fondateur Jacques Maillot. Source de près de la moitié des pertes de TUI France, la compagnie aérienne Corsair, sera touchée par 211 suppressions d'emplois (voir nos éditions du 22 novembre) sur un effectif global de 1 620 postes. Les réservations de vols à destination de l'île de la Réunion, qui représentent un quart du chiffre d'affaires de Corsair, ont baissé cette année à cause l'épidémie du chikungunya. Ce qui va amputer cette année le chiffre d'affaires du groupe Nouvelles Frontières d'environ 60 millions d'euros (1,25 milliard d'euros en 2005). Déjà en 2005, Corsair avait essuyé une perte d'exploitation de 29 millions d'euros liée au renouvellement de la flotte de ses six Boeing 747-300 par une version plus récente. Une mauvaise passe que TUI assume et qui ne sera plus qu'un mauvais souvenir. D'ici deux ans toutes les compagnies aériennes régulières du groupe arboreront le sigle TUI Fly.com, y compris Corsair.
Nouveaux Boeing
« TUI a pris ses responsabilités et a montré par des signes forts le maintient de sa filiale aérienne au coeur de la stratégie du groupe », ajoute Jean-Marc Siano. TUI a même commandé 41 nouveaux Boeing portant à 65 le nombre total d'avions devant lui être livrés entre 2010 et 2013. Soit un investissement de 3 milliards d'euros.
Une nouveauté : TUI va se lancer dans les croisières maritimes. Le groupe a signé une lettre d'intention avec le leader mondial, Carnival, pour exploiter ensemble quatre bateaux. Le voyagiste va prendre d'abord 5 % d'une société commune pour 60 millions d'euros, puis monter peu à peu jusqu'à 25 % en 2010, année où il aura son premier propre navire.
Dans le transport maritime de conteneurs, l'autre métier du groupe après le tourisme, le président de TUI, Michael Frenzel, a indiqué hier qu'une vente de cette branche déficitaire n'était « pas faisable actuellement ». Par contre TUI va céder un terminal portuaire à Montréal ainsi que plusieurs navires de CP Ships et des actifs immobiliers. TUI espère ainsi dégager 1 milliard d'euros, pour réduire son endettement. Tout le monde est mis à contribution : les actionnaires seront mis au pain sec et ne toucheront pas de dividendes cette année.
Portugal: grève du zèle des pilotes à partir de mercredi
LISBONNE, 18 déc 2006 (AFP) -
Les pilotes portugais devraient refuser de faire des heures supplémentaires à partir de mercredi afin de protester contre le projet du gouvernement souhaitant porter l'âge de départ à la retraite de 60 à 65 ans.
EasyJet saisit le Conseil d'Etat à propos d'un décret lui appliquant le droit français
La compagnie low cost britannique easyJet a indiqué mardi avoir déposé un recours vendredi au Conseil d'Etat contre un décret publié le 23 novembre qui soumet les personnels navigants des compagnies étrangères basées en France au droit du travail français.
Le Conseil d'Etat précise de son côté que la compagnie a déposé un recours au fond mais aussi en référé pour obtenir une décision rapide.
Le quotidien La Tribune, qui a révélé cette information mardi, précise qu'easyJet est concernée par ce décret pour sa base d'Orly ainsi que les compagnies irlandaises Ryanair à Marseille et Cityjet (filiale d'Air France) à Roissy.
A la suite d'une enquête ouverte en mars 2005, easyJet a été mise en examen vendredi par un juge d'instruction de Créteil pour "travail dissimulé" et "entraves aux organes de représentation" du personnel (comité d'entreprise, comité hygiène et sécurité - CHSCT -, délégués du personnel et droit syndical).
"La coïncidence dans le temps de notre recours et de notre mise en examen est fortuite mais ça tourne autour de la même controverse" indique un porte-parole de la compagnie britannique, Thomas Meister.
"Selon nous, le décret contredit le droit d'établissement garanti par la législation européenne", indique le porte-parole.
"Le décret estime que notre base d'Orly est une base d'exploitation mais nous considérons qu'il s'agit simplement d'une salle de repos où le personnel navigant vient se reposer. Le métier est par essence international. Il est rattaché à l'avion beaucoup plus qu'à la base", explique-t-il.
Le décret précise au contraire que "le centre de l'activité professionnelle" d'un salarié peut être le lieu "où il prend son service et retourne après l'accomplissement de sa mission" et l'instruction estime que la compagnie aurait dû créer une filiale de droit français.
EasyJet emploie sous contrats britanniques quelque 130 salariés navigants commerciaux et des pilotes rattachés techniquement à sa base d'Orly, sans compter les employés d'entreprises sous-traitantes qui effectuent notamment l'assistance au sol sous le régime du droit français.
Air Austral se posera à Toulouse en 2007
A compter du 27 mars, la compagnie lancera un vol Toulouse-Saint Denis de la Réunion exploité une à deux fois par semaine. Après l'ouverture des lignes Marseille-Saint Denis de la Réunion en juin 2005 et de Lyon-Saint Denis de la Réunion en novembre 2005, Air Austral lance le 27 mars 2007 un vol direct au départ de Toulouse exploité une fois par semaine. A compter du 1er juillet, il sera dédoublé (un vol sera direct tandis que l'autre fera un stop à Marseille). Les prix démarrent à 485 euros hors taxes l'aller-retour. Air Austral assure toujours par ailleurs un vol quotidien au départ de Paris.
EasyJet mise en examen pour travail dissimulé
La compagnie low cost britannique easyJet a été mise en examen vendredi à Créteil, en tant que personne morale, pour "travail dissimulé" et "entraves aux organes de représentation du personnel".
La mise en examen de la compagnie a été signifiée vendredi après-midi par un juge d'instruction du tribunal de grande instance de Créteil au directeur juridique d'easyJet, dont l'identité n'a pas été précisée et qui était venu de Grande-Bretagne pour la représenter, selon une source judiciaire.
Le parquet de Créteil avait auparavant ouvert une information judiciaire pour "travail dissimulé" et "entraves aux organes de représentation" du personnel (comité d'entreprise, comité hygiène et sécurité - CHSCT-, délégués du personnel et droit syndical).
L'escale d'Orly de la compagnie avait fait l'objet jeudi d'un contrôle surprise de fonctionnaires de l'Urssaf, de l'inspection du travail, des impôts et de la gendarmerie, dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Créteil en mars 2005.
Cette opération visait à recueillir "tous les éléments" concernant les conditions d'emploi des quelque 170 salariés d'easyJet affectés à l'escale d'Orly, soumis au droit britannique et non au droit français.
La responsable de l'escale d'Orly, placée jeudi en garde à vue dans le cadre de cette intervention en flagrance, a été remise en liberté vendredi.
"Aucune disposition du droit du travail français n'est appliquée", avait indiqué jeudi une source judiciaire, citant l'absence de comité d'entreprise ou la non-déclaration des salariés aux organismes français de protection sociale.
"Les navigants (hôtesses et pilotes) d'easyJet sont sous contrat britannique car la compagnie est britannique avec pavillon britannique et leur lieu de travail est l'avion", avait déclaré jeudi un porte-parole de la compagnie, ajoutant que "tous les prestataires au sol à l'escale d'Orly sont des sous-traitants" assujettis au droit du travail français.
Pour le parquet de Créteil en revanche, dans la mesure où easyJet a une "activité permanente en France", avec des locaux, des équipements, des salariés habitant en France et des sous-traitants, la compagnie britannique aurait dû créer un établissement dans l'Hexagone, soumis au droit français.
Les 170 salariés d'easyJet affectés à Orly devraient ainsi être salariés d'une filiale de la compagnie.
La situation serait différente si la compagnie assurait une "mission ponctuelle" en France, ajoute la même source, en soulignant qu'"au contraire", easyJet cherche à "développer son activité en France en y faisant de la publicité pour une clientèle française".
La compagnie a deux lignes exclusivement franco-françaises, Paris-Toulouse et Paris-Nice, desservies par plusieurs allers-retours dans la journée, observe cette source.
Le droit européen distingue la "liberté de prestation de service" pour des missions ponctuelles et la "liberté d'établissement" pour une activité permanente, qui donne la possibilité à une société de s'établir par exemple en France mais en respectant le droit français, explique-t-elle.
L'information judiciaire déterminera quelles règles doivent s'appliquer à la base d'exploitation de la compagnie britannique à Orly.
Le décret du 23 novembre - qui dispose que le code du travail français est désormais "applicable aux entreprises de transport aérien au titre de leurs bases d'exploitation situées sur le territoire français" - "ne change rien" à l'analyse de la situation, indique par ailleurs cette source, en soulignant que "depuis son installation" en France, easyJet aurait dû "créer un établissement" soumis au droit français.
TUI ne convainc pas avec son plan de redressementLe premier voyagiste européen a dévoilé vendredi des mesures destinées à redresser une rentabilité dégradée. Il va supprimer 3.600 emplois. TUI, qui ne versera pas de dividende en 2007, a vu son cours chuter de 2,68 %.
Le plan de restructuration dévoilé vendredi dernier par le groupe allemand TUI n'a pas répondu aux attentes du marché. Le titre a perdu 2,68 %, �� 15,61 euros, à la Bourse de Francfort, alors même que la stratégie, confirmée par le président du directoire, Michael Frenzel, reste controversée. « TUI continue de s'appuyer sur deux piliers : le transport maritime et le tourisme, qui offrent des perspectives de croissance forte », a expliqué le dirigeant, quand bien même les analystes ne voient pas les synergies entre les deux activités.
Le marché a été d'autant plus sévère que TUI a révisé à la baisse ses prévisions de résultat opérationnel attendu pour 2008 pour ses deux grands métiers : il table ainsi sur un montant compris entre 450 à 550 millions d'euros pour sa division tourisme, contre 700 millions précédemment, et de 400 à 500 millions pour le maritime, contre 650 millions initialement. Dans ce contexte, le groupe, qui pourrait essuyer une perte nette pour 2006, a donc, comme attendu (« Les Echos » du 10 novembre), annoncé une salve de mesures, visant à doper une rentabilité dégradée.
Dans le tourisme, 3.600 emplois, dont la majorité en Grande-Bretagne, vont être supprimés. La France est également touchée, avec quelque 200 emplois en moins (lire ci-dessous). Le groupe prévoit de facto d'économiser 100 millions, avec également des réductions de coûts matériels de 150 millions.
41 Boeing supplémentaires
En parallèle, TUI veut regrouper ses lignes aériennes sous la marque TUIfly.com, le contrôle du plan de vol devant faciliter la vente d'autres services (hôtels, séjours...). La firme attend de cette mesure un impact positif sur le résultat de 60 millions en 2008. Pour soutenir cette stratégie, il a décidé de commander 41 Boeing supplémentaires, pour un total de 2 milliards.
Autre initiative : la création d'une société commune avec le géant mondial de la croisière, l'américain Carnival. La structure sera chargée d'exploiter la marque Aïda, actuellement rattachée à l'armateur italien Costa - la grande filiale européenne de Carnival - et d'une autre entité à créer pour TUI. Ce dernier prendra 5 % du capital de la société commune en 2007, puis devrait porter sa part à 25 % en 2010. Il s'agit là d'un moyen de « rentrer dans ce segment en forte croissance, sans pour autant risquer une mise en capital trop importante ».
TUI, qui veut également renforcer son parc hôtelier, assure ne pas vouloir accroître son endettement de façon excessive. Il compte d'ailleurs se séparer d'actifs dans le domaine maritime qui ne font pas partie de son coeur de métier, comme son terminal de Montréal, et améliorer la gestion de son parc immobilier. « Cela représente un potentiel de trésorerie de 1 milliard d'euros. Notre objectif de dette nette pour 2008 s'établit à 2,5 milliards », précise le président. Dernière annonce de la journée - et peut-être celle qui a le moins plu aux actionnaires - TUI ne versera pas de dividende en 2007.
TUI pourrait afficher une perte d'un milliard d'euros en 2006
Le leader européen du tourisme pourrait enregistrer une perte nette cette année de l'ordre du milliard d'euros. TUI va supprimer 3.600 emplois dans sa division tourisme. Et recapitaliser sa filiale française, Nouvelles Frontières en lui donnant 160 millions d'euros. Le groupe renonce cette année à distribuer à ses actionnaires un dividende.
Le voyagiste allemand TUI avait laissé entendre la semaine dernière qu'il devrait faire de gros efforts pour atteindre ses objectifs. Jeudi soir à l'occasion d'une réunion du conseil de surveillance, le couperet est tombé.
TUI va supprimer 3.600 emplois dans sa branche tourimse pour réduire ses coûts. Le groupe a d'ores et déjà prévu qu'il ne verserait pas de dividende aux actionnaires cette année.
Sous la pression des actionnaires de plus en plus mécontents, Michael Frenzen, président du directoire de TUI semble vouloir faire un grand ménage dans les comptes. Face à ses mauvais résultats, il va devoir procéder à des dépréciations d'actifs plus importants que prévu. Certains experts tablent sur au moins 750 millions d'euros de dépréciations ce qui entrainerait le groupe à publier au final une perte nette en 2006 qui pourrait atteindre un milliard d'euros (contre un bénéfice de 495 millions en 2005). Par ailleurs, l'Ebitda (excédent brut d'exploitation) pourrait revenir de 849 millions en 2005 à moins de 200 millions cette année. Lors de sa conférence de presse, Michael Franzen ne s'est pas livré à formuler de pronostics, estimant qu'il était trop tôt pour en parler.
A moyen terme, TUI a revu à la baisse ses prévisions de résultats. Le groupe table désormais sur des résultats dans sa division transport maritime de 400 à 500 millions d'euros d'ici 2008, contre 650 millions attendus précédemment. Les résultats de la branche tourisme devraient représenter 450 à 550 millions d'euros d'ici 2008, contre une précédente prévision de 700 millions d'euros.
TUI déclare dans son communiqu�� prévoir un programme de réduction de coûts de 250 millions d'euros d'ici 2008. "Nous allons créer en parallèle 3.300 emplois dans les hôtels, les compagnies aériennes et les sites de tourisme", a déclaré un porte-parole du groupe après la publication du communiqué.
Par ailleurs, le groupe allemand s'est engagé à renflouer sa filiale française Nouvelles Frontières à hauteur de 160 millions d'euros afin de lui permettre de renouer avec les bénéfices d'ici fin 2008, a indiqué à l'Agence France Presse (AFP), une porte parole de Nouvelles Frontières. Nouvelles Frontières a pu bénéficier d'une première recapitalisation à hauteur de 180 millions d'euros en 2002, après son rachat par TUI. De bonnes sources, on laisse entendre que sa filiale Nouvelles Frontières pourrait enregister cette année une perte d'exploitation de l'ordre de 30 à 40 millions d'euros.
Le leader européen du tourisme a annoncé dans la matinée un plan d'économies pour ses filiales dans le secteur du tourisme, prévoyant 3.600 suppressions d'emplois, dont 2.600 en Grande-Bretagne, 400 en Allemagne et 200 en France. La direction de Nouvelles Frontières précise que les suppressions d'emplois concerneraient uniquement sa filiale Corsair (211 sur un total de 1.620 postes de la compagnie aérienne) et ne toucheraient pas les autres marques du groupe (aussi environ 1.600 salariés).
Le groupe va parallèlement céder des actifs pour réduire sa dette: un terminal portuaire à Montréal au Canada, un petit navire détenu par CP Ships et "des actifs immobiliers non nécessaires à l'exploitation". Le groupe chiffre le potentiel de liquidités global à 1 milliard d'euros.
TUI confirme sa commande de 65 Boeing Malgré ses difficultés, le leader européen du tourisme a confirmé sa commande de 65 appareils, d'une valeur de 2 milliards d'euros, à l'avionneur américain Boeing. Il s'agira d'appareils moyen et long-courrier, mais TUI s'est entendu avec Boeing pour fixer seulement quelques mois avant la livraison le type exact des appareils. Les avions seront livrés entre 2010 et 2013. Ils remplaceront des appareils actuellement en leasing, et la flotte globale de TUI ne devrait pas s'en trouver augmentée.
Nouvelles Frontières, nouvelle galère
Comme il le sera officiellement annoncé le 15 décembre, lors d'un conseil de surveillance de la maison mère, le deuxième tour-opérateur français va encore subir un plan de rigueur… et se repositionner. Son propriétaire, l'allemand TUI, a multiplié les erreurs stratégiques
L'avion qui s'envole pour la Réunion en cette fin de novembre est à moitié vide. Malgré un tarif attractif - 399 € aller-retour - le Boeing 747 de Corsair, qui peut accueillir 580 passagers, n'en transporte guère plus de 300. Maudit chikungunya! L'épidémie au nom exotique n'a pas fait des victimes que sur l'île. Le groupe Nouvelles Frontières, propriétaire de Corsair et deuxième tour-opérateur (TO) français, a fait les frais de la désaffection des touristes pour une de ses destinations phares. En 2006, la perte sera lourde. "22 millions d'euros pour Corsair, 30 millions d'euros pour le groupe", calcule Jean-Marc Siano, nouveau président du directoire du groupe.
A lire avec attention, et à méditer...


Objectifs revus et suppressions d'emplois envisagées chez TUI
Le président du directoire de TUI, Michael Frenzel. Le voyagiste allemand TUI pourrait réduire, ou repousser, son objectif à moyen terme de doubler ses bénéfices et il se prépare à supprimer des milliers d'emplois dans sa division tourisme pour atteindre son but.
Le voyagiste allemand TUI pourrait réduire, ou repousser, son objectif à moyen terme de doubler ses bénéfices et il se prépare à supprimer des milliers d'emplois dans sa division tourisme pour atteindre son but, ont déclaré des sources vendredi.
Le conseil de surveillance décidera d'un ensemble de mesures d'économies à l'occasion d'une réunion jeudi prochain. Des personnes proches du dossier ont dit vendredi à Reuters qu'il était réaliste de compter avec 3.000 à 4.000 suppressions d'emplois.
Ces suppressions de postes toucheraient surtout la Grande-Bretagne, mais aussi la France et, dans une moindre mesure, l'Allemagne.
"Les articles parus dans la presse, faisant état de plusieurs centaines ou milliers de suppressions d'emplois en Allemagne, sont complètement exagérés", a déclaré un responsable de TUI.
Le vice-président du conseil de surveillance du groupe a déclaré que les représentants du personnel au sein du conseil de surveillance n'accepteraient une réduction des effectifs que sous la forme d'un plan de départs volontaires.
"Cela doit servir l'entreprise et la rendre vraiment plus concurrentielle", a poursuivi Jan Kahmann, qui est également membre du syndicat Verdi, dans un entretien à Reuters.
TUI a annoncé qu'il fournirait vendredi de nouvelles prévisions à moyen terme et davantage de précisions sur son plan d'économie.
Le président du directoire de TUI, Michael Frenzel, avait déjà annoncé la nécessité de réaliser de nouvelles économies, après avoir supprimé 6.000 emplois en 2003.
D'après le Frankfurter Allgemeine Zeitung, TUI souhaite économiser plus de 200 millions d'euros d'ici 2008 et évalue à plus de 100 millions d'euros le coût des restructurations.
Frenzel doit faire face à la pression de certains de ses investisseurs, favorables à une scission du groupe, tandis que plusieurs analystes estiment que TUI ne pourra pas réaliser ses objectifs de bénéfice pour 2008, à savoir un doublement des profits de sa filière navigation, à 650 millions d'euros, et de sa filière tourisme, à environ 700 millions d'euros.
Frenzel a répété ces derniers mois qu'il souhaitait conserver les deux types d'activités au sein de l'entreprise. Kahmann s'est lui aussi déclaré opposé à la scission du groupe, lors d'un entretien ce vendredi à Reuters.
Incident technique : un Boeing 747 de Corsair fait demi-tour
Un Boeing 747 de Corsair à destination de Punta Cana (République dominicaine) a fait demi-tour dimanche à la suite d'un incident technique lors du décollage dans la matinée à Orly, selon la compagnie.
L'avion, avec 559 passagers à bord, a été escorté en vol par un chasseur de l'armée chargé par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) de contrôler son état comme le prévoit la procédure en cas d'incident au décollage, indique de son côté la DGAC.
La décision a alors été prise de faire rentrer l'appareil à Orly, "par mesure de sécurité". L'avion a atterri vers 13h00 après avoir largué du kérosène et tourné environ deux heures autour de Fontainebleau (à 50 kilomètres au sud de Paris), selon Corsair.
"D'après les premières observations, il semble qu'en raison d'un problème informatique, la queue de l'appareil ait touché le tarmac au décollage, ce qui a endommagé la carlingue", explique la compagnie qui précise que, "lors du décollage, le commandant de bord a perçu une petite vibration anormale et en a informé la tour de contrôle" et que, "lors de sa mission de contrôle, le chasseur de l'armée a constaté des éraflures au niveau de la queue de l'appareil".
"Apparemment, la queue de l'avion n'était pas suffisamment relevée au décollage pour éviter qu'elle ne frotte sur le tarmac", poursuit Corsair.
"La traversée de l'océan Atlantique n'offrant pas beaucoup de points où se poser, nous avons préféré faire revenir l'avion par mesure de précaution", explique la DGAC qui ajoute que "l'appareil n'a d'ailleurs rencontré aucun problème à l'atterrissage".
"Il s'agit d'un avion tout neuf, l'un des derniers modèles de Boeing", observe-t-on de même source.
Le Bureau enquêtes et analyses (BEA) du ministère des Transports, a ouvert une enquête dimanche matin dont les conclusions devraient être rendues "très vite", d'après la DGAC.
Selon Corsair, ce vol charter initialement prévu samedi à 16h00, n'avait pas pu partir à cause d'un problème technique et a finalement décollé d'Orly dimanche à 10h45. "Les deux incidents n'ont sans doute rien à voir", estime la DGAC.
Les passagers, qui devaient s'envoler pour des séjours d'une semaine à dix jours de vacances caribéennes ont été invités par la compagnie à se reposer à l'hôtel en attendant de prendre un autre avion à 18h30 dimanche.
Corsair a annoncé la prise en charge totale du coût du vol et des séjours de tous les passagers, y compris de la trentaine de personnes qui ont préféré renoncer à leur voyage.
Le trafic passagers d'Air France-KLM a progressé de 4,1% en novembre
Au mois de novembre, Air France-KLM a enregistré une croissance de son activité "passagers", le trafic progressant de 4,1% et l'offre de 4,2%. Le coefficient d'occupation s'est maintenu à 78,5% (-0,1 point). Le groupe a transporté près de 5,7 millions de passagers (+3,4%). Comme les mois précédents, il a enregistré une progression de son revenu moyen par passager en novembre grâce à une hausse dans l'ensemble des classes. Par ailleurs, sur les Amériques, le trafic a progressé de 3,2% pour une offre en hausse de 5%. En repli de 1,5 point, le coefficient d'occupation s'est néanmoins maintenu au niveau élevé de 84%. Le réseau asiatique a continué d'afficher une forte croissance du trafic (+8,6%). L'offre progressant de 7,3%, le coefficient d'occupation s'est amélioré de 1,0 point pour atteindre 84,1%. En Afrique et au Moyen-Orient, le trafic a augmenté de 4,7% pour une offre en croissance de 2,6%. Le coefficient d'occupation s'est amélioré de 1,5 point à 76,6%. Sur les Caraïbes et l'Océan Indien, le trafic a reculé de 2,6% pour une offre en baisse de 4,1%. Le coefficient d'occupation a gagné 1,2 point pour atteindre 82,3%. Enfin, en Europe, le trafic s'est inscrit en hausse de 4,2% tandis que l'offre progressait de 5,8%. Le coefficient d'occupation s'est établi à 65,7% (-1 point).
La croissance d'Air France/KLM ralentit
La compagnie affiche une progression de son trafic de 4,1% au mois de novembre, le plus "mauvais" score depuis six mois. La croissance d'Air France/KLM s'effrite mois après mois. Au mois de novembre, le trafic du groupe a progressé de 4,1% par rapport à novembre 2005, pour une offre en progression de 4,2%. Il en résulte un coefficient d'occupation presque stable, à 78,5% (-0,1 point). Le groupe a transporté 5,7 millions de passagers durant le mois. Parmi les axes les plus performants, l'Asie toujours et encore avec une croissance de 8,6%, ainsi que l'Afrique/Moyen Orient (+4,7%). Les Amériques progressent de 3,2%, alors que le réseau européen poursuit son beau redressement (+4,2%). En revanche, la zone Caraïbes/Océan Indien continue a être pénalisée par les conséquences du chikungunya à la Réunion et la forte concurrence sur les Antilles, avec un recul de 2,6%. Globalement, on constate toutefois un ralentissement de la croissance, alors que le trafic d'Air France/KLM avait progressé de 7,7% au premier trimestre de l'exercice (avril à juin), puis de 4,9% en juillet, 4,8% en août, 5,9% en septembre et 5,6% en octobre.
Voyages-sncf.com : Air France et British Airways déboutés
Air France et British Airways, qui avaient attaqué en référé l’Ecocomparateur de voyages-sncf.com, ont été déboutés et condamnées à verser au total 16.000 euros de remboursement de frais de procédures à voyages-sncf.com, indique la filiale de la SNCF. Interrogé par Challenges, un porte-parole d’Air France a confirmé cette information.
Scandalisé par l’apparition sur le site du voyagiste, en octobre, de cet outil permettant de comparer le prix des trajets en train, avion et voiture, ainsi que de leurs émissions de gaz à effet de serre, le président d’Air France Jean-Cyril Spinetta s’était insurgé contre cet outil, estimant que les chiffres cités, qui faisaient apparaître l’avion comme un moyen de transport jusqu’à trente fois plus polluant que le train étaient « grossièrement faux ».
Mardi dernier, le tribunal de commerce de Nanterre a débouté la compagnie britannique British Airways, qui exigeait la « cessation de la diffusion » de l’Ecocomparateur pour « publicité trompeuse et publicité comparative illicites sur les prix ». Elle l’a par ailleurs condamné à payer 14.000 euros de frais de remboursement de procédure à voyages-sncf.com.
Jeudi, le même tribunal a confirmé la décision en déboutant Air France, qui demandait elle aussi la disparition du comparateur. A son tour, la compagnie française a été condamnée à rembourser 2.000 euros pour frais de procédure.
« L’Ecocomparateur continuera à être disponible sur le site », s’est contenté de réagir voyages-sncf.com.
Du côté d’Air France, on minimise la décision. « L’action engagée par Air France a déjà conduit voyages-sncf à coriger les erreurs les plus flagrantes, comme le prix de certains billets et la quantité des rejets de CO2 », tenait à souligner un porte-parole de la compagnie de Jean-Cyril Spinetta.
« Nous avons écouté ce que nous a dit Air France et avons corrigé certaines données », confirme-t-on du côté de voyages-sncf.com. Des modifications qui, selon Matthias Emmerich, directeur général du site, cité il y a dix jours par l’AFP sont « sans incidence sur l'appréciation du poids relatif des émissions de CO2 entre l'avion, le train et la voiture".
Grève du personnel de maintenance chez Brit Air : 16 vols annulés samedi
Brit Air, filiale d'Air France basée à Morlaix (Finistère), a annulé 16 vols sur 180 samedi en raison d'un mouvement de grève de ses équipes de maintenance qui a été reconduit dimanche, selon la direction et les syndicats qui n'excluent pas des perturbations dans les prochains jours.
Le mouvement de grève déclenché vendredi soir "au sein des équipes de maintenance aéronautique de Brit Air et de sa filiale Lyon Maintenance" est lié à des négociations engagées depuis deux mois sur la rémunération des techniciens, selon la direction de Brit Air, qui n'exclut pas de nouvelles perturbations "dans les prochains jours".
"Le mouvement est reconduit dimanche", indiquait pour sa part Yves Gondre, représentant du Syndicat national des mécaniciens au sol de l'aviation civile (SNMSAC). Selon lui, ce mouvement est suivi par l'ensemble des techniciens de maintenance de la compagnie, soit plus d'une centaine de personnes.
Les syndicats réclament une prime de plus de 200 euros pour la reconnaissance de formations et d'habilitations imposées aux techniciens par une nouvelle réglementation européenne depuis le 28 septembre.
Ils ont indiqué avoir rejeté une proposition de la direction de 175 euros, en raison notamment de désaccords sur le calendrier et les conditions d'application de la prime.
Brit Air, qui emploie quelque 1.250 personnes et dispose d'une flotte de 39 avions de 50 à 100 places, assure des liaisons régionales françaises, ainsi que des vols vers des métropoles européennes.
Régional met en ligne l'Embraer 190
La filiale d'Air France s'est minutieusement préparée à exploiter ce nouvel avion de 100 places commandé à plus de 300 exemplaires dans le monde.
Depuis le 29 novembre, un nouvel avion sillonne le ciel d'Europe. Il s'agit de l'Embraer 190, qui vole sous les couleurs d'Air France. Un appareil de 98 à 106 sièges, d'une famille couvrant une gamme allant de 70 à 118 sièges selon la configuration choisie. Filiale d'Air France, Régional est la première à mettre en service commercial l'Embraer 190 en Europe. L'avion a fait ses débuts outre-Atlantique sous les couleurs de JetBlue. Chez Régional, l'appareil, qui effectue ses tronçons sur Mulhouse et Bologne au départ de Paris/Charles-de- Gaulle, est le premier d'une commande de six exemplaires fermes (cf. A&C n° 2000). S'y ajoutent des options sur six autres appareils et "exerçables à partir de 2009", indique Jean-Yves Grosse, président de Régional. Deux autres Embraer 190 suivront, en janvier et mars 2007, puis encore deux autres, en septembre et octobre de la même année. La réception du dernier est prévue pour mars 2008.
Travail en amont. La mise en ligne de l'avion a fait l'objet d'une minutieuse préparation de la part des équipes de la compagnie régionale. D'abord en amont, sous la houlette de François Debost, directeur de la flotte. "Le comité de pilotage a réuni toutes les directions concernées : personnels navigants, maintenance et escales. Tout le monde a été mobilisé pour que la compagnie puisse mettre en ligne l'avion tout de suite après sa livraison", raconte Russel Olivier, directeur du Centre de contrôle des opérations (CCO). "La première difficulté était que nous n'avions qu'une expérience minimale sur cet avion, puisque peu d'exemplaires étaient ligne. Mais nous avions heureusement l'Embraer 170, qui était déjà en service chez la LOT et Finnair", ajoute de son côté Léo Verstreren, responsable de la maintenance Embraer 190 chez Régional, qui poursuit : "Nous avons travaillé avec le constructeur, le motoriste et les équipementiers sur un logiciel dédié dans lequel on entre des paramètres : le nombre d'heures de vol, celui d'équipements sur l'avion, la fiabilité prévue par le constructeur et celle corrigée par l'expérience."
Transition culturelle. "Puis, nous avons déterminé ce dont nous avions besoin, en prenant en compte le fait que des vols effectués au départ de Paris/Charles-de-Gaulle sont différents de ceux qui relient deux villes de province. Parallèlement, le personnel a été formé sur l'avion, le moteur et les équipements avec une forte spécialisation avionique car l'Embraer 190 et l'Embraer 145 ne sont pas de même niveau", précise Léo Verstreren. D'où l'importance d'imprégner les techniciens "d'une nouvelle culture". "L'avion est grand. Les portes sont à 2 m du sol et les turboréacteurs, près du sol. Ce qui nécessite de nouveaux automatismes", conclut-il.
Cette transition culturelle a également dû être prise en compte par les pilotes. "L'Embraer 145, que nous avons déjà en flotte, et l'Embraer 190 ne sont pas les mêmes avions. Ce dernier est plus lourd et se rapproche plus de PA320 en termes de sensations", explique Christophe Baulard, chef de secteur Embraer 190, qui a fait ses débuts sur Beech 1900, chez Proteus, avant de passer sur Embraer 145.
Pilotes chez Alitalia. "Le groupe de travail a réuni quatre instructeurs. Nous avons travaillé sur le manuel d'exploitation, puis nous sommes partis à Zurich, pour une formation théorique de trois semaines. La formation pratique s'est effectuée sur les Embraer 170 d'Alitalia, où chaque instructeur a fait 30 heures de vol avec étapes", précise Christophe Baulard. Au directeur du CCO de Régional de désormais mettre en œuvre la palette des mesures prises pour assurer une mise en ligne la plus réussie possible. "Nous avons prévu un Fokker 100 en réserve, basé à Lille, et prévenu le contrôle aérien des performances de l'avion", explique Russel Olivier. "Quand nous avons mis en ligne le Saab 2000, nous nous sommes aperçus que le contrôle aérien ne savait pas que cet avion montait si vite et nous étions pénalisés", raconte-t-il. "Nous avons le constructeur et le motoriste en soutien. Mais nous avons mis un technicien dans l'avion, avec les pilotes, sur une période de deux semaines. De même, en cas de souci de moteur, nous avons convenu que les pilotes nous appellent, plutôt que de perdre du temps à consulter le manuel. Une fois le pépin identifié, nous leur donnons les paramètres", précise Russel Olivier.
Mesure ultime. Ce dernier avait même prévu une mesure ultime : l'affrètement d'un Beech pour amener les techniciens sur place, en cas de "mauvaise surprise". Enfin, chaque jour, un retour d'expérience avec les pilotes est réalisé. Rien n'a donc été laissé au hasard. Et ce rodage bien encadré profitera au deuxième exemplaire, qui sera mis sur Brest, Biarritz, Aberdeen et Vigo, toujours au départ de Paris/Charles-de-Gaulle, à partir de janvier 2007.
"Sur Biarritz et Brest, l'Embraer 190 remplacera le Fokker 100. Sur Aberdeen, il succédera au Fokker 70. Cette destination est en plein développement et nécessite un avion de plus grande capacité", explique Jean-Marie Thuault, directeur commercial de Régional. "L'autre avantage est que le temps de vol est réduit de 15 min, ce qui est important quand on nourrit un hub avec des contraintes ATC", poursuit ce dernier qui compte bien sur le rayon d'action de l'Embraer 190 pour développer les vols charters le week-end. "Par exemple, le Fokker 100 ne peut desservir Corfou de Paris et, de Mulhouse, ce n'est possible qu'avec une limite de charge", explique-t-il. Comme le dit Jean-Yves Grosse : "L'Embraer 190 a pour l'instant un rayon d'action supérieur à nos besoins, mais il faut préparer l'avenir."
Iberia hésite entre Air France-KLM et Lufthansa
Dans la presse économique espagnole, le directeur financier d'Iberia a déclaré que "la compagnie espagnole ne se sentait pas pieds et mains liés à British Airways", qui détient 10% de son capital.
Petit coup de froid entre les deux compagnies phares de l'alliance Oneworld. "Nous travaillons avec British Airways, mais nous n'excluons pas de nous rapprocher d'autres groupes aériens", a affirmé le directeur des services financiers d'Iberia, Enrique Dupuy de Lôme, au quotidien économique madrilène Expansion. "Il existe des complémentarités avec Air France et Lufthansa. Iberia est leader sur un marché qui apporterait des avantages aux trois grands groupes aériens [British Airways qui détient 10% de son capital, Air France-KLM et Lufthansa, ndlr]", a-t-il ajouté. La direction d'Air France-KLM et celle de Lufthansa n'ont pas souhaité commenter cette information.
L'Etat italien va lâcher les commandes d'Alitalia
Le gouvernement italien va réduire, d'ici à fin janvier, sa participation de 49,9 % à moins de 30 %, comme le souhaitait Air France-KLM avant tout projet d'union.
Alors que les discussions se poursuivent entre Alitalia et Air France-KLM, le gouvernement italien a annoncé vendredi dernier son intention de réduire à moins de 30 % sa participation dans la compagnie nationale. « Le Conseil des ministres a décidé de céder une participation de contrôle, par l'intermédiaire du ministère de l'Economie, qui détient 49,9 % de la société, via une procédure concurrentielle de négociation directe, destinée aux acquéreurs potentiels », a indiqué la présidence du Conseil italien. L'opération devrait être bouclée d'ici à janvier.
De quoi satisfaire les dirigeants d'Air France-KLM, qui ont fait de l'achèvement de la privatisation d'Alitalia l'un des préalables à tout projet de mariage. A l'annonce de ce retrait, le cours de l'action Alitalia a bondi de 11 %, à l'ouverture de la Bourse de Milan, entraînant même la suspension de la cotation durant quelques minutes.
Toutefois, cette opération n'est pas nécessairement destinée à favoriser une prise de contrôle de la compagnie italienne par le groupe franco-néerlandais. Rome aurait en effet l'intention de céder ses parts à des investisseurs nationaux. La presse italienne fait état de l'intérêt d'Air One, avec l'appui de la Banca Intesa, et de Carlo De Benedetti, en association avec des fonds américains. Le patronat italien appuie cette démarche : « Il faut un plan industriel et des entrepreneurs qui y croient », a déclaré hier Luca di Montezemolo, le président de Confindustria. Ces entrepreneurs auront cependant fort à faire, à la fois sur le plan industriel et sur le plan social, pour redresser l'entreprise. Par ailleurs, l'Etat italien pourrait aussi chercher à se désengager avant un éventuel dépôt de bilan, si l'actuelle direction ne parvient pas à établir un plan de sauvetage crédible d'ici à fin janvier, comme l'a exigé Romano Prodi.
Pour l'heure, l'administrateur délégué d'Alitalia, Giancarlo Cimoli, semble en effet loin d'une solution. Si Air France-KLM a reconnu l'ouverture d'une « phase exploratoire », sans s'engager sur la suite, Lufthansa a démenti tout intérêt pour Alitalia. Du coup, l'hypothèse d'un départ de Giancarlo Cimoli, régulièrement évoqué, fait un retour en force. La vente des intérêts de l'Etat « ouvre la porte à un départ du directeur d'Alitalia, qui a failli à sa mission », a estimé le ministre des Travaux publics, Antonio Di Pietro. |
Le Superjet 100 de Sukhoi en bonne voie
Publié le 29/11/2006 à 16:25
:: Catégorie : Industrie | | |
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Sukhoi |
Mikhaïl Pogossian s’est montré bien loquace à son arrivée à Komsomolsk-sur-l'Amour. Le Président de Sukhoi s’est rendu dans l’usine russe où est produit son nouvel appareil régional et a fait le point sur le programme Superjet 100. Une nouvelle commande est sur le point d’être conclue, un accord de collaboration avec Alenia a été entériné, un premier prototype a été assemblé et les premiers tests au sol devraient débuter en janvier.
La commande émane d’AiR Union, l’alliance des cinq compagnies aériennes russes Kras Air, Omskavia, Samara Airlines, Domodedovo Airlines and Sibaviatrans. Annoncé lors du salon de Farnborough en juillet dernier, le contrat est prêt et n’a plus qu’à être signé. Il devrait porter sur quinze Superjet 100, dont le modèle n’a pas été précisé, et serait assorti de quinze options. Sukhoi prévoit qu’AiR Union aura besoin d’une cinquantaine d’appareils au total.
Le constructeur russe a annoncé que le premier client étranger du RRJ devrait être localisé en Asie du Sud-Est. Il pourrait s’agir de Vietnam Airlines qui s’était déclarée intéressée par l’appareil régional russe au mois de juillet. Sukhoi est également en négociations avec Air France et SAS. Quant à l’accord de collaboration avec Finmecanicca prévoyant l’établissement d’un joint-venture, il vient d’être finalisé.
Sukhoi en phase avec ses prévisions La division civile de Sukhoi respecte pour le moment son calendrier de développement. Mikhaïl Pogossian a en effet annoncé que l’assemblage du premier prototype de RRJ était terminé. Dédié uniquement aux essais statiques, il devrait les entamer au mois de janvier 2007 à l’institut central d’aérodynamique.
Quatre appareils devraient ensuite être construits pour participer aux essais en vol. Le premier d’entre eux sera construit et décollera en 2007. Le Président de Sukhoi a promis que l’événement aurait lieu avant le salon MAKS, qui se déroulera en août prochain, voire avant le salon du Bourget.
Les tests s’étendront sur un an. Le premier appareil commercial devrait être livré à la compagnie nationale russe Aeroflot en 2008. Les cadences de production devraient permettre à une trentaine d’appareils de sortir des usines russes en 2009, puis entre soixante et soixante-dix lorsque la production battra son plein. |
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Affaire Fram : Air France dément tout lien avec sa compagnie touristique
Dans la bataille qui se déroule actuellement à la tête de la maison Fram, les choix d'Air France ont visiblement été déterminant. Le fait que la compagnie vienne de lancer Transavia France, un transporteur estampillé "tourisme" devant opérer sur des axes moyen courrier -principalement le bassin méditerranéen, soit le cœur de cible de Fram - ne pouvait que soulever des interrogations. A croire Air France, la piste est fausse. Comme nous l'a expliqué Christian Boireau, directeur général du commercial France d'Air France et futur président du conseil de surveillance de Transavia France, "cette affaire n'a aucun lien avec Transavia, d'ailleurs nous avons décidé de créé cette compagnie à la demande de nos partenaire commerciaux dont Fram et son équipe de direction actuelle". En revanche le DG indique que la guerre des clans qui se déroule acculement à la tête du TO toulousain "est insupportable pour le 3ème actionnaire que nous sommes". La patronne de Fram nous a fait part de son incompréhension. "Un business plan devait être présenté le 21 décembre prochain aux actionnaires de Fram dont Air France".
Droit du travail : les compagnies low cost vont devoir se mettre en conformité
Un décret paru le 23 novembre au Journal officiel annonce que le code du travail français est désormais "applicable aux entreprises de transport aérien au titre de leurs bases d'exploitation situées sur le territoire français". Ryanair et Easyjet vont devoir appliquer le droit du travail français. Annoncé depuis déjà quelques mois, un décret du 23 novembre stipule que le code du travail français est désormais "applicable aux entreprises de transport aérien au titre de leurs bases d'exploitation situées sur le territoire français". Easyjet, deuxième compagnie à bas tarifs en Europe, qui emploie sous contrat britannique 130 salariés navigants sur sa base d'Orly, a déploré que "ce décret ait été fait sans aucune concertation avec les compagnies concernées". Ces dispositions "devraient permettre de rétablir des conditions de concurrence équitable entre transporteurs aériens", a souligné la Fédération nationale de l'aviation marchande (FNAM). Ce décret, "s'il a pour effet d'augmenter les coûts, pourrait remettre en cause les perspectives de développement d'Easyjet en France", a déploré Thomas Meister, porte-parole de la compagnie en France.
La Fnam applaudit des 2 mains l'obligation faite aux low cost de se conformer au droit du travail français Pour les compagnies low cost, la France a toujours été un pays européen à part. Ce n'est pas un hasard si leur développement y a été moins rapide que dans les pays anglo-saxons, ou encore en Scandinavie ou en Espagne. En général, ce sont la concurrence du TGV et la pression fiscale française qui sont mis en avant pour expliquer ce fait. Le décret paru au journal officiel le 23 novembre dernier devrait accélérer encore les choses. Il est en effet "applicable aux entreprises de transport aérien au titre de leurs bases d'exploitation situées sur le territoire français". Il stipule que les navigants des compagnies étrangères basées en France seront désormais soumis au droit du travail français. De quoi inquiéter les 2 poids lourds du low cost en France que sont Ryanair (qui vient d'ouvrir sa première base française à Marseille et qui projette d'en ouvrir d'autres) et Easyjet (qui emploie plus d'une centaine de salariés à Orly). En revanche, la Fnam (Fédération nationale de l'aviation marchande) a fait savoir qu'elle était favorable à ce décret. Dans un communiqué, la fédération ajoute que, "depuis quelques années, des compagnies aériennes européennes sont venues développer leur activité sur le territoire français, à partir de bases d'exploitation situées en France, en contournant les dispositions réglementaires françaises applicables en matière de droit du travail, faute d'avoir précisé les modalités d'application spécifiques au transport aérien." Pour la Fnam, qui joue là simplement son rôle, "ces dispositions devraient permettre de rétablir des conditions de concurrence équitable entre transporteurs aériens et contribuer au maintien des emplois et de leur niveau de protection sociale".
Le plombier polonais appliqué aux hôtesses de l'air
. Les Ryanair et easyJet ne pourront plus employer sur le sol français des personnes selon les règles de leur pays d'origine. . Les compagnies low-cost dénoncent un "procédé invraisemblable". Une nouvelle réglementation place les personnels navigants des compagnies étrangères basés en France sous le droit du travail français. Un décret paru le 23 novembre au Journal officiel dispose que le code du travail français est désormais "applicable aux entreprises de transport aérien au titre de leurs bases d'exploitation situées sur le territoire français". Pour l'heure, il ne concerne que deux compagnies "low cost" européennes disposant chacune d'une base en France, la britannique easyJet et l'irlandaise Ryanair. easyJet, deuxième compagnie à bas coût en Europe, qui emploie sous contrat britannique 130 salariés navigants sur sa base d'Orly, s'est dit "inquiète" et "prise de court" mercredi face à ces nouvelles dispositions. "Ce décret a été fait sans aucune concertation avec les compagnies concernées", a indiqué un porte-parole d'easyJet, Thomas Meister, en dénonçant un "procédé invraisemblable". Ryanair a ouvert début novembre à Marseille sa première base en France, où elle emploie une soixantaine de personnes sous contrat de droit irlandais. Cela va renforcer le "manque de compétitivité" de la France De leur côté, les opérateurs français se sont félicités de ces dispositions. Elles "devraient permettre de rétablir des conditions de concurrence équitable entre transporteurs aériens", a souligné la Fédération nationale de l'aviation marchande (Fnam), à l'origine de ces mesures qu'elle avait proposées dans un livre blanc en 2005. Pour la Fnam, la nouvelle règlementation "clarifie le droit applicable" et devrait "contribuer au maintien des emplois et de leur niveau de protection sociale". easyJet se défend en affirmant qu'elle opère conformément à la règlementation européenne. "easyJet vole sous pavillon britannique et emploie donc ses personnels navigants sous contrat britannique, comme l'autorise la réglementation européenne", a indiqué Thomas Meister. Ce décret, "s'il a pour effet d'augmenter les coûts, pourrait remettre en cause les perspectives de développement d'easyJet en France", a-t-il prévenu, estimant qu'il "renforcera encore le manque de compétitivité de la France par rapport à ses concurrents européens".
Axis devient New Axis Airways
Axis Airways change de nom et d'actionnaires. La compagnie devrait prendre le nom de New Axis Airways. International Sport Fashion sera l'actionnaire majoritaire du nouveau tour de table. La réponse définitive du Tribunal de Commerce devrait intervenir demain, mardi. La réponse "positive" définitive du Tribunal de Commerce d'Aix en Provence pour la reprise de la compagnie Axis Airways devrait intervenir demain, mardi, selon R. Trodjmann patron de Sarah Tours. La compagnie changera ainsi de nom pour New Axis Airways. Concernant l'actionnariat, International Sport Fashion sera majoritaire à 35%, Sarah Tours détiendra 6%, Gamma Travel 13%, SCI Etoile de la Valentine 26% et Arkia 20%. Bérenger Voyages et Prado Finances sortent quant à eux du tour de table. Au niveau des salariés, 71 personnes seront gardées au total sur l'ensemble de l'effectif.
Le personnel des low cost basé en France est soumis au droit français
Les personnels navigants des compagnies étrangères basés en France seront désormais soumis au droit du travail français, selon une nouvelle réglementation entrée en vigueur jeudi dernier et qui inquiète les compagnies à bas coûts.
Un décret paru le 23 novembre au Journal officiel dispose que le code du travail français est désormais "applicable aux entreprises de transport aérien au titre de leurs bases d'exploitation situées sur le territoire français". Il ne concerne pour l'heure que deux compagnies low cost européennes disposant chacune d'une base en France, la Britannique easyJet et l'Irlandaise Ryanair. EasyJet, deuxième transporteur à bas coût en Europe et qui emploie sous contrat britannique quelque 130 salariés navigants sur sa base d'Orly, s'est dite "inquiète" et "prise de court" mercredi face à ces nouvelles dispositions. "Ce décret a été fait sans aucune concertation avec les compagnies concernées", selon un porte-parole d'easyJet, Thomas Meister, qui dénonce un "procédé invraisemblable". Ryanair, qui a ouvert début novembre à Marseille sa première base en France, où elle emploie une soixantaine de personnes sous contrat de droit irlandais, n'était pas immédiatement joignable mercredi. De leur côté, les opérateurs français se sont félicités de ces dispositions. Elles "devraient permettre de rétablir des conditions de concurrence équitable entre transporteurs aériens", souligne la Fédération nationale de l'aviation marchande (Fnam), à l'origine de ces mesures qu'elle avait proposées dans un livre blanc en 2005. Pour la Fnam, la nouvelle règlementation "clarifie le droit applicable" et devrait "contribuer au maintien des emplois et de leur niveau de protection sociale". EasyJet se défend en affirmant qu'elle opère conformément à la règlementation européenne : "EasyJet vole sous pavillon britannique et emploie donc ses personnels navigants sous contrat britannique, comme l'y autorise la réglementation européenne", souligne M. Meister. Ce décret, "s'il a pour effet d'augmenter les coûts, pourrait remettre en cause les perspectives de développement d'easyJet en France", prévient-il, estimant qu'il "renforcera encore le manque de compétitivité de la France par rapport à ses concurrents européens".
Axis : le Csam donne son feu vert au nouveau plan   Le cas d'Axis Airways a été examiné par le Csam (Conseil supérieur de l'aviation marchande) qui a donné son feu vert au nouveau plan de reprise. Les 8 millions d'euros d'apports de fonds propres que les autorités avaient demandé aux partenaires du nouveau tour de table ont été réunis.
C'est en tout cas ce qu'affirme Raphaël Trojmann, le patron du TO Sarah Tours, l'un des partenaires de ce tour de table constitué à des niveaux différents par les sociétés ISF et Etoile Valentine, le TO Gamma Travel, et Marc Abergel, directeur de Béranger Voyages. Enfin, Arkia, la compagnie charter israélienne doit également rejoindre les investisseurs à hauteur de 20%. Exit en revanche Prado Finances, l'actuel actionnaire de référence d'Axis. Outre de l'argent et des heures de vols, il est également prévu qu'Arkia mette un de ses propres B 757 au pot. Le plan présenté prévoit la sauvegarde de 71 emplois sur les 169 actuels et la réduction de la flotte de 5 à 2 avions. Même si la décision du Csam est positive, reste encore à passer devant le tribunal de commerce : le rendez-vous est pris pour vendredi.
Air France rattrapé par la mode low-cost
Air France vire sur l'aile et se convertit au régime low-cost. Après avoir vilipendé les pratiques sauvages des compagnies à bas coût, Air France a décidé de lancer la sienne. Son petit nom : Transavia.com. Elle opérera au départ d'Orly-Sud, dès ce printemps. Faire vite. La compagnie nationale est pressée. Les low-cost se développent à toute allure. Et la France est en retard. Aucune compagnie low-cost n'est française. Alors que presque toutes les grandes compagnies nationales ont la leur. Iberia, l'espagnole, a lancé Clickair et louche aujourd'hui sur Vueling, autre low-cost ibérique. Lufthansa a aussi la sienne, Germanwings. Par chance, KLM, la compagnie néerlandaise avec laquelle Air France a fusionné, cultivait depuis vingt ans sa petite low-cost, Transavia.com. Elle va devenir une filiale d'Air France-KLM pour 60 % de son capital, et servira de base et de modèle pour développer à marche forcée le futur business. Avec Transavia, Air France fera moitié low-cost-moitié charter. A moitié comme Ryanair ou Easyjet (les deux stars du low-cost), avec des liaisons régulières et des places vendues à prix cassé et à l'unité sur l'Internet (Transavia.com). Les voyageurs français privés de vols bon marché vers leurs destinations favorites pourraient apprécier. Transavia cible la clientèle loisir. Premières destinations : la Tunisie, le Maroc, l'Italie, l'Espagne ou l'Egypte. Elle a même failli s'appeler Air France Soleil, son nom de code pendant la période des préparatifs... Pour l'autre moitié de son activité, Transavia fera office de compagnie charter. Les voyagistes et spécialistes du package tout compris applaudissent. Au Snav (Syndicat national des agences de voyages), on parle de «l'angoisse latente chez certains passagers» à l'idée d'embarquer sur une compagnie pas sûre, et on n'est pas fâché, après les accidents survenus ces dernières années, de pouvoir affréter à nouveau des vols chez un transporteur français. La France est en effet devenue un quasi-désert. Excepté Corsair, en difficulté et qui se concentre sur le long-courrier, ou encore Air Tahiti, aucune compagnie n'a pris la relève d'Air Charter International, la filiale charter d'Air France, euthanasiée il y a plus de dix ans parce que déficitaire, ou encore d'Air Lib... Faire à moindre coût. L'autre défi d'Air France, c'est de faire moins cher. En dévoilant hier son projet, la compagnie nationale a cherché à rassurer. Transavia.com aura son siège social en France et les contrats de travail seront de droit français. Mais elle rappelle que son modèle est résolument orienté bas coûts. Dans sa présentation officielle, la compagnie nationale insiste ainsi, en des termes soigneusement pesés, sur le fait que «toutes les modalités de fonctionnement efficace et économique seront recherchées» . Elle explique «qu'on peut ainsi concevoir que les achats et certaines parties des opérations seront réalisées par les équipes néerlandaises» . Le SNPL (Syndicat national des pilotes de ligne) veille de son côté au grain. Faut-il applaudir la création de Transavia ? «Oui, mais», répond Erick Derivery, le président du bureau Air France. «Oui, Transavia est une bonne chose parce qu'elle permet de combler un vide que commencent à exploiter les compagnies low-cost.» Oui, Transavia sera utile, «si elle reprend les créneaux qui vont être abandonnés par Air France avec la mise en service du TGV Est». Mais les pilotes ne veulent pas en faire les frais. «Nous voulons être sûrs que cette compagnie ne sera pas le loup dans la bergerie.» Alors que Transavia est en train de bâtir son futur budget, le SNPL met au défi la nouvelle société de lui «démontrer que les rémunérations en vigueur à Air France mettent en péril son modèle de compagnie low-cost». Transavia va-t-elle vraiment casser les prix ?
PS : on notera "l"amnésie soudaine" de ce syndicats (et des autres) concernant la scope clause de l'AGP AF qui devient manifestement à géométrie variable........ Cela va faire plaisir aux autres filiales !
Les compagnies à bas coûts s'inquiètent des initiatives du gouvernement français
L'obligation d'appliquer le droit social français aux navigants basés en France pourrait remettre en cause l'implantation d'easyJet et de Ryanair dans les aéroports français.
Après l'accès à Orly et les subventions régionales, un nouveau sujet de polémique oppose les « low cost » britanniques easyJet et Ryanair à l'administration française, avec en toile de fond la question de l'avenir de ces compagnies à bas coûts en France, alors même qu'Air France s'apprête à lancer Transavia.com, sa propre « low cost ». A l'origine du conflit se trouve un décret du ministère des Transports, faisant obligation aux opérateurs étrangers d'appliquer le droit social français à leurs personnels navigants - hôtesses, stewards et pilotes - affectés à des bases d'exploitation dans l'Hexagone. Publié le 23 novembre, il menacerait, selon les intéressés, l'existence même des rares bases françaises et compromettrait un peu plus leur développement en France, déjà jugé insuffisant. De tous les grands marchés européens l'Hexagone s'avère celui où les compagnies à prix bas sont les moins développées, avec seulement 17 % de l'offre de sièges, contre 32 % en Allemagne, 45 % en Italie, 49 % en Espagne et 52 % au Royaume-Uni. « Nous sommes en conformité avec la réglementation européenne, qui stipule que les contrats de travail des navigants doivent être établis dans le pays d'origine de l'avion, assure François Bacchetta, le directeur France d'easyJet. La France est déjà le pays le moins compétitif d'Europe. Si l'on augmente encore nos coûts, cela encouragera davantage l'ouverture de base dans d'autres pays. » Selon lui, sa compagnie pourrait donc non seulement revoir son projet de nouvelle base à Lyon, mais peut-être même reconsidérer son implantation actuelle à Paris.
Protéger Air France
Même réaction chez l'irlandais Ryanair, qui vient d'ouvrir sa première base française à Marseille, et négocierait avec six autres aéroports pour créer 2 ou 3 autres supplémentaires d'ici deux ou trois ans. Selon son directeur général Michael O'Leary, le gouvernement français chercherait ainsi à protéger Air France par tous les moyens, en limitant autant que possible le développement des « low cost », constat que partage apparemment le député UDF Charles de Courson, dans son rapport sur le transport aérien en France.« En agissant seule sans aucune concertation, la France risque de voir échapper la totalité de la valeur ajoutée créée par les compagnies «low cost» », souligne-t-il.
Air Berlin commande 60 Boeing pour soutenir son expansion
La deuxième compagnie allemande, Air Berlin, va soutenir ses projets d'expansion avec une commande de 60 Boeing, après avoir vu ses résultats bondir au troisième trimestre grâce à l'acquisition récente de dba, selon des chiffres publiés mardi.
La commande porte sur 60 avions moyens courriers 737-800 de nouvelle génération, indique Air Berlin dans un communiqué, ajoutant que ces appareils sont destinés au renouvellement de sa flotte actuelle mais également au soutien de son développement futur. Cette commande s'ajoutera aux 25 Boeing 737 dont la compagnie dba, rachetée en août, avait passé commande, précise le groupe. Les 85 exemplaires seront livrés entre 2007 et 2014. Au prix catalogue, cette commande a une valeur d'environ 5,7 milliards de dollars. A fin septembre, Air Berlin disposait de 62 avions et dba de 29, selon le communiqué. Air Berlin ne précise pas comment elle compte financer cette opération. "Nous examinons actuellement toutes les options", se contente d'indiquer son directeur financier, Ulf Hüttmeyer. A la Bourse de Francfort, les investisseurs se montraient pour le moins peu rassurés et le titre décrochait de 11,14% à 14,44 euros vers midi. "Cela représente beaucoup d'argent pour Air Berlin. Les acteurs du marché craignent à présent le recours à une augmentation de capital pour rassembler cette somme", expliquent des courtiers. Cette commande, nouvelle étape dans les projets de développement de la troisième low cost européenne, fait suite à des résultats en forte hausse au troisième trimestre. De juillet à septembre, Air Berlin a dégagé un bénéfice net de 38,7 millions d'euros. Ce résultat prend en compte l'intégration depuis septembre de dba dans ses comptes et représente une hausse de 26,5% par rapport à la même période de l'an dernier, précise la compagnie. Au niveau de l'exploitation (Ebit), le bénéfice a progressé de 5% sur un an entre juillet et septembre pour atteindre 54,3 millions d'euros. Le chiffre d'affaires sur la période a progressé pour sa part de 28,4% à 510 millions d'euros. Pour l'ensemble de l'année en cours, la compagnie table sur "un bénéfice net correspondant aux attentes du marché", indique son patron, Joachim Hunold, dans le communiqué. Les attentes des analystes tournent autour de 48 millions d'euros. Les actionnaires ne devraient pas toucher de dividendes, indique cependant M. Hüttmeyer qui ajoute que le chiffre d'affaires de la compagnie pourrait progresser d'environ 15% en 2007 et le bénéfice d'exploitation de 30%.
PS : pendant ce temps, en France on licencie....
Charter d'Air France : l'arrivée de Transavia n'affole pas Corsair
L'arrivée d'un nouvel acteur - Transavia France - sur le marché du transport touristique ne pouvait laisser Corsair, acteur historique sur le secteur, indifférent. Mais prendre la mesure de la nouvelle ne veut pas dire perdre sa sérénité. Pour Christophe Leloup, nouveau directeur commercial de la compagnie, "les choix stratégiques de Corsair en matière de positionnement long-courrier régulier touristique, tout comme ses choix en matière de distribution, clairement orientés vers les agences de voyages, font que nous ne sommes pas affectés à court terme par la création de ce nouveau transporteur". Rappelons que Corsair a abandonné le segment moyen-courrier, "faute d'avoir une structure de coût lui permettant de lutter à armes égales avec ceux qui attaquent ce marché", qu'il s'agisse de compagnies "bout de ligne" ou de transporteurs low cost. Reste que si Corsair a, peu à peu, abandonné ce marché sur la seule desserte du Maroc, il s'agit en fait d'un transfert puisque c'est une autre compagnie du groupe TUI, Jet4You, qui a repris l'activité, et qu'en France les vols sont encore commercialisé sous code Corsair. Plus largement, si la concurrence avec Transavia n'est pas frontale, le marché n'est pas extensible à l'infini. Il se pourrait donc que l'on assiste entre le long et le moyen-courrier à des transferts de clientèles qu'une compagnie appartenant à la galaxie Air France pourrait rassurer. En attendant et de façon très concrète, Corsair reste fidèle à sa démarche, notamment en matière de commercialisation. Le service commercial a d'ailleurs été réorganisé, les services liés au tour operating rationalisés et réunis, le pôle "agences de voyages" renforcés. Les agences peuvent donc s'attendre à voir plus souvent les commerciaux Corsair.
Corsair supprime 211 emplois
Corsair, filiale de Nouvelles Frontières, a annoncé jeudi lors d'un comité d'entreprise un plan social comprenant 211 suppressions de postes sur un total de 1.620, en raison de difficultés économiques.
Corsair a annoncé un "plan d'économies sur deux ans, avec un plan de sauvegarde de l'emploi (NDLR : PSE, plan social) de 211 suppressions de postes, qui devrait s'achever fin mars 2007", déclarait Lakdar Nahnah, délégué CFDT, à l'issue du comité d'entreprise. Le plan social concerne 80 personnels navigants commerciaux (hôtesses et stewards), 19 pilotes et 112 postes dans les différentes directions, précise-t-il. La direction de la compagnie indique, de son côté, dans un communiqué, "avoir présenté un projet de plan de restructuration portant sur une suppression de 211 postes, favorisant les départs volontaires et autres mesures de sauvegarde de l'emploi afin de limiter les licenciements secs." Corsair "a subi les effets conjugués d'une dégradation du marché touristique, en particulier sur l'axe Réunion et d'une forte hausse du prix du pétrole", explique la direction pour justifier ce projet. Mais pour la CFDT, les difficultés "sont aussi liées aux erreurs de gestion de l'équipe dirigeante". La CGT de Corsair a dénoncé mercredi "les changements incessants de stratégie de l'actionnaire principal", le groupe allemand TUI, se traduisant selon elle par "une gestion au jour le jour". "Si des réorganisations sont indispensables, rien ne justifie des suppressions d'emplois", selon la CGT. De leur côté, les syndicats FO, SNPL, Snomac, Sud, Unac et CFTC rappelaient jeudi matin dans un communiqué commun que la direction de TUI s'était engagée à "pérenniser Nouvelles Frontières et sa compagnie aérienne". Selon eux, la direction s'est par ailleurs "engagée formellement à maintenir les fréquences sur l'ensemble du réseau Dom". TUI devrait, de son côté, annoncer à la mi-décembre de nouvelles mesures de restructuration qui pourraient toucher les marchés britanniques et français où le groupe rencontre des difficultés persistantes.
Restructuré, Corsair doit revenir à l'équilibre d'ici à 2008
La direction de Corsair, la compagnie aérienne du groupe Nouvelles Frontières, a dévoilé hier en comité d'entreprise son plan de restructuration. Le projet comporte notamment 211 suppressions de postes, dont 19 pour les personnels navigants techniques et 100 pour les hôtesses et stewards. La direction espère éviter les licenciements « secs », compte tenu de la possibilité de nombreux départs volontaires. Son plan prévoit également le retrait anticipé - en mars 2007 au lieu de septembre 2007 - d'un Boeing 747-300, un appareil de vieille génération. Sur la base de 2 Airbus A 330 et 6 Boeing 747-400, la flotte de Corsair doit être concentrée sur les DOM, son principal marché, les îles hispaniques et le Mexique.
Au bout du compte, la réorganisation vise à économiser 30 millions sur deux ans et permettre d'atteindre l'équilibre financier en 2008. Sur 2006, la compagnie accuserait une perte d'exploitation de 25 millions, dont 20 millions environ au titre de la desserte de la Réunion, délaissée pour cause de Chikungunya. Globalement, le groupe Nouvelles Frontières, également affecté par la déprime ces derniers mois du marché français du « tour operating » et dont on sait déjà qu'il accusera une perte opérationnelle, s'acheminerait, dit-on, vers un déficit d'une cinquantaine de millions. L'hypothèse de sa recapitalisation se précise. Selon Jean Serrat, du syndicat de pilotes SNPL, le président du directoire de TUI, Michael Frenzel, en a pris l'engagement. Un montant de 100 millions d'euros est évoqué. La direction allemande, qui estimerait « porteur » le marché français, aurait assuré ne « surtout pas » vouloir séparer Corsair et Nouvelles Frontières.
Ryanair inaugure une nouvelle base à Madrid
Ryanair a inauguré mercredi une nouvelle base à l'aéroport madrilène de Barajas avec un vol entre la capitale espagnole et l'aéroport secondaire de Paris-Beauvais.
Il s'agit de la 18ème base de la compagnie et de la deuxième en Espagne après celle de Barcelone-Gérone. A partir de Madrid, Ryanair desservira quatorze destinations européennes, dont Beauvais, Marseille, Bruxelles, Dublin, Oslo, Porto et Eindhoven. Cette nouvelle base, qui a représenté un investissement de 200 millions d'euros, va permettre la création de 1.000 postes de travail directs et indirects, indiquaient des porte-parole de Ryanair, lors d'une conférence de presse à Madrid. Des négociations sont en cours avec d'autres aéroports espagnols pour ouvrir de nouvelles lignes, précisaient-ils. Ryanair est la première compagnie low-cost en Espagne en termes d'arrivées internationales, ex-aequo avec l'Allemande Air Berlin, avec 20,6% des arrivées chacune dans cette catégorie sur les dix premiers mois de l'année. Elle sont suivies par la Britannique easyJet (19,5%). Les employés de Ryanair en Espagne (210 au total) et de sa société de services au sol Lesma sont actuellement en conflit avec la direction et ont organisé plusieurs mouvements de grève au mois d'octobre pour protester contre "le manque de respect des règles du travail" de la compagnie. Ces grèves n'ont pratiquement pas affecté l'activité de Ryanair en Espagne.
Star Airlines rebaptisé XL Airways France
Après avoir changé de mains deux fois en moins d'un an, Star Airlines change de nom pour devenir XL Airways France. Ce changement d'état-civil est la conséquence de l'intégration de la compagnie aérienne française au sein du britannique XL Leisure Group, racheté il y a un mois par ses principaux dirigeants au groupe islandais Avion, qui avait lui même racheté le transporteur français en février 2006 à l'homme d'affaires Raymond Lakah. Les deux autres compagnies soeurs - la britannique Excel Airways et l'Allemande Star Airways - ont également changé d'identité pour devenir respectivement XL Airways et XL Germany.
XL Leisure Group, présidé par Philip Wyatt, entend ainsi souligner le caractère européen du nouvel ensemble, qui totalise plus de 30 appareils court et moyen-courriers. Afin de résoudre le problème de la saisonnalité du transport aérien touristique, le groupe compte jouer la complémentarité entre les différents marchés des trois opérateurs, en organisant des transferts d'avions et d'équipages de l'une vers l'autre en fonction des besoins. D'où l'intérêt d'opérer sous une marque commune, tout en préservant les avantages liés à chaque pavillon national. Ce changement de marque ne devrait pas avoir de conséquence notable sur l'activité de XL Airways France, dont l'activité se répartit entre les vols long-courriers vers les Caraïbes et l'océan Indien (avec 2 Airbus A330) obligatoirement opérés sous pavillon français, et les moyen-courriers (avec 4 A320), dont le principal affréteur est le voyagiste Vacances Héliades, racheté en septembre. Selon son PDG, Laurent Magnin, la compagnie, qui a transporté 828.000 passagers en 2005, table sur une activité en nombre d'heures de vol en hausse de 19 % pour l'exercice 2006-2007 clos le 31 octobre, pour un chiffre d'affaires de plus de 200 millions d'euros, contre 173,8 millions l'année dernière
Air France tire à boulets rouges sur la SNCF et les low cost
Commission ou non, Air France ménage sa distribution en agence, comme en témoigne la présence en force de ses équipes lors du congrès Afat le week-end dernier. L'occasion, pour Gilles Bordes-Pagès, directeur du développement, de rappeler les grands combats de la compagnie. Tout d'abord, il a insisté sur l'importance qu'attache AF aux agences de voyages : "parmi les acteurs aériens qui veulent s'appuyer sur la distribution en agences, il y a Air France. C'est même pour nous un canal prioritaire". Concernant les critiques au sujet du surbooking, il a d'abord expliqué qu'Air France fournissait en contrepartie "des compensations très importantes". Puis, s'indignant sur les chiffres communément avancés d'un taux de 10% de surbooking, il a tenu à remettre les pendules à l'heure : "le taux de passagers débarqués chez Air France est de 6 pour 10.000 !". Les low cost brouillent les pistes en matière prix Mais le principal motif de préoccupation de la compagnie est la concurrence acharnée que lui livrent les low cost et la SNCF. À tel point qu'aujourd'hui Air France réalise 56% de son CA sur le long-courrier, 17% sur le moyen-courrier, 5% sur le court-courrier et 6% sur le domestique. Sur la France, il explique qu'en 2005, en termes de slots, le TGV a pris 78,5% de parts de marché, contre 19% pour la navette, et 1% pour les low cost "qui ont déserté la concurrence du TGV". Celles-ci se sont rabattues sur le réseau européen ou moyen-courrier semant le trouble dans l'esprit des clients. "Le référentiel de prix est faux, mais il est entré dans la tête du client. Et quand Easyjet affiche le slogan "2 steak frites ou un vol", cela ne correspond à aucune réalité économique en termes de prix". La concurrence déloyale de la SNCF
En guise de riposte AF propose chaque jour "25 % de sièges à prix bas (autour de 100 euros)" et a créé une nouvelle compagnie à bas coût. Face à la SNCF, le problème pour Air France n'est pas simple. Répondant au coup de l'écocomparateur, il indique : "j'aime le TGV, je le prends souvent car j'ai l'impression en payant un billet de récupérer un peu de mes impôts"... Et s'empresse de rappeler qu'Air France qui a touché 3,5 milliards d'euros du contribuable pour être remise à flot dans les années 90 aurait "intégralement tout remboursé, alors que pour les 44 milliards du chemin de fer, on pourra toujours attendre". Pan sur le bec.
Air France accusé d'avoir empoisonné un de ses passagers auvaise publicité pour Air France. Un passager d'un vol Bordeaux-Paris, emprunté le 15 octobre, assure avoir été empoisonné par un café qui lui a été servi à bord. Ce café aurait été mélangé avec du Destop.
Mauvaise publicité pour Air France. Un passager d'un vol Bordeaux-Paris, emprunté le 15 octobre assure avoir été empoisonné par un café qui lui a été servi à bord. Ce café aurait été mélangé avec une "solution gravement toxique", type Destop, de débouchage des canalisations. C'est ce qu'a indiqué jeudi Didier Parr, avocat de Marc-Fredaine Niazaire, un Congolais de 30 ans désormais condamné à subir "une opération lourde de reconstruction de l'oesophage" dans un hôpital parisien où il se trouve actuellement. Le fait qu'il soit la seule victime s'expliquerait par la façon dont sont préparés les cafés à bord, selon Libération qui a dévoilé l'affaire : "sur les vols nationaux, le café est pré-rempli au fond des tasses et il suffit d'enlever l'opercule en métal avant d'ajouter de l'eau chaude", indique le quotidien. Ce qui pourrait permettre d'expliquer l'empoisonnement par "une erreur de conditionnement à l'usine qui fabrique les tasses à café", selon Didier Parr qui écarte toute tentative de suicide ou d'assassinat.
L'affaire, évidemment, ennuie Air France qui a exprimé "sa sollicitude à propos du grave malaise dont M. Niazaire a été victime". La compagnie s'empresse toutefois de préciser qu'elle n'a "reçu à ce jour aucune plainte ni eu le signalement d'aucun autre incident mettant en cause le café servi à bord, notamment sur le vol concerné", qui comptait 163 passagers. Elle ne serait totuefois pas exempte de reproches, selon Didier Parr. Le personnel de bord aurait notamment refusé qu'un médecin allemand puisse accéder à la pharmacie de l'avion pour porter secours à la victime. Et, depuis les évènements, Air France ne se serait "jamais inquiété de l'état de son passager, sorti sur une civière". Une plainte pour "empoisonnement et non-assistance à personne en danger" sera déposée la semaine prochaine contre Air France qui, à son tour, déposera une plainte contre X.
Ryanair ouvre cinq destinations depuis Grenoble
Dans un mois, Ryanair la compagnie aérienne ouvrira cinq nouvelles lignes au départ de Grenoble vers : Dublin, Liverpool, Bruxelles, Glasgow et Nottingham East Midlands.
Pour répondre à l’engouement des Européens que suscitent les pistes iséroises, Ryanair proposera ces nouvelles destinations à partir du 18 décembre. "Grenoble est une destination phare pour les amateurs de sports de glisse. Cet attrait des touristes européens nous a encouragés à ouvrir de nouvelles lignes. Ce sera également l’occasion pour les habitants de la région de découvrir les plus grandes villes du nord de l’Europe. Ces destinations sont déjà disponibles sur notre site Internet et pour Noël, nous proposons l’aller simple à dix euros taxes comprises ", annonce Matthieu Glasson, directeur des ventes et du marketing de Ryanair France.
British Airways monte de 9 à 10% dans Iberia pour 19 millions d'euros
British Airways a annoncé mercredi le rachat de la participation résiduelle de 1% d'American Airlines au capital d'Iberia pour 19 millions d'euros, ce qui porte son propre intérêt dans la compagnie espagnole de 9 à 10%. Cette transaction a pour but de maintenir la présence de deux représentants de la compagnie aérienne britannique au conseil d'administration d'Iberia, selon un communiqué. British Airways et American Airlines étaient entrées au capital de leur concurrente en 1999 via une société commune détenue à 90% par la compagnie britannique et détenant 10% d'Iberia.
British Airways: accord sur les retraites, portées à 65 ans
British Airways a annoncé mercredi être parvenu à un accord avec les administrateurs de son fonds de retraite pour éponger le déficit de 2,1 milliards de livres (3,1 milliards d'euros) de ce dernier sur dix ans. La compagnie aérienne britannique a augmenté de 500 à 800 millions de livres le montant qu'elle s'était engagée à verser exceptionnellement dans le fonds en cas d'accord. En échange, l'âge minimum pour partir en retraite a été porté à 65 ans pour le personnel de l'entreprise.
Star Airlines prête à changer de nom
La compagnie charter devrait se rebaptiser "XL Airways France", une nouvelle appellation logique depuis la reprise de Star Airlines par XL Leisure Group, dont le fer de lance en Grande-Bretagne est Excel Airways. Le 22 novembre prochain, Star Airlines devrait annoncer un changement de marque commerciale pour devenir "XL Airways France". La direction de la compagnie se refuse à tout commentaire mais le site internet de l'Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) laisse apparaître le dépôt de cette nouvelle marque par Star Airlines. Un nom qui serait somme toute tout à fait logique, après le rachat récent de Star Airlines par le Britannique XL Leisure Group, ancienne filiale d'Avion Group, dont le fer de lance en Grande-Bretagne est la compagnie aérienne Excel Airways.
Air France voit toujours plus grand
La compagnie va progressivement mettre en place de nouveaux fauteuils lits dans sa classe affaires long-courrier, d'une longueur de deux mètres une fois dépliés. Air France repasse au lifting de ses sièges en classe affaires. Depuis le début du mois de novembre et jusqu'en mai 2007, de nouveaux fauteuils vont progressivement équiper toute la flotte long courrier de la compagnie. Les sièges ont une longueur de deux mètres et une position quasiment horizontale, avec une inclinaison de seulement 5° par rapport au sol. Ils gagnent aussi en largeur avec 61 cm d'espacement et un accoudoir côté allée qui se déploie automatiquement. Parallèlement, KLM a annoncé qu'elle allait consacrer plus de 100 millions d'euros au cours des deux prochaines années à la modernisation de sa flotte et au renouvellement de ses cabines. De nouveaux sièges devraient être installés sur les B 737-800 et 900 ainsi que sur les Boeing 747-400.
Le syndicat des pilotes d'Iberia avait lancé début juillet une grève contre la création de la compagnie à bas coût Clickair, mouvement qui a affecté environ 200.000 passagers.
Clickair, basée à l'aéroport El Prat de Barcelone, a finalement commencé a fonctionner début octobre et affiche une stratégie ambitieuse, prévoyant de transporter 300.000 passagers en 2006. Sur le seul troisième trimestre, le bénéfice net d'Iberia a reculé de 79,7% à 75,56 millions d'euros, en glissement annuel. Le bénéfice net sur neuf mois est surtout plombé par les mauvais résultats du premier trimestre, où la compagnie avait quasiment triplé sa perte nette à 44,9 millions contre 16,09 millions un an plus tôt, en raison du renchérissement des carburants. Le taux d'occupation des sièges d'Iberia a augmenté de 2,3 points sur un an à 82,6%, un record pour ce mois, selon son communiqué. Le taux de remplissage des vols nationaux a augmenté de 1,3 point sur un an, à 77,9% et celui des moyens courriers de 1,8 point, à 75,8%. Le taux de remplissage le plus élevé revient aux longs courriers avec 87,2%, en hausse de 2,5 points sur un an. Iberia a transporté un total de 2,46 millions de passagers en octobre, en baisse de 1,3% sur un an.
République tchèque : le PDG de CSA veut obtenir une réduction des salaires des pilotes
Le président de CSA Czech Airlines, Radomir Lasak, explique, dans le journal Hospodarske Noviny de lundi, qu'il est en train de négocier avec les pilotes pour obtenir une réduction ou au moins un gel de leurs salaires.
Le président de CSA, qui connaît des difficultés financières, évoque l'exemple des pilotes de Delta et d'Alitalia, qui ont accepté une réduction du même genre il y a quelque temps. Un syndicaliste de CSA déclare toutefois, sous couvert d'anonymat, à Hospodarske Noviny que les pilotes ne sont pas prêts à satisfaire à cette demande. "Nous ne sommes parvenus que très difficilement à obtenir ce contrat et il n'y a aucune raison de le modifier aujourd'hui", affirme-t-il. La compagnie tchèque dévoilera mardi à Prague ses résultats pour les neuf premiers mois de 2006. Les analystes s'attendent à ce qu'elle accuse au terme de l'exercice 2006 une perte de quelque 500 millions de couronnes (17,8 millions d'euros). M. Lasak avait déjà auparavant averti que l'actuelle période de difficultés - consécutive, selon lui, à la politique trop ambitieuse de l'ancienne direction - allait s'étaler "de 2006 à 2008, voire 2009". Il évoque également une possible réduction de la flotte de la compagnie, qui compte actuellement 50 appareils. Celle-ci a déjà annoncé début octobre qu'elle allait céder ses activités de restauration et son terminal cargo à l'aéroport de Prague. CSA Czech Airlines est membre de l'alliance commerciale SkyTeam, avec Aeroflot, AeroMexico, Air France, Alitalia, Continental Airlines, Delta Air Lines, KLM, Korean Air et Northwest Airlines. La compagnie, qui a pour la première fois franchi en 2005 le cap de cinq millions de passagers par an, effectue des vols vers 120 destinations dans 45 pays.
Restructurations en vue chez TUI...
Le groupe TUI, leader européen du tourisme, s'oriente vers l'annonce mi-décembre de nouvelles mesures de restructuration qui pourraient toucher le marché français et les filiales Nouvelles Frontières et Corsair. Le groupe allemand TUI tiendra un conseil de surveillance le 14 décembre et devrait annoncer dès le lendemain "de nouveaux détails, notamment sur la structure de coûts et la stratégie", a indiqué vendredi dernier un porte-parole du TO à Hanovre. D'après des informations non confirmées du quotidien Frankfurter Allegmeine Zeitung du 10 novembre, le groupe TUI pourrait annoncer de nouvelles mesures pour réduire ses coûts de plusieurs centaines de millions d'euros, passant entre autres par de nouvelles suppressions d'emplois. Le directeur financier Rainer Feuerhake a indiqué lors d'une conférence d'analystes que les mesures pourraient concerner la Grande-Bretagne. TUI avait fait part lors de la publication de ses résultats trimestriels d'une "faiblesse" du marché britannique, où ses réservations d'été enregistraient un repli de 3,3% et où celles pour l'hiver prochain accusent pour l'instant une baisse de 7%. La France, où TUI est présent avec Nouvelles Frontières et Corsair, pourrait aussi être touchée. Le groupe y rencontre des difficultés persistantes. Rainer Feuerhake a annoncé jeudi qu'en raison de la faiblesse durable de ce marché français, TUI risquait d'accuser une perte annuelle pour ses activités en Europe de l'Ouest (France, Belgique et Pays-Bas). Les réservations d'été en France ont ainsi affiché un recul de 3,3%. Selon la presse, TUI pourrait aussi revoir ses objectifs de résultats à moyen terme. Il visait pour l'instant en 2008 un bénéfice d'exploitation (Ebitda) de 700 millions d'euros dans le tourisme et de 650 millions dans sa deuxième grande activité, le transport maritime. Mais il n'a pas réaffirmé ces prévisions lors de la présentation des résultats trimestriels, M. Feuerhake promettant juste des précisions sur ce sujet pour mi-décembre. Les résultats de TUI, encore été décevants au troisième trimestre, alimentent les interrogations sur la stratégie du groupe. …qui inquiètent Corsair Les syndicats de Corsair, compagnie filiale de Nouvelles Frontières, font part de "l’inquiétude" des salariés après l'annonce par le groupe TUI,la maison mère, de mesures de restructurations qui seront connues à la mi-décembre. Le groupe TUI a indiqué vendredi qu'il s'orientait vers l'annonce, à la mi-décembre, de mesures de restructuration dans sa branche Tourisme qui pourraient toucher les marchés britanniques et français, où le groupe allemand rencontre des difficultés persistantes."Les salariés sont inquiets, ils ne savent pas de quoi l'avenir sera fait, et sont dans le flou le plus total", a déclaré à l'AFP Lakdar Nahnah, délégué CFDT de Corsair, transporteur qui emploie près de 2 000 salariés. Un comité d'entreprise est programmé le 23 novembre, "mais on ne connaît pas encore l'ordre du jour", a ajouté le responsable cédétiste. Le 26 octobre, les élus du comité d'entreprise (CE) de Corsair ont déclenché un droit d'alerte, lié à la "situation préoccupante" de la compagnie aérienne, dont les comptes sont plombés par l'épidémie de chikungunya qui a touché l'île de La Réunion. Le droit d'alerte est une procédure que peut déclencher le CE lorsqu'il a connaissance de faits de nature à affecter la situation économique de l'entreprise. Selon Lakdar Nahnah, l'éventuelle vente d'un avion entraînerait la suppression d'environ 60 emplois de navigants. Concernant d'éventuelles mesures de restructuration, la direction de Corsair a affirmé à l'AFP que "rien n'est encore décidé".
Alitalia aggrave son déficit sur neuf mois et prévoit de lourdes pertes pour 2006
Alitalia, en difficultés financières, a annoncé lundi une forte détérioration de ses pertes avant impôts sur les neuf premiers mois de l'année en raison des grèves de son personnel et du coût du carburant.
La compagnie prévient par ailleurs que sa perte nette pour 2006 sera supérieure à celle de 167 millions d'euros enregistrée l'an dernier, selon un communiqué. La perte avant impôts sur neuf mois a atteint 276 millions d'euros, contre une perte de 168 millions d'euros sur la même période de 2005, pour un chiffre d'affaires en hausse de 4% à 3,27 milliards d'euros. Le résultat opérationnel des neuf premiers mois a subi "l'impact négatif des grèves des 7 et 18 septembre" ainsi qu'une baisse de la valorisation de ses instruments de couverture de variation des prix du pétrole, indique la compagnie. Alitalia précise que ses disponibilités financières s'élevaient a 715 millions d'euros fin septembre. Le chef du gouvernement, Romano Prodi, s'est engagé début octobre à définir d'ici fin janvier une nouvelle stratégie, en concertation avec la direction, afin d'éviter la faillite d'Alitalia, détenue à 49,9% par l'Etat. Le ministre des Affaires étrangères, Massimo D'Alema, a évoqué lundi la piste d'alliances commerciales avec des compagnies chinoises, provoquant une forte hausse du cours.
Delta Air Lines : les frais de faillite frôlent les 100 millions de dollars
Les avocats et consultants impliqués dans la procédure de faillite de la compagnie aérienne américaine Delta Air Lines ont demandé au transporteur 24,3 millions de dollars supplémentaires, portant le total des frais à près de 100 M$. Une audition à la demande d’une vingtaine de cabinets de conseils et d’avocats devrait se tenir le 13 décembre prochain devant une cour des faillites à NewYork. Pour mémoire, le numéro trois des compagnies aériennes américaines doit théoriquement sortir du régime des faillites à la mi-2007 mais doit encore soumettre son plan de restructuration.
Restructurations chez Corsair : la CFDT inquiète, le SNPL confiant
Les mesures de restructuration, qui doivent être annoncées à la mi-décembre par le groupe de tourisme allemand TUI, suscitent l'inquiétude de la CFDT de sa filiale française Corsair, alors que le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) se déclarait vendredi "confiant".
Le groupe TUI a indiqué vendredi qu'il s'orientait vers l'annonce, à la mi-décembre, de nouvelles mesures de restructuration, qui pourraient bien toucher les marchés britanniques et français, où il rencontre des difficultés persistantes.
"Les salariés sont inquiets, ils ne savent pas de quoi l'avenir sera fait et sont dans le flou le plus total", déclare Lakdar Nahnah, délégué CFDT de Corsair.
Un comité d'entreprise est programmé le 23 novembre "mais on ne connaît pas encore l'ordre du jour", ajoute le responsable cédétiste.
"Il y a de très fortes chances qu'il y ait zéro licenciements secs", déclare pour sa part Jean Serrat, commandant de bord chez Corsair et délégué syndical du SNPL.
"Rien n'est décidé. Mais telle que la restructuration semble envisagée, nous sommes très confiants sur la manière dont on va pouvoir gérer les conséquences", ajoute-t-il.
Le 26 octobre, les élus du comité d'entreprise (CE) de Corsair, filiale de Nouvelles Frontières, ont déclenché un droit d'alerte, lié à la "situation préoccupante" de la compagnie, dont les comptes sont plombés par l'épidémie de chikungunya dans l'Ile de La Réunion.
Le droit d'alerte est une procédure que peut déclencher le CE lorsqu'il a connaissance de faits de nature à affecter la situation économique de l'entreprise.
Parmi les scénarios évoqués pour le plan de restructuration figurent une réduction de la dimension de la flotte (par exemple réduire le nombre de Boeing 747-400 de six à cinq) et une réflexion sur la rentabilité des lignes. Des mesures de temps partiel sont également envisagées.
Selon M. Nahnah, la sortie de la flotte d'un avion entraînerait la suppression d'environ 60 emplois de navigants.
Concernant d'éventuelles mesures de restructuration, la direction de Corsair assure que "rien n'est décidé".
Elle chiffre le nombre des effectifs à 1.623 personnes, auxquelles s'ajoutent 33 salariés en contrat à durée déterminée (CDD).
Chez Corsair, les yeux sont tournés vers les signes positifs
Chez Corsair, on n'est pas trop surpris par l'annonce de la maison-mère. "La morosité du marché français explique en partie la "contre-performance" de Corsair, mais le chikungunya nous a fait perdre beaucoup d'argent sur La Réunion" explique t-on à la compagnie. Mais on veut croire à une mauvaise passe conjoncturelle. "Les engagements sont bons pour les mois à venir. Nous notons une bonne reprise sur les Antilles et même sur La Réunion où les gens ont passé le cap du chikungunya et sont de retour". Autre motif d'encouragement : Maurice, dont les avions sont "pleins à partir de début de décembre !" Est-ce suffisant pour tordre le coup aux rumeurs d'un démantèlement de TUI ou d'un désengagement dans l'aérien ? Riad Hatik, secrétaire général du CE Corsair l'espère. "Chaque jour, on me demande si la compagnie va être vendue... ce qui finit vraiment par nous saper le moral". D'autant que des "synergies "groupe" sont en train d'être mises en place" comme la création d'un hub des compagnies TUI à Orly.
Air France fustige l'essor des low cost en région
Toujours en guerre contre les compagnies low cost, Air France met en garde les collectivités locales contre le développement d'aérogares dédiées aux transporteurs à bas prix. "Attention au mythe du développement tout low cost de nos régions", s’exclame le directeur du développement d'Air France, Gilles Bordes-Pages. Avant de brandir une menace : "la présence d'une major n'est pas un acquis indéfectible : si on fragilise les acteurs classiques, ils seront obligés de revoir les dessertes qu'ils effectuent et de priver les régions de lignes transversales". Selon Air France, les compagnies low cost ne participent pas aux tissus industriels régionaux, dans la mesure où leurs horaires ne prennent pas suffisamment en compte les contraintes des hommes d'affaires, qui voyagent principalement tôt le matin. "Le recours aux subventions pour attirer les low cost pose des problèmes pour les compagnies traditionnelles, qui ont pourtant les mêmes besoins de base, comme des infrastructures simples, fluides et économiques". "On a l'impression d'être volé par rapport aux low cost qui paient une taxe moins chère qu'Air France", a ajouté Gilles Bordes-Pages lors d'un colloque à l'occasion des dix ans de la navette Bordeaux-Paris. Selon la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux, l'aéroport de Bordeaux-Mérignac n’a pas de projet d'aérogare low cost, à l’image de celui que Marseille Provence a inauguré fin octobre (où Ryanair a ouvert mercredi son unique base française).
La navette d'Air France célèbre ses 60 millions de passagers transportés
Lancée en novembre 1996 au départ d'Orly, Marseille, Nice et Toulouse, puis sur Bordeaux en mars 1999, la navette d'Air France fête aujourd'hui son 10e anniversaire. Depuis ses débuts, elle a transporté près de 60 millions de passagers, soit environ 42% du trafic d'Air France à Orly ouest. Cet hiver, ce sont 19 vols entre Orly et Marseille, 27 vols entre Orly et Toulouse, 19 vols entre Orly et Nice, 14 vols entre Orly et Bordeaux qui transportent 16.000 passagers en moyenne, accueillis chaque jour au Hall 2. Près de 160 vols par jour (départs et arrivées) sont cadencés à l'heure et à la demi-heure et 9 avions en passerelle peuvent être gérés simultanément à Orly Ouest. Mais qui sont ces passagers ? 53% effectuent plus de 6 voyages par an sur Air France (53%) et 56% adhèrent au programme Flying Blue. Ce sont aussi des clients qui voyagent pour motif professionnel à 61%, et également des enfants non accompagnés (UM) qui ont été près de 85.000 (total des arrivées et départs entre octobre 05 et septembre 06) DGAC : trafic international en hausse de 6,5% en septembre
La hausse du trafic international en septembre 2006 est de 6,5%, selon les chiffres publiés par la Direction générale de l'Aviation Civile. Elle reste cependant inférieure à la progression constatée au cours du premier semestre (+7,3%) mais est supérieure à la progression moyenne des deux mois précédents (+5,2%). L'augmentation du trafic intérieur métropolitain reste faible (1,7%). S'agissant de l'Outre-mer, le trafic des liaisons vers la Réunion continue de régresser (-10%). Celui des liaisons vers les Antilles Guyane progresse (+5,5%). Au total, la croissance du trafic de passagers en septembre est de 5,4%. La plus forte augmentation de trafic relevée concerne les liaisons vers l'Union Européenne, qui atteint 8% et est supérieure de 1,5% à l'évolution moyenne du trafic international (6,5%). Le trafic à destination des pays du Maghreb présente également une nette hausse avec + 7,6%. En raison du conflit au Liban, le trafic des liaisons à destination du Moyen-Orient ne progresse que faiblement (3,8%). La progression du trafic des liaisons vers les autres pays de ce faisceau reste cependant très soutenue (+ 21%). Sur 9 mois : trafic intérieur métropolitain demeure limitée
Sur les 9 premiers mois de l'année, l'analyse de l'évolution des trafics, la progression du trafic intérieur métropolitain demeure limitée (+2,4%) mais est supérieure à celle constatée l'an passé, L'augmentation du trafic international reste forte mais est inférieure de 1% à celle constatée au cours de l'année 2005 : 7,8% en 2005 et 6,7% au cours des neuf premiers mois 2006, Au total, la hausse de trafic constatée au cours des neuf premiers mois de 2006 est proche de 5,5%. De janvier à septembre 2006, seul de trafic vers le Moyen-Orient affiche une évolution supérieure à 10% avec + 10,3%, grâce notamment aux résultats des six premiers mois de l'année. Enfin, les liaisons vers les pays de l'Union Européenne ont progressé sur neuf mois de 8,9%, soit 2,2% de plus que la hausse moyenne du trafic international sur cette même période. L'Aéroport de Bordeaux : trafic en hausse de 7,3%
L'Aéroport de Bordeaux continue en octobre de bénéficier d'une forte progression : une hausse de +7,3% (+ 288 460 passagers), soit +5,5% en cumul depuis le début de l'année. Le trafic domestique national connaît une progression conséquente avec +5,6% avec 196 344 passagers, notamment sur la capitale avec la navette Paris Orly (+7%). Avec +8,2% de hausse (65 637 passagers), l'ensemble des autres destinations sur l'hexagone affichent également de bons résultats. C'est le cas de Lille (+22,6%), Lyon (+ 6 %), Marseille (+17,3%), Mulhouse (+72,7%), Nantes (+4,8%), Nice (+6,4%) et Strasbourg (+ 4,6 %). Le trafic national cumulé à fin octobre augmente de +2,6% par rapport à la même période en 2005 (soit 1 820 260 passagers).
92 116 passagers : +11,1% à l'international Le trafic international augmente de + 11,1 % (92 116 passagers) par rapport à octobre 2005, soit +11,8 % en cumulé sur l'année. Les liaisons Européennes affichent de bons résultats avec +16,2% de croissance. Londres Gatwick progresse de + 9,3% (11 307 passagers), Dublin +7,5% (3 497 passagers), Madrid +26,6% (5 382 passagers), Munich +55,1% (7 295 passagers) et Porto +4,7% (1 273 passagers). Le trafic régulier vers l'Afrique du Nord continue sa croissance grâce aux liaisons sur Alger (+23,8%), Marrakech (+15,4%) et Tunis (+12,1%). Charter : progression de +3,9%
Le trafic charter international après plusieurs mois de recul, enregistre une progression de +3,9% (20 738 passagers) par rapport à octobre 2005. A noter, au palmarès des destinations en nombre de passagers : Marrakech : 4 900 passagers, Djerba : 3 463 passagers (+ 25,8 %) ; Monastir : 3 041 passagers (+ 12,8 %), et Héraklion 1 715 passagers (+ 18,8 %). Axis Airways: le redécollage serait en « bonne voie »...
La reprise d'Axis est en « bonne voie ». L'offre de continuation devrait être déposée en début de semaine prochaine au Tribunal de Commerce d'Aix-en-Provence. Mais à la différence de la semaine dernière, la compagnie charter israélienne Arkia, ne contrôlerait plus la Cie aixoise. Les négociations se sont poursuivies cette semaine entre la compagnie charter israélienne Arkia, Sarah Tours et Axis Airways. Contacté hier par TourMaG.com Raphaël Tordjmann, patron de Sarah Tours se voulait confiant : « Le business plan est en cours d'élaboration. L'offre de continuation devrait être déposée en début de semaine prochaine au Tribunal de Commerce d'Aix-en-Provence. C'est en bonne voie, nous sommes en phase de bouclage ». Concernant les modalités, Prado Finances resterait actionnaire, Arkia devrait prendre une part minoritaire enfin R. Tordjmann et des investisseurs complèteraient le tour de table. Du côté de la flotte, la compagnie devrait partir sur 3 avions : deux 737-300 CQC (Chuick Change) et un 737-400, exclusivement passagers. Arkia amènerait également un 757-200 dans un premier temps, puis un second appareil pour la saison estivale. « Arkia devrait également passer un contrat de collaboration afin de mettre en place des synergies entre les 2 compagnies sur la maintenance, l'assistance ou encore les achats » précise R. Trojmann. TAM aura son Paris-Rio en 2007
La première compagnie aérienne brésilienne TAM lancera en janvier un vol quotidien vers Paris au départ de Rio. Avec son nouveau vol quotidien vers Paris, qui sera proposé au départ de Rio de Janeiro en janvier prochain, TAM inaugurera sa troisième liaison vers la capitale française. Cette ouverture s’inscrit dans le cadre du développement de ses lignes internationales afin de répondre à la hausse de la demande.
La compagnie aérienne brésilienne opère déjà deux vols quotidiens vers Paris, au départ de l'aéroport international de Guarulhos à Sao Paulo, dont l'un fait escale à Recife (nord-est) une fois par semaine. Après la crise de son concurrent Varig, TAM est devenu au Brésil le numéro un non seulement sur les lignes intérieures, mais aussi sur les vols internationaux.
Brit Air offre un 60 pieds à Arniel Le Clêach
La compagnie aérienne a annoncé, à Morlaix, la construction d’un monocoque, dessiné par le groupe Finot et construit par le chantier Multiplast. Objectif le Vendée Globe 2008.
C’est devant un petit parterre d’invités et sous les applaudissements (...) que Marc Lamidey. PDG de Brit Air, a annoncé hier au siège social à Morlaix. la nouvelle. « Brit Air lance la construction d’un monocoque Inoca de 60 pieds pour Armel Le Cléaeh. » L’excellente cinquième place du skipper SainrPolitain associé au Morlaisien Nieolas Troussel dans la Transat AG2R et sa quatrième position dans la route du Rhum ont fini de convaincre les dirigeants de la filiale d’Air Franee de poursuivre l’aventure jusqu’en 2008, pour le Vendée Globe. « La mise à l’eau du bateau est prévue pour juin 2007 ce qui permettra (te pouvoir le fiabiliser » a indiqué Yann Penfornis. chef de projet chez Multiplast. société vannetaise qui se voit confier la fabrication de leur deuxième monocoque Inioca pour cette sixième édition du Vendée Globe, plus grande course eu solitaire autour du inonde. De son côté, le Chacal - surnom donné à Armel Le Cléach - savoure. « C’est un rêve de gosse qui se réalise en étant au départ de cette épreuve. Qui plus est, la future édition s’annonce comme devant rester dans les annales car c’est près d’une quinzaine de bateaux neufs qui seront au départ avec les grands noms de ta voile au large. »
La construction du pont du monocoque Brit Air conçu par le groupe FinoL cabinet d’architecture navale qui comptabilise quatre victoires sur les cinq Vendée globe, va démarrer dans les prochains jours. Pour parfaire ce bateau fait sur-mesure pour lui, Arinel Le Cléach va s’installer dans le Morbihan pour travailler en cohésion avec l’architecte et le chantier. « C’est un bateau solide, fiable et rapide que va voir le jour n a assuré Jean-Marie Finot. « Le pont, le cockpit sont adaptés pour Armel, le plan de voilure est optimum... Et le carbone sera la matière utilisée. »
L’Étendard de la baie de Morlaix
Les dirigeants de Brit Air n’ont pas voulu dévoiler le budget alloué à la fabrication (...) de ce qui s’annonce comme un bijou des mers. Mais, tout le monde (skipper. sponsor, architecte, constructeur) s’accorde sur un point. « C’est un bateau fait pour gagner. Aune Le four directrice du service communication chez Brit Air a précisé « qu’Armel Le Cléach a les moyens en terme de budget de fonctionner (...). Nous sommes truc entreprise utilisant les hautes technologies, où la sécurité devient un message commercial et où les performances doivent être optimums. On ne pouvait donc se lancer dans un projet à minima et en bricolant. Ce n’est pas dans notre nature et dans celle de nos 1300 salariés. » A ceux qui s’étonne d’un tel partenariat entre l’air et la mer, Brit Air rétorque :
« Nous avons besoin de notoriété et d’exister à travers autre chose que notre activité. Air France a besoin de filiale connue, reconnue et ayant une image de marque (...). On doit aussi cela à nos 3.5 millions de clients. Et puis, la compagnie est très maritime dans son ancrage... Nous souhaitons que ce bateau soit l’étendard du nautisme en baie de Morlaix avec, qui plus est, une équipe de la baie. C’est vraiment un projet et un monocoque baie de Morlaix. » Brit Air vogue donc vers de nouveaux horizons pour développer son image de marque alors que la compagnie aérienne est aujourd’hui présente dans le milieu du football professionnel avec En Avant de Guingamnp en Ligue 2. « Ce partenariat qui prend fin en juin 2007, - mois de mise à l’eau du bateau - n’a pas été reconduit mais il n’est pas non plus dénoncé note Anne Le Bour. « On verra... »
Virgin Express et SN Brussels fusionnent sous la marque Brussels Airlines
Mariées depuis un an et demi, Virgin Express et SN Brussels ont scellé mardi leur avenir commun en fusionnant sous un seul nom, Brussels Airlines, cinq ans après la faillite retentissante de la compagnie nationale belge, Sabena, l'une des plus vieilles au monde.
Alors que la compagnie a d'ores et déjà commencé à repeindre ses appareils et que les réservations seront ouvertes dès aujourd'hui mercredi, la nouvelle bannière ne sera véritablement opérationnelle qu'à partir du 25 mars.
Sur la queue des avions, le "S" bleu de l'ancienne Sabena laissera désormais la place à un "B" rouge, couleur de Virgin Express.
C'est un véritable baptême qu'ont mimé mardi les responsables de Brussels Airlines, avec à leur tête le "parrain" de la nouvelle compagnie, Philippe Vander Putten, qui la dirigera à compter du 1er janvier.
Ils avaient installé dans un hangar de l'aéroport de Bruxelles une authentique "tente aux miroirs", chapiteau monté en Belgique lors des grandes fêtes populaires du début du XXème siècle.
Lumière tamisée, tentures de velours rouge, musique grandiose de Vangelis, entrée d'un avion tiré par une armée d'hôtesses et de stewards... Brussels Airlines a été portée en grande pompe sur les fonds baptismaux.
L'événement est d'autant plus symbolique qu'il intervient cinq ans jour pour jour après la faillite retentissante de la compagnie belge Sabena qui, le 7 novembre 2001, avait entraîné la perte de 7.500 emplois.
La faillite de la compagnie, lancée en 1923, due à des erreurs de gestion et à la défaillance de son actionnaire de référence, Swissair, avait causé une énorme émotion en Belgique où elle était considérée comme l'un des rares symboles de l'unité du royaume.
Le 15 février 2002, une nouvelle compagnie, aux ambitions plus modestes et baptisée SN Brussels Airlines, avait pris le relais, grâce au soutien financier de grandes sociétés belges.
Trois ans plus tard, elle fusionnait avec Virgin Express, la compagnie à bas coût du milliardaire britannique Richard Branson, également basée à l'aéroport de Bruxelles.
Certains observateurs ne prédisaient alors qu'une brève existence à la nouvelle entité, qui avait choisi de continuer à voler sous deux marques différentes.
Mardi, Brussels Airlines a définitivement rompu avec le passé, abandonnant les dernières références à la Sabena. Le code international SN continuera à apparaître sur les tableaux d'affichage mais disparaîtra du nom de la compagnie.
Toutefois la révolution réside surtout dans le changement de stratégie. Alors que Brussels Airlines continuera à développer ses vols vers l'Afrique et maintiendra une business class sur ses longs et moyens courriers - vers l'Afrique, Tel Aviv, Moscou et Helsinki -, il en sera tout autrement sur les vols européens.
Convaincu que le prix est aujourd'hui un facteur déterminant même pour les clients professionnels, Brussels Airlines y proposera une classe supérieure améliorée, baptisée "b.flex". En comparaison avec un produit business classique, ces billets seront, selon elle, jusqu'à 50% moins chers.
Concrètement, 35% des sièges seront alloués à cette classe. Les passagers y bénéficieront de procédures d'enregistrement ultra-rapides, pourront enregistrer plus de bagages et jouiront d'un confort supplémentaire.
Les 65% restant, baptisés "b-light", seront des sièges à bas prix. Alors qu'actuellement, le groupe ne propose ces tarifs, via Virgin Express, que sur une vingtaine de liaisons, ce seront plus de 50 destinations qui les appliqueront à l'avenir, avec des allers-simples à partir de 49 euros TTC.
Forte de sa position dominante à l'aéroport de Bruxelles et de ses nouveaux produits, Brussels Airlines espère atteindre d'ici deux ans la rentabilité sur ses lignes européennes.
"La Maintenance en Ligne" en grève chez REGIONAL Les mécaniciens d’escale de la compagnie française REGIONAL « Compagnie Aérienne Européenne », filiale à 100 % d’AIR FRANCE, ont décidé spontanément d’un mouvement de grève pour accompagner et soutenir leurs délégués syndicaux dans les négociations en cours pour la reconnaissance du métier de mécanicien d’escale, par une revalorisation financière, en intégrant tous les facteurs, pénibilité et responsabilités qui accompagnent l’exercice de cette activité.
Au delà des premières propositions, jugées comme très insuffisantes par le personnel, certaines ont été ressenties comme une provocation, tel que : "monnayer l'augmentation de la prime d'escale pour certains contre un accord de mobilité pour le personnel de la production" ou de "passer aux 39 heures". Cela a définitivement mis le feu aux poudres. Afin d'assurer la continuité des vols, la Direction cherche à casser ce mouvement de grève par tous les moyens, notamment en transférant les visites avions vers des tiers étrangers (européens) ou en s'appuyant sur le personnel intérimaire. L'épreuve de force est engagée et elle risque de durer. Cette grève, suivie massivement, a été déclenchée par la base. A notre connaissance plus de 90 % des personnels d'escale, hors intérimaires, se déclarent grévistes. Nous, représentants du personnel avons vainement tenté de prévenir la Direction du mécontentement croissant des personnels d'escale, par tous les moyens à notre disposition, y compris une enquête du CHSCT.
Nous n'avons pas été entendus. La direction de la maintenance a maintenu sa politique de l'autruche : 'il n'y a aucun problème". Nous appelons tous les mécaniciens à ne pas se substituer à leurs collègues grévistes.
Leurs revendications sont légitimes et susceptibles de les concerner un jour ou l'autre.
Aérolyon : Nouvelles Frontières condamné à payer 1,1 million d'euros au PNC
Le groupe Nouvelles Frontières a été condamné par le Conseil des prud'hommes de Lyon à verser 1,1 million d'euros de dommages-intérêts aux ex-hôtesses et stewards de la compagnie Aérolyon, une ancienne filiale, indiquait mardi une source judiciaire.
Nouvelles Frontières devrait fait appel de ce jugement, selon un des avocats du groupe, Me Alain Ribeyre.
Les 47 ex-hôtesses et stewards d'Aérolyon ont obtenu le versement - au titre de "perte injustifiée d'emploi" - d'un an de salaire brut par NF, reconnu "co-employeur" au moment de leur licenciement, début 2003.
Ils ont en revanche été déboutés de leur demande d'intégration au sein de Corsair, autre filiale de NF. Aucune décision n'a été prise quant à un appel sur ce point, d'après l'avocat des anciens employés, Me Grégoire Lugagne-Delpon.
En janvier 2003, l'ensemble des 250 salariés de la compagnie basée à Lyon et qui assurait des vols entre la province et les Dom-Tom, avaient été licenciés à la suite de la liquidation judiciaire d'Aéroplus, une société qui avait repris Aérolyon en avril 2002.
Lors de cette cession, en 2002, le repreneur n'était qu'une "coquille vide" n'ayant "d'autres projets que de faire sortir les salariés du périmètre du groupe afin d'éviter à NF d'avoir à financer un plan social", avaient affirmé les plaignants lors de l'audience tenue en juin dernier.
Dans son jugement, le Conseil des prud'hommes a notamment relevé que l'absence de viabilité d'Aérolyon à l'extérieur du groupe NF était évidente au moment de la cession, en avril 2002.
Des poursuites similaires ont été engagées par 28 anciens pilotes d'Aérolyon. Le 23 juin 2005, le Conseil des prud'hommes a condamné NF à verser 37.000 euros à chacun d'eux mais les a également déboutés de leur demande de réintégration au sein de Corsair.
Ils ont fait appel de cette décision et la Cour d'appel de Lyon a mis son arrêt en délibéré au 11 décembre.
Ryanair va investir 280 millions USD à Barcelone en ouvrant 17 nouvelles routes
Ryanair a annoncé jeudi qu'elle allait investir 280 millions de dollars dans ses opérations à Barcelone-Girona en Espagne, d'où elle veut créer dix-sept nouvelles routes en mars en y affectant quatre Boeing 737-800 supplémentaires.
Les nouvelles destinations, qui s'ajoutent aux 23 déjà existantes, sont essentiellement dirigées vers l'Europe du Nord, l'Italie, la Grande-Bretagne, les Canaries et Marrakech.
Ryanair en espère un million de clients supplémentaires par an, portant à quatre millions le nombre de passagers annuels depuis cet aéroport.
La compagnie, qui se félicite de faire travailler 4.000 personnes en Catalogne, va également ajouter un troisième vol quotidien entre Barcelone et Paris, Milan et Rome.
Le vice-directeur général de Ryanair, Michael Cawley, déclarait jeudi dans un communiqué que la base de Ryanair à Barcelone "s'était très bien portée cet été" tout en s'en prenant à Iberia.
Selon lui, en effet, Ryanair va contribuer à faire venir dans la région "des millions de visiteurs supplémentaires qui étaient auparavant dissuadés d'y venir par les tarifs prohibitifs pratiqués" par la compagnie espagnole.
Le ministre catalan des Transports, Manel Nadal, cité dans le communiqué, se félicite de la décision de Ryanair, estimant "qu'elle agira comme un puissant catalyseur pour le tourisme et les affaires dans la zone d'influence couverte par l'aéroport de Girona". PS : pendant que certains investissent et prospectent.....
Ryanair couvre ses besoins en pétrole à un prix très supérieur à ceux du marché
La compagnie irlandaise a annoncé mardi avoir couvert ses besoins en pétrole pour la période janvier-mars 2007 à 73 dollars le baril, un prix largement supérieur à ceux du marché, le Brent pour livraison rapprochée étant coté à 60 dollars le baril.
Ryanair ne précise pas quel pourcentage de sa consommation elle a couvert à ce prix ni la date à laquelle elle l'a couverte. Les prix du pétrole ont chuté de 25% depuis six semaines.
La compagnie avait indiqué début août avoir couvert 90% de sa consommation de carburant jusqu'à fin octobre au prix de 70 dollars le baril et 90% de sa consommation de novembre et décembre à 74 dollars, ce qui signifie qu'elle paye déjà son kérosène beaucoup plus cher qu'elle ne devrait.
Michael O'Leary, directeur général de Ryanair, avait alors maintenu ses prévisions annuelles, malgré un bond des bénéfices au premier trimestre (avril-juin) en raison de la cherté du kérosène, dont la facture a augmenté de 52% sur les trois premiers mois de son exercice.
Il avait en outre prévenu que le transporteur pourrait essuyer une perte financière au quatrième trimestre de son exercice (janvier-mars) si les prix du brut se maintenaient au-dessus de 74 dollars.
L'action Ryanair perdait 2% mardi matin à la Bourse de Dublin, à 8,28 euros
EURALAIR. L'ancien PDG de la compagnie aérienne, Alexandre...
L'ancien PDG de la compagnie aérienne, Alexandre Couvelaire, a été mis en examen hier, notamment pour « abus de biens sociaux, présentation de faux bilan, banqueroute par détournements d'actifs, trafic d'influence ». Il a été placé sous contrôle judiciaire.
Ryanair a eu les yeux plus gros que le ventre
La compagnie low cost irlandaise ferme plusieurs liaisons entre la France, l Irlande et la Grande Bretagne.
La compagnie à bas tarifs irlandaise Ryanair annonce la suspension de trois lignes de son réseau français (Brest-Londres Luton, Nîmes-Nottingham et Nantes-Shannon) et le report de sa nouvelle desserte Deauville-Londres Stansted, prévue initialement du 31 octobre au 28 février 2007.
Le transporteur préfére concentrer ses avions sur ses lignes principales, notamment celles qui doivent ouvrir au départ de Marseille, sa première base française.
EasyJet poursuit son expansion en province
Nouvelles lignes quotidiennes Lyon - Madrid, Lyon - Rome et Toulouse -Madrid.
Le 24 août, easyJet, première compagnie aérienne à bas prix en Europe et 2ème compagnie aérienne en France a annoncé le lancement d'une nouvelle base à l'aéroport de Madrid Barajas. Aujourd’hui, la compagnie aérienne donne les détails de ses services depuis sa 17ème base. Trois Airbus A319 de 156 places seront basés à l'aéroport de Madrid Barajas et effectueront huit nouvelles lignes, dont deux seront à destination de la France avec Madrid -Lyon et Madrid Toulouse.
Après le lancement de son 1er vol quotidien de Lyon à Londres en 1999, ce jour marque le véritable démarrage d’easyJet à Lyon. La capitale Rhonalpine sera désormais reliée à deux autres capitales européennes par un vol quotidien vers Madrid et Rome, ceci marquant la volonté de la compagnie de s’implanter durablement à Lyon.
Par ailleurs, easyJet continue de construire son réseau au départ de Toulouse. Après le lancement de Toulouse-Bristol cette année, easyJet ouvrira sa 4ème ligne avec Toulouse – Madrid. Depuis Toulouse, easyJet propose également 4 fréquences quotidiennes vers Paris Orly et une fréquence quotidienne vers Londres Gatwick.
easyJet continue son expansion au Maroc. En effet, suite au lancement de la ligne Londres Gatwick- Marrakech, easyJet reliera Madrid à Casablanca.
François Bacchetta, Directeur Général France easyJet a déclaré:
“Nous prévoyons de transporter près de 300 000 passagers l'année prochaine au départ ou vers Lyon. L’annonce des 2 nouvelles lignes Lyon- Madrid et Lyon -Rome marque le véritable intérêt de la compagnie pour cette région stratégique encore mal desservie par des liaisons point à point. es Rhonalpins auront plus de choix, des prix accessibles, les entreprises lyonnaises un accès plus aisé vers des marches européens de 1ère importance, enfin la compétitivité du territoire se verra renforcée »
Les vols démarreront courant février. easyJet opère 269 lignes depuis ses 10 bases du Royaume Uni et ses 6 bases européennes de Paris, Berlin, Dortmund, Genève, Bâle-Mulhouse et Milan.
easyJet est la principale compagnie aérienne à bas prix en Europe, exploitant actuellement 122 avions sur 269 lignes, dans 21 pays. La compagnie aérienne a transporté 32 millions de passagers au cours des 12 derniers mois.
easyJet dessert les villes suivantes:
Aberdeen, Alicante, Almeria, Amsterdam, Asturies, Athènes, Barcelone, Bâle, Belfast, Berlin, Bilbao, Bournemouth, Bordeaux, Bratislava, Brême, Bristol, Budapest, Cagliari, Cologne, Copenhague, Cork, Doncaster Sheffield, Dortmund, Edimbourg, Faro, Genève, Glasgow, Grenoble, Hambourg, Ibiza, Inverness, coups, Cracovie, La Rochelle, Lisbonne, Liverpool, Ljubljana, Londres Gatwick, Londres Luton, Londres Stansted, Lyon, Maastricht, Madrid, Mahon, Malaga, Marseille, Milan Linate, Milan Malpensa,Mulhouse, Munich, Murcia, Naples, Newcastle, Nice, Nottingham East Midlands, Olbia, Palma, Paris Charles de Gaulle, Paris Orly, Pise, Prague, Riga, Rimini, Rome, Shannon, Split, Tallinn, Toulouse,Turin, Valence, Venise, Varsovie |